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	<title>Journal (I) Média &#187; Estelle Côté-Sroka</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Féministe de génération en génération</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 18:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est en 1969, à Cuba, que la professeure associée du Département des sciences biologiques de l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), Karen Messing, a attrapé la fièvre féministe. Sa mère et sa grand-mère étaient féministes, mais ironiquement c&#8217;est une rencontre avec un jeune homme cubain, beau et lui-même féministe, qui l&#8217;a convaincue de se rallier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est en 1969, à Cuba, que la professeure associée du Département des sciences biologiques de l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), Karen Messing, a attrapé la fièvre féministe. Sa mère et sa grand-mère étaient féministes, mais ironiquement c&#8217;est une rencontre avec un jeune homme cubain, beau et lui-même féministe, qui l&#8217;a convaincue de se rallier à la cause. «À l&#8217;époque, je n&#8217;aurais pas accepté ça d&#8217;une femme, mais que lui m&#8217;explique le féminisme ça a bien passé&#8230; surtout parce qu&#8217;il était très très beau.» Pendant sa carrière, Mme Messing a su jumeler cette cause sociale à l&#8217;ergonomie, une science biologique.</p>
<p><span id="more-8338"></span><br />
Karen Messing a été professeure à l&#8217;UQAM de 1976 à 2008. C’est à cause d’un protocole d’entente entre l’Université et les centrales syndicales qu’elle s’est intéressée à l’ergonomie, une spécialisation qu’elle a complétée pendant sa carrière. Mme Messing allait fréquemment rencontrer les travailleurs pour leur expliquer les différents dangers du travail. Un concours de circonstances l’a menée à s’intéresser plus particulièrement au domaine hospitalier.</p>
<p>À l&#8217;époque, les hôpitaux voulaient changer la dénomination «travail ménager &#8211; entretien femmes» et «travail ménager &#8211; entretien hommes» pour «travaux légers» et «travaux lourds», tout en rendant le salaire des femmes équivalent à celui des hommes. Mme Messing a été invitée à rencontrer les travailleurs. «L&#8217;objectif était d&#8217;alimenter les discussions au niveau syndical quant à l&#8217;égalité et la place des femmes.»</p>
<p>Les capacités des hommes étaient surestimées. «On nous traite comme des taureaux et on ambitionne sur nos qualités d&#8217;hommes», disaient-ils, selon Mme Messing. Si un patient avait des problèmes, les employés de sexe masculin de l’entretien ménager étaient appelés. Quant à elles, les femmes se plaignaient de «torcher les toilettes». «Il semblait que leur travail léger était plus lourd que le travail lourd. J&#8217;étais fascinée scientifiquement, car comment peut-on qualifier un travail de lourd ou de léger? Pourquoi un type de travail sera plus fort que l&#8217;autre?»</p>
<p>«Un travail est qualifié de lourd parce que tu manipules des charges lourdes, mais comment calcule-t-on cela? Est-ce que lever 10 kilogrammes une fois est plus demandant que lever 10 fois 1 kilogramme?» Finalement, les femmes qui lèvent des charges moins lourdes plusieurs fois effectuent un travail plus difficile que les hommes qui ne font que lever une charge lourde une fois de temps en temps.</p>
<p>Des recherches dans le domaine ont démontré que le problème était ergonomique.</p>
<p>Pour réduire les inégalités de tâches, les travaux d&#8217;entretien ménager légers et lourds ont été fusionnés, et ce, grâce aux études auxquelles Mme Messing a collaboré. «Or, maintenant, beaucoup moins de femmes occupent ces postes-là. C&#8217;est aberrant, car c&#8217;est un travail typiquement féminin.» Mme Messing croit qu&#8217;en fusionnant les emplois, on a oublié de les adapter aux conditions spécifiques des femmes.</p>
<p>Officiellement, il n&#8217;y a plus de division de tâches, mais selon Karen Messing, elle persiste. «Il y a une hostilité entre les deux sexes», affirme-t-elle, parce que les hommes et les femmes ne conçoivent pas le nettoyage de la même manière. Par exemple, les femmes sont conscientes que si elles ne nettoient pas les toilettes, les patients vont être contaminés par des bactéries. La citation préférée de Mme Messing pour expliquer cette situation lui vient d&#8217;un homme, qui lui a déclaré en 2009: «Mais je ne lave pas les toilettes chez moi, alors pourquoi je le ferais au travail?» Officieusement, les femmes de l’entretien ménager dans le domaine hospitalier passent 260% plus de temps à nettoyer les salles de bains que les hommes.</p>
<p><strong>L&#8217;équipe Invisible qui fait mal </strong></p>
<p><strong> </strong>Karen Messing a dirigé l&#8217;Invisible qui fait mal pendant 15 ans. Afin d’étudier les risques spécifiques pour les femmes en matière de santé et de sécurité au travail,«le groupe se penche sur l’ergonomie et les aspects juridiques qui empêchent les femmes de modifier leurs conditions de travail». Par exemple, les femmes ont beaucoup plus de difficulté que les hommes à se faire compenser financièrement par la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) pour un trouble musculo-squelettiques. «Les risques auxquels sont soumises les femmes sont moins visibles. À contrario, un homme qui monte sur un échafaudage, ou qui soulève une charge importante, court un risque visible de se blesser.»</p>
