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	<title>Journal (I) Média &#187; Catherine Contant</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Un congrès déroutant pour les futurs journalistes</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:42:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Contant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Des étudiants de l&#8217;UQAM se sont sentis déroutés après avoir assisté au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en novembre dernier à Sherbrooke. Ces jeunes congressistes affirment avoir reçu de nombreux conseils contradictoires qui ont semé la confusion dans leur esprit. Alors que certains journalistes ou rédacteurs en chef leur ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des étudiants de l&#8217;UQAM se sont sentis déroutés après avoir assisté au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en novembre dernier à Sherbrooke. <span id="more-8430"></span>Ces jeunes congressistes affirment avoir reçu de nombreux conseils contradictoires qui ont semé la confusion dans leur esprit. Alors que certains journalistes ou rédacteurs en chef leur ont suggéré de se spécialiser dans un domaine en particulier, d&#8217;autres ont conseillé à ces apprentis journalistes de devenir plutôt des « généralistes ».</p>
<p>Laurent-Dominic Chantal-Fortin, étudiant de deuxième année au baccalauréat en journalisme à l&#8217;UQAM, témoigne de cette contradiction. « La rédactrice en chef de <em>L&#8217;Actualité</em>, Carole Beaulieu, et la coordonnatrice de contenus pour <em>Protégez-vous</em>, Isabelle Girard, ont toutes les deux dit qu&#8217;elles recherchaient des employés spécialisés dans certains domaines, se souvient-il. D&#8217;un autre côté, le rédacteur en chef de <em>La Tribune</em>, Maurice Cloutier, insistait sur le fait que les journalistes doivent avoir une très bonne culture générale.</p>
<p>Valérie Houle en est à sa deuxième année d&#8217;études en journalisme à l&#8217;UQAM. Tous les propos divergents qu&#8217;elle a entendus au cours de la fin de semaine du congrès l&#8217;ont rendue perplexe. « C&#8217;est un peu décourageant, soupire-t-elle. J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il faut être des journalistes parfaits qui savent tout et qui sont spécialisés en même temps. » Maïka Sondarjée, une collègue de classe de Valérie, est en proie à la même confusion: « Je me sens un peu perdue&#8230; Je suis rendue au point où je ne sais plus vers quoi me diriger. Je me demande si je dois me spécialiser ou me concentrer sur ma culture générale. »</p>
<p>D&#8217;autres étudiants ont toutefois réussi à trouver une logique entre ces deux discours opposés. C&#8217;est le cas de Joëlle Perron-Oddo, qui a commencé cette année son baccalauréat en journalisme à l&#8217;UQAM. « Au début, j&#8217;étais vraiment déroutée par toutes les suggestions divergentes que j&#8217;entendais, raconte-t-elle. J&#8217;ai fini par réaliser qu&#8217;il faut être des journalistes bons dans tout, mais très bons dans un domaine en particulier. »</p>
<p>Jocelyn Laberge, chargé de cours à l&#8217;UQAM et ancien journaliste de Radio-Canada, n&#8217;est pas surpris d&#8217;apprendre que ces étudiants ont reçu des conseils contradictoires. « Les entreprises ont toutes des objectifs différents », explique-t-il. Selon M. Laberge, les médias engagent des journalistes spécialisés ou généralistes en fonction des différentes stratégies de marketing qu&#8217;ils adoptent.</p>
<p>Le congrès de la FPJQ est l&#8217;occasion pour les cégépiens et les universitaires de rencontrer des journalistes professionnels et de leur poser des questions sur les réalités du métier. Cette année, le congrès a accueilli une centaine d&#8217;étudiants parmi ses 500 congressistes.</p>
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		<title>La faute des médias</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 18:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Contant</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des quotidiens québécois ont véhiculé un discours raciste lors de leur couverture des accommodements raisonnables. Voilà la conclusion que Maryse Potvin, professeure au Département d&#8217;éducation et formation spécialisées à l&#8217;UQAM, a tirée le 18 novembre dernier de son étude sur le discours médiatique pendant la crise des accommodements raisonnables.

