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	<title>Journal (I) Média &#187; Ariane Gruet-Pelchat</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Musicien, sourd et professeur</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 00:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Gruet-Pelchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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Thomas (nom fictif) a dédié toute sa vie à la musique. Instrumentiste professionnel bien en vue et enseignant en musique à l’UQAM, il se fait surprendre par des problèmes auditifs vers l’âge de 40 ans. Vingt-cinq ans plus tard, il garde toujours sa condition secrète.«Seuls quelques amis très proches le savent, avoue l&#8217;ancien enseignant à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Thomas (nom fictif) a dédié toute sa vie à la musique. Instrumentiste professionnel bien en vue et enseignant en musique à l’UQAM, il se fait surprendre par des problèmes auditifs vers l’âge de 40 ans. Vingt-cinq ans plus tard, il garde toujours sa condition secrète.<span id="more-2435"></span>«Seuls quelques amis très proches le savent, avoue l&#8217;ancien enseignant à l&#8217;UQAM. Comment assumer un tel handicap, surtout quand on est musicien? J’en ai très honte.» La réaction de Thomas n’est pas exceptionnelle. Steve Forget, président fondateur du groupe d’audioprothésistes Forget-Parent, affirme que beaucoup de ses patients, surtout ceux qui travaillent dans le domaine public, souhaitent demeurer anonymes. «Ce n’est pas totalement accepté car la surdité est un phénomène invisible. On ne se rend pas compte à quel point elle est courante : 10% de la population en souffre, et une personne sur deux est atteinte passé 75 ans.»</p>
<p class="MsoNormal">Les individus touchés mettent en moyenne sept ans avant de consulter. «On ne réalise pas immédiatement qu’on est en train de perdre de l’audition, car on monte graduellement le volume dans nos activités quotidiennes, explique Thomas. C’est à force de faire répéter les gens que je me suis demandé si j’avais un problème et, même après avoir passé des tests positifs, je ne me l’avouais pas.» Steve Forget affirme qu’avant de se décider à porter des prothèses, la plupart des gens essayent d’éluder le problème en changeant leurs activités et en s’isolant. Dans le cas de Thomas, la nouvelle était dramatique pour sa carrière. Il s’est résigné à porter des appareils auditifs, mais tente encore de les cacher. «Il y a une forte compétition en musique, et je ne suis pas certain qu’on aurait continué à m’engager si j’avais parlé de mon handicap.»</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Coureur sans jambes?</strong></p>
<p class="MsoNormal">Comment en effet prétendre évaluer une interprétation musicale avec une oreille artificielle? Est-on en mesure d’entendre les différentes pressions de l’archet sur un violon, ou encore celles de la bouche sur l’anche pour une clarinette? L’ingénieur en électroacoustique Jean-Louis Ostrowski assure qu’il n’y a aucun lien à faire entre la perte d’audition et l’oreille musicale. «L’essentiel est d’entendre toutes les fréquences, chose que les appareils auditifs permettent. Ensuite, le message musical est beaucoup plus simple que celui de la parole. Un sourd aura moins de difficulté à écouter un concerto qu’à comprendre les articulations du langage.» La technologie permet de rétablir une courbe de fréquence normale et d’augmenter le volume d&#8217;approximativement 25 décibels. À titre de comparaison, une conversation normale se situe aux environs de 50 db. Cependant, les appareils auditifs sont soumis à des limites dynamiques et peuvent saturer lorsqu’un son est très fort, que ce soit à cause de la tension ou du voltage de la pile. «Ils sont parfois désagréables à porter car ils sont réglés pour amplifier la voix, affirme Thomas. Lorsqu’on joue d’un instrument, le niveau d’entrée est beaucoup plus fort, et cela peut devenir agressant avec les prothèses. Malgré tout, elles ont beaucoup évolué et me permettent de jouer et d’enseigner sans problème.»</p>