<p>L&#8217;équipe a réussi à faire reconnaître ces risques au niveau syndical. «La CSST, quant à elle, se sent guettée.»</p>
<p><strong>Fierté particulière</strong></p>
<p>Mme Messing est toujours contente lorsque son travail et sa collaboration apportent des changements concrets.<br />
Dans l’industrie hôtelière, les préposées aux chambres avaient des problèmes musculo-squelettiques. «Au fil des ans, de plus en plus de «gugusses» ont fait leur apparition dans les chambres d&#8217;hôtel. Le travail est devenu plus dur, sans que la charge en soit diminuée.»</p>
<p>Après deux étés de grèves dans le secteur hôtelier, avec l’appui de spécialistes comme Karen Messing, le nombre de chambres à nettoyer par employé a  fini par diminuer.</p>
<p><strong>Une carrière couronnée</strong></p>
<p>Mme Messing a reçu en 2009, avec cinq autres femmes, le Prix du Gouverneur général du Canada pour commémorer l&#8217;affaire «personne», un important épisode de l&#8217;histoire des femmes au Canada. En 1929, cinq combattantes ont obtenu gain de cause et ont rendu les femmes admissibles au Sénat. La distinction souligne donc le travail de personnes qui ont fait avancer les droits des femmes.</p>
<p>Sa première réaction? «Mais ce n&#8217;est pas fini, qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils ont a me donner une médaille? Les caissières travaillent encore debout!»</p>
<p>Mais, la cérémonie protocolaire et la médaille ont valu le coup. Les larmes aux yeux, Karen Messing se rappelle comment sa petite fille de 8 ans, Samaia, était impressionnée de voir sa grand-maman marcher sur le tapis rouge pour recevoir cette médaille. «C’est très touchant. C’est une fille merveilleuse qui fera de grandes choses et il fallait qu’elle me voit.»</p>
<p>Ses deux nièces, de jeunes Américaines noires de 13 et 14 ans,étaient également présentes à la cérémonie. Elles ont pu parler avec la gouverneure générale, Michaëlle Jean. Une rencontre significative, selon Mme Messing, preuve que les femmes peuvent faire beaucoup.</p>
<p>Mme Messing a transmis son héritage féministe. Pour occuper sa retraite déjà largement meublée, elle prépare un livre sur le travail des femmes, en particulier les caissières, et le respect. Mais «le vélo, la natation, le ski, la course et les petits» demeurent sa priorité.</p>
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		<title>Défi 101: Enseigner à enseigner!</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 18:27:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le bureau de Philippe R. Richard, professeur de didactique des mathématiques à l&#8217;Université de Montréal (UdeM), les résultats désastreux des étudiants en didactique des mathématiques font l&#8217;objet d&#8217;une discussion si enflammée qu&#8217;elle réveille les livres. L&#8217;auxiliaire d&#8217;enseignement, Michèle Tessier-Baillargeon, est responsable de la correction d&#8217;examens des groupes de M. Richard. Suite aux faibles résultats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le bureau de Philippe R. Richard, professeur de didactique des mathématiques à l&#8217;Université de Montréal (UdeM), les résultats désastreux des étudiants en didactique des mathématiques font l&#8217;objet d&#8217;une discussion si enflammée qu&#8217;elle réveille les livres. L&#8217;auxiliaire d&#8217;enseignement, Michèle Tessier-Baillargeon, est responsable de la correction d&#8217;examens des groupes de M. Richard. Suite aux faibles résultats d&#8217;un des groupes, elle conclut «que c&#8217;est un groupe qui est à l&#8217;Université pour avoir son diplôme, point à la ligne». Ces deux amoureux des didactiques de mathématiques constatent qu&#8217;une bonne partie de leurs étudiants accorde peu d&#8217;importance aux connaissances. À l&#8217;UdeM, comme à l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), les enseignants de didactique des mathématiques se butent à de nombreux obstacles pour réussir à faire de leurs élèves de futurs enseignants.</p>
<div id="attachment_7736" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-7736" title="Philippe R. Richard et Michèle Tessier-Baillargeon" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/Ph-et-Mich-300x225.jpg" alt="Philippe R. Richard et Michèle Tessier-Baillargeon discutent des résultats d'examen des élèves qui suivent un cours de didactique des mathématiques. Photo: Estelle Côté-Sroka." width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Philippe R. Richard et Michèle Tessier-Baillargeon discutent des résultats d&#39;examen des élèves qui suivent un cours de didactique des mathématiques. Photo: Estelle Côté-Sroka.</p></div>
<p><span id="more-7716"></span></p>
<p><strong>Du prêt-à-porter</strong></p>
