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	<title>Journal (I) Média &#187; Marie-Ève Cimon</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>DOSSIER VPH — Un vaccin qui ne fait pas l&#8217;unanimité</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 00:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Ève Cimon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[
Trop de questions sans réponses. Nécessité d&#8217;adopter une approche prudente à l&#8217;égard d&#8217;un vaccin contre le virus du papillome humain (VPH). Voilà les conclusions d&#8217;un article paru dans le prestigieux New England Journal of Medicine en septembre 2008. 
Près d&#8217;un an plus tôt, le Réseau québécois d&#8217;action pour la santé des femmes (RQASF) demandait déjà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/interdit-seringue.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-2398" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/interdit-seringue.gif" alt="" width="141" height="141" /></a></p>
<p>Trop de questions sans réponses. Nécessité d&#8217;adopter une approche prudente à l&#8217;égard d&#8217;un vaccin contre le virus du papillome humain (VPH). Voilà les conclusions d&#8217;un article paru dans le prestigieux <em>New England Journal of Medicine </em>en septembre 2008. <span id="more-2397"></span></p>
<p>Près d&#8217;un an plus tôt, le Réseau québécois d&#8217;action pour la santé des femmes (RQASF) demandait déjà un moratoire sur le programme de vaccination contre le VPH. Malgré tout, le ministère de la Santé et des Services sociaux est allé de l&#8217;avant. Depuis la rentrée 2008, il est possible de recevoir gratuitement ce controversé vaccin dès la 4<sup>e</sup> année du primaire.</p>
<p><strong>D&#8217;un faux sentiment de crise&#8230;</strong></p>
<p>« Il s&#8217;agit d&#8217;une crise créée artificiellement par le fabricant du produit », déplore Lydya Assayag, directrice du RQASF. Selon elle, cette campagne de vaccination massive résulte d&#8217;une décision prise trop rapidement, sans que le vaccin ait été suffisamment testé. Au Québec, 80 femmes meurent du cancer du col de l&#8217;utérus chaque année. Si Mme Assayag reconnaît qu&#8217;une femme qui en meurt en est déjà une de trop, elle plaide toutefois pour qu&#8217;on fasse attention au vocabulaire employé. Elle déplore le fait que certains intervenants utilisent le mot « épidémie » pour décrire le cas du cancer du col de l&#8217;utérus.</p>
<p><strong>&#8230; à un faux sentiment de sécurité</strong></p>
<p>Gardasil, la principale marque de vaccin contre le VPH, n&#8217;offre pas de protection complète contre le cancer du col de l&#8217;utérus. Il existe plus d&#8217;une centaine de souches différentes de VPH. Cependant, le vaccin offert n&#8217;est efficace qu&#8217;avec quatre d&#8217;entre elles. D&#8217;après Lydya Assayag, il s&#8217;agit donc d&#8217;une protection partielle. Celles qui le reçoivent doivent quand même continuer à passer, chaque année,  le test PAP &#8211; en l&#8217;occurrence, un frottis employé en médecine pour détecter un cancer du système reproducteur féminin.</p>
<p>Mme Assayag indique aussi que le vaccin contre le VPH ne dispense pas de se protéger lors des relations sexuelles.</p>
<p><strong>Des données insuffisantes</strong></p>
<p>La directrice du RQASF rappelle que beaucoup de questions demeurent sans réponse au sujet de Gardasil. En ce sens, elle croit qu&#8217;on ne respecte pas le principe élémentaire de précaution. Elle souligne qu&#8217;il y a encore des études en cours dont on ne connaît pas les résultats, et qui portent notamment sur les effets de ce vaccin chez les fillettes de 9 ans.</p>
<p>Qui plus est, il semble qu&#8217;on ne puisse pas déterminer avec assurance la durée de la protection qu&#8217;offre le Gardasil. Le sujet de recherche serait trop récent. « Nous, on estime qu&#8217;on ne joue pas aux dés avec la santé des gens. Et comme il n&#8217;y a pas d&#8217;épidémie, on a le temps de faire des études », affirme Mme Assayag.</p>
<p><strong>Une information partielle et partiale</strong></p>
<p>Les campagnes qui entourent la promotion du vaccin contre le VPH ne mentionnent pas qu&#8217;entre 70 % et 80 % des femmes sont en contact avec le virus et que de ce nombre, 90 % des femmes l&#8217;éliminent naturellement à l&#8217;intérieur d&#8217;une période de deux ans.</p>
<p>Pour Lydya Assayag, c&#8217;est signe qu&#8217;on ne rend pas disponible toute l&#8217;information nécessaire pour faire un choix éclairé. « On était très inquiets, et on l&#8217;est toujours, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;information indépendante de l&#8217;industrie pharmaceutique mise à la disposition des femmes et des parents. » Elle déplore que les autorités évoquent les avantages de ce vaccin, sans mentionner ses bémols, dans l&#8217;information offerte au public.</p>
<p>C&#8217;est donc le mandat que se donne le RQASF : donner l&#8217;heure juste. Mme Assayag insiste pour dire que le vaccin ne sert pas à celles qui ont commencé leur vie sexuelle. « Le vaccin n&#8217;est efficace que s&#8217;il est administré avant la toute première relation sexuelle. »</p>