<p class="MsoNormal">Jean-Paul Despins est titulaire des cours de neuropédagogie musicale et professeur au département de musique de l’UQAM. Il n’hésite pas à exposer les problèmes auditifs qu’il éprouve dans une oreille à ses élèves et est persuadé qu’ils n’influencent en rien sa capacité d’enseigner. «Nous avons la mémoire des sons! Beethoven a écrit ses plus belles compositions alors qu’il était sourd. Le cerveau est fait de telle manière qu’il compense pour tout, donc mon oreille gauche compense pour la droite!» Le compositeur Gabriel Fauré souffrait d’une surdité quasi-totale. Plus près de nous, Ginette Reno fait salle comble malgré une perte importante d’acuité auditive. «Il ne faut pas oublier que la perception auditive est très personnelle, rappelle Steve Forget. Pour cette raison, je ne crois pas que l’on puisse douter de la capacité de quelqu’un qui porte des appareils.» Il reconnaît par contre que l’exercice serait plus périlleux pour un critique musical.</p>
<p class="MsoNormal">Le directeur du baccalauréat en musique à l’UQAM Jean-Louis Gagnon n’est pas fermé à l’idée d’avoir un enseignant qui porte des appareils dans son personnel. «J’aurais peut-être quelques doutes au départ, mais je discuterais avec lui pour voir comment il se sent. Cela ne m’empêcherait pas de l’engager. De toute façon, c’est lui qui souffrira s’il a de graves problèmes.» Tous les étudiants en musique à l’UQAM interrogés ont très bien accueilli l’idée d’un professeur qui porte des appareils. «Je le trouverais courageux de continuer à enseigner! s’exclame Amélie, guitariste. Je n’aurais aucune crainte quant à ses capacités. De toute façon, il y a énormément de musiciens qui ont des problèmes auditifs».</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Une défaillance bien mal placée</strong></p>
<p class="MsoNormal">Steve Forget estime la proportion des musiciens ayant des pertes auditives à 50%. Jean-Louis Ostrowski explique que les cellules de l’oreille correspondant à la fréquence dans laquelle joue un instrument perdent leur sensibilité lorsqu’elles sont constamment excitées. Le musicien entendra donc moins les notes qui se situent dans ces hauteurs. C’est sans compter que les musiciens d’orchestre évoluent dans un environnement très bruyant. Lui-même corniste, Jean-Louis Gagnon est régulièrement entouré de plusieurs percussionnistes et d’une douzaine de cuivres jouant à pleine intensité. En studio et dans les groupes de pop, les niveaux sonores peuvent être très élevés. Pourtant, il existe peu de prévention dans les institutions scolaires. Interrogé sur le sujet, Jean-Louis Gagnon est clair : «Nous pourrions nous occuper de faire de la prévention, mais il faudrait d’abord penser à faire de la musique. Il y a des priorités, vous comprenez?» La réponse révolte Thomas, chez qui le manque de prévention a entraîné un drame personnel. «C’est absolument insensé! La surdité est une réalité beaucoup trop présente chez les musiciens pour qu’on l’occulte!»</p>
<p class="MsoNormal">De plus en plus, les jeunes prennent conscience de l’importance de se protéger. «Il est essentiel d’offrir un temps de repos à notre oreille, affirme Steve Forget. Il existe également des bouchons faits sur mesure pour les musiciens. Ils coupent les fréquences de façon équivalente au son originel.» Paradoxalement, ceux qui redoutent le plus la surdité sont ceux qui y sont le plus exposés. En revanche, avec un minimum de prévention, celle-ci mettra plus de temps à s’insérer dans le quotidien des musiciens.</p>
