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	<title>Journal (I) Média &#187; Geneviève Garon</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Quand les hommes vivront d&#8217;amour&#8230; nous serons mortes mes soeurs</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 18:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[La notion de couple égalitaire est une invention de la littérature du 20e siècle qui n&#8217;est pas près de se concrétiser. C&#8217;est ce qu&#8217;a clamé la féministe endurcie Florence Montreynaud à l&#8217;occasion d&#8217;une conférence organisée par l&#8217;Institut de recherches et d&#8217;études féministes qui s&#8217;est tenue mercredi dernier à l&#8217;UQAM.



Florence Montreynaud présente son nouvel ouvrage : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La notion de couple égalitaire est une invention de la littérature du 20e siècle qui n&#8217;est pas près de se concrétiser. C&#8217;est ce qu&#8217;a clamé la féministe endurcie Florence Montreynaud à l&#8217;occasion d&#8217;une conférence organisée par l&#8217;Institut de recherches et d&#8217;études féministes qui s&#8217;est tenue mercredi dernier à l&#8217;UQAM.</p>
<div class="mceTemp">
<dl>
<dt><img class="size-medium wp-image-8721" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_0052-300x225.jpg" alt="Florence Montreynaud présente son nouvel ouvrage : Un siècle d'amour, de 1900 à aujourd'hui" width="300" height="225" /></dt>
<dd>Florence Montreynaud présente son nouvel ouvrage : Un siècle d&#8217;amour, de 1900 à aujourd&#8217;hui</dd>
</dl>
<p><span id="more-8540"></span></div>
<p>«Les femmes sont loin d&#8217;être égales aux hommes, particulièrement du point de vue de la sexualité. Une femme qui aime <em>ça</em> est considérée comme une traînée alors qu&#8217;elle est juste vivante et en forme. En fait, ce sont les hommes qui accumulent les conquêtes qui sont instables», s&#8217;est exclamé avec véhémence l&#8217;historienne de formation venue présenter son nouvel ouvrage <em>Un siècle d&#8217;amour, de 1900 à aujourd&#8217;hui</em>.</p>
<p>Florence Montreynaud a insisté sur les bienfaits de la sexualité comme la rencontre entre les désirs de deux adultes. «Cela exclut toutes formes de prostitution. Malheureusement, ça ne va pas arriver tout de suite parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez d&#8217;adultes dans la société», a souligné la fondatrice du groupe Chiennes de garde, mi-figue, mi-raisin.</p>
<p><strong>Des violences quotidiennes</strong></p>
<p>Dans la foulée de la commémoration de la tuerie de la Polytechnique, celle qui ne se gêne pas pour utiliser le féminin pluriel lorsqu&#8217;elle s&#8217;adresse à un auditoire mixte n&#8217;a pas hésité à dénoncer tout ce qu&#8217;elle considère comme des formes latentes de machisme dans la société actuelle. Selon Florence Montreynaud, exit l&#8217;expression «violence conjugale».  «C&#8217;est de la violence masculine, un point c&#8217;est tout. C&#8217;est l&#8217;expression de la jalousie, de la possessivité et de la haine des hommes.»</p>
<p>Le désir des hommes de régler la note lorsqu&#8217;ils sont avec une femme a lui aussi soulevé l&#8217;ire de la militante féministe. «Il n&#8217;y a pas d&#8217;égalité dans la séduction. Lorsqu&#8217;un homme paie, il s&#8217;attend à ce que la femme couche avec lui. J&#8217;accepterai que les hommes paient lorsque les salaires seront équivalents.» Francine Descarriers, de l&#8217;Institut de recherches et d&#8217;études féministes, était présente aux côtés de la conférencière. Elle n&#8217;a pu s&#8217;empêcher d&#8217;abonder dans ce sens. «La galanterie nous a coûté assez cher jusqu&#8217;à maintenant», a-t-elle ajouté en jetant un regard entendu à Florence Montreynaud.</p>
<p>L&#8217;amour dans le mariage est nettement en péril si l&#8217;on considère le rallongement de l&#8217;espérance de vie. «Maintenant, les couples doivent vivre ensemble le double, voire le triple du temps. Il faut savoir renouveler l&#8217;amour et c&#8217;est ce défi qui explique que de plus en plus de femmes demandent le divorce», explique Florence Monteyrnaud.</p>
<p>Plus de trente ans après ce qui est commun d&#8217;appeler la libération sexuelle des femmes, la militante demeure plutôt pessimiste quant à une possible égalité entre les homme et les femmes.  «Il faudrait commencer par parler avec les jeunes générations parce que sinon, ce sont les pornographes qui vont continuer à décider des modèles de relations pour nous.»</p>
<p>«Le désir des hommes est tellement différent de celui des femmes. Malheureusement, quand les hommes vivront d&#8217;amour, nous serons mortes mes sœurs», a-t-elle affirmé posément devant une salle conquise.</p>
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		<title>La laïcité à la française</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:59:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;identité nationale française est menacée par l&#8217;ambivalence qui règne face à la laïcisation, a affirmé l&#8217;historien et sociologue Jean Baubérot, en conférence à l&#8217;UQAM mercredi dernier.


