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	<title>Journal (I) Média &#187; Chantal Gailloux</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>S.O.S. beauté pour Sainte-Catherine</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 19:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Gailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Au coeur de Montréal, coin Sainte-Catherine et Saint-Laurent. Vers l&#8217;ouest se trouve le Quartier des spectacles. À l&#8217;est, c&#8217;est un paysage différent. Le béton gris des vieilles façades contraste avec le néon rouge et vert qui, au loin, illumine le square Berri. Levant les yeux vers le ciel, à la fenêtre du deuxième étage, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2401" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscf0471.jpg"><img class="size-medium wp-image-2401 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscf0471-225x300.jpg" alt="Commerces du sexe pignon rue Saint-Laurent" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Commerces du sexe, rue Saint-Laurent</p></div>
<p>Au coeur de Montréal, coin Sainte-Catherine et Saint-Laurent. Vers l&#8217;ouest se trouve le Quartier des spectacles. À l&#8217;est, c&#8217;est un paysage différent. Le béton gris des vieilles façades contraste avec le néon rouge et vert qui, au loin, illumine le square Berri. Levant les yeux vers le ciel, à la fenêtre du deuxième étage, c&#8217;est une silhouette féminine aguichante. Le développement du Quartier des spectacles insuffle une nouvelle vigueur au développement urbain du quartier Faubourg Saint-Laurent. Alors que la CDU du quartier espère attirer des « gens de qualité », les populations marginales, établies dans le secteur depuis l&#8217;époque du RedLight, observent la transformation d&#8217;un oeil scrutateur, mais ne bronchent pas.<span id="more-2400"></span></p>
<p>Revitalisation pour un « lift-up » urbain</p>
<p>Le quartier Faubourg Saint-Laurent, délimité par les rues Berri et Saint-Laurent sur l&#8217;axe est-ouest et par les rues Sherbrooke et René-Lévesque sur l&#8217;axe nord-sud, est hanté par son passé.  « Dans le quartier, on a une population qui est très mixte, dit Jean-François Mary de l&#8217;organisme communautaire Cactus qui distribue et récupère le matériel d&#8217;injection de drogue au coin Sanguinet. Il y a beaucoup de zones résidentielles sur Sainte-Élizabeth et au HLM de Jeanne-Mance. Il y a aussi tous les gens qui fréquentent le centre-ville pour y travailler qu&#8217;on appelle des télé-résidents. Puis, il y a une tout autre population qui vit des divers modes de survie de la rue », poursuit-il. Le visage du quartier est appelé à se transformer. L&#8217;aménagement urbain provoqué par le Quartier des spectacles se prolongera vers l&#8217;est.</p>
<p>L&#8217;allure fatiguée du quartier contraste avec ses voisins, soit le Quartier des spectacles à l&#8217;ouest, le Quartier Latin au nord et le Vieux-Port au sud. La gentrification arrive à la rescousse; c&#8217;est le S.O.S. beauté de la rue Sainte-Catherine.</p>
<p>Cette revitalisation urbaine s&#8217;est amorcée il y a près d&#8217;une décennie. L&#8217;aménagement de la Place Émilie-Gamelin, la construction de la Grande Bibliothèque, l&#8217;ouverture du complexe des sciences de l&#8217;UQAM en sont les exemples les plus évidents.</p>
<p>Toutefois, le plus gros reste encore à faire. La Corporation du développement urbain (CDU) du Faubourg Saint-Laurent, qui représente une quarantaine d&#8217;acteurs commerciaux, institutionnels et communautaires de quartier auprès des instances municipales et provinciales, a plusieurs projets. Au programme: enlèvement des graffitis, rénovation des façades des bâtiments et construction d&#8217;édifices afin de combler les nombreux espaces vacants du quadrilatère. Concrètement, la Maison du développement durable (à côté du Théâtre du Nouveau Monde), la Maison de la danse (à l&#8217;embouchure du métro Saint-Laurent) et l&#8217;édifice à vocation culturelle du 2.22 (coin Sainte-Catherine et Saint-Laurent) seront construits dans les prochaines années.</p>
<p>Dévitalisation à cause d&#8217;un passé rouge</p>
<p>« On vit avec le passé lourd de la rue Sainte-Catherine et Saint-Laurent, » rappelle Réjean Séguin, directeur général de la CDU. Au temps où le <em>RedLight</em> de Montréal était l&#8217;un des plus importants en Amérique du Nord, les nombreux cabarets illuminaient la rue Sainte-Catherine, pôle de cette effervescence culturelle.</p>