<p><strong>Un marché intéressant pour les pharmaceutiques</strong></p>
<p>La directrice du RQASF croit que la population se fera de plus en plus souvent proposer des vaccins « pour tout et pour rien ». Les compagnies pharmaceutiques misent désormais sur le marketing des produits de prévention. « Un vaccin, ce n&#8217;est ni bon ni mauvais en soi. Mais il faut d&#8217;abord s&#8217;assurer qu&#8217;il ne soit pas dangereux. »</p>
<p>Certains remettent d&#8217;ailleurs en question toute forme de vaccination. C&#8217;est le cas de Ghis &#8211; anciennement Dre Guylaine Lanctôt. Selon elle, la tendance est à la vaccination à outrance. Il s&#8217;agit d&#8217;un créneau lucratif pour les compagnies pharmaceutiques, dont le marketing se base sur la « peur des microbes ». Elle conseille d&#8217;être critique à l&#8217;égard de l&#8217;ensemble des vaccins, pas seulement celui contre le VPH.</p>
<p><strong>Solutions de rechange</strong></p>
<p>Les ratés du système de santé et son sous-financement ont été abondamment étalés dans les médias. Dans ce cas, demande Mme Assayag, « comment justifier une si grande dépense pour ce qui n&#8217;est pas un problème majeur de santé publique? » Pour elle, la solution se trouve dans l&#8217;accessibilité au test PAP, qui devrait être favorisée pour toutes les femmes, ce qui n&#8217;est pas le cas à l&#8217;heure actuelle. « Il faudrait aussi assurer un volet éducatif, des campagnes de sensibilisation pour remplacer les cours d&#8217;éducation sexuelle qui ont été abolis. » Selon les statistiques, les cas d&#8217;infections transmises sexuellement sont en croissance. Pour Lydya Assayag, il aurait mieux valu investir dans la prévention généralisée plutôt que de cibler uniquement le virus du papillome humain.</p>
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		<title>Pas la note de passage pour la réforme pédagogique</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 14:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Ève Cimon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[
Contre la réforme pédagogique, un ouvrage collectif qui critique la réforme, vient de paraître chez VLB Éditeur. Codirecteur du livre, Robert Comeau, professeur associé au département d&#8217;histoire de l&#8217;UQAM, considère la réforme responsable de bien des maux dans le système d&#8217;éducation.
Il codirige cet ouvrage avec Josiane Lavallée, conseillère à la vie professionnelle à la Fédération [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/013.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1989" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/013-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><em>Contre la réforme pédagogique</em>, un ouvrage collectif qui critique la réforme, vient de paraître chez VLB Éditeur. Codirecteur du livre, Robert Comeau, professeur associé au département d&#8217;histoire de l&#8217;UQAM, considère la réforme responsable de bien des maux dans le système d&#8217;éducation.<span id="more-1986"></span></p>
<p>Il codirige cet ouvrage avec Josiane Lavallée, conseillère à la vie professionnelle à la Fédération autonome de l&#8217;enseignement, un syndicat dissident qui s&#8217;est désaffilié de la Centrale des syndicats du Québec notamment à cause de son désaccord à propos de la réforme.</p>
<p>« Si on parle de la réforme, il faut tenter d&#8217;aller au-delà de l&#8217;anecdote. C&#8217;est bien beau de dire que nos enfants ne savent pas écrire, mais pourquoi c&#8217;est comme ça? Nous, on tente d&#8217;apporter une explication. » Monsieur Comeau affirme que le point de départ de cette publication était la volonté de synthétiser et de fournir des arguments rationnels à ceux qui critiquent la réforme. Le livre s&#8217;adresse en particulier aux parents, mais aussi à l&#8217;ensemble des citoyens désireux de comprendre quelque chose au débat.</p>
<p>Une partie de l&#8217;ouvrage porte sur la façon d&#8217;enseigner l&#8217;histoire, sur l&#8217;apprentissage de la lecture et sur le nouveau cours d&#8217;éthique et de culture religieuse. Divers spécialistes de ces disciplines expliquent ce qu&#8217;ils dénoncent des modifications engendrées par la réforme. Une autre section du volume explore les fondements de la réforme, plus particulièrement l&#8217;approche socioconstructiviste qui l&#8217;inspire.</p>
<p>Robert Comeau déplore qu&#8217;on n&#8217;explique pas assez le socioconstructivisme, lequel serait à la base de la réforme. Cette approche, dit-il, est celle que valorisent les didacticiens responsables de la formation des enseignants. Dans la pensée socioconstructiviste, la connaissance est relative. C&#8217;est le processus d&#8217;apprentissage qui prévaut. En conséquence, on privilégie l&#8217;évaluation des compétences d&#8217;apprentissage plutôt que le degré d&#8217;acquisition des connaissances.</p>
<p><em>Contre la réforme pédagogique</em> affirme que le socioconstructivisme aurait mené au mépris de l&#8217;enseignement magistral, qu&#8217;on caricature comme étant passif. « Mais le but de l&#8217;école, depuis Charlemagne, c&#8217;est de transmettre des connaissances. Si on lit Arendt, on se rend compte que ça n&#8217;a pas de bon sang, de dire qu&#8217;il faut passer du paradigme de la transmission des connaissances à un paradigme de l&#8217;apprentissage. Il ne faut pas l&#8217;un ou l&#8217;autre, il faut les deux! » renchérit Robert Comeau.</p>