«En France, il règne une tension entre la raison et la passion. Plus souvent qu&#8217;autrement, c&#8217;est la passion qui l&#8217;emporte», a énoncé Jean Baubérot, qui est l&#8217;auteur du livre La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;identité nationale française est menacée par l&#8217;ambivalence qui règne face à la laïcisation, a affirmé l&#8217;historien et sociologue Jean Baubérot, en conférence à l&#8217;UQAM mercredi dernier.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-8712" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/bauberot-197x300.jpg" alt="bauberot" width="197" height="300" /></p>
<p><span id="more-8676"></span></p>
<p>«En France, il règne une tension entre la raison et la passion. Plus souvent qu&#8217;autrement, c&#8217;est la passion qui l&#8217;emporte», a énoncé Jean Baubérot, qui est l&#8217;auteur du livre <em>La laïcité expliquée à M. Sarkozy</em>. Selon lui, le président Sarkozy alimente la discorde au sujet de la laïcité en adoptant constamment des positions divergentes.</p>
<p>L&#8217;actuel président de la République a tendance à revisiter certains passages de l&#8217;histoire en insistant sur les racines chrétiennes de la France. «Sarkozy essaie de démontrer la relation étroite et privilégiée entre la France et le St-Ciel. Il va jusqu&#8217;à énoncer des contre-vérités manifestes ! » Par exemple, Nicolas Sarkozy ne se gêne pas pour affirmer que la révocation de l&#8217;édit de Nantes (qui garantissait la liberté de culte aux protestants) est un incident malheureux, quoique pas du tout capital pour la France. «Pourtant, il faut être vraiment aveugle pour ne pas considérer cela comme un élément structurant du pays», estime le fondateur de la sociologie de la laïcité.</p>
<p>De l&#8217;avis de Jean Baubérot, le président français a par ailleurs alimenté le débat identitaire national lorsqu&#8217;il s&#8217;est adressé au Congrès réuni à Versailles en juin dernier. «Il a dit que la burqua n&#8217;était pas la bienvenue sur le territoire de la République. C&#8217;est un sujet très délicat puisque c&#8217;est la dernière question politico-religieuse qui taraude la France», explique-t-il.</p>
<p>En 2004, une loi adoptée en France interdisait tout signe religieux dans les écoles publiques. Cela a eu pour effet de favoriser la prolifération des écoles privées religieuses. «Questionné au sujet de la laïcité des écoles, Sarkozy a rétorqué que la morale d&#8217;un instituteur ne sera jamais à la hauteur de celle d&#8217;un prêtre», dénonce l&#8217;historien.</p>
<p>«Sarkozy n&#8217;arrive pas à se projeter dans l&#8217;avenir.  Il doit maintenant présenter un projet rassembleur pour toutes les cultures et cesser d&#8217;être figé dans le passé», conclut Jean Baubérot.</p>
<p><strong>Une lueur d&#8217;espoir</strong></p>
<p>Le directeur du département de sociologie de l&#8217;UQAM, Jacques Beauchemin, était présent aux côtés de Jean Beaubérot. Il estime que le travail le plus urgent pour les Français consiste à démêler la passion et la raison. «C&#8217;est directement lié à la pacification du monde. Nous avons devant nous des défis d&#8217;ouverture à la diversité et au pluralisme culturel.» Il a insisté sur l&#8217;importance de déterminer au plus vite la position à adopter face à la laïcité.</p>
<p>Le sociologue s&#8217;est autoproclamé l&#8217;avocat du diable lorsqu&#8217;il a défendu l&#8217;intérêt du président français pour l&#8217;histoire. «Les idéaux critiques doivent être fournis par les racines. Sarkozy n&#8217;a pas tort de proposer sa propre relecture de l&#8217;histoire&#8230; quoiqu&#8217;il importe de faire attentions aux dérives», souligne-t-il.</p>
<p>Jacques Beauchemin a nuancé sa position et laissé une chance au président Sarkozy. «La tension qui existe présentement est normale et indépassable. La laïcité n&#8217;est pas facile d&#8217;intrusion par les considérations politiques.»</p>
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		<title>Calage de pub</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 19:03:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>

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		<description><![CDATA[