<p>Les interventions du maire Drapeau et l&#8217;acharnement du policier Pacifique Plante à la fin des années 50 ont contribué à transformer le visage du quartier. Montréal a peu à peu perdu son titre de métropole économique. Son attrait touristique s&#8217;est par le fait même amoindri, croit Danielle Pilette, professeure en études urbaines et touristiques à l&#8217;UQAM. « Avec la diminution de l&#8217;importance de Montréal, tout ça a laissé de l&#8217;espace disponible qui a été capté par des établissements de divertissement de moindre calibre. »</p>
<p>La dévitalisation s&#8217;est donc opérée au cours des soixante dernières années. « Les <em>poolrooms</em>, les <em>touristrooms</em> et les <em>sexshops</em> étaient présents autrefois, mais s&#8217;intercalaient entre des pôles d&#8217;attraction, poursuit-elle. Maintenant, il n&#8217;y a plus qu&#8217;eux d&#8217;apparents. » Réjean Séguin renchérit. « On ne se le cachera pas : les gens ont peur de venir ici ».</p>
<p>L&#8217;injection de botox: la mise en beauté</p>
<p>La CDU du Faubourg Saint-Laurent veut changer cette réalité. « On voudrait qu&#8217;il y ait des constructions pour amener une nouvelle clientèle et sortir d&#8217;ici la clientèle du <em>RedLigth</em> : prostitution, vente de dope, etc. C&#8217;est sûr que personne n&#8217;aime cette clientèle parce que c&#8217;est le crime organisé. » Réjean Séguin donne aussi l&#8217;exemple de l&#8217;édifice 2.22. « Ça va amener entre 500 et 800 personnes par jour. C&#8217;est beaucoup de monde et ce sont des gens de qualité qui vont venir. Ça va changer le visage du quartier. »</p>
<p>L&#8217;organisme communautaire Cactus, qui représente les toxicomanes et les itinérants, n&#8217;est pas effrayé.« Que la CDU travaille à changer l&#8217;apparence de la rue Sainte-Catherine, qu&#8217;elle attire plus de touristes et qu&#8217;il y ait plus de gens qui viennent pour se divertir, les populations marginales vont demeurer parce que leurs sources de revenus, de survie sont ici », dit Jean-François Mary.</p>
<p>L&#8217;organisateur communautaire affirme qu&#8217;il y aura plus de répression policière sous forme de contraventions aux itinérants pour cause de flânerie. Toutefois, cette méthode de répression passive ne réussira pas à déplacer le phénomène, ajoute-t-il. « Elle rend plus précaires des gens qui le sont déjà. Les populations marginales n&#8217;en seront que plus insécurisées. C&#8217;est le seul quartier à Montréal où les gens peuvent avoir recours à des moyens de survie, ne serait-ce que pour la récupération. C&#8217;est une question sociologique et c&#8217;est la même chose dans la majorité des grands centres urbains. »</p>
<p>La tenancière du bar de danseuses La Calèche du Sexe ne sourcille pas. Son commerce ne fermera pas, dit-elle. « Quand les touristes viennent à Montréal et que ce sont des hommes, moi, ma place est pleine. » En ce sens, le Quartier des spectacles ne devrait qu&#8217;être bénéfique à son établissement. Ouvert depuis quarante ans, sa clientèle est fidèle et elle ne craint par la surveillance policière accrue.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, les commerces du sexe et Cactus ne sont pas menacés d&#8217;expropriation. « La ville a droit d&#8217;exproprier en faveur d&#8217;un tiers, mais dans des circonstances très particulières », prévient le directeur général de la CDU. La pizzeria et le peep-show de l&#8217;ancien bâtiment du 2.22, aujourd&#8217;hui démoli parce qu&#8217;insalubre et non-sécuritaire, ont ainsi été expropriés en août 2006.</p>
<p>Interrogé sur des nouvelles possibilités d&#8217;expropriation, Réjean Séguin explique que « les commerces du sexe, les clubs de danseuses et le club de danseurs ont des permis d&#8217;alcool et sont réguliers. Alors, je ne voie pas pourquoi ils ne demeureraient pas là ». Toutefois, si le quartier retrouve un certain prestige en raison de la revitalisation, une poignée de commerces-locataires risquent de ne plus être en mesure de payer leur loyer, explique Danielle Pilette. La Calèche du Sexe et Cactus sont quant à eux propriétaires.</p>