<p>«L&#8217;ambiance de mes cours ressemble à celle d&#8217;une salle d&#8217;attente», clame Philippe R. Richard qui enseigne au baccalauréat en enseignement des mathématiques au secondaire. «La majorité des étudiants n&#8217;assistent pas à leurs cours, tandis que d&#8217;autres sont incapables de rester assis pendant trois heures. J&#8217;ai même vu quelqu&#8217;un jouer au <em>Rubicube</em> dans mon cours! La culture de l&#8217;effort n&#8217;existe pas dans notre société», ajoute vivement ce professeur exaspéré.</p>
<p>Michèle Tessier-Baillargeon, elle-même étudiante à la maîtrise en didactique des mathématiques au niveau secondaire, explique que les étudiants «ne sont pas intéressés par la matière, parce qu&#8217;ils veulent du concret, de la pratique et de la mise en application. Du prêt-à-porter!» Or, les cours de didactiques sont prévus pour analyser les difficultés des mathématiques. «Par exemple, on va développer une réflexion sur la géométrie en tant qu&#8217;enjeu. Il n&#8217;y a pas de recette miracle», s&#8217;exclame M. Richard. «Les gens pensent que quand tu enseignes le Théorème de Pythagore, tu écris la formule au tableau, tu donnes un exemple, tu donnes un exercice et tu le corriges», raconte Mme Tessier-Baillargeon. «Ce type d&#8217;enseignement est prescriptif, mais ce n&#8217;est pas ce que nous faisons, même si c&#8217;est ce que les élèves voudraient», précise celle qui rêve de devenir professeure de didactique des mathématiques à l&#8217;Université.</p>
<p>Les cours de didactique sont pris entre la pratique et la théorie. Les élèves y apprennent la science de l&#8217;enseignement. Ils sont plongés dans une situation réelle (entre la didactique, le professeur et le rôle d&#8217;étudiant) et dans une relation simulée (entre un élève qui n&#8217;existe pas, les mathématiques et l&#8217;enseignant qu&#8217;ils sont devenus), explique M. Richard. «C&#8217;est mélangeant pour les étudiants, car ils sont pris entre deux rôles: ils sont en situation d&#8217;apprentissage et ils endossent également le rôle du professeur», raconte Mme Tessier-Baillargeon.</p>
<p>«Depuis que les élèves fréquentent le système d&#8217;éducation, ils ont été habitués  à développer une relation scolaire avec le savoir, mais maintenant doivent développer une relation professionnelle, indique Philippe R. Richard. Pour certains étudiants, cela cause problème, car il y a rupture avec ce qui a été assimilé. Ils doivent remettre en question leurs réflexes face à l&#8217;apprentissage.»</p>
<p>Pour s&#8217;assurer que les élèves développent une culture des mathématiques, Philippe R. Richard a mis quelques trucs au point. Cette session, il a imposé une lecture qu&#8217;il a évalué aux examens. «Malheureusement, je suis obligé de poser des questions sur la compréhension du livre pour m&#8217;assurer qu&#8217;il a été lu», se désole M. Richard.</p>
<p>À la session d&#8217;hiver 2010, M. Richard a choisi volontairement d&#8217;enseigner à cette classe qui éprouve des difficultés. Il s&#8217;acharne à vouloir leur démontrer que l&#8217;enseignement représente bien plus que de la gestion de classe. «Il faut aimer et connaître sa matière», confirme Philippe Jonnaert, professeur de didactiques des mathématiques à l&#8217;UQAM.</p>
<p><strong>Une difficulté supplémentaire pour enseigner à enseigner au préscolaire et au primaire</strong></p>
<p>Dans une classe de l&#8217;UQAM, des étudiants universitaires s&#8217;adonnent au bricolage. Ils dessinent des quadrilatères, ils façonnent des cubes et dans un examen, ils répondront à la question«Quelle est la propriété d&#8217;un triangle rectangle?». Réponse: un angle droit! Plusieurs d&#8217;entre eux ne comprennent pas l&#8217;utilité de ces activités réalisées dans leur cours de didactique des mathématiques.</p>
<p>M. Jonnaert enseigne à des élèves inscrits dans des programmes universitaires destinés à former des professeurs généralistes au préscolaire et primaire. Avant de s&#8217;attaquer aux enjeux des mathématiques, il doit faire une révision en profondeur des notions de base. «La plupart de mes élèves ont aussi une appréhension face aux mathématiques, il faut donc réussir à les réconcilier avec la matière», ajoute M. Jonnaert.</p>
<p>«La plupart des élèves inscrits dans ces programmes n&#8217;ont pas fait de mathématiques depuis des années», explique M. Richard. Les programmes d&#8217;enseignements au pré-scolaire et au primaire ne nécessitent pas de préalables particuliers. À l&#8217;UdeM, les étudiants sont toutefois soumis à un test d&#8217;entrée, dont le niveau de difficulté des mathématiques n&#8217;excède pas la troisième année du secondaire. «Près de 85% des élèves échouent à ce test», confie Philippe R. Richard. Selon lui, il est donc normal de faire une révision de la matière. À l&#8217;UdeM, un cours de mise à niveau est prévu pour le rattrapage.</p>
<p><strong>Les stages à la rescousse!</strong></p>
<p>M. Jonnaert indique qu&#8217;il «faut mettre l&#8217;élève en situation d&#8217;enseignement le plus rapidement possible pour qu&#8217;il apprenne à enseigner». C&#8217;est par les stages que les étudiants apprendront à jongler avec les enjeux des mathématiques, confirme Michèle Tessier-Baillargeon.</p>