Dans le cadre de sa démarche, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des quotidiens québécois ont véhiculé un discours raciste lors de leur couverture des accommodements raisonnables. Voilà la conclusion que Maryse Potvin, professeure au Département d&#8217;éducation et formation spécialisées à l&#8217;UQAM, a tirée le 18 novembre dernier de son étude sur le discours médiatique pendant la crise des accommodements raisonnables.</p>
<div id="attachment_8285" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8285" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/Maryse-Potvin2-300x225.jpg" alt="Maryse Potvin, professeur au Département d'éducation et formation spécialisées à l'UQAM" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Maryse Potvin, professeure au Département d&#39;éducation et formation spécialisées à l&#39;UQAM</p></div>
<p><span id="more-8249"></span></p>
<p>Dans le cadre de sa démarche, la professeure a analysé les discours d&#8217;opinion tenus par les éditorialistes, les lecteurs et les chroniqueurs, ainsi que la couverture des événements. Mme Potvin a notamment remarqué que les journalistes utilisaient le mot « privilèges » lorsqu&#8217;ils parlaient des revendications d&#8217;une minorité ethnique, alors qu&#8217;ils employaient le mot « droits » lorsqu&#8217;il s&#8217;agissait des demandes du groupe majoritaire. Maryse Potvin cite en exemple le <em>Journal de Montréal </em>en affirmant qu&#8217;il a publié cinq articles dont le titre contenait l&#8217;expression « privilèges des juifs ».</p>
<p>La conférencière explique également que 14% des éditoriaux étudiés comportaient des éléments racistes. Près de la moitié d&#8217;entre eux présentaient les accommodements raisonnables sous un mauvais jour.</p>
<p>Les journalistes ont un devoir envers la population, croit Maryse Potvin : « Ils doivent faire attention à ce qu&#8217;ils écrivent, car ils ont une influence énorme sur les citoyens. Les préjugés dans les journaux deviennent presqu&#8217;un outil de propagande. »</p>
<p>La professeure critique les médias d&#8217;avoir fait du débat sur les accommodements raisonnables un phénomène beaucoup plus important qu&#8217;il n&#8217;aurait dû l&#8217;être : « Il y a eu une surenchère médiatique au sujet des accommodements raisonnables. Les journaux ont constamment réalimenté le débat en présentant chaque petit fait divers comme un scandale. »</p>
<p>Maryse Potvin attribue ce comportement à la méconnaissance des travailleurs de l&#8217;information sur les réalités de l&#8217;immigration, ce qui a fait réagir certaines personnes présentes à la conférence. « La Faculté de communication devrait prendre en considération cette étude pour donner une éducation civique aux futurs journalistes », a suggéré une employée de la Faculté des sciences de l&#8217;éducation de l&#8217;UQAM. Mme Potvin se dit tout à fait en accord et ajoute que des règles strictes sont nécessaires pour encadrer le travail des journalistes. « Le Conseil de presse du Québec doit pouvoir être en mesure de mettre un frein à l&#8217;emballement médiatique », affirme-t-elle.</p>
<p>Les journalistes ne sont toutefois pas les seuls responsables de la tournure dramatique qui a caractérisé le débat sur les accommodements raisonnables, précise Maryse Potvin : « Certains politiciens, comme Mario Dumont, ont eux aussi adopté un discours raciste. »</p>
<p>La conférencière croit que les citoyens doivent être mieux outillés pour analyser le discours médiatique et différencier les faits des préjugés : « À tous les niveaux scolaires, on devrait intégrer une dimension civique à l&#8217;enseignement afin de permettre aux étudiants de devenir des citoyens éclairés, capables de prendre avec un grain de sel ce que leur racontent les médias. »</p>
<p>Pendant quatorze mois, Maryse Potvin a étudié <em>La Presse</em>, <em>Le Journal de Montréal</em>, <em>Le Devoir</em>, <em>Le Soleil</em> et <em>The Gazette</em>. Rappelons que le débat sur les accommodements raisonnables a eu lieu en 2007 et 2008 et qu&#8217;il portait sur diverses mesures qui avaient été adoptées à la demande de certaines minorités ethniques.</p>
<p><a href="http://www.conseildepresse.qc.ca/" target="_blank">Site Internet du Conseil de presse du Québec</a></p>