On dit qu&#8217;un individu est exposé à plus de trois mille publicités par jour. Une situation qui amène les publicistes à rivaliser d&#8217;ingéniosité afin que leur message ne soit pas perdu au milieu de cette tornade. La nouvelle solution : pénétrer directement le mode de vie des gens pour ne faire qu&#8217;un avec eux. Regard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-8123" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/Guillaume_grand_gagnant-popup.jpg" alt="Guillaume_grand_gagnant-popup" width="289" height="469" /></p>
<p>On dit qu&#8217;un individu est exposé à plus de trois mille publicités par jour. Une situation qui amène les publicistes à rivaliser d&#8217;ingéniosité afin que leur message ne soit pas perdu au milieu de cette tornade. La nouvelle solution : pénétrer directement le mode de vie des gens pour ne faire qu&#8217;un avec eux. Regard sur les nouveaux visages de la pub.</p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/pub-a-porter/#more-7816">Pub-à-porter</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/marketing-viral-sans-vaccin/">Marketing viral, sans vaccin</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/toute-lhorreur-de-la-cause/">Toute l&#8217;horreur de la cause</a></p>
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		<title>Toute l&#8217;horreur de la cause</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:59:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Un plan rapproché détaille sans scrupule des jeunes qui agonisent après un terrible accident de voiture. Un homme menace et frappe la caméra comme s&#8217;il s&#8217;agissait de sa femme. Une image silencieuse fixe le corps écrabouillé d&#8217;un opérateur de machine. Quoique remplie de bonnes intentions, la publicité-choc pourrait tout simplement rater sa cible&#8230; ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un plan rapproché détaille sans scrupule des jeunes qui agonisent après un terrible accident de voiture. Un homme menace et frappe la caméra comme s&#8217;il s&#8217;agissait de sa femme. Une image silencieuse fixe le corps écrabouillé d&#8217;un opérateur de machine. Quoique remplie de bonnes intentions, la publicité-choc pourrait tout simplement rater sa cible&#8230; ce qui n&#8217;empêche pourtant pas l&#8217;industrie d&#8217;y recourir.</p>
<div id="attachment_8017" class="wp-caption alignnone" style="width: 240px"><img class="size-full wp-image-8017" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/duguay_web.jpg" alt="Benoît Duguay est professeur à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM. Photo : Nathalie St-Pierre" width="230" height="305" /><p class="wp-caption-text">Benoît Duguay est professeur à l&#39;École des sciences de la gestion de l&#39;UQAM. Photo : Nathalie St-Pierre</p></div>
<p><span id="more-7768"></span></p>
<p>«Je les ai en horreur ! Les publicités-choc vont à l&#8217;encontre de tout ce que je connais de la pub !», s&#8217;insurge Benoît Duguay, professeur à l&#8217;École des sciences de la gestion de l&#8217;UQAM. Selon lui, les publicités qui mettent de l&#8217;avant l&#8217;atrocité d&#8217;une situation pour y sensibiliser les gens pourraient s&#8217;avérer une arme à double tranchant. «On se dit qu&#8217;on va faire tellement peur aux gens, qu&#8217;ils n&#8217;auront pas le choix d&#8217;apprendre. Pourtant, une scène bouleversante peut créer un blocage chez la personne qui la regarde et tout simplement l&#8217;empêcher de retenir le message voulu.»</p>
<p>Hugues Tennier est designer graphique spécialisé en publicité. Pour lui, il est clair que la publicité sensationnaliste en met beaucoup trop. «Prenons les publicités de la Commission de la santé et de la sécurité du travail où un homme a la main coincée dans une machine. C&#8217;est tellement affreux que ça devient un sujet de blague dans la population et qu&#8217;on passe totalement à côté du message.»</p>
<p>«Certaines scènes sont pires que ce qu&#8217;on pourrait voir au cinéma, renchérit Benoît Duguay.  Sauf que dans le cas de la publicité, n&#8217;importe quel enfant peut en être témoin. C&#8217;est très irresponsable et je crois que même sur internet, ça n&#8217;a pas sa place.»</p>