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		<title>L&#8217;Underworld, nouveau temple punk</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 05:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Gruet-Pelchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2004, L&#8217;UQAM mettait la hache dans le quotidien des jeunes punks de l&#8217;arrondissement Ville-Marie en achetant l&#8217;édifice La Patrie, où se trouvait la salle communautaire l&#8217;X. Quatre ans plus tard, l&#8217;Underworld arrive comme un cadeau du ciel. La nouvelle salle de spectacle est la seule à être accessible aux mineurs sur toute l&#8217;île de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2004, L&#8217;UQAM mettait la hache dans le quotidien des jeunes punks de l&#8217;arrondissement Ville-Marie en achetant l&#8217;édifice La Patrie, où se trouvait la salle communautaire l&#8217;X. Quatre ans plus tard, l&#8217;Underworld arrive comme un cadeau du ciel. La nouvelle salle de spectacle est la seule à être accessible aux mineurs sur toute l&#8217;île de Montréal. <span id="more-2247"></span></p>
<p>«C&#8217;est ma façon de me rapprocher des jeunes, de partager avec eux une passion et de m&#8217;impliquer à nouveau dans un milieu musical que j&#8217;adore», explique le président des activités d&#8217;Underworld, Alex Bastide. Celui dont la carte d&#8217;affaires affiche fièrement le terme «slave» détient en fait un véritable empire skate-punk. À 19 ans, il ouvrait un magasin et une première salle de spectacle dans le nord de la ville. «J&#8217;y ai présenté des spectacles de 1995 à 1998, mais j&#8217;ai été contraint de la fermer pour des mesures de sécurité.» L&#8217;Underworld originel est un lieu mythique qui a accueilli des groupes tels que Blink 182, Youth Brigade et War Zone. Depuis, les choses ont déboulé, et Alex compte sur sa feuille de route la production de spectacles de musique et de skate, des compagnies de disques, une émission de télévision et des magasins à Montréal et à Vancouver.</p>
<p>«En me rendant dans l&#8217;ouest du Canada, j&#8217;ai réalisé à quel point la scène musicale montréalaise était forte», s&#8217;exclame Alex. C&#8217;est en déménageant son magasin de la rue Sainte-Catherine quelques portes plus loin qu&#8217;il a eu envie d&#8217;ouvrir une nouvelle salle de spectacle. «Nous avions fermé notre magasin de disques parce que l&#8217;industrie faiblissait, mais je vois notre salle de spectacle comme un projet à long terme. Le public montréalais sera toujours présent.»</p>
<p>L&#8217;équipe met tout en œuvre pour que la salle de l&#8217;Underworld soit agréable. Le gérant, Mathieu Guilbeault, pèse ses mots : «C&#8217;est extrêmement important d&#8217;offrir un environnement professionnel et bien équipé. Nous investissons beaucoup dans la sonorisation et travaillons exclusivement avec des gens de confiance qui font partie du mouvement.»</p>
<p>C&#8217;est dans ce nouveau temple punk que les Vulgaires Machins ont choisi de lancer leur CD/DVD <em>Presque Sold Out</em><span style="normal;">, mercredi dernier. Le groupe, qui attire une foule majoritairement adolescente, se réjouit du fait que l&#8217;Underworld lui soit accessible. «Empêcher aux jeunes d&#8217;entrer à un show est discriminatoire, s&#8217;indigne le chanteur Guillaume Beauregard. Un adolescent de quatorze ans a le droit d&#8217;aimer le punk-rock!» </span></p>
<p>Située en plein cœur du centre-ville, la salle de l&#8217;Underworld répond à un besoin indéniable. Les projets d&#8217;Alex Bastide ne s&#8217;arrêtent pas là. «Nous travaillons avec des designers québécois pour offrir une gamme de vêtements qui plaira aux jeunes professionnels, particulièrement aux femmes qui sont très nombreuses à l&#8217;UQAM». Les idées plein la tête, le jeune entrepreneur a créé un véritable réseau pour les passionnés.</p>
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		<title>Et les autres?</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 17:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Gruet-Pelchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au moment de répondre à l’appel du journal (I)Média, la directrice de Concordia Athletics, Katie Sheahan, revenait d’une discussion avec la directrice du centre sportif de l’UQAM, Manon Vaillancourt. Par leur passion commune, les départements sportifs des universités québécoises ont développé des liens serrés qui fortifient leur présence dans les institutions scolaires.


