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	<title>Journal (I) Média &#187; Jean-François Bourbeau</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Élections québécoises —Des électeurs comme les autres</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 19:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Bourbeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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Dans les locaux de Casa C.A.F.I., le téléphone sonne constamment.  Des familles d&#8217;immigrants de l&#8217;arrondissement Verdun font appel aux services de l&#8217;organisme afin qu&#8217;il leur vienne en aide.  Des gens entrent et sortent de l&#8217;édifice, eux aussi en quête d&#8217;un coup de main.  Au milieu de cette effervescence, on ne devinerait jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pb2700013.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2185" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pb2700013-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Dans les locaux de Casa C.A.F.I., le téléphone sonne constamment.  Des familles d&#8217;immigrants de l&#8217;arrondissement Verdun font appel aux services de l&#8217;organisme afin qu&#8217;il leur vienne en aide.  Des gens entrent et sortent de l&#8217;édifice, eux aussi en quête d&#8217;un coup de main.  Au milieu de cette effervescence, on ne devinerait jamais que le Québec est en campagne électorale depuis le 5 novembre. « Pour dire la vérité, on ne parle pas beaucoup de la politique provinciale ou fédérale », confesse Corey Stewart, un Jamaïcain qui vit au Québec depuis 18 ans.<span id="more-2136"></span></p>
<p>Les communautés ethno-culturelles étaient au coeur des élections du printemps 2007, dans la foulée des accommodements raisonnables.  Cette fois-ci, même si l&#8217;intérêt n&#8217;y est pas vraiment, elles peuvent observer la situation loin des projecteurs, alors que la question de l&#8217;immigration a laissé la place à la santé et à l&#8217;économie.</p>
<p>Professeur en sociologie à l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), Rachad Antonius explique que la gestion des finances publiques est autant scrutée chez les minorités que chez le reste de la population, car les problèmes sont souvent les mêmes. « La crise financière touche autant les immigrants que les non-immigrants. » La gestion du multiculturalisme demeure toutefois une préoccupation majeure pour Ilyess Hadj, étudiant québécois de l&#8217;UQAM d&#8217;origine tunisienne. « On ne veut pas que le gouvernement nous mette de la pression.  L&#8217;ouverture d&#8217;esprit sur les minorités culturelles est l&#8217;argument principal chez nous. »  Ilyess est mécontent face à l&#8217;Action démocratique du Québec qui, selon lui, ne correspond pas du tout aux aspirations des communautés ethno-culturelles.  Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec privilégie des approches plus modérées qui lui plaisent plus.</p>
<p><strong>Un vote diversifié</strong></p>
<p>Le vote ethnique n&#8217;existe pas, affirment les experts. « Il y a des intérêts au sein des communautés culturelles aussi variés que dans la société québécoise.  Je pense  que la première chose à faire est de déconstruire l&#8217;idée qu&#8217;il y a une position des communautés culturelles », soutient Rachad Antonius.</p>
<p>Ce sont les programmes des partis politiques sur les différents enjeux qui détermineront le vote des électeurs issus des minorités culturelles estime Samir Moukal, professeur de science politique à l&#8217;UQAM.  Il souligne que de plus en plus d&#8217;immigrants, particulièrement dans la population arabe, votent pour le Parti Québécois, même s&#8217;ils ne sont pas nécessairement en faveur de la souveraineté. « La plupart des gens qui viennent du monde arabe sont très sensibles au fait français », d&#8217;où l&#8217;importance de cette question aux yeux de ces groupes.</p>