<p><strong>Différentes publicités pour différentes causes</strong></p>
<p>À la Table de concertation en violence conjugale de Montréal, la porte-parole Monique Villeneuve est partagée sur la question des publicités-choc. Elle déplore que les publicités du gouvernement du Québec lancent un message incomplet et ne dénoncent que l&#8217;aspect physique de la violence conjugale. Toutefois, elle ressort un effet positif. «Elles permettent de créer un premier contact avec la population en attirant leur attention. Une fois que les gens connaissent la cause, il faudrait toutefois passer à une autre étape. On pourrait alors présenter des publicités moins sensationnalistes qui montrent d&#8217;autres types d&#8217;abus dont peuvent être victimes les femmes.»</p>
<p><em>Mothers Against Drunk Driving</em> (MADD) n&#8217;adhère pas du tout aux techniques de marketing de la Société d&#8217;assurance automobile du Québec (SAAQ). «Pour nous, reproduire un accident dans toute son horreur n&#8217;a pas d&#8217;effet à long terme sur les conducteurs. Sur le coup, les gens en parlent, mais ça ne change rien à leurs comportements sur la route», explique la porte-parole de MADD Canada, Marie-Claude Morin.</p>
<p>Dans ses campagnes publicitaires, MADD préfère jouer sur l&#8217;émotion créée par le témoignage d&#8217;un proche d&#8217;une victime de l&#8217;alcool au volant, par exemple, pour amener les conducteurs à adopter des comportements responsables sur la route. «Il est plus difficile de passer à côté d&#8217;un témoignage, puisque les gens savent que c&#8217;est vrai, contrairement à la simulation d&#8217;accident. C&#8217;est donc plus dure de rester insensible», affirme la porte-parole.</p>
<p>La campagne actuelle de la SAAQ joue d&#8217;ailleurs elle aussi la carte de la sensibilité en laissant la parole à des victimes d&#8217;accidents de la route et à des personnes qui travaillent auprès d&#8217;elles. Il serait toutefois faux de croire que la publicité-choc a été reléguée aux oubliettes. «On cherche simplement à varier notre message afin de ne pas passer inaperçu. Les publicités-chocs n&#8217;ont pas été remplacées puisque leur efficacité nous a été prouvée», explique Audrey Chaput, porte-parole de la SAAQ.</p>
<p>Le bilan routier se serait ainsi amélioré avec les années et les Québécois seraient plus sensibilisés aux dangers de la route. «En 2007, notre campagne a beaucoup misé sur les publicités-choc en présentant des accidents de la route bouleversants, rappelle Audrey Chaput.  Après cela, une étude nous a révélé que la sécurité routière était passée du cinquième au deuxième rang dans les préoccupations de la population.»</p>
<p><strong>Dérives publicitaires</strong></p>
<p>Devant l&#8217;obstination de l&#8217;industrie à créer des publicités bouleversantes, le graphiste Hugues Tennier s&#8217;interroge. «Il y a beaucoup de publicités de nos jours et tout va très vite. Peut-être qu&#8217;on est rendu à un point où on veut tellement passer son message rapidement qu&#8217;on laisse tomber toute subtilité. C&#8217;est possible que l&#8217;industrie n&#8217;ait plus le choix.»</p>
<p>C&#8217;est une pensée qui rejoint celle, plus tranchée, de Benoît Duguay. «Les gens pensent souvent que la publicité est très puissante. Pourtant, au nombre de réclames qu&#8217;on voit à tous les jours, une publicité équivaut à une infime goutte d&#8217;eau dans l&#8217;océan. Même si elle est très bouleversante, une seule publicité ne sera jamais assez efficace pour changer les gens.»</p>
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		<title>La sécurité informatique pour les Uqa-nuls</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:24:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pire ennemi de la sécurité informatique serait les étourderies de l&#8217;être humain, et non pas la technologie en soi. Invité mercredi dernier par le Service de l&#8217;informatique et des télécommunications de l&#8217;UQAM (SITel),  le journaliste technologique Michel Dumais s&#8217;est efforcé de remettre avec humour son auditoire sur le droit chemin.