<p>Quand on lui demande s&#8217;ils ont cherché à sortir ce livre à la veille de l&#8217;élection provinciale, monsieur Comeau réplique qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un hasard. « Quand le projet a commencé, on était loin de se douter qu&#8217;on se retrouverait en campagne électorale lors de la publication. »</p>
<p>Selon Robert Comeau, les principaux partis politiques n&#8217;offrent pas de véritable solution aux problèmes identifiés par les quinze auteurs du livre. Pour lui, le Parti québécois comme le Parti libéral se sont donnés comme mot d&#8217;ordre de ne pas toucher à la réforme. Il fait également remarquer que Québec solidaire n&#8217;a pas pris position sur cette question controversée.</p>
<p>Le seul parti véritablement critique de la réforme serait l&#8217;ADQ, mais l&#8217;historien ne souhaite pas y être associé, n&#8217;endossant pas leurs positions à droite. « Nous, on ne milite pas pour le retour des écoles confessionnelles. L&#8217;enjeu qui nous intéresse véritablement, c&#8217;est la valorisation du contenu des cours, de la connaissance. »</p>
<p>Robert Comeau dit espérer que ce livre attirera l&#8217;attention des médias sur le sujet de la réforme. Il croit qu&#8217;ils ont eu tendance à concentrer leur attention sur des détails futiles, au lieu de poser les questions importantes. Il prend pour exemple l&#8217;intérêt démesuré accordé au cas des bulletins. « Les journalistes ont beaucoup parlé des bulletins, sans aborder la réforme dans son ensemble. Mais les lettres ou les chiffres, ça demeure un aspect secondaire. »</p>
<p>Cette attitude des médias serait symptomatique d&#8217;un phénomène généralisé. Selon monsieur Comeau, on ne veut pas parler de la réforme pour ne pas se mettre à dos le ministère de l&#8217;Éducation. Il croit aussi que les motifs économiques pèsent lourd dans la balance du silence. Les coûts considérables qu&#8217;impliquent le changement des façons de faire et la rédaction des nouveaux manuels auraient convaincu le ministère de ne pas revenir en arrière. « Au lieu de faire les remises en question qui s&#8217;imposent, on préfère défaire la réforme morceau par morceau, une pièce à la fois », rappelle Robert Comeau.</p>
<p>Il ajoute enfin que l&#8217;application de la réforme n&#8217;est pas suffisamment évaluée par le ministère. Cependant, une étude commandée par le Comité de gestion de la taxe scolaire de Montréal révèle que dans les écoles où s&#8217;applique l&#8217;apprentissage par projets, seuls 55 % des élèves obtiennent leur diplôme d&#8217;études secondaires. En contrepartie, l&#8217;enquête dit aussi que dans les écoles qui résistent à cette méthode, 86% des élèves réussissent leur secondaire.</p>
<p>Ces conclusions, auxquelles arrivent les chercheurs de l&#8217;Université de Montréal responsables de cette enquête, ébranlent ce qui constitue un élément fondamental de la réforme. Et elles ont le mérite de légitimer le questionnement des auteurs du collectif <em>Contre la réforme pédagogique</em>.</p>
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		<title>Encore des bornes à franchir</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/sexologie-encore-des-bornes-a-franchir-mais-beaucoup-de-chemin-parcouru/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 18:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Ève Cimon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[
Quarante ans. Voilà l&#8217;âge que fêtera sous peu le programme de sexologie de l&#8217;UQAM. 1969, c&#8217;est aussi l&#8217;année où un sondage paru dans La Presse révélait « qu&#8217;un adulte sur cinq voudrait que la fille qui se masturbe soit emprisonnée ou placée de force dans un hôpital¹». Ces résultats éloquents laissent présumer que l&#8217;étude de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lamuuuuuur.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1473" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lamuuuuuur-300x295.jpg" alt="" width="300" height="295" /></a></p>
<p>Quarante ans. Voilà l&#8217;âge que fêtera sous peu le programme de sexologie de l&#8217;UQAM. 1969, c&#8217;est aussi l&#8217;année où un sondage paru dans <em>La Presse</em> révélait « qu&#8217;un adulte sur cinq voudrait que la fille qui se masturbe soit emprisonnée ou placée de force dans un hôpital¹». Ces résultats éloquents laissent présumer que l&#8217;étude de la sexologie était un remède nécessaire à l&#8217;ignorance, alors que la société québécoise sortait à peine de la Révolution tranquille.<span id="more-1469"></span></p>
<p>« C&#8217;est un programme unique au monde! » affirme la sexologue et auteure Jocelyne Robert, à qui on en a régulièrement fait la remarque lors de ses périples à l&#8217;étranger. « On me dit souvent que notre approche est rafraîchissante, moins sclérosée que celle qu&#8217;on voit habituellement. » Alors qu&#8217;en Europe, la sexologie est avant tout une affaire de médecins, au Québec, la biologie y côtoie autant la psychologie que la sociologie. Ces sources multiples sont autant d&#8217;atouts qui peuvent toutefois se transformer en handicap quand vient le temps de définir ce champ d&#8217;étude.</p>