<p>Les communautés ethno-culturelles sont toutes aussi blasées que les Québécois de souche de d&#8217;élections que connaît la province depuis deux ans. « C&#8217;est comme un cours d&#8217;immersion en langue étrangère, mais en élections », rigole Rachad Antonius. En s&#8217;installant dans la province, ils décident toutefois d&#8217;en accepter les moeurs politiques remarque Corey Stewart. « C&#8217;est la vie.  C&#8217;est ça, le Canada, c&#8217;est ça le Québec. »  Les nouveaux arrivants voient d&#8217;un bon oeil cet aspect du parlementarisme canadien dit Samir Moukal. « Psychologiquement parlant, il y a une satisfaction à participer au fait démocratique s&#8217;ils en étaient privés. »</p>
<p><strong>La politique, sujet de l&#8217;heure?</strong></p>
<p>Entre eux, les immigrants parlent de temps en temps de la politique québécoise.  À Casa C.A.F.I., centre d&#8217;aide aux familles immigrantes, des séances d&#8217;information sur la politique ont parfois lieu.  Samir Moukal reconnaît également l&#8217;apport au débat public des journaux communautaires qui sont rédigés en langues étrangères. « Ces journaux parlent de politique, analyse les politiques et encouragent les gens à être politisés. »</p>
<p>L&#8217;intérêt pour la politique a aussi pris de la vigueur à la suite de la crise des accommodements raisonnables.  Même s&#8217;il a généré de l&#8217; « appréhension », selon Rachad Antonius, cet épisode a poussé les communautés culturelles à réaffirmer leurs positions. « Du point de vue des communautés, cela a été une invitation à participer.  Ils sont allés aux forums et se sont sentis écoutés. »  Avis partagé par Ahmed Wahid, étudiant de l&#8217;UQAM originaire d&#8217;égyptienne. « Ça nous a dérangés, mais ça ne fera pas en sorte qu&#8217;on ira pas voter. »</p>
<p>Malgré la campagne en cours, les immigrants surveillent de près ce qui se passent dans leur pays d&#8217;origine, parfois aux dépends des enjeux locaux. « On parle surtout de la politique de notre communauté.  Je ne dirais pas qu&#8217;on parle de la politique provinciale » prétend Ilyess Hadj.  Son camarade, Ahmed Wahid, est quant à lui convaincu que la campagne actuelle doit être au centre des discussions. « Oui, nous parlons de la politique de là-bas, mais nous ne pouvons rien faire.  Ici, nous sommes plus concernés. »</p>
<p>Qu&#8217;ils viennent d&#8217;ici ou d&#8217;ailleurs, les Québécois auront l&#8217;occasion d&#8217;exprimer leur droit de vote le 8 décembre prochain.  Quelle que soit l&#8217;issue du scrutin, la vie continuera pour les immigrants puisqu&#8217;après tout, le téléphone sonnera toujours dans les locaux de Casa C.A.F.I..</p>
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		<title>Savoir jouer seul</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 17:11:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Bourbeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre Ubisoft, Eidos et Electronic Arts, il est possible de faire sa marque au Québec dans le secteur des jeux vidéo tout en restant indépendant.  Richard Vallerant était de passage à l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), dans le cadre de la Semaine de l&#8217;entreprenariat, pour raconter l&#8217;histoire à succès de Sarbakan, une des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1764" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pb120004.jpg"><img class="size-medium wp-image-1764" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pb120004-300x225.jpg" alt="Richard Vallerant, co-fondateur de Sarbakan" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Richard Vallerant, co-fondateur de Sarbakan</p></div>
<p>Entre Ubisoft, Eidos et Electronic Arts, il est possible de faire sa marque au Québec dans le secteur des jeux vidéo tout en restant indépendant.  Richard Vallerant était de passage à l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), dans le cadre de la Semaine de l&#8217;entreprenariat, pour raconter l&#8217;histoire à succès de Sarbakan, une des seules boîtes de jeu à reposer dans les mains de Québécois.<span id="more-1759"></span></p>
<p>Passionné par l&#8217;art du dessin et de l&#8217;animation, Richard Vallerant a fondé Sarbakan en 1998.  L&#8217;équipe était alors constituée d&#8217;un vingtaine d&#8217;employés.  Il a très tôt décidé d&#8217;utiliser la plateforme Web pour afficher ses produits.  De nombreux jeux, comme Mr. Snoozleberg et Arcane, ont donc vu le jour sur Internet, pour le compte de sites importants, comme Radio-Canada.ca et Warner Brothers Online.  Richard Vallerant dresse un bilan somme toute positif des partenariats avec ce genre de sociétés.  « C&#8217;est toujours bon, car ça nous offre de la visibilité.  Faire affaire avec les grosses compagnies peut toutefois être dangereux, car on peut finir par perdre notre personnalité. »</p>