<p>Par contre, «tous les efforts des professeurs de didactique s&#8217;effacent lorsqu&#8217;un élève revient de son stage avec des trucs et des ficelles», souligne M. Jonnaert. Plusieurs professeurs donnent de mauvais exemples à leurs stagiaires. M. Jonnaert raconte que certains stagiaires donnent comme travail à leurs élèves le calcul de plusieurs colonnes de chiffres, sans contextualisation. «Avec un enseignement décontextualisé, qu&#8217;ils soient au primaire ou au secondaire, n&#8217;apprennent pas, ils développent des automatismes», explique Philippe Jonnaert. Pour s&#8217;assurer de l&#8217;apprentissage, les professeurs doivent intégrer les chiffres à un contexte ou une histoire. Un simple chiffre ne signifie rien de particulier.</p>
<p>Selon Mme Tessier-Baillargeon, l&#8217;évaluation des stages devrait être plus sévère. L&#8217;auxiliaire croit que les futurs enseignants sont rarement porteurs d&#8217;une culture du savoir, comme ils devraient l&#8217;être.</p>
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		<title>L&#8217;année 2005: une mobilisation mémorable</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 17:53:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2005, 200 000 étudiants québécois ont tenu une grève pendant plus de 50 jours. Même des associations étudiantes traditionnellement opposées aux grèves, comme les HEC ou l’association des étudiants de l’école des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), se sont jointes au mouvement. L’enjeu? Le remboursement des 103 millions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2005, 200 000 étudiants québécois ont tenu une grève pendant plus de 50 jours. Même des associations étudiantes traditionnellement opposées aux grèves, comme les HEC ou l’association des étudiants de l’école des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), se sont jointes au mouvement. L’enjeu? Le remboursement des 103 millions de dollars éliminés du budget de l’aide financière aux études et bien plus. Le système d’éducation était menacé.</p>
<p>À la fin de l’hiver 2005, alors que les Montréalais étaient sortis sur les terrasses pour boire leur premier café ou bière à l’extérieur, des centaines d’étudiants en science politique de l’UQAM sont soudainement sortis dans la rue pour manifester, et ce, sans aucun permis ni aucune organisation. Les spectateurs paisiblement assis, profitant de l’air printanier, ont spontanément applaudi les grévistes. Ils venaient de reconduire la grève.</p>
<p>Ce débrayage non planifié a particulièrement marqué l’étudiant à la maîtrise en sociologie, Edouard Malpica. Il a ressenti un sentiment jamais égalé au cours de ses études universitaires. «Tu cesses d’être une personne, tu deviens une partie d’un tout et tu as vraiment l’impression de faire quelque chose.» Anciennement étudiant en science politique, Edouardo Malpica, se souvient avec nostalgie de cette année où toute la population uquamienne a été mobilisée pour une seule cause.</p>
<p>En 2005, «les gens allaient aux assemblées générales, car on sentait réellement qu’on ne pourrait pas obtenir de modifications au niveau de l’éducation, sans changement de société». La question pécuniaire semble également influencer la participation des étudiants au mouvement étudiant, selon M. Malpica. «Quand ça te frappe dans le portefeuille, ça te fait réagir!» lance-t-il.</p>
<p>Les étudiants sont sortis gagnants de cette aventure, mais «ils sont toutefois retournés à reculons, à genoux, à l’UQAM», croit Edouardo Malpica. Depuis, l’étudiant observe que la popularité de la vie associative étudiante a diminué.</p>
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		<title>Où sont passés les étudiants?</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 17:51:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Une table, des chaises, des étudiants qui prennent de l’avance dans leurs travaux, un isoloir vide : voilà un aperçu du dernier référendum de l’Association facultaires des étudiants en lettres et communications (AFELC) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «Par manque de participation des électeurs et de candidatures pour les postes rémunérés de scrutateurs, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une table, des chaises, des étudiants qui prennent de l’avance dans leurs travaux, un isoloir vide : voilà un aperçu du dernier référendum de l’Association facultaires des étudiants en lettres et communications (AFELC) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «Par manque de participation des électeurs et de candidatures pour les postes rémunérés de scrutateurs, il n’y a eu qu’un seul bureau de vote d’ouvert», raconte le scrutateur Gabriel Sauvé. Le manque d&#8217;intérêt des étudiants pour la vie associative étudiante est une situation généralisée, qui est vécue différemment au sein des associations facultaires de l’UQAM.</p>
<p><span id="more-8307"></span></p>
<p>L’implication étudiante demande du temps et beaucoup de disponibilités. Cette réalité ne se conjugue pas toujours bien avec les études, les travaux d’équipes et les emplois des étudiants. «Cela nécessite également une implication à long terme», précise la coordonnatrice aux affaires externes de l’Association facultaire des étudiants en arts (AFÉA), Stéphanie Bernier.</p>