<p>Mais la revitalisation tarde à s&#8217;effectuer. Réjean Séguin fait notamment référence à l&#8217;édifice du 2.22 qui  est encore à l&#8217;étape d&#8217;idéalisation. « Ça fait tellement longtemps qu&#8217;on dit qu&#8217;il va se passer quelque chose et il ne se passe jamais rien. Quand il y a une pépine qui va entrer pour faire l&#8217;excavation, je suis certain que ça va jaser dans le quartier. » Pour le meilleur ou pour le pire, le visage du Faubourg Saint-Laurent se transformera au cours des cinq prochaines années.</p>
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		<title>L&#8217;UQAM dans la ville</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 21:06:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Gailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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Montréal bourdonne, s&#8217;illumine et se métamorphose. L&#8217;Université du Québec à Montréal participe à ce dynamisme urbain au coeur de la métropole. « Dans le Quartier Latin, il y avait beaucoup de librairies avant. Quand l&#8217;UQAM est arrivée, on a fermé les librairies et on a ouvert des bars! » lance Martin Drouin, professeur d&#8217;études urbaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp">
<div id="attachment_2417" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscf0493.jpg"><img class="size-medium wp-image-2417" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscf0493-225x300.jpg" alt="Le pavillon Judith-Jasmin au coin Sainte-Catherine et Saint-Denis" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le pavillon Judith-Jasmin au coin Sainte-Catherine et Saint-Denis</p></div>
</div>
<p>Montréal bourdonne, s&#8217;illumine et se métamorphose. L&#8217;Université du Québec à Montréal participe à ce dynamisme urbain au coeur de la métropole. « Dans le Quartier Latin, il y avait beaucoup de librairies avant. Quand l&#8217;UQAM est arrivée, on a fermé les librairies et on a ouvert des bars! » lance Martin Drouin, professeur d&#8217;études urbaines et touristiques à l&#8217;UQAM. <span id="more-2414"></span></p>
<p>À cheval entre les lignes de métro orange, verte et jaune ainsi que le Faubourg Saint-Laurent et le Quartier Latin, l&#8217;UQAM ne contribue plus de la même façon au développement urbain du secteur.</p>
<p>Ce point tournant s&#8217;appelle l&#8217;îlot Voyageur. « Si on se rapporte à la période précédent le scandale financier qui a ralenti l&#8217;ardeur expansionniste de l&#8217;UQAM, je crois que l&#8217;Université a joué un rôle moteur dans le quartier », affirme Martin Drouin. Les coffres plus vides que jamais, l&#8217;UQAM ne peut plus se permettre d&#8217;aménager de nouveaux pavillons. Le besoin se fait pourtant ressentir dans certains facultés.</p>
<p>Le temps où l&#8217;UQAM mandatait des architectes et des firmes de design pour la construction de nouveaux pavillons semble être révolu. Cette situation perdurera jusqu&#8217;à ce que les coffres soient renfloués. Pour ce faire, l&#8217;Université a entrepris de vendre certaines de ses propriétés foncières. L&#8217;UQAM a ainsi vendu l&#8217;édifice La Patrie, rue Sainte-Catherine, à l&#8217;Église de scientologie de Montréal.</p>
<p>Les débuts historiques de l&#8217;Université montrent toutefois l&#8217;apport traditionnel de l&#8217;institution. « L&#8217;idée, quand l&#8217;UQAM a été créé, c&#8217;était d&#8217;avoir une université francophone et populaire, » rappelle Martin Drouin. Le présent emplacement au coeur du Faubourg Saint-Laurent a vite fait sa place au sein des diverses suggestions. Son passé populaire ainsi que sa situation géographique de transit à la jonction des lignes de métro contribuaient à atteindre l&#8217;objectif de démocratisation de l&#8217;éducation.</p>
<p>« Historiquement, l&#8217;UQAM a joué un rôle important dans le développement du secteur. Quand l&#8217;UQAM est venue s&#8217;installer dans les années 1970, le secteur était relativement en déclin et on voulait le redynamiser. »</p>
<p>En contrepartie, le quartier a toujours l&#8217;air décrépit. Une nouvelle tentative de revitalisation s&#8217;est amorcée dans le Faubourg Saint-Laurent au tournant du millénaire, mais le plus gros reste encore à faire. Danielle Pilette, une autre professeure en études urbaines et touristiques à l&#8217;UQAM, affirme que l&#8217;Université a peu d&#8217;impact sur le développement urbain de son quartier. « C&#8217;est un pôle institutionnel, l&#8217;UQAM, mais qui n&#8217;a jamais généré beaucoup d&#8217;effets sur le quartier. Ça s&#8217;explique par le fait que l&#8217;UQAM est plus reliée à la ville intérieure par le métro. C&#8217;est un pôle d&#8217;appel qui est, en fait, un lieu de transit: ça sort, ça rentre à toutes les trois heures. »</p>