<p><strong>Avoir les bonnes idées</strong></p>
<p>Malgré tout, dans une industrie de gros joueurs, il peut être difficile de se démarquer.  C&#8217;est pourquoi Sarbakan s&#8217;est assuré de développer des concepts innovateurs qui ont assuré sa prospérité.  « Nous sommes un peu les précurseurs du jeu occasionnel », prétend Richard Vallerant.  Le jeu occasionnel est un genre qui s&#8217;adresse à un marché élargi incluant les jeunes filles et les adultes plus âgés.  Ce style est aujourd&#8217;hui un moteur de l&#8217;industrie, grâce, entre autres, aux consoles de Nintendo et le jeu Wii Sports.  Le créateur émet toutefois des réserves.  « C&#8217;est intéressant, le jeu occasionnel, mais il faut faire attention de ne pas toujours tomber dans la même recette. »</p>
<p>L&#8217;artiste croit d&#8217;ailleurs que les producteurs indépendants doivent se concentrer sur le Web, une vitrine plus accessible que les autres supports.  « Les consoles ne sont pas la niche des développeurs indépendants », estime-t-il.</p>
<p>Cela dit, Sarbakan, qui compte aujourd&#8217;hui 120 employés, a tout de même décidé de développer sur les consoles, ce qui explique entre autres le départ de Richard Vallerant de l&#8217;entreprise québécoise.  Ce dernier préfère les équipes intimes aux plus imposantes comme on en retrouve chez Ubisoft.  « Dans une petite entreprise, les artistes ont plus de voix. »</p>
<p>Il soutient également que l&#8217;atmosphère créée par un bas nombre d&#8217;employés améliore la qualité du produit.  Selon lui, les équipes dans lesquelles quelqu&#8217;un doit assumer plusieurs tâches, du scénariste au designer de jeu, sont préférables..  « Quand tout est compartimenté, ça se ressent dans le jeu. »</p>
<p><strong>Un terreau fertile</strong></p>
<p>Richard Vallerant apprécie aussi la simplicité avec laquelle il a pu partir en affaires au Québec, comparativement à d&#8217;autres pays comme la France ou la Belgique, notamment grâce aux crédits d‘impôts pour les nouveaux médias.  « Les petites entreprises sont toutefois plus laissées pour compte », déplore-t-il, en reprochant au gouvernement québécois de porter un peu trop d&#8217;attention à Ubisoft.</p>
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		<title>D&#8217;une académie à l&#8217;autre</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 16:59:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Bourbeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il est six heures du matin et les auditions Star Académie 2008 n&#8217;ouvriront leurs portes qu&#8217;à huit heures. Pourtant, des dizaines de candidats sont attroupés devant les escaliers roulants du Palais des congrès de Montréal. C&#8217;est leur dernière chance de se présenter devant les juges et ils ne la laisseront pas passer. Surtout pas Robert [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3626.jpg"><img class="size-medium wp-image-1747 alignnone" title="Marie-Ève Côté, participante à Star Académie 2" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3626-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Il est six heures du matin et les auditions Star Académie 2008 n&#8217;ouvriront leurs portes qu&#8217;à huit heures. Pourtant, des dizaines de candidats sont attroupés devant les escaliers roulants du Palais des congrès de Montréal. C&#8217;est leur dernière chance de se présenter devant les juges et ils ne la laisseront pas passer. Surtout pas Robert qui n&#8217;en démord pas. « C&#8217;est ma quatrième audition », confie-t-il.<span id="more-1820"></span></p>
<p>Parmi les 3488 chanteurs qui auront auditionné pour l&#8217;émission, on compte des étudiants qui sont prêts à abandonner leur session d&#8217;hiver, sinon leurs études en entier, pour tenter l&#8217;expérience de la téléréalité, une aventure excitante que tous savent parfois éphémère. Les concurrents déchantent souvent rapidement de leur expérience, comme en témoigne l&#8217;absence de plusieurs d&#8217;entre eux de la scène artistique. Quelques minutes de gloire et c&#8217;est fini.</p>