<p>Pas assez prise au sérieux</p>
<p>Ce qui semble le plus difficile pour les intervenants en sexologie, c&#8217;est la place qu&#8217;on leur accorde dans la société. Pour Jocelyne Robert, il faut être patient. « La sexologie n&#8217;a pas encore acquis toutes ses lettres de noblesse. Pourtant, son bien-fondé et les services qu&#8217;elle a rendus ne font plus de doute pour la société québécoise. »</p>
<p>Le gros obstacle à surmonter est l&#8217;absence de reconnaissance professionnelle sur le marché du travail. La sexologie n&#8217;est pas régie par un ordre professionnel, ce qui peut expliquer le sort qu&#8217;on lui réserve actuellement. Le sujet est à l&#8217;ordre du jour depuis quelques années déjà. L&#8217;Office des professions a le dossier en charge, mais difficile de prévoir quand tout se réglera, d&#8217;autant plus que le déclenchement prochain des élections provinciales peut rallonger le calendrier, d&#8217;après Annick Bourget, présidente du Regroupement professionnel des sexologues du Québec.</p>
<p>Certaines craignent que le milieu de l&#8217;emploi ne les attende pas à bras grand ouverts. Emmanuelle Beauregard, étudiante au baccalauréat en sexologie, raconte qu&#8217;au début de la formation, les professeurs sont encourageants. Plus tard, par contre, ils font place à davantage de réalisme. « On ne nous cache pas que ça ne sera pas facile sur le marché du travail. »</p>
<p>Il reste encore des barrières à abattre, d&#8217;après Annick Bourget. D&#8217;une part, elle estime que les diplômés de sexologie sont rarement embauchés pour un poste de sexologue. Par exemple, elle avoue avoir longtemps accompagné de tâches administratives son travail d&#8217;intervenante, comme c&#8217;est souvent le cas dans les milieux communautaires. D&#8217;autre part, le milieu de l&#8217;emploi tend plutôt à n&#8217;offrir que des contrats, avec un début et une fin. Mais Annick Bourget demeure optimiste : « Je crois fermement que tous ceux qui tiennent à travailler dans ce champ précis de la relation d&#8217;aide peuvent réussir à faire leur place. »</p>
<p>Un constat revient sur toutes les lèvres : la nécessité d&#8217;identifier les besoins pour se créer un emploi en sexologie. C&#8217;est le pari qu&#8217;a fait Jocelyne Robert, désireuse de faire autre chose que de la thérapie à sa sortie de l&#8217;école. « Je me suis fait une niche bien à moi. En ce sens, je suis devenue davantage une &laquo;&nbsp;sexosophe&nbsp;&raquo; de la discipline qu&#8217;une sexologue. » Pour nommer cette nouvelle pratique, il lui faut utiliser ce néologisme, qui se traduit par une réflexion sur le sens de la sexualité.</p>
<p>Maryse Naud, bachelière en sexologie, croit que les responsables d&#8217;embauche connaissent mal la sexologie. Ils ont tendance à avoir une vision limitée de la profession. « Dans bien des organismes, il existe une forme d&#8217;équipe standard, où on retrouve des travailleurs sociaux, des psychologues, des psychoéducateurs. Mais pas de sexologues, comme si ce n&#8217;était pas nécessaire. »</p>
<p>Bon nombre d&#8217;organisations n&#8217;accordent pas assez d&#8217;importance à la sexualité, selon Maryse Naud. Ce qui la concerne est fréquemment dévolu au psychologue, qu&#8217;on considère assez ferré pour s&#8217;en occuper. Même là où l&#8217;on serait en droit de les attendre, il est fréquent de ne trouver aucune trace des sexologues. « Dans les médias, par exemple, poursuit-elle, lors des campagnes publicitaires sur les infections transmises sexuellement ou sur le vaccin contre le virus du papillome humain, on ne réfère jamais à nous! On invite à consulter un médecin, un psychologue, mais étrangement, il n&#8217;est pas question de sexologue. »</p>
<p>Des médias trop intéressés?</p>
<p>Les quatre femmes interviewées reconnaissent d&#8217;emblée le rôle des médias pour faire connaître la sexologie. Emmanuelle Beauregard croit d&#8217;ailleurs qu&#8217;il existe bon nombre d&#8217;initiatives intéressantes, notamment celle du concours Donnez naissance à votre personnage de <em>Virginie</em>, lancé l&#8217;an dernier pour le téléroman québécois du même nom. Véronique Gagnon, étudiante en sexologie à l&#8217;UQAM, a remporté les honneurs. Depuis 2007, on a donc intégré son personnage de sexologue au reste de l&#8217;équipe. « Ce genre d&#8217;initiative contribue à changer les perceptions », croit Emmanuelle Beauregard.</p>
<p>Si on parle de la place de la sexologie dans les médias, impossible de ne pas jeter un œil aux émissions de radio et télé qui proposent des tribunes téléphoniques. La fidélité de leur auditoire confirme leur pertinence. « Ces émissions sont populaires, elles reçoivent de nombreux appels, donc ça répond à un besoin et ça permet de rejoindre le grand public. Ceci dit, ce n&#8217;est pas la seule façon de faire », rappelle Annick Bourget.</p>