Katie Sheahan affirme travailler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<div id="attachment_1324" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/cepsum.jpg"><img class="size-medium wp-image-1324" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/cepsum-300x225.jpg" alt="Université de Montréal" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Université de Montréal</p></div>
<p class="MsoNormal">Au moment de répondre à l’appel du journal (I)Média, la directrice de Concordia Athletics, Katie Sheahan, revenait d’une discussion avec la directrice du centre sportif de l’UQAM, Manon Vaillancourt.<span> </span>Par leur passion commune, les départements sportifs des universités québécoises ont développé des liens serrés qui fortifient leur présence dans les institutions scolaires.</p>
<p><span id="more-1147"></span></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Katie Sheahan affirme travailler en collaboration constante avec ses collègues des autres universités. «Nous nous rencontrons quatre à cinq fois par an pour discuter des problématiques, des réglementations et des représentations provinciale et fédérale. Toutes les universités possèdent des équipes extrêmement sérieuses et compétitives et nous en sommes très fiers.»</p>
<p class="MsoNormal">Des plans d&#8217;avenir pour Concordia</p>
<p class="MsoNormal">Chaque université possède sa discipline étoile. À Concordia, c’est le hockey féminin qui attire les regards. La gardienne de buts Cecilia Anderson trouve particulièrement gratifiant de patiner pour ses entraîneures, qui ont connu une carrière exceptionnelle. Elle attribue aussi une partie de leur réussite au support matériel offert. «Si nous avons pu nous rendre aux Jeux Olympiques, c&#8217;est parce que l&#8217;université nous laissait utiliser l&#8217;aréna à tous les jours.»</p>
<p class="MsoNormal">L&#8217;Université Concordia travaille actuellement à revitaliser ses installations sportives. «Le gymnase et l’aréna ont été construits en 1967, alors que Concordia ne comptait que 3 200 étudiants, explique mme Sheahan. Quarante-et-un ans plus tard, notre clientèle dépasse les 42 000 individus.» Il y a deux ans, l&#8217;université a construit au centre-ville un complexe sportif à la fine pointe de la technologie. Pour 2010, Concordia injectera 60 millions de dollars dans la modernisation du Complexe des sports du Campus Loyola.</p>
<p class="MsoNormal">Un financement imaginatif pour L&#8217;Université de Montréal</p>
<p class="MsoNormal">La lutteuse olympique Martine Dugrenier s’est battue pour les universités Concordia et McGill et poursuit actuellement sa maîtrise à l’Université de Montréal. Elle conserve un souvenir très positif de ses années passées à Concordia, particulièrement grâce au sentiment d’appartenance qu’elle a développé et au support qu’elle a ressenti. De l’Université de Montréal, elle est frappée par l’énergie déployée à établir la place des athlètes dans les médias. «Je sens qu’ils nous accordent beaucoup d’importance et qu’ils travaillent pour nous assurer une visibilité constante. Même les professeurs sont particulièrement conciliants ». Elle est également charmée par le complexe sportif. «Un athlète ne pourrait pas demander mieux, d’autant plus que la piscine est en rénovation.» Le soccer féminin est l’une des fiertés de l’université. Sur les 14 parties disputées depuis le début de la saison régulière, l’équipe a blanchi son adversaire 11 fois et n’a connu qu’une seule défaite.</p>
<p class="MsoNormal">Les sports d’excellence de l’Université de Montréal comptent sur un apport financier important, celui du Club des gouverneurs. «Ce sont 20 à 25 personnes du milieu des affaires qui croient au bienfait du sport et contribuent pendant cinq ans par un montant annuel de 15 000$ à 40 000$», explique le directeur du CEPSUM, Paul Krivicky<span lang="FR">. Ces revenus sont redistribués par le centre aux différents sports d’excellence afin de ne pas discriminer les équipes les moins en vue. Ils représentent environ 1/7 du financement total.» Chaque équipe a cependant le loisir de se trouver de petits commanditaires en plus de ceux obtenus par le CEPSUM.</span></p>
<p class="MsoNormal">Tradition à l&#8217;Université McGill</p>
<p class="MsoNormal">La seule équipe à avoir mis les Carabins au plancher en soccer féminin est celle de McGill, qui a une fiche de 9 victoires sur un total de 14 parties. Mais c’est le football masculin qui fait la vraie fierté de l’établissement. Leur entraîneur, Sonny Wolfe, explique que c’est actuellement le sport universitaire le plus populaire au Canada. «RDS diffuse les parties de football à toutes les fins de semaines, pas celles de soccer, de basketball ou de hockey. Mon opinion est évidemment très biaisée, mais je crois que pour être vu comme une université où le sport est important, il faut avoir une équipe de football.»</p>