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		<title>L&#8217;UQAM, je l&#8217;aime, un peu, beaucoup&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 18:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Contant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une série de scandales, l&#8217;UQAM s&#8217;efforce d&#8217;enjoliver son image à l&#8217;extérieur de ses murs, mais aussi auprès de ses étudiants. Malgré tout ce tumulte, ces derniers réussissent-ils à s&#8217;identifier à leur institution d&#8217;enseignement? Pourquoi est-il si important pour l&#8217;UQAM de favoriser le sentiment d&#8217;appartenance de ses étudiants à son égard? Et les futurs Uqamiens, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7555" class="wp-caption alignright" style="width: 125px"><img class="size-full wp-image-7555" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/UQAM-fleurs1.jpg" alt="Le pavillon Président-Kennedy (photo UQAM)" width="115" height="195" /><p class="wp-caption-text">Le pavillon Président-Kennedy (photo UQAM)</p></div>
<p>Après une série de scandales, l&#8217;UQAM s&#8217;efforce d&#8217;enjoliver son image à l&#8217;extérieur de ses murs, mais aussi auprès de ses étudiants. Malgré tout ce tumulte, ces derniers réussissent-ils à s&#8217;identifier à leur institution d&#8217;enseignement? Pourquoi est-il si important pour l&#8217;UQAM de favoriser le sentiment d&#8217;appartenance de ses étudiants à son égard? Et les futurs Uqamiens, comment perçoivent-ils leur prochain lieu d&#8217;apprentissage?</p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/un-sentiment-dimportance/">Un sentiment d&#8217;importance</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/fermer-la-porte-sur-le-passe-ouvrir-vers-lavenir/">Fermer la porte sur le passé</a></p>
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		<title>Un sentiment d&#8217;importance</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 18:15:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Contant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Des chandails, des tasses, des balles de golf, des sacs, tous parés du logo de l&#8217;UQAM, trônent fièrement dans un présentoir qui leur est réservé à Coop UQAM. Tout cet attirail sert à favoriser le sentiment d&#8217;appartenance envers l&#8217;université, explique la directrice générale de Coop UQAM, Andrée Moro. L&#8217;UQAM a donc compris qu&#8217;il était à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des chandails, des tasses, des balles de golf, des sacs, tous parés du logo de l&#8217;UQAM, trônent fièrement dans un présentoir qui leur est réservé à <a href="http://www.coopuqam.com/mission.html" target="_blank">Coop UQAM</a>. Tout cet attirail sert à favoriser le sentiment d&#8217;appartenance envers l&#8217;université, explique la directrice générale de Coop UQAM, Andrée Moro. L&#8217;UQAM a donc compris qu&#8217;il était à son avantage de susciter un tel sentiment, surtout chez ses étudiants&#8230;</p>
<div id="attachment_7464" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-7464" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/Articles-promo-300x225.jpg" alt="La gamme d'articles promotionnels de l'UQAM" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">La gamme d&#39;articles promotionnels de l&#39;UQAM</p></div>
<p><span id="more-7394"></span></p>
<p>Denis Morin est professeur agrégé en gestion des ressources humaines et il est affilié à la spécialisation de psychologie industrielle/organisationnelle du département de psychologie à l&#8217;UQAM. Il estime que le sentiment d&#8217;appartenance des étudiants envers leur université peut être très bénéfique pour l&#8217;établissement d&#8217;enseignement. « Il permet [aux étudiants] de développer de meilleures relations professionnelles et personnelles avec les membres de la communauté universitaire, explique-t-il. Par ailleurs, cette fierté à l&#8217;égard de l&#8217;université réduit l&#8217;abandon des études et donne le goût de se surpasser sur le plan de la performance académique. » Christa Japel, psychologue et professeur au département d&#8217;éducation et formation spécialisée à l&#8217;UQAM, abonde en ce sens: « Elle augmente les chances que l&#8217;étudiant persévère dans ses études. »</p>
<p>« Les gens ayant développé un sentiment d&#8217;appartenance envers leur établissement d&#8217;enseignement sont généralement moins portés à le quitter pour aller étudier ailleurs », affirme pour sa part Catherine Amiot, professeur de psychologie à l&#8217;UQAM. Denis Morin ajoute qu&#8217;un étudiant qui s&#8217;identifie beaucoup à son université sera porté à la recommander même après avoir terminé ses études.</p>