<p><strong>Déplacement de l’intérêt</strong></p>
<p>Stéphanie Bernier et le coordonnateur général de l’Association facultaire des étudiants en science politique et droit (AFESPED), Renaud Poirier St-Pierre, remarquent que les étudiants sont plus impliqués au niveau de leurs associations modulaires. Celles-ci sont plus proches de leurs membres et s’occupent de la vie étudiante.</p>
<p>Pour M. Poirier St-Pierre, les associations facultaires sont de simples «machines à redistribuer». Le secrétaire à l’interne et membre de l’exécutif de l’association facultaire des étudiants en sciences humaines (AFESH), François Desrochers, croit plutôt qu&#8217;elles ont un sens politique.</p>
<p>De son côté, M. Desrochers observe un transfert de l’intérêt vers des causes plus concrètes. «Il y a un déplacement de la mobilisation vers les groupes affinitaires, comme le Groupe de recherche d’intérêt public (GRIP) ou le Comité anti-capitaliste de l’UQAM», note-t-il. Par exemple, «les étudiants vont militer pour obtenir quelque chose rapidement, comme un jardin communautaire». Pendant que certains font pousser leurs patates, les militants de l’AFESH se battent pour des enjeux politiques à long terme, dont on ne voit pas rapidement les résultats.</p>
<p>Attirer les étudiants avec un café? Un chausson avec ça?</p>
<p>Certaines associations facultaires doivent faire des pieds et des mains&#8230; et même du café pour attirer les étudiants aux assemblées facultaires. Lorsque le café a été offert aux étudiants, l’AFÉA a obtenu quorum, s’exclame Stéphanie Bernier. «C’est toutefois une méthode qui demande trop de logistique pour qu’elle soit retenue pour chacune des assemblées», précise Mme Bernier. François Desrochers s’oppose à cette stratégie. «Le syndicat étudiant n’a pas comme objectif d’offrir des services. Donner du café va à l’encontre du principe même du mouvement social», lance le secrétaire à l&#8217;interne de l&#8217;AFESH.</p>
<p>À l’AFESH, le comité de mobilisation produit des documents d’information pour éclairer les étudiants sur les enjeux en cours. Il est responsable d’inciter les gens à participer au sein de l’Association.</p>
<p>«Quant à l&#8217;AFESPED, elle a pris d’assaut le WEB 2.0, raconte fièrement Renaud Poirier St-Pierre. L’AFESPED fait moins de tournées de classes, mais nous rejoignons et consultons nos membres via les réseaux sociaux, comme Facebook, Twitter et les blogues.»</p>
<p><strong>Le quorum</strong></p>
<p>Pour faciliter leur fonctionnement, les associations étudiantes ont un quorum peu élevé qui leur permet de tenir une assemblée générale. Le quorum équivaut à 1% des membres pour l&#8217;AFÉA et l&#8217;AFESH. Les associations requièrent donc respectivement la présence de 40 et 47 membres pour qu’une assemblée ait lieu.</p>
<p>Or, bien souvent, ce symbolique 1% n’est même pas atteint. «Une assemblée générale, ça fait peur aux gens, car c’est procédural», observe Mme Bernier, qui est également représentante des étudiants au Conseil d’administration de l’UQAM.</p>
<p>L’AFESH et l’AFÉA se sont munies d’un quorum moral pour pouvoir mener à terme leurs assemblées générales, même si le 1% requis n&#8217;est pas. «À l’AFÉA, si personne ne demande à compter le nombre de personnes présentes, l’assemblée est ouverte», explique Stéphanie Bernier. Pour l’AFÉA, ce système ne pose aucun problème de légitimité. «Toutefois, nous planifions adopter le même type de quorum moral que l’AFESH.» Une assemblée de l’AFESH qui n’a pas quorum peut proposer la tenue d’une assemblée à quorum moral la semaine suivante.</p>
<p><strong>La grève réveille les esprits</strong></p>
<p>Pendant l’année 2005, un nombre record d’étudiants québécois se sont mobilisés pour une grève de près de 50 jours. Depuis, le mouvement s’est apaisé et n’attire pas les foules. François Desrochers, de l’AFESH, ajoute un bémol : «On a quand même eu trois grèves en quatre sessions, donc le potentiel de mobilisation est présent.»</p>
<p>Les étudiants se mobilisent davantage lorsque le mot «grève» surgit. «La grève fait peur, car elle peut avoir une incidence sur le déroulement de la session», explique Stéphanie Bernier. Du côté de l’AFESPED, Renaud Poirier St-Pierre note que «la grève emmène plus de monde aux assemblées, mais elle n’amène pas nécessairement plus de gens mobilisés».</p>
<p>François Desrochers croit que la situation ne s’est pas détériorée et qu’elle suit sont cycle normal. «La grève permet de mettre à jour une lutte qui est latente, car avant de provoquer une grève, nous aurons déjà fait des pétitions, des manifestations et d’autres démarches pour appuyer nos revendications.»</p>
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		<title>La FEUQ et la FECQ unis pour les bourses aux étudiants</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 18:06:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Une trentaine de membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont manifesté le 9 novembre au Métro Mont-Royal pour exprimer leur mécontentement au gouvernement de Stephen Harper, qui a gelé 115 millions de dollars en bourses.