<p class="MsoNormal">Le département sportif de McGill bénéficie de l’aide financière et morale de ses anciens athlètes, qui éprouvent une profonde fierté et une grande reconnaissance pour leur université. «Je crois que cette relation avec les anciens est plus traditionnellement anglophone», songe M. Wolfe. Paul Krivicky<span lang="FR"> approuve, mais note que le sport d’excellence existe depuis beaucoup plus longtemps à McGill qu’à l’Université de Montréal. «Notre programme est en place depuis 1995, mais il a réellement pris de l’ampleur à partir de 2001. Nous avons maintenant seize équipes. Nous commençons à obtenir quelques contributions des anciens athlètes, mais pour le reste, il faudra attendre qu’ils aient atteint un niveau sécuritaire dans leur carrière personnelle.» </span></p>
<p class="MsoNormal">Prendre sa place</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">M Wolfe entraîne des équipes universitaires de football depuis 41 ans. Il croit que les universités francophones sont à un point tournant de leur histoire. «Pensons au Rouge et Or de l’Université Laval à Québec. Il y a entre 14 000 et 18 000 personnes qui assistent à leurs parties à toutes les fins de semaines.» Selon lui, les athlètes de l’équipe masculine de football sont de vrais héros sur le campus. L’équipe est presque entièrement financée par des commanditaires. «L’Université de Montréal a aussi beaucoup plus d’argent que McGill, et Sherbrooke ne donne pas sa place non plus! À mon avis, dans trente ans, les universités francophones auront une place de choix.»</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">En attendant, </span>Cecilia Anderson déplore le fait qu’il n’existe aucune équipe de hockey féminin dans les universités francophones à Montréal. «Une athlète francophone ne pourra pas jouer pour son université, ou alors elle devra modifier son trajet scolaire.» <span lang="FR">Le dilemme est bien présent pour les athlètes,</span> qui doivent composer avec une offre sportive très différente selon les universités et ont ainsi à choisir entre les études et le sport.</p>
<p class="MsoNormal" align="center">
<p class="MsoNormal"><!--EndFragment--></p>
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		<title>Rappeuse Kitsch</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 15:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Gruet-Pelchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[
La rappeuse Donzelle s&#8217;apprête à lancer un premier disque qui en fera sursauter plus d&#8217;un. Éclatante sur scène par son aura d&#8217;excès, c&#8217;est sa vivacité d&#8217;esprit qui éblouit en face à face. Sous des dehors rutilants de superficiel, Roxanne Arsenault questionne et pratique le kitsch, la scène, la radio et le féminisme.
L&#8217;épeurante séductrice
«Donzelle est assurément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">La rappeuse Donzelle s&#8217;apprête à lancer un premier disque qui en fera sursauter plus d&#8217;un. Éclatante sur scène par son aura d&#8217;excès, c&#8217;est sa vivacité d&#8217;esprit qui éblouit en face à face. Sous des dehors rutilants de superficiel, Roxanne Arsenault questionne et pratique le kitsch, la scène, la radio et le féminisme.<span id="more-618"></span><br />
L&#8217;épeurante séductrice</p>
<p>«Donzelle est assurément sensuelle, mais elle est épeurante aussi.» Son regard aguicheur, ses tenues rocambolesques et sa voix lascive sont un bonbon empoisonné. Roxanne Arsenault est de la troisième génération des féministes, celles qui assument leur féminité tout en demeurant en contrôle. «J&#8217;étais tannée d&#8217;entendre des filles frustrées au lit. C&#8217;est difficile pour nous de dire à un gars qu&#8217;il y a un problème parce qu&#8217;au niveau de la libido ça les démolit complètement. Je fais du rap pour les filles, mais c&#8217;est sûr que d&#8217;autres accrochent sur le côté sexy.»</p>
<p>Car sexy, elle peut l&#8217;être à outrance. «Avant de faire un show, j&#8217;ouvre ma garde-robe et j&#8217;assemble les morceaux qui ont le moins rapport ensemble. Souvent, ça va être des robes achetées il y a quinze ans et qui ne me font vraiment pas bien, trop courtes, trop larges ou avec un décolleté beaucoup trop plongeant. Ce sont des vêtements qui n&#8217;ont aucun bon sens dans la vie, mais qui sont flamboyants sur une scène.» En ce sens, Donzelle est une rappeuse kitsch. «Les choses ne sont pas nécessairement créées kitsch mais elles le deviennent avec le recul temporel. Je suis persuadée que le hip-hop, avec ses faux diamants, ses limousines, son champagne et ses all-over prints, est le futur du kitsch.»</p>