<p>Cette fierté est non seulement bénéfique pour l&#8217;institution d&#8217;enseignement, mais elle l&#8217;est aussi pour l&#8217;étudiant. Les trois professeurs uqamiens s&#8217;entendent pour dire que le sentiment d&#8217;appartenance est une importante source de bien-être pour celui qui le développe. La plupart des psychologues le considèrent même comme étant un besoin, « et c&#8217;est l&#8217;un des plus importants », précise Catherine Amiot.</p>
<p>Selon Denis Morin, « il faut que les étudiants développent une fierté, ça va influencer positivement leur estime personnelle. »  Le professeur ajoute que le sentiment d&#8217;appartenance favorise l&#8217;intégration de l&#8217;individu dans son milieu d&#8217;études et l&#8217;encourage à développer un réseau social. « Le fait de se sentir attaché à l&#8217;université contribue directement à une expérience de vie enrichissante », résume M. Morin.</p>
<p><strong>Tout n&#8217;est pas encore joué pour l&#8217;UQAM</strong></p>
<p>La vente d&#8217;articles promotionnels n&#8217;est qu&#8217;un moyen parmi bien d&#8217;autres pour inciter les gens à s&#8217;identifier à leur université. « Le sentiment d&#8217;appartenance se développe par une intégration des étudiants à l&#8217;institution, et cette intégration se passe par les différents services et activités qui leur sont offerts », pense Christa Japel. Elle souligne également l&#8217;importance de la disponibilité des professeurs et du rapport qui les lie à leurs élèves: « L&#8217;étudiant doit sentir qu&#8217;il est important en tant que personne et qu&#8217;il ne représente pas seulement un être anonyme parmi d&#8217;autres. »</p>
<div id="attachment_7471" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-7471 " title="Denis Morin" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/Denis-Morin2-300x258.jpg" alt="Denis Morin" width="300" height="258" /><p class="wp-caption-text">Denis Morin, professeur agrégé au département de gestion des ressources humaines à l&#39;UQAM</p></div>
<p>Denis Morin estime quant à lui que la présence de ressources matérielles et financières dans l&#8217;université est essentielle pour que les gens s&#8217;identifient à leur lieu d&#8217;apprentissage: « Il ne faut pas avoir l&#8217;air d&#8217;une université malade ou pauvre et sans ressources. » Il compare les étudiants à des clients et insiste sur la nécessité de leur offrir un service hors pair, surtout sur le plan de l&#8217;enseignement.</p>
<dl> </dl>
<p>Il croit justement que le manque de ressources financières, combiné aux nombreuses grèves et à sa réputation d&#8217;université populaire, ternit beaucoup l&#8217;image de l&#8217;UQAM. Il est convaincu que plusieurs étudiants uqamiens ont une mauvaise perception de leur lieu d&#8217;apprentissage et que « le Service des communications de l&#8217;UQAM n&#8217;est pas capable de gérer l&#8217;image de l&#8217;université ».</p>
<p>Au contraire, Catherine Amiot et Christa Japel estiment que les Uqamiens s&#8217;identifient de façon généralement positive à leur établissement d&#8217;enseignement. À l&#8217;opposé de Denis Morin, Mme Amiot souligne la fierté de plusieurs étudiants de faire partie d&#8217;une université dite « populaire ».</p>
<p>Christa Japel pense toutefois que l&#8217;université a encore du travail à faire. « L&#8217;UQAM devrait valoriser la section « enseignement » dans la liste de tâches des professeurs afin qu&#8217;ils aient plus de temps à consacrer à leurs élèves, suggère-t-elle. Mais elle préfère encourager la recherche parce que cela rapporte de l&#8217;argent et du prestige, beaucoup plus que l&#8217;appréciation des étudiants. »</p>
<p>Pour Denis Morin, l&#8217;image que projette l&#8217;UQAM en dehors de ses murs est importante puisque le sentiment d&#8217;appartenance peut commencer avant même l&#8217;entrée de l&#8217;individu dans le monde universitaire. « L&#8217;UQAM devrait être le premier choix des étudiants lors de leur inscription à l&#8217;université », affirme-t-il.</p>
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		<title>L&#8217;historien des cailloux</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 17:29:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Contant</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ross Stevenson a deux grandes passions : les roches et l&#8217;Histoire. Il ne semble pas y avoir de liens entre ces deux domaines. Pourtant, M. Stevenson a trouvé la meilleure façon de les combiner : il est devenu géologue.