<p>Souvent, les médias se limitent au seul aspect génital, technique, déplore Maryse Naud. Il faudrait aussi se méfier des impératifs liés à la cote d&#8217;écoute, qui donnent provoquent fréquemment des interventions à la sauce sensationnaliste, toujours selon elle. Pour comprendre davantage la sexologie, vaut mieux se rabattre sur le Canal Vie plutôt que sur Loft Story. Offrir la tribune médiatique aux sexologues est positif de façon générale, mais la logique marchande des grands diffuseurs ne rend pas service à la discipline, d&#8217;après les dires de Maryse Naud. Dans cet esprit, on ignore tout un pan de la pratique de la sexologie pour n&#8217;en retenir que les aspects plus croustillants. Et dans un contexte où tout est potentiellement objet de consommation, on tend à traiter la sexualité comme une marchandise, renchérit Jocelyne Robert. Les répercussions de cette « sexualité consumériste », comme elle la nomme, peuvent être sérieuses. « Il y a une tendance chez les sexologues à se laisser aller à devenir ces conseillers qui favorisent le culte de la performance, alors que moi, j&#8217;ai toujours dénoncé ça. »</p>
<p>Une étiquette qui se porte de mieux en mieux</p>
<p>Si toutes les interrogées répondent avoir entendu des clichés sur leur champ de pratique, on remarque toutefois que les commentaires déplacés se font de plus en plus rares. Annick Bourget a bien entendu quelques blagues douteuses au début, mais ce n&#8217;est plus le cas aujourd&#8217;hui. « C&#8217;est peut-être parce que je vieillis, mais je mets plutôt ça sur le compte d&#8217;une plus grande ouverture pour la sexologie. »</p>
<p>Même constat chez Jocelyne Robert, qui remarque une évolution depuis l&#8217;année où elle a été diplômée. Elle a d&#8217;ailleurs reçu l&#8217;an dernier le prix Reconnaissance de l&#8217;UQAM, remis pour une première fois de son histoire à une sexologue. Elle ne nie pas que « certains préjugés sont toujours associés au phonème &laquo;&nbsp;sexe&nbsp;&raquo; », induisant chez certains l&#8217;envie de plaisanter. Mais cela tiendrait peut-être davantage d&#8217;un malaise que d&#8217;une réelle fermeture. Emmanuelle Beauregard complète : « Bien souvent, les commentaires qu&#8217;on reçoit de notre entourage tiennent davantage de la curiosité que des préjugés à proprement parler ».</p>
<p>« Y&#8217;a plus rien à l&#8217;index! »</p>
<p>En quarante ans, de gros tabous sont tombés, notamment ceux concernant l&#8217;homosexualité. Pour les années à venir, le gros défi des sexologues est de ne pas perdre le rythme et de continuer d&#8217;affirmer leur existence en participant aux débats publics, d&#8217;après les personnes interrogées. Et les occasions risquent de se multiplier. On a parlé beaucoup, récemment, de l&#8217;hypersexualisation des jeunes filles. Ce débat fait tiquer Jocelyne Robert. « On devrait plutôt parler de l&#8217;hypersexualisation de la société entière. Dans notre société, c&#8217;est du sexe mur à mur! »</p>
<p>La place grandissante de la pornographie inquiète Jocelyne Robert à cause des problèmes sociaux qui en découlent. Et l&#8217;abolition récente des cours de formation personnelle et sociale au secondaire laisse un vide que les sexologues devraient être invités à combler, pour Maryse Naud. Leur rôle d&#8217;éducation pourrait constituer un rempart efficace contre le recours à la pornographie comme source de réponse aux questions que se posent les jeunes.</p>
<p>Quand on leur demande si la sexologie est une profession d&#8217;avenir, toutes les personnes interrogées répondent un ‘oui&#8217; plein d&#8217;assurance. Et pour ceux qui la pratiquent, Jocelyne Robert a un souhait : « J&#8217;espère que les sexologues vont être capables de renverser la vapeur et de proposer des modèles sexuels axés sur la relation, le plaisir. »</p>
<hr size="1" />¹ LAROUCHE, Jean-Marc, <em>Éros et Thanatos, sous l&#8217;oeil des nouveaux clercs</em>, VLB éditeur, 1991, p. 55.</p>
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		<title>Un C.A., deux filles et des défis à relever</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 23:27:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Ève Cimon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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« Être les oreilles des étudiants et étudiantes pour leur permettre de voir ce qui s’en vient » : telle est la définition que donne Charlotte Guay-Dussault du rôle qui lui a été dévolu, et qu’elle partage avec sa collègue Stéphanie Bernier. Les deux étudiantes viennent d’être élues représentantes au Conseil d’administration de l’UQAM, lors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/charlo-1bonne212.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-935" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/charlo-1bonne212-241x300.jpg" alt="" width="150" /></a><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/1sbernierca1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-936" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/1sbernierca1-225x300.jpg" alt="" width="138" height="187" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">« Être les oreilles des étudiants et étudiantes pour leur permettre de voir ce qui s’en vient » : telle est la définition que donne Charlotte Guay-Dussault du rôle qui lui a été dévolu, et qu’elle partage avec sa collègue Stéphanie Bernier. Les deux étudiantes viennent d’être élues représentantes au Conseil d’administration de l’UQAM, lors de l’élection qui s’est tenue entre les 3 et 10 octobre derniers.</span><span id="more-873"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><strong>Du travail en vue</strong></p>