La Fondation canadienne des bourses du millénaire (FCBM) arrive [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une trentaine de membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont manifesté le 9 novembre au Métro Mont-Royal pour exprimer leur mécontentement au gouvernement de Stephen Harper, qui a gelé 115 millions de dollars en bourses.</p>
<p><span id="more-7428"></span></p>
<p>La Fondation canadienne des bourses du millénaire (FCBM) arrive à terme le 5  janvier 2010 et sera remplacée par un nouveau programme canadien de bourses. Cette initiative rendra 507 millions de dollars disponibles pour les étudiants canadiens annuellement. Québec a l&#8217;habitude de se retirer du programme canadien de bourses et d&#8217;administrer la somme qui lui revient selon ses propres critère, rappelle le président de la FECQ, Xavier Lefebre Boucher. Une entente a été signée entre la FCBM, les fédérations étudiantes et les deux paliers de gouvernement pour accorder environ 70 millions de dollars par année au gouvernement du Québec pour subventionner l&#8217;aide financière aux études jusqu&#8217;à la fin de la FCBM. L&#8217;accord n&#8217;a pas été renouvelé et la part de la province dans le nouveau projet canadien, chiffrée à 115 millions, est inaccessible.</p>
<p>Le gouvernement conservateur justifie le gel d&#8217;argent en disant que les deux programmes ne sont pas identiques, relate le Président de la FEUQ. Ainsi, la fin des bourses du millénaire n&#8217;obligerait pas le gouvernement à continuer  le versement des sommes par le biais d&#8217;un second programme. «Les programmes sont effectivement différents, mais les objectifs qui sont fixés par le programme d&#8217;aide financière correspondent à la réalité des étudiants québécois», renchérit Jean Grégoire.</p>
<p>Xavier Lefebre Boucher se désole des excuses que se donne le gouvernement Harper pour geler les sommes dues à Québec. «Les conservateurs nous disent qu&#8217;ils doivent faire des calculs et des comparaisons entre les deux programmes. Pourtant, l&#8217;éducation est prévue comme une compétence provinciale par le droit constitutionnel canadien!» Selon M. Lefebre Boucher, le gouvernement canadien tente de rétablir l&#8217;équilibre budgétaire en conservant les 115 millions.</p>
<p>Jusqu&#8217;au 5 janvier, la FEUQ et la FECQ seront patients, a confié Xavier Lefebre Boucher. Après la date butoir, d&#8217;autres moyens de pressions pourraient être mis de l&#8217;avant, assure Jean Grégoire. Le gouvernement du Québec a déjà signifié son appui aux revendications des étudiants.</p>
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		<title>Pierre-Marc Johnson lié au secret professionnel</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 17:26:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[La récente conférence de l&#8217;ancien premier ministre du Québec, Pierre-Marc Johnson, sur l&#8217;accord de libre-échange entre le Canada et l&#8217;Union européenne (UE) a été écourtée d&#8217;une heure en raison d&#8217;un horaire chargé. Le nouveau négociateur en chef du Québec pour ce dossier a fait renaître sa langue de bois d&#8217;ex-politicien, dans une rencontre qui aurait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La récente conférence de l&#8217;ancien premier ministre du Québec, Pierre-Marc Johnson, sur l&#8217;accord de libre-échange entre le Canada et l&#8217;Union européenne (UE) a été écourtée d&#8217;une heure en raison d&#8217;un horaire chargé. Le nouveau négociateur en chef du Québec pour ce dossier a fait renaître sa langue de bois d&#8217;ex-politicien, dans une rencontre qui aurait sans doute mérité plus de profondeur.</p>
<div id="attachment_6904" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pm-johnson1-finale.jpg"><img class="size-medium wp-image-6904" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pm-johnson1-finale.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite: Christian Deblock, le directeur de l&#39;Institut d&#39;études internationales de Montréal, Dorval Brunelle et Pierre-Marc Johnson. Photo: Estelle Côté-Sroka.</p></div>
<p><span id="more-6633"></span></p>
<p><strong>L&#8217;ALENA fait partie du passé</strong></p>