« La géologie, c&#8217;est l&#8217;Histoire de la planète. Les roches racontent une histoire. » C&#8217;est de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ross Stevenson a deux grandes passions : les roches et l&#8217;Histoire. Il ne semble pas y avoir de liens entre ces deux domaines. Pourtant, M. Stevenson a trouvé la meilleure façon de les combiner : il est devenu géologue.</p>
<div id="attachment_6708" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/ross-stevenson-avec-roches.jpg"><img class="size-medium wp-image-6708" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/ross-stevenson-avec-roches-300x225.jpg" alt="Ross Stevenson présente un échantillon des plus vieilles roches trouvées sur la Terre" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Ross Stevenson présente un échantillon des plus vieilles roches trouvées sur la Terre </p></div>
<p><span id="more-6616"></span></p>
<p>« La géologie, c&#8217;est l&#8217;Histoire de la planète. Les roches racontent une histoire. » C&#8217;est de cette façon que Ross Stevenson explique pourquoi il a choisi de devenir professeur de géologie. Il enseigne cette matière à l&#8217;UQAM depuis 1991. Son intérêt pour l&#8217;évolution de la Terre l&#8217;a amené à se spécialiser dans la géochimie isotopique. Cette branche de la géologie étudie la composition chimique des roches et permet de déterminer leur âge.</p>
<p>Pour bien comprendre l&#8217;Histoire de la Terre, Ross Stevenson étudie plus particulièrement les pierres très anciennes. La découverte, en collaboration avec d&#8217;autres chercheurs, des plus vieilles roches qui ont été trouvées jusqu&#8217;à présent constitue sa plus grande satisfaction. Ces pierres sont âgées d&#8217;environ 3.8 milliards d&#8217;années, mais d&#8217;autres analyses semblent indiquer que certaines d&#8217;entre elles sont encore plus vieilles: elles se seraient formées il y a environ 4.3 milliards d&#8217;années. Selon le professeur Stevenson, il s&#8217;agit probablement d&#8217;un échantillon de la toute première croûte terrestre à avoir existé.</p>
<div id="attachment_6715" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/roches2.jpg"><img class="size-medium wp-image-6715" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/roches2-300x225.jpg" alt="Un échantillon des plus vieilles roches trouvées sur la Terre" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Un échantillon des plus vieilles roches trouvées sur la Terre</p></div>
<p>« Ma satisfaction est d&#8217;avoir contribué à la compréhension de la formation de la Terre », exprime le géologue en parlant de cette découverte. Il souhaite que ses recherches permettent à ses successeurs de prendre la relève et de faire avancer la science.</p>
<p>D&#8217;où vient cette passion pour les cailloux? Le géologue originaire de St-Bruno raconte que c&#8217;est grâce à son père qu&#8217;il a développé cet intérêt. « Mon père a travaillé pour une compagnie qui fabriquait de l&#8217;équipement pour des mines, se souvient-il. Souvent, il est allé accompagner l&#8217;installation du matériel dans les mines et il a toujours rapporté des morceaux de roches pour moi. » Dès l&#8217;âge de six ans, Ross Stevenson s&#8217;est mis à collectionner les minéraux.</p>
<p>Le géologue adore enseigner et son métier lui tient à coeur: « J&#8217;aimerais que les étudiants que je forme [soient en mesure] de faire de bonnes choses. » Il trouve par contre qu&#8217;il n&#8217;a pas assez de temps à leur offrir. « J&#8217;ai parfois des étudiants de deuxième ou troisième cycle qui me cherchent et ne me trouvent pas », déplore-t-il.</p>
<p>À l&#8217;opposé, Jonathan O&#8217;Neil, un ancien élève de M. Stevenson, pense que l&#8217;une des plus grandes qualités de ce professeur est son dévouement envers ses étudiants: « Ross est quelqu&#8217;un de très disponible, qui prend le temps de montrer et réexpliquer tout ce qu&#8217;on ne comprend pas. »</p>
<p>Jonathan a souvent côtoyé le professeur Stevenson au cours de ses études aux premier et deuxième cycles. « J&#8217;ai commencé ma maîtrise avec lui parce qu&#8217;il a été un des meilleurs professeurs que j&#8217;ai eus pendant mon bac », explique-t-il. Il a beaucoup apprécié l&#8217;approche pédagogique de son directeur de maîtrise: « Il ne nous prend pas pour des idiots, mais il ne s&#8217;attend pas non plus à ce qu&#8217;on sache tout. »</p>