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		<title>Nouveaux programmes: de la création à l&#8217;enracinement</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/nouveaux-programmes-de-la-creation-a-lenracinement/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:58:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Gailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
« Depuis deux ans, la création de programmes a un peu ralenti à l&#8217;UQAM. Depuis cette fameuse histoire de la crise financière, les gens [initiateurs de nouveaux programmes] se sont un peu autocensurés, » dit André Bourret, directeur du Bureau de l&#8217;enseignement et des nouveaux programmes de l&#8217;Université du Québec à Montréal.
En 2008, 13 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscf0458.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1520" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscf0458-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a> </em></p>
<p>« Depuis deux ans, la création de programmes a un peu ralenti à l&#8217;UQAM. Depuis cette fameuse histoire de la crise financière, les gens [initiateurs de nouveaux programmes] se sont un peu autocensurés, » dit André Bourret, directeur du Bureau de l&#8217;enseignement et des nouveaux programmes de l&#8217;Université du Québec à Montréal.<span id="more-1493"></span></p>
<p>En 2008, 13 nouveaux programmes sont offerts. Parmi ceux-là, un peu plus de la moitié sont offerts au 2e cycle. Suivant l&#8217;évolution normale de la programmation d&#8217;une université fondée 1969, les nouveaux programmes élargiront l&#8217;évantail des spécialisations proposées par l&#8217;UQAM. La création d&#8217;un nouveau programme coûte, selon les cas, entre 50 000$ à plus de 100 000$, sans compter le budget de fonctionnement qui suivra.</p>
<p>À l&#8217;image des enjeux et tendances sociétaires émergents, ainsi que des demandes du marché sont apparues plusieurs nouvelles formations universitaires. On retrouve, par exemple, un baccalauréat en Géographie internationale, une maîtrise et un doctorat en Science, technologie et société, une maîtrise en Orthopédagogie, un certificat en Science de la terre et de l&#8217;atmosphère et une maîtrise en administration des affaires en Conseil en management.</p>
<p>Gastronomie: nouveauté au menu</p>
<p>Jean-Pierre Lemason, responsable du nouveau certificat en Gestion et pratiques socioculturelles de la Gastronomie, chiffre le coût d&#8217;implantation un peu différemment. <span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">« Il est un peu difficile pour moi d&#8217;évaluer, mais c&#8217;est assez considérable. C&#8217;est un coût de papier et de temps qui constitue, en fait, un investissement. »</span></span></span></p>
<p><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">Ce programme au contenu quelque peu original, qui contre les tendances de la spécialisation au 2e cycle et de la disparition des courtes formations, a ressenti les effets des compressions budgétaires de l&#8217;UQAM. C&#8217;est par l&#8217;excellence du dossier présenté au Bureau de l&#8217;enseignement et des programmes et par la pertinence de son contenu que ce certificat en Gestion et pratiques socioculturelles de la Gastronomie a vu le jour.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><em><span style="FR-CA;"><span style="yes;"> </span></span></em><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">« Nous assistons à une extrême complexification de l&#8217;offre alimentaire dans un contexte de perte de confiance face aux milliers de produits offerts. Le mangeur s&#8217;attend à retrouver des produits conforment à ses idéaux de goût,de santé et d&#8217;environnement. » C&#8217;est ainsi que Jean-Pierre Lemasson explique la pertinence d&#8217;une telle formation. À l&#8217;automne 2008, 26 étudiants issus de la <span style="FR-CA;" lang="FR-CA">« chaîne agro-alimentaire-culinaire » l&#8217;ont compris même si aucune publicité n&#8217;a offert de visibilité au nouveau programme. Ce nombre d&#8217;inscription est très satisfaisant pour une première année. <span style="FR-CA;" lang="FR-CA">« Ils ont compris que ce n&#8217;était pas un programme qui formait des apprentis cuisiniers », mais qui suscite plutôt une réflexion sur les préoccupations alimentaires et culinaires, explique Jean-Pierre Lemasson.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">Danger à l&#8217;horizon pour les petits programmes</span></span></span></p>