<p>Cela n&#8217;a toutefois pas empêché Émilie Chacon de tenter le coup. Candidate retenue pour l&#8217;émission de télévision Les auditions Star Académie, la jeune étudiante en droit à l&#8217;Université de Sherbrooke abordait le projet comme une véritable démarche académique, avec ou sans succès. Le fait de manquer des cours ne l&#8217;aurait pas préoccupée, puisqu&#8217;une opportunité comme celle là ne se présente pas souvent. « Ça tombe sur une session et c&#8217;est tout. Ça ne m&#8217;énervait pas », explique-t-elle. Éliminée lors de sa deuxième audition, la candidate est « revenue à la vie normale » après plusieurs présences dans les médias.</p>
<p>Un retour ardu</p>
<p>Contrairement à Émilie, certains peuvent avoir une plus grande difficulté à retourner à la routine. Professeur de psychologie à l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), Robert Vallerand explique qu&#8217;une telle aventure peut orienter le choix de carrière des étudiants à leur retour. « S&#8217;ils ne trouvent plus de satisfaction dans les études, c&#8217;est un signe. »</p>
<p>La passion joue un rôle majeur dans la prise de décisions aussi importantes selon le psychologue. L&#8217;intérêt peut cependant devenir excessif et mener à des gestes précipités. « Certaines personnes peuvent être obnubilées par leur passion et le regretter plus tard. »<br />
Marie-Ève Côté a goûté encore plus à l&#8217;après Star Académie. La candidate de la deuxième édition de la télé-réalité québécoise a vécu de nombreux mois de tournée et de promotion après la conclusion de l&#8217;émission. Deux ans plus tard, elle a décidé de ressortir son sac d&#8217;école pour donner suite à son diplôme d&#8217;études collégiales en sciences humaines. Elle a donc entrepris un baccalauréat en administration à temps partiel à l&#8217;UQAM. « Ça a bien été. J&#8217;ai rencontré des gens qui m&#8217;ont permis de voir des nouvelles façons d&#8217;apprendre et de reprendre le dessus », raconte la chanteuse qui poursuit sa carrière artistique, tout en enseignant le chant. Étudier tout en se produisant sur scène ne semble d&#8217;ailleurs pas être un inconvénient majeur. « Il y a toujours moyen de concilier travail et études. »</p>
<p>Avoir un plan B</p>
<p>Avec un disque compact en préparation, cette formation universitaire permettra à Marie-Ève Côté de ne « pas jeter de l&#8217;argent par la fenêtre. » Les compétences acquises devraient lui permettre de gérer les affaires de sa compagnie de production. Elle est toutefois consciente que le succès est fragile et que, à l&#8217;instar d&#8217;autres candidats de Star Académie, elle pourrait tomber dans l&#8217;oubli. « Mon plan B serait d&#8217;aller là-dedans (en administration) et de suivre les traces de mon père. »</p>
<p>Robert Vallerand note qu&#8217;avant de se lancer dans un tel projet, ces étudiants qui sont plongés rapidement dans le vedettariat doivent « savoir établir l&#8217;ordre hiérarchique » de leurs priorités et « mettre les choses en perspective. »</p>
<p>Le psychologue explique que l&#8217;étudiant, suite à l&#8217;élimination, doit comprendre qu&#8217;il y a « plusieurs façons d&#8217;atteindre l&#8217;excellence. » L&#8217;échec lors de la télé-réalité ne signifie pas la fin d&#8217;une carrière ambitieuse.</p>
<p>Dans de telles circonstances, compter sur le soutien de son entourage est important. Si Marie-Ève Côté assure que son père l&#8217;a accompagné dans chacune des étapes de sa carrière, Émilie Chacon avoue que ses parents n&#8217;ont pas tout à fait eu la même réaction. « Mes parents sont vraiment pro-études», d&#8217;où leur inquiétude quand leur fille les a informés qu&#8217;elle était retenue pour la deuxième ronde.</p>
<p>Émilie Chacon ne regrette pas d&#8217;avoir tenté le coup. Marie-Ève Côté, quant à elle, considère avec du recul que le retour aux études a été une bonne idée. &laquo;&nbsp;Ça me manquait. Ça m&#8217;a permis de décrocher.&nbsp;&raquo; Comme quoi qu&#8217;après la télévision, il faut bien que la réalité continue.</p>