L&#8217;utilisation de mots de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7063" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/sacurita-info.jpg"><img class="size-medium wp-image-7063" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/sacurita-info-300x225.jpg" alt="Conférence de Michel Dumais le 4 novembre à l'Uqam" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Conférence de Michel Dumais le 4 novembre à l&#39;Uqam</p></div>
<p>Le pire ennemi de la sécurité informatique serait les étourderies de l&#8217;être humain, et non pas la technologie en soi. Invité mercredi dernier par le Service de l&#8217;informatique et des télécommunications de l&#8217;UQAM (SITel),  le journaliste technologique Michel Dumais s&#8217;est efforcé de remettre avec humour son auditoire sur le droit chemin.<span id="more-7050"></span></p>
<p>L&#8217;utilisation de mots de passe évidents, la crédulité, l&#8217;empressement à ouvrir des fichiers inconnus et surtout le manque de vigilance seraient à la source de la plupart des problèmes informatiques.</p>
<p>«L&#8217;arme favorite du pirate informatique est le <em>post-it</em> collé à côté de votre ordinateur sur lequel vous avez indiqué votre nom d&#8217;utilisateur et votre mot de passe. C&#8217;est une arme terrifiante contre laquelle on ne peut rien faire», s&#8217;est amusé le journaliste spécialisé en informatique. Cette pratique rendrait donc infiniment aisée l&#8217;installation de virus, de logiciels espions et d&#8217;autres calamités virtuelles.</p>
<p>L&#8217;expert en technologies a également tenu à mettre les gens en garde contre les élucubrations de certains bandits du web ; si c&#8217;est trop beau pour être vrai, c&#8217;est que c&#8217;est faux. Exit donc les princesses africaines qui offrent la moitié de leur butin en échange de 5000 $ ou les vendeurs de chiens fictifs qui veulent être payés à l&#8217;avance. «Internet est peuplé d&#8217;inconnus. Gardez en tête qu&#8217;il y en a toujours un quelque part qui attend le bon moment pour vider votre portefeuille», a rappelé Michel Dumais à un auditoire majoritairement composé d&#8217;employées de l&#8217;UQAM.</p>
<p><strong>Une amitié avec intérêts</strong></p>
<p>Les réseaux sociaux ne seraient également pas à l&#8217;abri des fraudeurs. «On peut vouloir votre amitié, mais aussi plein d&#8217;autres choses, a mis en garde le chroniqueur technologique. Vos informations personnelles peuvent mener au vol d&#8217;identité ou encore à l&#8217;installation de logiciels qui prennent le contrôle de votre ordinateur.»</p>
<p>Le même danger se retrouverait également avec tout ce qui s&#8217;apparente au clavardage. Une connaissance pourrait avoir été infiltrée et envoyer malgré elle des messages bourrés de virus à tout son réseau de contacts. «Il faut aussi se méfier et n&#8217;ouvrir les logiciels que lorsqu&#8217;on est vraiment sûr que c&#8217;est la bonne personne qui les a envoyés», a souligné Michel Dumais.</p>
<p><strong>La position uqamienne</strong></p>
<p>Le directeur du SITel, Hugo Dominguez, a lui aussi pris la parole afin de calmer les insécurités de plusieurs employés de l&#8217;UQAM.</p>
<p>Devant une foule partagée entre le désir de bien se prémunir contre les attaques et la crainte  d&#8217;être ralentie par la complexité de certaines mesures de sécurité, le directeur informatique s&#8217;est fait rassurant. «Le but, c&#8217;est de réduire les risques le plus possible. On ne vous demande pas d&#8217;avoir des dizaines de mots de passe compliqués et différents pour chaque application. Il faut trouver le juste milieu.»</p>
<p>S&#8217;exprimant ensuite au sujet des mesures de sécurité assurées par les techniciens informatiques de l&#8217;Université, Hugo Dominguez a rappelé qu&#8217;un premier filtrage des courriels est automatiquement opéré par son service. Tout juste 2% des messages reçus seraient envoyés aux destinataires.</p>
<p>«On essaie vraiment d&#8217;être le plus efficace possible. Actuellement, notre système bloque 75% des pourriels que l&#8217;on reçoit. Malheureusement, on n&#8217;a pas les moyens financiers pour avoir celui qui est efficace à 98%. On vous demande donc d&#8217;être vigilant face à toutes les demandes en ligne que vous recevez.»</p>
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		<title>YouQam</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 16:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Exit les tracts, les fax et la radio pour vanter ses programmes d&#8217;étude. L&#8217;UQAM est bien de son temps et utilise les vidéos en ligne sur Uqam.tv afin de piquer la curiosité des internautes.