<div></div>
<p><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">Si, dans trois ans, ce programme n&#8217;accueille pas plus de 45 nouveaux étudiants à chaque session, il pourrait disparaître. Cette situation s&#8217;est d&#8217;ailleurs produite avec le diplôme d&#8217;études supérieures spécialisées en Musique de film dont les inscriptions auraient été suspendues peu après sa création en 2005.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">Les programmes doivent respecter des moyennes cibles établies conjointement par le Bureau de l&#8217;enseignement et des programmes, le Bureau des ressources académiques et le Bureau de la recherche institutionnelle. </span></span></span>« [Ces] critères (moyennes cibles) constituent empiriquement des seuils minimaux d&#8217;inscriptions en deçà desquels il est difficile d&#8217;offrir de manière régulière l&#8217;ensemble des cours d&#8217;un programme (&#8230;), » révélait le document semi-public <em>L&#8217;État de la question</em> obtenu par le journal <em>(I) Média</em>.</p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">L&#8217;UQAM est la seule université québécoise à avoir enregistré un recul du nombre d&#8217;inscription. De l&#8217;ordre du -1,1 % à -2,6 %.</p>
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		<title>Restructuration mitigée</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/restructuration-mitigee/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:58:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Gailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[
« On est loin de dire : on ferme la boutique, merci, bonsoir! » André Bourret, directeur du Bureau de l&#8217;enseignement et des programmes, affirme que les diverses instances de l&#8217;Université du Québec à Montréal envisagent d&#8217;abord une restructuration de l&#8217;offre des programmes avant de les suspendre définitivement, comme le suggérait la liste orange des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/scan0001.jpg"></a></p>
<p>« On est loin de dire : on ferme la boutique, merci, bonsoir! » André Bourret, directeur du Bureau de l&#8217;enseignement et des programmes, affirme que les diverses instances de l&#8217;Université du Québec à Montréal envisagent d&#8217;abord une restructuration de l&#8217;offre des programmes avant de les suspendre définitivement, comme le suggérait la liste orange des programmes en danger. Ces dires sont corroborés par le document semi-public <em>L&#8217;État des faits</em> écrit en mai 2008 et obtenu par le journal (<em>I)Média</em>. Plusieurs acteurs de la communauté étudiante soutiennent toutefois que ces mesures de restructuration tendent à miner la qualité de l&#8217;éducation.<span id="more-1478"></span></p>
<div id="attachment_1577" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/couverture-dossier1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1577" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/couverture-dossier1-300x218.jpg" alt="" width="300" height="218" /></a><p class="wp-caption-text">Illustration: Stéphanie St-Jean Aubre</p></div>
<p>« La liste orange n&#8217;est pas en soi porteuse d&#8217;une prise de décision pour l&#8217;avenir des programmes à l&#8217;UQAM, » dit-il. André Bourret veut rectifier les faits et « déboulonner les mythes » concernant la suspension de programmes qui seraient, selon lui, dus à une mauvaise couverture médiatique.</p>
<p>Aucune fermeture de programme n&#8217;aurait été effectuée, seulement des restructurations affirme André Bourret. Ces diverses mesures vont de la périodicité d&#8217;inscription, à la division des tâches administratives en passant par l&#8217;offre (ou l&#8217;absence d&#8217;offre) de certaines concentrations, aux stratégies de recrutement ou encore au partenariat entre universités.</p>
<p>Cette restructuration devient essentielle à cause de déficits allant jusqu&#8217;à 100 000$ dans certains programmes, mais aussi en raison du nombre d&#8217;inscriptions anémique. L&#8217;analyse des produits et charges, c&#8217;est-à-dire des profits et des coûts, « n&#8217;est qu&#8217;un élément de plus mêlé à une vision plus qualitative dans la décision prise à différentes instances, »  assure André Bourret.</p>