<p>La dynamique économique actuelle place le modèle de l&#8217;Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en «état d&#8217;essoufflement» selon M. Johnson. Le conseiller principal du Québec souligne que depuis le 11 septembre 2001, le Canada vit des problèmes frontaliers majeurs avec les États-Unis. La crise économique n&#8217;a pas assoupli les relations entre les deux pays. Le Canada fait maintenant face à des mesures protectionnistes de l&#8217;administration démocrate, comme la clause <span style="line-through;">«Buy American» </span>du plan de relance économique d&#8217;Obama. En plus, la Chine a pris la place du Canada en tant que premier partenaire économique des États-Unis.</p>
<p>Pierre-Marc Johnson a souligné que la réduction des exportations vers les États-Unis s&#8217;est ressentie avant la crise économique. Parallèlement, le Canada a augmenté ses exportations vers l&#8217;Europe, la Chine, l&#8217;Allemagne et le Royaume-Uni. L&#8217;UE a également observé une hausse de ses exportations vers le Canada. «La pénurie de main d&#8217;oeuvre au Québec, prévue à partir de 2011, ne fait qu&#8217;aggraver le contexte déjà tendu» a souligné Pierre-Marc Johnson.</p>
<p>Le professeur de science politique de l&#8217;Université du Québec à Montréal, Christian Deblock a soutenu l&#8217;analyse de M. Johnson. <span style="line-through;">«L&#8217;ALÉNA est un type d&#8217;accord trop fort et contraignant» a-t-il dit.<br />
</span></p>
<p><strong>Plus qu&#8217;un simple accord de libre-échange</strong></p>
<p>En mai dernier, un accord de partenariat économique global a été adopté à Prague entre le Canada et l&#8217;UE. M. Johnson a affirmé que cette entente préalable <span style="line-through;">«évoque une portée plus large </span>qu&#8217;un projet d&#8217;échange économique traditionnel». La mobilité de la main d&#8217;oeuvre, l&#8217;environnement, la consommation énergétique, la culture, les marchés publics des provinces et des municipalités et un volet de coopération font partie des cartes mises sur table.</p>
<p>Tant bien que mal, Pierre-Marc Johnson a tenté de rassurer l&#8217;auditoire en affirmant qu&#8217;il allait y avoir <span style="line-through;">un «traitement national au sein des négociations internationales</span>». Par exemple, Québec ne suivrait pas les traces de l&#8217;Europe en matière de privatisation des services publics sans avoir l&#8217;appui de la population.</p>
<p>Mais quelles seraient les retombées positives pour l&#8217;UE et le Canada d&#8217;inclure des dossiers comme la culture et l&#8217;environnement au sein des négociations? Pierre-Marc Johnson a été évasif sur le sujet, mais a affirmé «qu&#8217;il y aurait une augmentation du PIB et des exportations pour les deux parties».</p>
<p><strong>Les négociations</strong></p>
<p>Chritian Deblock a confirmé que la négociation de l&#8217;accord Canada-UE se faisait selon une <span style="line-through;">«technique d&#8217;interrogatoire en profondeur» </span>ou tous les détails sont analysés.</p>
<p>L&#8217;équipe de négociation à Ottawa est composée de gens d&#8217;affaires, de représentants du gouvernement fédéral et de chacune des provinces. Les négociations, qui ont débuté le 19 octobre 2009, se feront en un temps record, estimé à 2 ans.</p>
<p>S&#8217;il est adopté, l&#8217;accord serait le plus important de l&#8217;histoire canadienne, depuis l&#8217;entrée en vigueur de l&#8217;ALÉNA en 1994. C&#8217;est la première fois que l&#8217;UE accepte de négocier un accord de libre-échange avec un pays industrialisé.</p>
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		<title>Richard Bergeron remporte la palme verte</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 17:23:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Estelle Côté-Sroka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chef de Projet Montréal (PM), Richard Bergeron, a récolté les honneurs lors du débat public sur l&#8217;environnement organisé par le Conseil régional de l&#8217;environnement de Montréal (CRE-Montréal) dans le cadre des élections municipales. C&#8217;est un amphithéâtre presque comble du Coeur des sciences de l&#8217;Université du Québec à Montréal qui a accueilli la joute environnementalo-politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5823" class="wp-caption alignnone" style="width: 252px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3759-bergeron.jpg"><img class="size-medium wp-image-5823" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3759-bergeron-242x300.jpg" alt="Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron." width="242" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. Photo: Estelle Côté-Sroka.</p></div>