Uqam.tv, c&#8217;est le lieu de rassemblement de toutes les vidéos ayant trait de près ou de loin à l&#8217;Université. En fonction depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Exit les tracts, les fax et la radio pour vanter ses programmes d&#8217;étude. L&#8217;UQAM est bien de son temps et utilise les vidéos en ligne sur <a href="www.uqam.tv" target="_blank">Uqam.tv </a>afin de piquer la curiosité des internautes.</p>
<div id="attachment_6228" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/sylbed.jpg"><img class="size-medium wp-image-6228" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/sylbed-300x225.jpg" alt="Sylvain Bédard devant la page d'accueil d'Uqam.tv." width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Sylvain Bédard devant la page d&#39;accueil d&#39;Uqam.tv.</p></div>
<p><span id="more-6219"></span></p>
<p>Uqam.tv, c&#8217;est le lieu de rassemblement de toutes les vidéos ayant trait de près ou de loin à l&#8217;Université. En fonction depuis avril 2008, le site comporte aujourd&#8217;hui des centaines de vidéos aux sources variées. «Avant, toutes les vidéos produites par des gens de l&#8217;UQAM étaient éparpillées sur différents sites internet. Au service promotionnel, nous avons eu l&#8217;idée de créer notre propre YouTube UQAM afin de les rassembler», explique l&#8217;agent d&#8217;information Sylvain Bédard.</p>
<p>C&#8217;est un projet novateur qui s&#8217;avère évidemment très payant pour le service promotionnel de l&#8217;UQAM. «C&#8217;est un excellent moyen de faire connaître l&#8217;Université auprès des futurs étudiants. Ils naviguent sur le site des universités et tombent sur Uqam.tv qui leur présente une vision vivante et dynamique de nous. C&#8217;est très efficace», poursuit celui qui sélectionne et met en ligne les vidéos.</p>
<p>Et les statistiques du site prouvent l&#8217;engouement : les vidéos les plus populaires d&#8217;Uqam.tv sont sans contredit les vox pop et autres publicités vantant les charmes de l&#8217;UQAM.</p>
<p>Mais Uqam.tv n&#8217;est pas seulement un publi-sac à saveur uqamienne. C&#8217;est aussi une plate-forme intéressante pour le Service à la vie étudiante (SVE). Il y voit une manière nouveau genre de rejoindre le plus d&#8217;étudiants en difficulté que possible. «Le SVE a son propre réalisateur qui produit des capsules dans lesquelles il fait connaître ses services. Depuis peu, il offre également des reportages qui donnent des conseils et résument le contenu de ses ateliers», note Sylvain Bédard.</p>
<p>Uqam.tv, c&#8217;est également une mine d&#8217;informations sur tout ce qui fait la diversité de l&#8217;UQAM. D&#8217;Émilie Heymans au soccer universitaire, en passant par une visite du Complexe des sciences et de la Place Pasteur, le site regorge de vidéos classées selon le champ d&#8217;étude qu&#8217;elles concernent.</p>
<p>Plusieurs étudiants profitent également d&#8217;Uqam.tv afin de donner une deuxième vie à des événements ayant lieu dans leur faculté. «Les étudiants en sciences politiques sont nos plus fidèles utilisateurs, affirme l&#8217;agent d&#8217;information. Ils filment des conférences et nous les envoient. Cela rend le contenu accessible à tous et conserve des archives de l&#8217;événement.»</p>
<p><a href="www.youuussef.com" target="_blank">Youssef Shoufan</a> fréquente le département de philosophie de l&#8217;Université et met sur Uqam.tv des conférences de <a href="www.ieim.uqam.ca" target="_blank">l&#8217;Institut d&#8217;études internationales de Montréal (IEIM). </a>Il souligne les améliorations apportées au site depuis les débuts et apprécie la nouvelle simplicité de la mise en ligne. «C&#8217;est sûr que les vidéos ne sont pas encore en qualité HD. Toutefois, j&#8217;apprécie l&#8217;allure professionnelle du site et le fait que l&#8217;on puisse aussi facilement diffuser l&#8217;information.»</p>
<p><em><strong>La plate-forme du peuple</strong></em></p>