<p>Le document faisant l&#8217;analyse des produits et charges n&#8217;a pas été dévoilé jusqu&#8217;à ce jour, son caractère étant « expérimental et imprécis». Mais ce ne saurait tarder. Une deuxième version peaufinée de ce document sera inévitablement dévoilée au cours de l&#8217;année 2008-2009, puisque les restructurations nécessaires seront matérialisées à part de l&#8217;automne 2008.</p>
<p>Le choc de la restructuration</p>
<p>En attendant que le voile soit levé, les conséquences des restructuration amorcées se ressentent dans la communauté étudiante. Selon plusieurs témoignages, la qualité de l&#8217;enseignement tend à se dégrader.</p>
<p>L&#8217;Association facultaires des étudiants en art étudie présentement les conséquences du début de cette restructuration. Les cas sont-ils nombreux? « Très. Plus qu&#8217;on pensait, » dévoile Stacy Larouche, coordinatrice aux affaires internes. Elle évoque, par exemple, le cas des 25 étudiants suivant un cours de sérigraphie qui n&#8217;ont accès qu&#8217;à seulement 10 tables de dessin.</p>
<p>L&#8217;association facultaire des étudiants et des étudiantes en science de l&#8217;enseignement note, quant à elle, une diminution de suivi ou d&#8217;encadrement de la part de l&#8217;administration. Cette baisse serait notamment causée par le processus de facultarisation engagé à l&#8217;UQAM. La direction de plusieurs programmes serait ainsi mise entre les mains d&#8217;une seule personne. L&#8217;application de ce processus par les diverses instances décisionnelles serait confirmée dans <em>Le Plan stratégique 2009-2014 de l&#8217;UQAM</em> rédigé par le recteur Claude Corbo, le 3 novembre 2008. Cette facultarisation aurait aussi été expérimentée en Design avec la fusion de trois diplômes d&#8217;études supérieures spécialisées étant désormais chapeautés par la même et unique direction.</p>
<p>Malgré la volonté d&#8217;appliquer des solutions dites « positives » de restructuration pour préserver le mandat de l&#8217;UQAM dans un contexte de difficulté financière, il y aura immanquablement des « compromis de la part des étudiants » en matière de qualité d&#8217;éducation explique André Bourret.</p>
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		<title>Patrice Duhamel et le monde dans toutes ses représentations</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 16:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Gailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Déambulant sur le chemin bétonné, l’homme étourdi de songes posa le pied en direction des Passages secrets vers la quête d’une vérité. Mais laquelle? À la virtuosité scénographique et photographique, Patrice Duhamel acquiescerait probablement à cette pensée. « Chaque moment a sa propre vérité; c’est ce que recherchent les artistes et les philosophes », affirmait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Déambulant sur le chemin bétonné, l’homme étourdi de songes posa le pied en direction des <em>Passages secrets</em> vers la quête d’une vérité. Mais laquelle? À la virtuosité scénographique et photographique, Patrice Duhamel acquiescerait probablement à cette pensée. « Chaque moment a sa propre vérité; c’est ce que recherchent les artistes et les philosophes », affirmait Erwin Wurm dans le catalogue <em>The artist who swallowed the world.</em></span></span></span><span id="more-444"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Patrice Duhamel était à la fois artiste et commissaire. Curateur de <em>Désespéré</em>, cette exposition de la Galerie de l’UQAM présente les œuvres de l’artiste autrichien Erwin Wurm jusqu’au 11 octobre. Tel un metteur en scène, Duhamel voulait y aborder la manière dont l’artiste s’intéresse à la philosophie. Son rêve accompli, l’homme est décédé jeudi dernier à l’âge de 38 ans.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Prolifique créateur, « le vidéo et le dessin se contaminent » dans son œuvre, expliquait-il. Nathalie Blois, commissaire d’une exposition antérieure qui présentait <em>Passages secrets</em>, production de Duhamel, qualifie son œuvre de « lutte charnelle et dévastatrice [dans une] réalité qui laisse entrevoir une vie intérieure hésitante et sans repères». </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Après avoir complété son baccalauréat en Arts visuels à l’UQAM, Patrice Duhamel a exposé ses œuvres dans plusieurs villes québécoises, mais en France, en Hollande et au Portugal. Durant ses 12 ans de métier, il a su combiner pratique artistique, gestion et écriture critique. Il a notamment participé à la gestion des centres d’artistes montréalais CLARK et Vidéographe en plus de signer des articles critiques dans des périodiques artistiques tels Spirale, Parachute, Scénaria, etc. