Adjugé, vendu
Par Catherine Marineau-Dufresne • 19 nov, 2009 • Catégorie: CultureLe premier encan des étudiants du programme de maîtrise en arts visuels et médiatiques s’est déroulé au Centre de Diffusion et d’Expérimentation des étudiants de la maîtrise (CDEx) le vendredi 13 novembre. L’évènement regroupait 77 œuvres mises aux enchères avec des prix de départ variant entre 50$ et 2 500$, et plus de 30 artistes de la relève et professeurs participants.

Mathieu Jaques et Andrée-Anne Dupuis-Bourret supervisent l'encan crié. Photo: Catherine Marineau-Dufresne
«N’oubliez pas que le but de la soirée est de dépenser, pour soutenir le CDEx et notre journal électronique l’ITEM. Alors qui dit mieux que 290$ pour cette photographie numérique?» Désigné comme encanteur le temps d’un vendredi soir, l’uqamien Mathieu Jacques a soutenu l’initiative des étudiants à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM dans la tenue de leur encan
Le projet a été voté le 21 septembre dernier, lors de l’assemblée générale de l’Association étudiante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques (AEMAVM). Il a été proposé de mettre sur pied un comité organisateur indépendant pour ce projet spécial. C’est donc un groupe de cinq étudiantes qui a réglé tous les détails de l’encan. Membre du comité, Dominique Pépin insiste sur l’importance de tenir un tel évènement pour «miser sur l’esprit de communauté et essayer de faire rayonner le programme en dehors de l’université».
Le processus de vente s’est amorcé le jeudi 12 novembre, avec l’accrochage à la galerie et le début de l’encan silencieux. Les ventes se sont conclues lors de l’encan crié de la soirée cocktail du vendredi 13 novembre, dans une ambiance chaleureuse et conviviale, avec buffet froid et musique d’ambiance.
Bien que le projet n’ait pas été subventionné ou soutenu par des organisations externes, le comité organisateur a profité de l’aide technique de la fondation UQAM et de la directrice de la galerie de l’UQAM, Louise Déry, qui a fourni les prix de présence. L’AEMAVM a principalement assumé les tâches de trésorerie et de redistribution des profits engendrés entre les parties impliquée dans l’encan.
Le rayonnement du Centre de Diffusion et d’Expérimentation était au cœur des préoccupations durant toute la soirée. Son financement servira à ce qu’il devienne un endroit plus performant, confie l’organisatrice Dominique Pépin, plus vivant et visible sur la carte des galeries montréalaises. L’encan visait aussi à soutenir les étudiants dans leurs démarches. Ancienne étudiante au baccalauréat en arts visuels et médiatiques, Pamela Caporicci a déjà envisagé les implications financières de telles études. «C’est une formation qui coûte très cher. J’avais déjà calculé de 20 à 25 000$ dollars pour les trois ans. Tu ne peux pas travailler en même temps, et ça demande beaucoup de matériel. Pour ceux qui veulent poursuivre leurs études ou en faire plus que ce qui est demandé, la facture augmente.» La jeune femme, qui étudie maintenant en psychoéducation à Sherbrooke, avoue avoir quitté son premier baccalauréat en arts parce que sa «vision de l’art est beaucoup plus thérapeutique», et non pour des questions de budget ou de débouchés.
Le bilan de la soirée s’élève à plus de 150 visiteurs et des ventes de 10 850$. Les artistes ont perçu 6393,50$ de la vente de leurs œuvres, et la différence de 4 456,50$ sera accordée à la galerie et à la publication électronique des étudiants à la maîtrise, l’ITEM. Cette somme contient aussi les dons des professeurs participants, qui ont versé à la galerie la totalité des ventes de leurs œuvres, soit 2 000$. Le comité organisateur avait préalablement convenu avec les artiste qu’un minimum de 25% des ventes serait redistribué. Dans les faits, c’est 41% des ventes qui ira à la publication et à la galerie.
Plus de photos de l’encan à regarder sur le blogue des étudiants de la maîtrise.
Catherine Marineau-Dufresne est étudiant(e) en journalisme à l'UQAM
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