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		<title>L&#8217;apparatchik du rire</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 13:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Bourbeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[L’humour politique mérite une plus grande place dans la société civile québécoise, mais sous toute réserve.  C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les conférenciers invités au panel « L’humour et le pouvoir » qui se tenait à l’Université du Québec à Montréal, dans le cadre du colloque « L’humour, quosse ça donne? »

Malgré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’humour politique mérite une plus grande place dans la société civile québécoise, mais sous toute réserve.  C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les conférenciers invités au panel « L’humour et le pouvoir » qui se tenait à l’Université du Québec à Montréal, dans le cadre du colloque « L’humour, quosse ça donne? »</p>
<p><span id="more-1100"></span></p>
<p>Malgré des Guy Nantel et des Zapartistes qui sont de plus en plus présents sur la scène culturelle, l’humour politique au Québec en est encore à ses premiers balbutiements.  La période séparant les deux référendums sur la souveraineté du Québec en 1982 et 1995 n&#8217;était pas propice à ce genre d’humour, vu les tensions qui régnaient dans la population à ce sujet.  Pourtant, insistent les conférenciers invités, il est d’une importance capitale pour l’émancipation d’une communauté.  « C’est important dans une société libre et démocratique d’avoir un humour caustique, ironique et revendicateur », explique Josée Legault, politologue et chroniqueuse pour le quotidien <em>The Gazette</em>.</p>
<p>Madame Legault déplore justement le fait que le genre ne soit pas développé au Québec.  « Ce qu’on n&#8217;a pas encore au Québec, c’est l’humour subversif qui déconstruit l’appareil politique. »  Elle prend pour exemple le bulletin de nouvelles humoristique américain The Daily Show with John Stewart qui, selon elle, « réussit à avoir un humour pédagogique qui appelle à une plus grande participation grâce à la conscientisation. »</p>
<p>Jean-Herman Guay, professeur à l’Université de Sherbrooke, tient une position plus mitigée sur la question.  « L’humour peut être le lubrifiant des relations sociales, mais il peut aussi détruire le tissu social », soutient-il.  Il prend l’exemple des humoristes politiques Les Guignols, en France, dont des études ont prouvé l’influence dans la naissance d’un mépris et d’un cynisme de la population envers la classe politique.  Néanmoins, le professeur reconnaît que l’humour constitue une tribune privilégiée qui « rejoint un public qui n’est pas rejoint par les bulletins de nouvelles. »</p>
<p>Les deux analystes s’entendent pour dire que, aussi positive ou négative qu’elle soit, l’influence politique des humoristes est une réalité. Cette vision est réfutée par Serge Chapleau, caricaturiste du quotidien <em>La Presse</em>, qui affirme que les humoristes ne sont que le miroir de la société.  Avis partagé par Jean-René Dufort, animateur d’Infoman, selon qui les humoristes « ne font que catalyser ce qui existe déjà » et n’orientent pas le débat dans une direction ou une autre.</p>
<p>Pourtant, rétorque Josée Legault, la dernière campagne électorale a prouvé le contraire.  Le clip Culture en péril, qui se voulait être une réponse humoristique aux coupures en culture annoncées par Stephen Harper, a eu un impact retentissant dans la population auquel le premier ministre attribue une partie de sa baisse de popularité au Québec.</p>
<p>Cet épisode a permis de constater, clame Jean-Herman Guay, que les humoristes détiennent un pouvoir que l’opposition politique n’a pas.  « La dénonciation de l’opposition a peu de portée, car elle est rationnelle.  Les humoristes rajoutent l’émotion, donc le message transige mieux. »</p>
<p>Néanmoins, tous les conférenciers sont d’accord pour dire que l’humour ne devrait pas être la principale source d’information et que les médias traditionnels sont mieux équipés pour éclairer la population.  Au bout du compte, les Québécois auront toujours le dernier mot sur ce qu&#8217;ils choisissent de croire.  « Si les gens sont si influencés, c’est qu’il y a un problème chez les électeurs», conclut l&#8217;humoriste Guy Nantel.</p>