<p>Kitsch et beau</p>
<p>La petite maison de Roxanne Arsenault se pose sur la rue Marquette comme une capsule d&#8217;un autre temps. À l&#8217;intérieur, chacune des douze pièces possède sa thématique et sa propre ambiance. De la pièce-bateau au salon-chalet en passant par la sainte-salle de bain, on se laisse transporter dans un imaginaire kitsch tamisé et confortable. «Concevoir des espaces et des ambiances particuliers est un processus créatif dans lequel j&#8217;adore m&#8217;investir.» Non content d&#8217;être kitsch dans son style, ce petit havre de paix qu&#8217;elle s&#8217;est créée l&#8217;est aussi dans son intention.</p>
<p>L&#8217;esthétique kitsch pop-polinésienne, ou tiki, a été conçue pour rappeler des souvenirs romancés aux soldats qui avaient été déportés sur les îles du Pacifique. Des lieux où oublier le lourd quotidien, sans pour autant vivre dans le passé. «Je ne suis pas de ceux qui trouvent ça tellement laid que c&#8217;en est beau. Ce n&#8217;est pas de l&#8217;ironie, il y a des caractéristiques visuelles et plastiques qui viennent me rejoindre bien plus que ce qui est produit en ce moment. Et j&#8217;adore me questionner par rapport à certains objets qui n&#8217;ont pas de bon sens.» On a vu Roxanne monter aux barricades pour des lieux cultes menacés tels l&#8217;orange Julep, le délicatessen Bens ou encore le Motel Canada, qui a finalement été rasé. Lorsqu&#8217;elle évoque ses combats, la jeune femme ne mâche pas ses mots. Avec une verve sans pareille, elle condamne l&#8217;immobilité du gouvernement face au patrimoine. Lorsqu&#8217;elle aura publié sa bible des lieux kitsch à Montréal, Roxanne compte bien posséder son motel thématique, «afin que les gens se sentent bien et pour les provoquer un peu dans leur espace.»</p>
<p>�<br />
La Centrale</p>
<p>Cette provocation est maîtresse de toutes les sphères de la vie de Roxanne Arsenault. La femme n&#8217;est pas intellectuellement immobile, qu&#8217;on se le tienne pour dit. Une de ses principales réflexions porte sur le rapport de force entre les deux sexes. «Mes parents nous ont vraiment élevés, ma sœur, mon frère et moi, pour qu&#8217;on soit sur le même pied d&#8217;égalité. Si je devais transporter quelque chose de très lourd, mon père ne voulait pas le laisser à mon frère.» Roxanne Arsenault est coordonnatrice à la programmation au centre féministe La Centrale, qui vient d&#8217;ouvrir son mandat aux trans-genres et aux personnes issues de minorités ethniques. «La Centrale a été fondée pour faire de la place à un groupe qui était sous-représenté. 35 ans plus tard, c&#8217;est important qu&#8217;on continue à faire la même chose.» Selon Roxanne, il existe un réel problème d&#8217;identification sexuelle. «Plusieurs personnes que je connais remettent en question les caractéristiques qui sont supposées différencier les hommes des femmes. Beaucoup n&#8217;ont pas envie de cocher gars ou fille dans un formulaire. C&#8217;est une réalité qui n&#8217;est pas souvent portée au grand jour, mais qui existe beaucoup dans la culture queer.»</p>
<p>Violette Vilaine</p>
<p>Roxane Arsenault a été invitée à participer à une conférence sur la place des femmes dans le hip-hop  au festival POP Montréal. Elle y jouait aussi avec ses deux projets musicaux, Donzelle et Les temps liquides. Depuis dix ans, elle est Violette Vilaine, animatrice à la radio CISM. Le pont entre la journaliste et l&#8217;artiste, il y a deux ans, a été pénible à traverser. «Un journaliste qui décide de faire de la musique a des choses à prouver, et mon premier show en tant que Donzelle – avec Ghislain Poirier, Sixtoo et Omnikrom &#8211; a été très dur. J&#8217;étais terrorisée.» Ce passage du côté de l&#8217;artiste pose évidemment des questions éthiques. Violette Vilaine affirme ne jamais faire jouer son principal projet musical à son émission de radio. À l&#8217;aube de son lancement d&#8217;album, l&#8217;animatrice se rend compte qu&#8217;elle doit faire la part des choses. «Ce n&#8217;est pas parce que je suis capable de passer des commentaires critiques sur l&#8217;album de quelqu&#8217;un d&#8217;autre que je suis en mesure de le faire sur le mien.»</p>
