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UQAM électromagnétique

Par Andy Mailly-Pressoir • 3 déc, 2009 • Catégorie: Recherche, À la une

Équipée de plus de 23 routeurs haute performance, 233 antennes sans fil et 755 commutateurs, l’UQAM présente un champ de rayonnement électromagnétique assez important qui pourrait en effrayer plus d’un. Toutefois, selon ce qu’a appris Journal (I) Média, les Uqamiens n’ont pas raison de s’inquiéter pour autre chose que pour leurs examens et travaux de fin de session qui approchent à grands pas.

Des antennes comme celles-ci surplombent les toits de l'UQAM.

De nombreuses antennes comme celle-ci se dressent sur les toits de l'UQAM.

L’exposition aux micro-ondes ou ondes électromagnétiques à radiofréquences peut avoir des effets sur la santé selon l’intensité des champs, de la distance de la source et la durée de l’exposition.

Dominic Deslandes, professeur adjoint au département d’informatique de l’UQAM, se spécialise dans l’étude des systèmes micro-ondes et le développement de nouvelles technologies pour la conception de circuits hyperfréquences. Selon lui, il n’y a pas de surexposition d’ondes dans les divers établissements de l’UQAM. «Je ne crois pas que nous soyons victimes d’une trop grande exposition. Le niveau d’énergie émis par les instruments est fortement réglementé.»

Sur un campus universitaire, par exemple, ce n’est donc pas la zone de relais dont il faut se soucier mais bien la puissance des signaux rattachée à son champ de rayonnement.

D’autres vont même jusqu’à dire que les signaux émis par les réseaux Internet sans-fil ( Wi-Fi) ne présentent aucun danger pour la santé. Dave Pelletier, coordonnateur chez Zap Québec, un organisme à but non-lucratif qui a pour objectif de déployer des zones sans-fil gratuitement dans la ville de Québec, est l’un de ceux-là.

«Il n’y a absolument aucune étude scientifique qui démontre un lien de causalité entre la multiplication de points d’accès et les risques de santé», affirme t-il.

M. Deslandes affirme cependant que les ondes électromagnétiques ne sont pas totalement inoffensives. «Le rayonnement électromagnétique est une forme d’énergie et, comme toute forme d’énergie, elle interagit avec la matière. Ainsi, si le niveau d’énergie est très élevé, l’interaction avec des organismes vivants peut être nocif.»

Dans la même optique, les deux experts s’entendent pour dire qu’une utilisation quotidienne du téléphone cellulaire émet des ondes mais pas en quantité suffisante pour affecter concrètement l’organisme humain.

D’ici là, les étudiants de l’UQAM pourront dormir sur leurs deux oreilles tant et aussi longtemps que l’exposition aux champs d’ondes électromagnétiques sera réglementée. M. Deslandes illustre le phénomène de belle manière.

«C’est un peu comme mettre un aliment dans un four à micro-ondes. Toutefois, les niveaux actuels à Montréal sont beaucoup trop faibles pour faire cuire les tissus humains.»

Andy Mailly-Pressoir est étudiant(e) en journalisme à l'UQAM
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