<p>Charlotte Guay-Dussault et Stéphanie Bernier placent l’information au coeur de leurs responsabilités. Stéphanie dit vouloir « être en contact constant avec la communauté étudiante et ne pas prendre de décisions sans consultation approfondie ». Charlotte renchérit : « On souhaite que les associations étudiantes soient en mesure d’agir plutôt que de réagir ». Elles entendent utiliser les outils disponibles pour mener à bien leur tâche, dont le comité interfacultaire, un espace d’échange dont se sont dotées les associations facultaires. En souhaitant parler au nom de la communauté étudiante plutôt qu&#8217;en leur nom personnel, les deux nouvelles membres du Conseil d&#8217;administration s&#8217;inscrivent dans la lignée de leurs prédécesseurs. Au cours de leur mandat, Simon Tremblay-Pepin et Patrick Véronneau ont en effet préconisé une nouvelle approche en instaurant des liens entre les associations étudiantes et le Conseil d&#8217;administration.</p>
<p>Outre les responsabilités de tous les jours, la gouvernance des universités est un dossier important sur lequel Stéphanie Bernier et Charlotte Guay-Dussault devront plancher au cours des mois qui viennent. Au cours de l&#8217;automne, la ministre de l&#8217;Éducation Michelle Courchesne planifie déposer un projet de loi afin que les conseils d&#8217;administration des universités soient composés de deux tiers de membres externes. Stéphanie Bernier se dit préoccupée par la mauvaise représentation du milieu universitaire au sein d’un C.A. de plus en plus investi par des représentants du milieu des affaires.  « Le côté financier ne doit pas être négligé, mais il ne faut pas perdre de vue que l’université, c’est avant tout un milieu étudiant. »</p>
<p>Que pensent les deux délégués sortants de leurs remplaçantes? Simon Tremblay-Pepin a l’impression que les membres du C.A. se sont accoutumés à sa façon de présenter les choses, au cours de son mandat. Il croit que de nouvelles voix pourront susciter une nouvelle écoute, au sein du conseil. De plus, il considère que les étudiants ont fait un choix éclairé. « Charlotte et Stéphanie sont déjà prêtes à tenir leur rôle, vu leur bonne connaissance du fonctionnement de l’UQAM. » Même son de cloche du côté de Patrick Véronneau, qui a siégé à la table du Conseil d’administration jusqu’à sa démission en mai dernier. « Ce sont deux candidatures solides, les plus intéressantes d’après moi. Le choix de Charlotte et Stéphanie s’est imposé tout naturellement. »</p>
<p>Les deux anciens délégués affirment que leur mandat a été difficile, parsemé de conflits avec les autres membres du C.A. L’annonce de réinvestissement de 245 millions faite par le ministère de l’Éducation peut-elle changer la donne? Patrick Véronneau n’y voit pas la solution à tous les problèmes. « Disons qu’on a arrêté l’hémorragie. Ceci dit, il serait faux de croire qu’on repart de l’an zéro. »</p>
<p>Le mandat de membre étudiant du Conseil d’administration de l’université est d’une durée de 2 ans à partir de la date de la nomination par le gouvernement du Québec. Il s’est écoulé près de 8 mois entre l’élection des deux derniers délégués et leur nomination. Entre-temps, ils se sont vus attribuer un rôle d’observateurs. Dans le cas présent, la date de nomination est encore inconnue. « Mais la demande est déjà déposée! » dit Charlotte.</p>
<p>Le Conseil d’administration est l’instance suprême de l’université. Il se réunit habituellement une fois par mois. Pour y participer, les membres étudiants doivent demeurer inscrits durant toute la période de leur mandat.</p>
<p><strong>Des chiffres, des chiffres…</strong></p>
<p>Charlotte Guay-Dussault, étudiante à la maîtrise en science politique, a remporté 28 % des voix à l&#8217;élection de deux représentants étudiants au  Conseil d&#8217;administration de l&#8217;UQAM. Stéphanie Bernier, étudiante au baccalauréat en arts visuels et médiatiques, suit avec un score de 20,6 %. Viennent ensuite François Laliberté-Auger, avec 16,9 %, et François Corriveau, qui a récolté 14 % des voix. Les sept autres candidats se partagent les 19,2 % des voix restantes.</p>
<p>À peine 1867 étudiants de l&#8217;UQAM et de la TÉLUQ ont exprimé leur choix, ce qui donne un taux de participation de 4,2 %. Le vote s’est fait via Omnivox, la boîte de scrutin électronique.</p>
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		<title>Festival du nouveau cinéma et UQAM: le début d&#8217;une amitié prometteuse</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 23:24:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Ève Cimon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Ne cherchez plus la Louve! Pour la 37e édition du Festival du nouveau cinéma (FNC), elle a décidé d’installer sa « Tanière » au Cœur des sciences, sur le campus de l’UQAM. Une façon de se rapprocher d’un partenaire avec lequel elle se trouve de plus en plus d’affinités.