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		<title>Comment remporter une campagne en 60 jours</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/comment-remporter-une-campagne-en-60-jours/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 16:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Bourbeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[présidence]]></category>

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		<description><![CDATA[La campagne présidentielle américaine a réservé trop de surprises aux analystes pour pouvoir garantir l’efficacité de toute stratégie de la part des candidats.  C’est le constat unanime qu’ont fait quatre spécialistes de la question lundi, lors de la conférence « Comment gagner une élection présidentielle aux États-Unis » qui sonnait le coup d’envoi d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne présidentielle américaine a réservé trop de surprises aux analystes pour pouvoir garantir l’efficacité de toute stratégie de la part des candidats.  C’est le constat unanime qu’ont fait quatre spécialistes de la question lundi, lors de la conférence « <em>Comment gagner une élection présidentielle aux États-Unis</em> » qui sonnait le coup d’envoi d’une série de conférences sur les présidentielles américaines organisées par la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQAM.<span id="more-69"></span></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/460-john-mccain_802426c.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-254" title="460-john-mccain_802426c" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/460-john-mccain_802426c-300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a></p>
<p>Cette campagne aura été celle de toutes les surprises, selon Toby Moffett, farouche partisan d’Obama et conseiller chez Edelman Washington, troisième firme de communications au monde.  « <em>Il n’y a rien que le meilleur conseiller politique puisse prédire.</em> »  D’aucun ne pouvait s’attendre, en janvier 2007, alors que Rudy Guliani et Hillary Clinton étaient les favoris, que la course opposerait aujourd’hui John McCain et Barack Obama.</p>
<p>Dans un tel contexte, il est difficile pour tout stratège travaillant pour un des deux partis d’oser mettre de l’avant un plan quelconque, l’humeur des électeurs étant trop volatile.  « <em>Faire le moindre geste, c’est mettre en péril la campagne en entier</em> » explique Tony Bankley, républicain et lui aussi conseiller chez Edelman Washington.</p>
<p><strong>Des stratégies utiles</strong><br />
Malgré cette incertitude, certaines tactiques ne vieilliront jamais.  Ainsi, l’omniprésence du «personnel» reste un facteur important.  <em>« Ce qui semble intéresser les gens est l’histoire personnelle et la personnalité des candidats</em>, remarque John Parisella de BCP Communications et bénévole pour la campagne d’Obama.  <em>Barack a capturé l’imaginaire collectif </em>.»  Un passé houleux, comme la consommation passée de cocaïne par Obama, peut miner les chances d’un candidat, tandis qu’un vécu plus traditionnel, comme Sarah Palin qui aime se présenter comme une « <em>hockey mom</em> » , risque d’attirer la sympathie.</p>
<p>La motivation des troupes conquises d‘avance est un élément important d’une campagne efficace, ce qui se fait habituellement par l’entremise du candidat à la vice-présidence. « <em>Le rôle du potentiel vice-président est d’exciter la base électorale sans que tout déborde</em> », affirme Mike Hannahan, professeur à l’Université du Massachusetts. Le choix de Sarah Palin par McCain, qui a ravi les pans les plus conservateurs du Parti Républicain, a d’ailleurs eu un impact certain en ce sens, mais très éphémère, selon Moffett.  Il parle même d’une histoire de « <em>40 jours et 40 nuits</em> » dont ont eu raison les rumeurs de corruption à son endroit et les discréditations quant à son expérience.</p>