<p>Nul besoin d&#8217;être un professionnel pour avoir le privilège de mettre des vidéos en ligne sur Uqam.tv. En effet, différents reportages réalisés par des étudiants sur des thèmes d&#8217;actualité garnissent également les pages du site. «La seule raison pour laquelle une vidéo pourrait être refusée, c&#8217;est si elle contient du contenu diffamatoire. Jusqu&#8217;à maintenant, je n&#8217;en ai refusées que deux qui étaient inaudibles à cause de la mauvaise qualité du son», relate Sylvain Bédard. Il rappelle également qu&#8217;il faut obtenir des droits de diffusion pour chaque personne ou extrait sonore présent dans la vidéo.</p>
<p>Celui qui incarne la «vision globale» d&#8217;Uqam.tv caresse des idées de grandeur pour le site. Sylvain Bédard glisse notamment qu&#8217;il aimerait créer un partenariat avec des étudiants en communication afin qu&#8217;ils approvisionnent la page web. «On a déjà eu des ententes avec des professeurs et j&#8217;aimerais refaire ça. Je pense à des vidéos sur l&#8217;actualité, à des entrevues et à des reportages qui seraient mis en ligne quotidiennement&#8230; Un peu comme un journal Web. Mais tout cela reste à voir», devise le visionnaire.</p>
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		<title>Préjugés roulants, rejet aveugle</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 19:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Garon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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Se retrouver seul lors de la formation des équipes. Voir ses efforts pour un travail être dénigrés. Faire douter de ses capacités. Entendre ses coéquipiers chuchoter dans son dos&#8230; Il s&#8217;agit là de moments pénibles que des étudiants handicapés de l&#8217;Université doivent trouver la force d&#8217;affronter.

«Sur les quelque 3000 appels que nous recevons chaque année, [...]]]></description>
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<div id="attachment_5587" class="wp-caption alignnone" style="width: 304px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jimmyt.jpg"><img class="size-medium wp-image-5587" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jimmyt-294x300.jpg" alt="Jimmy Tessier est atteint de paralysie cérébrale et étudie en travail social à l'UQAM." width="294" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jimmy Tessier est atteint de paralysie cérébrale et étudie en travail social à l&#39;UQAM.</p></div>
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<p>Se retrouver seul lors de la formation des équipes. Voir ses efforts pour un travail être dénigrés. Faire douter de ses capacités. Entendre ses coéquipiers chuchoter dans son dos&#8230; Il s&#8217;agit là de moments pénibles que des étudiants handicapés de l&#8217;Université doivent trouver la force d&#8217;affronter.</p>
<p><span id="more-5494"></span></p>
<p>«Sur les quelque 3000 appels que nous recevons chaque année, environ 150 portent sur des problèmes d&#8217;intégration vécus par les étudiants. Et de ce nombre, plusieurs proviennent d&#8217;étudiants handicapés», explique Véronique Frenette, porte-parole du Centre d&#8217;écoute et de référence situé à l&#8217;UQAM.</p>
<p>L&#8217;intégration dans les cercles étudiants et la formation d&#8217;équipes pour les travaux s&#8217;avère un casse-tête frustrant pour certains étudiants handicapés. Et cela, même si l&#8217;UQAM est l&#8217;université québécoise en accueillant le plus, soit  405 pour l&#8217;année 2008-2009.</p>
<p>«Des préjugés, il y en a et il y en a toujours eus. Ils sont très clairs ! Lorsqu&#8217;il y a deux étudiants handicapés dans la même classe, on conclut toujours automatiquement qu&#8217;ils vont se mettre ensemble», dénonce Marie-Douce Fugère, mi-figue, mi-raisin, en repliant d&#8217;une main ferme la canne blanche qui la guide d&#8217;un cours de droit à l&#8217;autre.</p>
<p>Jimmy Tessier est pour sa part étudiant en travail social à temps plein depuis deux ans. Il oriente son fauteuil roulant électrique afin d&#8217;être bien en face de son interlocutrice. «Certains étudiants ressentent un malaise et ne savent pas comment agir avec les handicapés. Dès les premiers cours, je m&#8217;efforce d&#8217;intervenir souvent et de participer en classe afin de montrer que je veux réussir. Comme j&#8217;ai un preneur de notes, je ne dois surtout pas donner l&#8217;impression de ne pas être attentif. Les autres étudiants pourraient conclure que je ne suis pas travaillant», énonce sereinement Jimmy.</p>