<p>Dans l&#8217;immédiat, l&#8217;énergie de la jeune femme est surtout dirigée vers Donzelle. Son premier album Parle parle jase jase, sur lequel figureront notamment Gonzales, Omnikrom, Numéro et Giselle Numba One, sortira au début novembre. «J&#8217;adore travailler avec des gens différents et j&#8217;ai beaucoup de misère à dire non à des projets. Je suis très motivée et j&#8217;ai énormément d&#8217;énergie.» Pour ceux qui ont envie d&#8217;être provoqués, un regard vers l&#8217;étincelante Donzelle s&#8217;impose.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">www.myspace.com/dtodaondonzelle</p>
<p class="MsoNormal">www.myspace.com/lestempsliquides</p>
<p class="MsoNormal">www.myspace.com/vvilaine</p>
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		<title>CHOQ.FM sacré média de l&#8217;année</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 16:22:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Gruet-Pelchat</dc:creator>
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CHOQ.FM a écrasé ses concurrents en remportant haut la main le titre de média de l&#8217;année lors du deuxième Cocktail de l&#8217;Industrie organisé par le Salon de la Musique Indépendante de Montréal (SMIM). La récompense est d&#8217;autant bien accueillie que les votants étaient surtout des artistes et des membres de l&#8217;industrie. Une preuve que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/isa2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-235" title="isa2" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/isa2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>CHOQ.FM a écrasé ses concurrents en remportant haut la main le titre de média de l&#8217;année lors du deuxième Cocktail de l&#8217;Industrie organisé par le Salon de la Musique Indépendante de Montréal (SMIM). La récompense est d&#8217;autant bien accueillie que les votants étaient surtout des artistes et des membres de l&#8217;industrie. Une preuve que la jeune radio fait ses marques et impose le respect.<span id="more-233"></span></p>
<p>C&#8217;est par 25 voix que CHOQ.FM l&#8217;a emporté sur CISM, Bandeapart et le journal Bang Bang. Un résultat pour le moins surprenant, compte tenu des moyens et de la plateforme de diffusion encore inhabituelle que possède la radio.</p>
<p>Beaucoup voient dans le fait que les émissions soient exclusivement diffusées sur Internet des potentiels de visibilité et d&#8217;influence diminués. Selon la directrice générale de CHOQ.FM, Isabelle Mailhiot, cette particularité pourrait au contraire expliquer une partie de sa victoire. «Ce que nous proposons est complémentaire à ce qu&#8217;offrent les autres médias. Nous avons su cerner et exploiter cette force, et les industriels ont compris qu&#8217;ils avaient des avantages à faire affaire avec nous.» Par exemple, c&#8217;est à la radio de l&#8217;UQAM que le Salon de la Musique Indépendante de Montréal s&#8217;est adressé pour développer une entente de visibilité. «Nous étions les seuls à pouvoir rediffuser intégralement les spectacles que le Salon présentait grâce à la nature et à la souplesse de notre plateforme.»</p>
<p>Les conditions du vote ont probablement avantagé la station. Il fallait se rendre au Salon de la Musique Indépendante de Montréal pour obtenir un formulaire. Or, en raison des activités de formation proposées, la clientèle du salon était principalement constituée de jeunes artistes et industriels. Selon Isabelle Mailhiot, ce sont eux qui ont intérêt à travailler avec CHOQ.FM. «Notre but véritable est de soutenir tout le monde qui a du potentiel», affirme-t-elle. Le travail du coordonnateur musical sortant, Guillaume Lévesque, a également influencé la relation de confiance envers la radio lauréate. «J&#8217;avais à cœur d&#8217;offrir beaucoup de temps et de commentaires à ceux qui voulaient savoir où en étaient leurs disques. Les relationnistes et les artistes avec qui je discutais forment le talent de Montréal et il me semblait nécessaire de le leur faire savoir.»</p>
<p>L&#8217;année 2007-2008 a été très productive pour CHOQ.FM. «Comparativement à l&#8217;année précédente, nous avons eu quatorze fois plus de visibilité en valeur monétaire», se réjouit Isabelle Mailhiot. La radio web de l&#8217;UQAM a été partenaire avec nombre de festivals, notamment Mutek, Le Festival des Nuits d&#8217;Afrique et la Grande Mascarade.</p>
<p>Le Salon de la Musique Indépendante de Montréal a décerné douze prix à des gens qui ont fait leur marque dans l&#8217;industrie. Le Cocktail de l&#8217;Industrie vient combler un besoin laissé par la restructuration du Gala MIMI, qui incluait des prix pour l&#8217;industrie avant de se concentrer sur des bourses aux artistes.<br />
<strong>Liens: </strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.choq.fm" target="_blank">www.choq.fm </a></li>
<li><a href="http://www.smim.ca" target="_blank">www.smim.ca </a></li>
</ul>
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