<p>Plus que jamais, le choix d’un candidat à la vice-présidence aura été d’une importance cruciale, plus particulièrement du côté républicain, où l’état de santé précaire de McCain rend l’accès à la présidence de Sarah Palin plus plausible.  Même Joe Biden a plus de chances  que d’anciens candidats démocrates d’être un jour président, compte tenu, comme le mentionne Moffet, des assassinats dont ont été victimes des hommes au profil semblable à celui du sénateur de l’Illinois, comme Abraham Lincoln ou John F. Kennedy.</p>
<p><strong>Le coeur de l’élection</strong><br />
Ultimement, l’économie risque toutefois d’être le facteur principal qui influencera l’issue de la campagne, les gens étant beaucoup plus préoccupés par cet enjeu que par les tribulations des candidats dans le contexte actuel de crise économique.  Dans ce cas, les promesses électorales l’emporteront sur les publicités négatives, comme celle où les démocrates reprochaient à McCain de ne pas savoir se servir des courriels.</p>
<p>Si les panélistes s’entendaient presque tous pour dire qu’Obama remporterait l’élection, pas un seul n’a osé se déclarer certain du résultat de cette course.  De toute manière, au-delà des stratégies et des enjeux, l’élection se décidera au <em>photofinish</em> dans quelques états-clés qui pourraient basculer pour un rien, souligne Mike Hannahan.  Au bout du compte, note le professeur, les gens « <em>voteront pour celui à qui ils peuvent faire confiance, celui qui sera le plus apte à s&#8217;occuper des imprévus</em>», comme l’ouragan Katrina ou les attentats du 11 septembre 2001.</p>
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		<title>Nicolas Dufour, une affaire de famille</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 15:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Bourbeau</dc:creator>
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Début septembre, Nicolas Dufour s’attendait à vivre une session d’automne à l’Université du Québec à Montréal comme tous les autres étudiants.  Seulement, Stephen Harper en a décidé autrement et a déclenché des élections fédérales.  Le jeune homme a donc troqué le sac d’école pour le veston-cravate et s’est lancé pour le Bloc Québécois [...]]]></description>
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<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pa020001.jpg"><img class="size-medium wp-image-655" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pa020001-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></dt>
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<p style="justify;">Début septembre, Nicolas Dufour s’attendait à vivre une session d’automne à l’Université du Québec à Montréal comme tous les autres étudiants.  Seulement, Stephen Harper en a décidé autrement et a déclenché des élections fédérales.  Le jeune homme a donc troqué le sac d’école pour le veston-cravate et s’est lancé pour le Bloc Québécois dans la course électorale de la circonscription de Repentigny, du haut de ses 21 ans.<span id="more-639"></span></p>
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<dd class="wp-caption-dd">Crédit photo: Jean-François Bourbeau</dd>
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<p>L’enfance de Nicolas Dufour le destinait à une carrière en politique.  Son père, Bob Dufour, a été un organisateur influent du Bloc Québécois des premières heures.  Ce rôle a permis à son fils de rencontrer d’importantes personnalités.  « Mon père m’a donné un coup de pouce pour rencontrer des politiciens comme Lucien Bouchard, affirme-t-il.  Ça m’a permis d’apprendre ce qu’est le dévouement. »</p>
<p style="justify;">C’est son père qui a lui a transmis la passion.  « Certains parents adorent les automobiles et transmettent leur passion à leurs enfants.  C’est la même chose pour la politique », dit l’étudiant en sciences politiques.  Il reconnaît toutefois que les choses auraient pu aller dans le sens contraire.  « Cinquente pourcent des enfants de politiciens adorent la politique, alors que les autres la détestent », remarque-t-il.<br />
Il a pu appliquer les notions apprises dès son plus jeune âge.  À huit ans, lors du deuxième référendum sur la souveraineté de la province en 1995, il téléphonait en cachette aux citoyens pour les convaincre de voter en faveur du Oui.  En cinquième année, il a été élu, avec son père comme directeur de campagne, à la présidence de sa classe.  Puis, beaucoup plus tard au niveau collégial, son implication rapide dans les cellules souverainistes lui ont permis de se faire un nom.</p>