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">« Fin novembre, je levais les feutres, » a-t-il dit lors d’une entrevue accordée au <em>Journal (I)Média </em>quelques jours avant sa mort. Fin 2005, il interrompait sa maîtrise en Open Media à l&#8217;Université Concordia pour se concentrer sur son projet d’exposition dédiée à l’œuvre de Wurm. Cette spontanéité était d’autant plus ambitieuse qu’il « est plutôt rare d’avoir un artiste qui a une pratique de commissaire», souligne Audrey Genois, conservatrice adjointe de la Galerie de l’UQÀM. Orélie Brûlet, guide de l’exposition <em>Désespéré</em>, poursuit en spécifiant qu’« il ne faut pas oublier qu’un commissaire donne son point de vue sur une démarche artistique, sur un artiste. Je crois que ce doit être assez difficile quand on est soi-même artiste d’avoir un regard sur une autre démarche » </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">« Lorsque je l’ai rencontré, il s’est présenté comme artiste-vidéaste et comme commissaire de l’exposition. Sa démarche artistique n’est jamais entrée en ligne de compte. C’était le commissaire que j’avais en face de moi», précise la guide, Orélie Brûlet. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Pourquoi cette impulsivité? Probablement à cause de l’intérêt que suscitait l’artiste viennois chez le vidéaste montréalais. Le concept des </span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">«</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">one-minute sculptures</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">»</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"> rejoignait l’intention artistique de Patrice Duhamel. Ces sculptures présentent des objets du quotidien marqués par des instructions suggérées par Erwin Wurm amenant le spectateur à interagir avec les installations. « Dans le geste, il serait plus intéressant d’agir plutôt que de faire parce que faire, ça suppose un savoir-faire, une répétition. Agir, ça a la possibilité de ne jamais être pareil »,<span style="yes;"> </span>expliquait Patrice Duhamel. C’est donc une réaction au « désespoir existentiel », cette déception du quotidien nécessitant une réinvention<span style="#ffcc00;">, </span>que réclame l’exposition <em>Désespéré</em>.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">L’idée de cette exposition surgit dans l’imaginaire de Patrice Duhamel à la suite de sa résidence en France, en 2001. </span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Au Centre Pompidou,</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"> musée d’art moderne à Paris, il y avait découvert le catalogue d’exposition de Wurm. L’idée de l’exposition s’imposa donc d’elle-même.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><em><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">Désespéré</span></em><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"> représente l’accomplissement de l’un de ses rêves. La tête emplie d’idées de productions artistiques et de projets d’exposition, Patrice Duhamel n’aura pu transmettre toute l’essence de sa représentation du monde.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><strong>À surveiller:</strong> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA">La co-réalisation de Patrice Duhamel, <em>Si tu veux me garder, tu dois t’en aller</em>, sera présentée au Festival du nouveau cinéma. </span></span></span></p>
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		<title>Faire des enfants dans le dos de la philosophie</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 16:36:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal Gailloux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[

La Galerie de l’UQAM présente en première canadienne une exposition de l’artiste viennois Erwin Wurm. Intitulée Désespéré, cette exposition suggère, par exemple, de mettre sa tête dans un petit réfrigérateur et d’y tirer une ligne, d’y fumer un joint ou d’y boire une bière. Absurde, vous dites?