<p>Le chef de Projet Montréal (PM), Richard Bergeron, a récolté les honneurs lors du débat public sur l&#8217;environnement organisé par le Conseil régional de l&#8217;environnement de Montréal (CRE-Montréal) dans le cadre des élections municipales. C&#8217;est un amphithéâtre presque comble du Coeur des sciences de l&#8217;Université du Québec à Montréal qui a accueilli la joute environnementalo-politique opposant les trois chefs des principaux partis municipaux, M. Bergeron, Louise Harel de Vision Montréal (VM) et Gérald Tremblay d&#8217;Union Montréal (UM).</p>
<p><span id="more-5800"></span></p>
<dl>
<dt></dt>
</dl>
<div id="attachment_5828" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3751-bonne-photo-3-candidats.jpg"><img class="size-medium wp-image-5828 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3751-bonne-photo-3-candidats.jpg" alt="Estelle Coté-Sroka." width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Les trois candidats à la mairie de Montréal, Louise Harel de Vision Montréal, Richard Bergeron et le maire sortant Gérald Tremblay d&#39;Union Montréal. Photo: Estelle Côté-Sroka.</p></div>
<p>Les échanges se sont déroulés sans remous majeurs et les candidats à la mairie s&#8217;engagent sensiblement à répondre aux mêmes objectifs. Dans le dossier de l&#8217;échangeur Turcot, UM, VM et PM tiennent à réduire la circulation automobile et à augmenter l&#8217;utilisation des transports en commun. Les candidats ont aussi convenu de s&#8217;opposer à toute nouvelle construction sur le site du Mont-Royal, que Mme Harel surnomme «notre diamant». Unanimement, les chefs de partis se sont opposés à l&#8217;instauration d&#8217;un Commissaire de l&#8217;environnement du même type qu&#8217;à Toronto.</p>
<p>Sur la question de la construction de bâtiments dans les parcs, Gérald Tremblay a lancé que «si les citoyens s&#8217;opposent aux projets, ils n&#8217;ont qu&#8217;à signer le registre d&#8217;opposition». Un nombre important de signatures peut mener à un référendum sur la question.</p>
<p>Pour remédier à tous les maux, Louise Harel mise sur la centralisation par «une augmentation du pouvoir de la Ville centre». Présentement,  la Ville se fixe un objectif et les 19 arrondissements se dotent de sous-objectifs spécifiques à atteindre. L&#8217;ex-ministre péquiste qui est derrière les fusions municipales croit que ces procédures minent le rendement, par exemple de la collecte des matières recyclables.</p>
<p>Le maire sortant, Gérald Tremblay, a profité de l&#8217;audience pour faire un bilan des actions réalisées sous son administration.</p>
<p><strong>Des applaudissements pour Bergeron</strong></p>
<p>Selon la cheffe de Vision Montréal, Mme Harel, «Richard Bergeron est entré gagnant dans la salle». Pendant le débat, il est le seul allocuteur à avoir reçu des applaudissements. Sous le couvert de l&#8217;anonymat, deux membres du Conseil d&#8217;administration du CRE-Montréal ont confirmé que Richard Bergeron était «celui qui avait le plus de contenu». Sans vouloir être partisans, l&#8217;homme et la femme soutiennent que «Mme Harel manquait d&#8217;entrain et de passion».</p>
<p>Il faut dire que la majorité du public présent semblait avoir une conscience écologique. Quatre jeunes dans la vingtaine, Benoît, Christina, Christopher et Andréanne étaient du nombre. Le quatuor s&#8217;est inscrit au débat public pour se donner une meilleure idée pour qui voter le 1er novembre prochain. Sans hésitation, ils désignent tous le chef de PM gagnant. Pour Christopher, «Bergeron a sa propre vision face à l&#8217;environnement. Les deux autres candidats semblent s&#8217;adapter à leur public.» Toutefois, le groupe de jeunes nuance que si Richard Bergeron a réussi sa prestation sur le thème de l&#8217;environnement, il n&#8217;est pas nécessairement le meilleur candidat au poste de maire.</p>
<p>Lors de son trajet en métro après le débat, Mme Harel a tiré ses propres conclusions. «Richard Bergeron est au municipal ce que le NPD est au fédéral: l&#8217;éveilleur de consciences.»</p>
<div id="attachment_5827" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3766.jpg"><img class="size-medium wp-image-5827" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_3766-225x300.jpg" alt="Estelle Coté-Sroka." width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La cheffe de Vision Montréal a pris le métro après le débat public du CRE-Montréal sur l&#39;environnement. Photo: Estelle Côté-Sroka.</p></div>
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