<p>Jonathan O&#8217;Neil a également collaboré avec le géologue dans le cadre de son doctorat, qui portait en partie sur les fameuses roches anciennes. Il est d&#8217;ailleurs celui qui a découvert que certaines de ces pierres étaient probablement âgées de 4.3 milliards d&#8217;années.</p>
<p>André Poirier a lui aussi eu Ross Stevenson comme enseignant au baccalauréat. « Il parlait assez mal le français », se souvient-il. M. Poirier est membre du <a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-admin/post.php?action=edit&amp;post=6616&amp;message=4" target="_blank">GEOTOP</a>, tout comme le professeur Stevenson. Ils ont quelquefois travaillé ensemble. André Poirier décrit le géologue comme étant une personne agréable et posée. « Je ne l&#8217;ai jamais vu fâché! » déclare-t-il.</p>
<p>Ross Stevenson se considère comme une personne plutôt timide, ce que confirment Jonathan O&#8217;Neil et André Poirier. Pourtant, ce dernier raconte que le jour de ses cinquante ans, le professeur de géologie s&#8217;est présenté au travail&#8230; vêtu d&#8217;un kilt! Selon M. Poirier, cela s&#8217;explique par les origines écossaises du géologue.</p>
<p>M. Stevenson affirme être très passionné par son métier: « Je n&#8217;arrête jamais d&#8217;être géologue. » À la campagne comme en voyage, il porte toujours son attention sur les roches qui l&#8217;entourent.</p>
<p>Quand on lui demande s&#8217;il projette de prendre sa retraite bientôt, le géologue de cinquante ans s&#8217;empresse de répondre par la négative. « Non! Dans au moins quinze ans! », déclare-il en riant.</p>
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		<title>Quand les étudiants font face à la justice</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 17:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Contant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Manifestations, problèmes familiaux, conflit avec l&#8217;assurance automobile&#8230; Il existe une multitude de situations dans lesquelles un étudiant pourrait avoir besoin des services ou des conseils d&#8217;un avocat. Toutefois, selon le Réseau juridique du Québec, un avocat québécois demande habituellement entre 75$ et 300$ de l&#8217;heure pour ses services. Un étudiant a-t-il les moyens de se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5944" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/caroline-marion1.jpg"><img class="size-medium wp-image-5944 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/caroline-marion1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Caroline Marion, de la Clinique juridique de l&#39;UQAM</p></div>
<p>Manifestations, problèmes familiaux, conflit avec l&#8217;assurance automobile&#8230; Il existe une multitude de situations dans lesquelles un étudiant pourrait avoir besoin des services ou des conseils d&#8217;un avocat. Toutefois, selon le Réseau juridique du Québec, un avocat québécois demande habituellement entre 75$ et 300$ de l&#8217;heure pour ses services. Un étudiant a-t-il les moyens de se faire défendre devant la justice?</p>
<p><span id="more-5861"></span></p>
<p>Youri Couture, étudiant à l&#8217;UQAM, fait face à deux procès criminels. Dans le premier, on l&#8217;accuse de méfait de 3000$ et moins. Dans le second, des accusations de méfait de 5000$ et plus, de voie de fait et de trouble de la paix publique pèsent contre lui. En 2008 et en 2009, Youri et quelques-uns de ses collègues ont occupé un pavillon de l&#8217;UQAM dans un mouvement de revendication. C&#8217;est ce qui a valu à Youri ses démêlés avec la justice.</p>
<p>« J&#8217;ai vraiment un très faible revenu », affirme-t-il. Il lui aurait été impossible de payer un avocat. Il a donc fait appel à l&#8217;aide juridique, un service qui permet aux gens à faible revenu d&#8217;avoir recours à un avocat gratuitement ou à peu de frais. Elle existe depuis 1972, année où a été adopté la <em><a href="http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;file=/A_14/A14.HTM" target="_blank">Loi sur l&#8217;aide juridique</a></em><em> </em>par le gouvernement du Québec.</p>
<p>« Le point positif [avec l'aide juridique], c&#8217;est qu&#8217;il ne semble pas y avoir de limite aux dossiers que l&#8217;on accumule, explique Youri. Quand on l&#8217;obtient, c&#8217;est un stress en moins. »</p>