<p>Son frère, Cédric Taquet, note lui aussi cette passion précoce pour la politique et l’implication sociale de son cadet.  « On ne pouvait pas nécessairement dire qu’il allait être un politicien, mais on savait qu’il deviendrait un citoyen éclairé.  On avait de grandes discussions sur la politique et la souveraineté.  Nicolas est vraiment tombé dans la marmite quand il était petit. »</p>
<p style="justify;"><strong>Être jeune en politique</strong></p>
<p style="justify;">La jeunesse ne constitue pas un facteur accablant selon Nicolas Dufour, qui ne s’en fait pas à l’idée de peut-être devenir le plus jeune député du prochain Parlement. « Je ne pense pas à l’âge.  Je suis plus motivé par ma passion. » Son âge serait même un atout aux yeux des tranches plus âgées de la société. « Les aînés sont les plus réceptifs à la jeunesse, explique-t-il.  Ils sont heureux de voir que des jeunes s’impliquent en politique. »</p>
<p>Il balaie du revers de la main les accusations de cynisme que portent certains envers sa génération.  « Les jeunes ne sont pas cyniques.  Ils ont une vision différente de la politique.  Des questions comme l’environnement et l’économie revêtent plus d’importance pour eux. » Par ses engagements, il espère « donner envie de la politique aux jeunes et les convaincre de ses idées».</p>
<p>Selon lui, la souveraineté est toujours à l’ordre du jour pour la nation québécoise et sa jeunesse.  « Les jeunes sont préoccupés par d’autres questions que la souveraineté.  Il va falloir expliquer que l’indépendance sert à régler tous ces enjeux. »</p>
<p style="justify;"><strong>Des études chargées</strong></p>
<p style="justify;">Nicolas Dufour soutient que s’il n’a pas complété ses études collégiales, c’est pour mieux orienter sa carrière.  Il a voulu « expérimenter par la pratique » afin de bien préciser son choix.  Ses deux années à titre d’attaché politique pour différents députés bloquistes l’ont convaincu de se diriger dans ce domaine et d‘entreprendre un baccalauréat en sciences politiques.  « Ce que j’aime, c’est le petit travail de comté, de m’occuper des problèmes des gens sur place.»</p>
<p>La conciliation politique-études ne l’inquiète pas trop.  Il cite en exemple Réal Ménard qui a réussi à mener à terme ses études malgré son poste de député.  « Je suis jeune, ce qui fait en sorte que j’ai du temps et de l’énergie pour faire tout ça », affirme le candidat.  Abandonner les classes est donc hors de question pour lui.</p>
<p><strong>Une passion infatigable</strong></p>
<p style="justify;">S’il est élu, ce qui est probable vu la forte majorité de 66% remportée par le Bloc Québécois aux dernières élections partielles de 2007, Nicolas Dufour entend poursuivre sur la voie pavée par ses prédécesseurs, le curé Raymond Gravel et le défunt Benoît Sauvageau.  Ayant toujours été impliqué dans les activités du parti dans Repentigny, il a eu l’occasion de les fréquenter, ayant même travaillé pour Raymond Gravel comme attaché politique en 2007-2008.  « Ils m’ont transmis l’amour du service public », confie-t-il.  Les enjeux qui préoccupaient les députés précédents, comme les jeunes familles et le sort réservé aux personnes âgées, sont au coeur de son programme.</p>
<p>Entre deux séances de porte-à-porte, Nicolas Dufour a tout de même d’autres occupations.  Presque chaque jour, il se livre à une séance matinale de natation, étant mordu de sports.  Ainsi, malgré son implication, il trouve du temps pour lui.  « On ne fait pas du porte-à-porte à 10 heures le soir, dit-il, même si je garde toujours les problèmes des gens  dans ma tête.»</p>
<p>L’avenir après le 14 octobre est incertain pour l’homme qui n’a pas de plan de carrière.  « Je ne sais pas où je vais être dans 15 ou 30 ans » s’exclame-t-il.  Il ne craint pas cependant de se lasser de la politique de sitôt.  Ses deux années passées sur le terrain l’ont persuadé de ses convictions.  « Quand je me lance dans quelque chose, c’est pour vrai.  Je n’ai pas besoin de plan B, car j’ai de bons plans A. »</p>
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