Pour l’occasion, l’agora Hydro-Québec du Cœur des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/la-louve-euh.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-930" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/la-louve-euh-300x114.jpg" alt="" width="300" height="114" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Ne cherchez plus la Louve! Pour la 37<sup>e</sup> édition du Festival du nouveau cinéma (FNC), elle a décidé d’installer sa « Tanière » au Cœur des sciences, sur le campus de l’UQAM. Une façon de se rapprocher d’un partenaire avec lequel elle se trouve de plus en plus d’affinité</span><span style="Times New Roman;">s.</span><span id="more-879"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Pour l’occasion, l’agora Hydro-Québec du Cœur des sciences s’est transformée en lieu de diffusion important pour le FNC_Lab, une section du festival offrant de faire « vivre le futur du cinéma ». On y propose un programme varié dont la plupart des activités sont gratuites.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Les collaborations de l’UQAM au FNC_Lab ne s’arrêtent pas là. Le Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM), décrit par son coordonnateur, Martin Pelletier, comme un « vivarium pour chercheurs », a apporté une collaboration logistique et technologique au FCN_Lab. D’après Martin Pelletier, le CIAM serait enclin à bonifier sa participation dans les prochaines années. En attendant, il est possible d’admirer le film-jeu <em>Mécanique générale</em>, un des gros projets du FNC_Lab lié au CIAM.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;">
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Hexagram-UQAM participe également au FNC_Lab. Thanh-Dan Nguyen, spécialiste en technologies audiovisuelles pour Hexagram, prévoit une longue collaboration. Hexagram regroupe une soixantaine de chercheurs universitaires qui expérimentent dans le domaine de l’art assisté par la technologie. Certains d’entre eux présentent leurs œuvres au FNC_Lab.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Difficile de passer sous silence la participation de Dérapage, un collectif multiforme rattaché à l’École de design de l’UQAM. Le FNC a approché le collectif pour lui demander de faire sa bande-annonce. Francis Théberge, membre de Dérapage, a trouvé l’expérience positive, « même s’il a fallu passer au travers de trois semaines de fou ». Dans le futur, Dérapage souhaiterait collaborer de nouveau avec le FNC en retournant à ce qu’il y faisait avant : présenter une sélection d’œuvres au FNC_Lab.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">CHOQ-FM, la radio Internet des étudiants de l’UQAM, n’est finalement pas en reste. L’émission cinéma <em>Écran Total</em> offre une couverture détaillée du FNC sur son blogue, auquel le chroniqueur Nicolas Krief participe. Même si l’expérience fut épuisante pour lui – en cinq jours, il a vu douze films &#8211; il demeure persuadé qu’elle mérite d’être répétée dans les années à venir.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Les prochaines années seront peut-être difficile pour le milieu de la culture, comme le laisse présager l’élection du 14 octobre. La multiplication des partenariats entre le FNC et une institution comme l’UQAM semble être une bonne nouvelle, dans ce contexte.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Times New Roman;">Le Festival du nouveau cinéma se tient jusqu’au 19 octobre. Il offre une vaste programmation, composée de 250 courts et longs métrages, tant du domaine de la fiction que du documentaire. Plus de 50 pays sont représentés.</span></p>
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		<title>La double vie d’Éric Taillefer</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 16:07:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Ève Cimon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[
Conjuguer études et implication politique n&#8217;est pas de tout repos. Ceux qui tiennent ce pari doivent s’improviser contorsionnistes de l’emploi du temps. C&#8217;est le défi que s’est donné Éric Taillefer, un étudiant de l’UQAM, en devenant candidat pour le Bloc québécois dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine. Une décision qui a vraisemblablement scellé son horaire jusqu’au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Conjuguer études et implication politique n&#8217;est pas de tout repos. Ceux qui tiennent ce pari doivent s’improviser contorsionnistes de l’emploi du temps. C&#8217;est le défi que s’est donné Éric Taillefer, un étudiant de l’UQAM, en devenant candidat pour le Bloc québécois dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine. Une décision qui a vraisemblablement<span style="yes;"> </span>scellé son horaire jusqu’au 14 octobre prochain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span id="more-430"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/eric-taillefer.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-517" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/eric-taillefer-300x266.jpg" alt="" width="300" height="266" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Inscrit à temps plein au baccalauréat en droit, Éric Taillefer enfile le costume du candidat dès la sortie des classes. Un costume qu’il étrenne d’ailleurs, puisqu&#8217;il s’agit de la première campagne électorale qu’il mène en son propre nom. Voilà qu’à 25 ans, il sent qu’il est temps pour lui de faire un pas de plus sur la route de son engagement politique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Faut-il être inconscient pour se lancer en politique, si on en a déjà plein les bras avec ses responsabilités estudiantines? « Disons que tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques quand c’est ta première fois. Tu t’imagines que ça va prendre du temps, mais tu ne sais pas à quel point. » Une tâche n’attend pas l’autre. Pointage, pose de pancartes, apparitions publiques, porte à porte. Le jeune homme est bien occupé.