<p>Ce ne sont toutefois pas tous les étudiants qui ont la chance de bénéficier de l&#8217;aide juridique. Pour être admissible sans avoir à payer une contribution, une personne seule doit avoir un revenu annuel de moins de 12 149$. Or, selon une étude réalisée en 2006 par la Fédération étudiante universitaire du Québec, le revenu annuel moyen des étudiants aux cycles supérieurs est de 19 000$. 24% d&#8217;entre eux gagnent moins de 12 000$ par année. Cela signifie que seulement le quart des étudiants aux cycles supérieurs peuvent bénéficier de l&#8217;aide juridique gratuite.</p>
<p>Me Caroline Marion est notaire et travaille à la <a href="http://www.cliniquejuridique.uqam.ca/" target="_blank">Clinique juridique de l&#8217;UQAM</a>. Elle est persuadée que l&#8217;aide juridique n&#8217;est pas assez accessible à l&#8217;ensemble de la population. Me Marion n&#8217;est pas du tout d&#8217;accord avec le barème de revenus qui a été choisi par le gouvernement pour déterminer l&#8217;accès gratuit à un avocat: « C&#8217;est tellement bas que c&#8217;en est ridicule! Ça ne représente presque personne!»</p>
<p>Selon elle, même les étudiants sont touchés par le manque d&#8217;accès à l&#8217;aide juridique. « Quand un étudiant est payé plus que le salaire minimum, il dépasse vite le revenu maximum requis », souligne-t-elle.</p>
<p>Pour l&#8217;avocate Monique Jarry, de la <a href="http://www.csj.qc.ca/SiteComm/W2007Francais/Main_fr_v3.asp" target="_blank">Commission des services juridiques</a>, il n&#8217;existe pas vraiment de problème sur le plan de l&#8217;admissibilité à l&#8217;aide juridique. « Au Québec, précise-t-elle, on a une des meilleures couvertures au Canada. » Elle admet qu&#8217;il y a toujours place à l&#8217;amélioration, mais que le gouvernement n&#8217;a pas le budget nécessaire pour que ce service soit offert à tout le monde.</p>
<p>Me Jarry insiste toutefois sur le volet contributif de l&#8217;aide juridique. « Ça vaut vraiment la peine », croit-elle. Elle explique que certaines personnes ayant un revenu trop élevé pour bénéficier gratuitement des services d&#8217;un avocat peuvent recevoir de l&#8217;aide en payant une contribution de 800$ ou moins. Selon l&#8217;avocate, trop peu de gens se tournent vers cette option.</p>
<p>« Le volet contributif est trop cher par rapport au salaire maximum exigé pour pouvoir en bénéficier », estime quant à elle Lise Ferland, porte-parole de la <a href="http://www.servicesjuridiques.org/coalition/html/lacoalition.html" target="_blank">Coalition pour l&#8217;accès à l&#8217;aide juridique</a>. Elle raconte aussi que plusieurs personnes n&#8217;ont pas accès à cette option, car pour être admissible, il faut un revenu annuel de moins de 17 313$ pour une personne seule. Même avec le volet contributif, la moyenne des étudiants aux cycles supérieurs ne peut bénéficier de l&#8217;aide juridique.</p>
<p>Le revenu n&#8217;est pas le seul critère d&#8217;admissibilité. Le problème juridique du demandeur doit aussi se trouver dans la liste des services couverts.</p>
<p>Me Marion soutient que l&#8217;aide juridique ne couvre pas assez de services. De son côté, Monique Jarry explique qu&#8217;elle s&#8217;applique seulement aux situations critiques où la sécurité physique ou psychologique de la personne est en jeu.</p>
<p>Néanmoins, Lise Ferland estime que le plus gros problème se trouve sur le plan du seuil de revenu maximal. « 12 149$, ça équivaut à seulement 65% du salaire minimum si on calcule avec des semaines de 40h, indique-t-elle. La Coalition pour l&#8217;accès à l&#8217;aide juridique veut que le barème soit aligné sur le salaire minimum. »</p>
<p>Jean-Pierre Villaggi, professeur spécialisé en droit social à l&#8217;UQAM, est d&#8217;accord avec Me Ferland. Il affirme qu&#8217;il est difficile de se payer un avocat, même pour une personne ayant un bon revenu. « La première étape [pour une meilleure accessibilité] serait de rendre le barème plus souple, soutient-il. La deuxième serait de couvrir plus de services. » Comme troisième étape, M. Villaggi suggère de créer des critères qui tiendraient compte du montant de la poursuite.</p>
<div id="attachment_6050" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lise-ferland-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-6050" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lise-ferland-2-300x225.jpg" alt="Lise Ferland, porte-parole pour la Coalition pour l'accès à l'aide juridique" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Lise Ferland, porte-parole de la Coalition pour l&#39;accès à l&#39;aide juridique</p></div>
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