<p>Inutile de préciser que l&#8217;intégration lui est infiniment plus facile au sein de groupes restreints. «Le lien avec les autres se fait beaucoup mieux que parmi une centaine de personnes.»</p>
<p>Pour Marie-Douce, son handicap est à double tranchant. C&#8217;est qu&#8217;elle voit. Enfin un peu, dépendamment de la lumière, de la distance, de l&#8217;angle, du moment de la journée&#8230; «Comme je suis semi-voyante, j&#8217;ai souvent beaucoup de difficulté à créer le premier contact. En effet, même si j&#8217;ai déjà parlé à quelqu&#8217;un, il y a de fortes chances pour que je ne le reconnaisse pas même si je le revois. Les étudiants analysent parfois mal mon comportement. Ils croient que je les ignore volontairement et ça rend les liens plus difficiles à tisser.»</p>
<p><strong>Intimidé par soi-même</strong></p>
<div id="attachment_5596" class="wp-caption alignright" style="width: 244px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/maried.jpg"><img class="size-medium wp-image-5596 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/maried-234x300.jpg" alt="Marie-Douce Fugère est semi-voyante et étudie en droit à l'UQAM." width="234" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Marie-Douce Fugère est semi-voyante et étudie en droit à l&#39;UQAM.</p></div>
<p>«Dans mon cas, je ne me sens pas exclu. La différence entre chaque étudiant handicapé vient vraiment de ce qu&#8217;il fait par lui-même pour s&#8217;intégrer», précise pour sa part Jimmy.</p>
<p>«Il faut en effet être très prudent avec la victimisation des étudiants handicapés», confirme Sylvain Le May, responsable du Service d&#8217;intégration des étudiants handicapés à l&#8217;UQAM. Certains étudiants pourraient en effet être prompts à mettre tous leurs échecs sur le dos de leur déficience. «J&#8217;explique toujours aux étudiants que c&#8217;est leur choix s&#8217;ils décident d&#8217;être heureux ou malheureux. Tout est dans l&#8217;attitude. Toutefois, dépendamment de leur éducation, notamment, certains d&#8217;entre eux n&#8217;ont pas les bougies d&#8217;allumage pour fleurir et s&#8217;épanouir. Alors, oui c&#8217;est vrai, ils peuvent avoir de la difficulté à s&#8217;intégrer», énonce-t-il en jetant un oeil à son fauteuil roulant resté près de la porte d&#8217;entrée de son bureau.</p>
<p>Sans l&#8217;ombre d&#8217;un jugement dans le regard, Jimmy ne peut qu&#8217;abonder dans ce sens. «Je ne veux surtout pas les blâmer, mais c&#8217;est vrai que certains étudiants peuvent parfois s&#8217;exclure eux-mêmes. Ils ne parlent à personne, s&#8217;isolent. Moi, j&#8217;ai choisi de ne pas me définir par mon handicap. Mais pour d&#8217;autres, ça peut être plus difficile.» Mais qu&#8217;est-ce qui peut être plus difficile que d&#8217;être en fauteuil roulant? «Pour ma part, je préfère être en fauteuil roulant qu&#8217;aveugle! Et puis, ce n&#8217;est pas si contraignant, si j&#8217;agis de la bonne manière!»</p>
<p>Pour sa part, Marie-Douce fait partie des quelque six étudiants de la Faculté de science politique et de droit à présenter une déficience visuelle. Aussi, elle n&#8217;hésite pas à faire des efforts pour s&#8217;intégrer. Elle a choisi de contourner son handicap en s&#8217;impliquant auprès de l&#8217;Association des étudiants handicapés de l&#8217;UQAM. Elle jette un coup d&#8217;oeil à Jimmy qui approuve avec véhémence. Tous deux y trouvent beaucoup de soutien.</p>
<p>«Oui, il y a de la pression à être un étudiant handicapé. Mais je ne dois surtout pas flancher. Parce que lorsqu&#8217;on réussit, c&#8217;est là qu&#8217;on se défait de l&#8217;image d&#8217;handicapé. Je fais tout pour cela, explique Jimmy en souriant. Et s&#8217;il arrive que j&#8217;aie des gens au travers de mon chemin, au sens propre ou au sens figuré, je les tasse!»</p>
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