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"> Jeunesse rime souvent avec manque d’expérience, ce que pourraient lui reprocher ses électeurs. Mais sur ce point, Éric n’est pas d’accord. « Je dirais même que c’est le contraire. On croit souvent que les jeunes ne s’engagent pas. Les gens sont contents de voir que ce n’est pas le cas. C’est bien reçu. »</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><strong>C’est en militant qu’on devient candidat</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Éric affirme qu’il ne vient pas d’un milieu particulièrement politisé. Son père parlait politique, oui, mais l’intérêt du fils s’est véritablement développé en fréquentant l’école, via son cercle de fréquentations. En fait, Éric dit avoir « toujours été intéressé à la politique, mais pas nécessairement impliqué ». De fil en aiguille, des portes s’ouvrent. Un ami engagé auprès d’un député lui suggère de se joindre à eux. Il a la piqûre. Militant pour le Bloc québécois, le candidat en devenir participe à la vie du parti comme bénévole.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Et puis, un beau jour pas si lointain, alors qu’il assiste au Forum jeunesse du Bloc, il entend dire qu’on cherche des candidats pour certains comtés. « J’étais persuadé que l’élection viendrait plus tard. » Il saisit l’occasion, intéressé par une aventure qui le titillait depuis un moment déjà. Il fait part de ses intentions fin août. Moins de deux semaines plus tard, on le confirme candidat, presque en même temps que l’annonce du déclenchement des élections.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Ceci dit, Éric ne sort pas de nulle part. Déjà, au cégep, il lorgnait vers l’engagement politique. Il a fait ses classes dans les associations étudiantes. En 2001, il a joué le rôle de président du Forum étudiant, une simulation des travaux de l’Assemblée nationale.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><strong>Éric, le souverainiste</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Le fait de se présenter sous la bannière du Bloc n’est pas innocent. « Je suis souverainiste, première des choses », déclare Éric. Persuadé que l’espace géographique oriente en partie la façon de penser et les intérêts de ses habitants, il croit fermement qu’un seul parti ne peut représenter équitablement toutes les provinces au Canada. Il avoue que c’est peut-être là une déformation professionnelle acquise alors qu’il enseignait la géographie.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">L’éducation est un des dossiers qu’il préfère, probablement un héritage de son passé d’enseignant. Bien conscient que les questions d’éducation sont de compétence provinciale, il croit néanmoins qu’une partie de la solution réside dans le règlement du déséquilibre fiscal, qui serait salutaire pour les universités. « Il y a des surplus de trois milliards au fédéral. Ce sont des impôts et taxes payés par la population pour avoir droit à des services et des programmes et le gouvernement aime mieux investir cet argent dans l’armée ou bien subventionner des pétrolières plutôt que de retourner ça à la population. Voyons! »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><strong>Haro sur les virages conservateurs</strong></span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Les questions touchant l’accès à l’avortement et la Loi sur les jeunes contrevenants sollicitent particulièrement le candidat Taillefer. Il croit que la population s’est habituée pendant longtemps à avoir le même type de gouvernement, donc qu’elle n’a pas l’impression que ses droits peuvent changer du jour au lendemain. Il craint les mauvaises surprises que peut réserver un gouvernement conservateur. « J’ai peur que ça nous amène à régresser. Les gens pensent à tort que les politiciens parlent beaucoup, mais qu’il se passe peu de choses. » Pour illustrer son propos, il explique que le nombre de changements législatifs est si important qu’il a dû racheter un autre Code criminel cette année pour remplacer celui acheté l’an dernier, tellement les mises à jour sont nombreuses. Ces modifications sont publiques, mais les gens ne sont pas nécessairement au courant. « Il n’y a personne avec un porte-voix devant le Parlement pour prévenir de tous les changements de lois! »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Déformation en droit oblige, les préoccupations d’ordre juridique ne sont jamais bien loin, pour Éric Taillefer. La campagne électorale s’avère être un terreau riche en ateliers pratiques pour l’étudiant : « On apprend beaucoup en faisant ça, même si les journées sont trop courtes. »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><strong>Et après?</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">D&#8217;ici les élections, le candidat met les bouchées doubles. « Mais après le 14, ce n’est pas encore fini! Il reste les pancartes à enlever. » Et s’il est élu? Éric ne se fait pas d’illusion. Et pour cause, puisque Notre-Dame-de-Grâce—Lachine vote libéral depuis 1994, date à laquelle la circonscription a été créée . Historiquement, le Bloc québécois ne remporte pas la faveur de l’ouest de l’île.</span><span style="Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Part-il les bras baissés pour autant? Sa rencontre avec les militants l’a convaincu du contraire. « L’énergie qu’ils étaient prêts à mettre a été vraiment contagieuse. » Il a l&#8217;impression de travailler pour la démocratie, parce qu&#8217;il fait partie des choix offerts aux électeurs. Il rappelle d&#8217;ailleurs qu’aux dernières élections, son parti est arrivé en deuxième position dans le comté. Il se sent prêt à relever le défi. « Quand je m’implique dans quelque chose, j’y mets beaucoup d’énergie, ce qui explique probablement la fatigue actuelle » En effet, difficile à comptabiliser, le nombre d’heures investi pour la campagne : « On ne &laquo;&nbsp;punche&nbsp;&raquo; pas sa carte! » Et ça n’implique pas les heures de cogitation, les yeux qui se ferment tard parce qu’on jongle avec des dossiers.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">En attendant, Éric Taillefer dit vivre pleinement sa campagne. Tellement qu&#8217;il se demande de quoi il va jaser avec les autres, quand ça va être fini. « Ça prend toute la place. » Un exemple à offrir à ceux qui déplorent que les jeunes ne s’engagent plus.</span></p>
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