Présentée du 5 septembre au 11 octobre 2008, cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_00231.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-543" title="img_00231" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_00231-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">La Galerie de l’UQAM présente en première canadienne une exposition de l’artiste viennois Erwin Wurm. Intitulée <em>Désespéré</em>, cette exposition suggère, par exemple, de mettre sa tête dans un petit réfrigérateur et d’y tirer une ligne, d’y fumer un joint ou d’y boire une bière. Absurde, vous dites?</span></span></span></p>
<p><span id="more-441"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Présentée du 5 septembre au 11 octobre 2008, cette exposition d’art conceptuel minimaliste présente essentiellement des sculptures qui peuvent être représentées par la photo, le dessin ou des installations de performance. Ces «one-minutes sculptures» sont des objets du quotidien avec lesquels le spectateur doit interagir selon des instructions suggérées par l’artiste. Ainsi, par ces sculptures nouveau genre, Wurm aborde la thématique de l’homme dans son espace-temps selon l’interaction de celui-ci avec les objets de son quotidien.</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Cette première canadienne aura toutefois remporté un certain succès, notamment à cause de la couverture médiatique faite par les grands quotidiens montréalais et les périodiques artistiques de référence. «Son art commence à entrer en Amérique du Nord, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent», nous explique Orélie Brûlet, guide de <em>Désespéré</em><span style="#ff9900;">.</span> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">«</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">L’expo est vraiment bien appréciée. Je crois que ça vient du côté ludique de l’oeuvre. C’est facile, c’est </span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">quelque chose à faire, on met sa tête dans un sofa… mais le message passe quand même et le public réfléchit à autre chose que seulement mettre sa tête dans le trou du sofa.» </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Effectivement, le public ne fait pas que jouer, il réfléchit aussi! Sous la direction du commissaire Patrice Duhamel, <em>Désespéré</em> aborde la philosophie dans une approche non-philosophique. Suggérant un « désespoir existentiel », les </span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">«</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">one-minute sculptures</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">»</span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"> posent un regard différent sur les possibilités de notre quotidien. Le malaise et le ridicule provoqués par ces installations cherchent à poser une réflexion de la dimension anthropologique de l’humain dans son espace et son époque. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Malgré le thème omniprésent de la philosophie qui pourrait paraître hermétique, l&#8217;exposition demeure accessible. Le commissaire désirait que ce soit de « l’art pour tous ». Il semble que ce soit réussi. «Au vernissage, j’en ai eu la preuve : les enfants se mettaient la tête dans le sofa rouge et les balles de tennis revolaient à gauche et à droite!», dit-il. La conservatrice adjointe, Audrey Genois, affirme que Wurm démystifie la figure du philosophe. « Pour nous, le philosophe, ce n’est pas une personne physique. C’est une pensée. Lui, il la matérialise», dit-elle référant à la série <em>Thinking about Philosophers.</em> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Pour pousser la réflexion du spectateur, la visite guidée s’avère très utile puisqu’elle amène le spectateur au-delà du plaisir d’interagir avec les </span></span></span><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">. «Tu peux très bien faire les one-minute sculptures, t’être amusé et repartir sans avoir compris la démarche de l’artiste et l’idée qu’il y a derrière», affirme Orélie Brûlet. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="FR-CA;" lang="FR-CA"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Après <em>Désespéré</em>, la Galerie de l’UQAM ne chômera pas. Elle présentera deux expositions d’ici décembre, soit une exposition de John Heward par le commissaire Michel Martin, tandis que Michel Marceau, finissant à la maîtrise à l’UQAM se propose comme héritier des cowboys, du king et de Warhol.<span style="#ff9900;"> </span></span></span></span></p>
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