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	<title>Journal (I) Média &#187; Sophy Lambert-Racine</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Révolution technologique ou nouvelle pollution?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:58:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[
La surexposition aux ondes électromagnétiques en milieu urbain provoque de nombreuses angoisses auprès de la population. A-t-on vraiment raison de s&#8217;inquiéter ? Portrait de la situation uqamienne et d&#8217;un débat carrément explosif en sol québécois.
À l&#8217;UQAM, plus de peur que de mal
Les micro-ondes, menace à la santé publique?
La voix du scepticisme
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-medium wp-image-8844" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_1064-300x225.jpg" alt="IMG_1064" width="300" height="225" /></p>
<p>La surexposition aux ondes électromagnétiques en milieu urbain provoque de nombreuses angoisses auprès de la population. A-t-on vraiment raison de s&#8217;inquiéter ? Portrait de la situation uqamienne et d&#8217;un débat carrément explosif en sol québécois.</p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/a-luqam-plus-de-peur-que-de-mal/">À l&#8217;UQAM, plus de peur que de mal</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/les-micro-ondes-menace-a-la-sante-publique/">Les micro-ondes, menace à la santé publique?</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/la-voix-du-scepticisme/">La voix du scepticisme</a></p>
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		<title>Les micro-ondes, menace à la santé publique?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:55:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[«Quand quelqu&#8217;un s&#8217;abonne à Internet sans fil, les ondes débordent chez le voisin.  Ça devrait être un droit de ne pas se faire bombarder par ça», déplore José, un ancien employé du domaine des télécommunications qui souffre d&#8217;hypersensibilité électromagnétique. En français, ça signifie qu&#8217;il est allergique aux téléphones cellulaires et sans-fil, aux technologies wi-fi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Quand quelqu&#8217;un s&#8217;abonne à Internet sans fil, les ondes débordent chez le voisin.  Ça devrait être un droit de ne pas se faire bombarder par ça», déplore José, un ancien employé du domaine des télécommunications qui souffre d&#8217;hypersensibilité électromagnétique. En français, ça signifie qu&#8217;il est allergique aux téléphones cellulaires et sans-fil, aux technologies wi-fi, aux antennes à relais, etc. Il cherche à trouver un havre de paix loin de toutes les micro-ondes. Un combat qui n&#8217;est pas gagné d&#8217;avance.</p>
<div id="attachment_8757" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8757" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_10552-300x225.jpg" alt="Le lecteur de François Therrien détecte qu'une bonne partie des ondes de Terrebonne proviennent du clocher d'église" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Le lecteur de François Therrien détecte qu&#39;une bonne partie des ondes de Terrebonne proviennent du clocher d&#39;église.</p></div>
<p><span id="more-8543"></span></p>
<p>«Une onde électromagnétique (NDLR: appelée couramment micro-onde), c&#8217;est un moyen de porter de l&#8217;énergie à distance. Elle est utilisée notamment pour les appareils de télécommunications, explique Jean-Jacques Laurin, professeur de génie électrique à l&#8217;école Polytechnique. «Il y a des émetteurs électromagnétiques intentionnels comme des stations de base de téléphonie cellulaire et des émetteurs non intentionnels comme des ordinateurs».</p>
<p>Intentionnel ou pas, plusieurs individus souhaitent rester loin des champs électromagnétiques qui sont pourtant à peu près partout. François Therrien, porte-parole du collectif «Sauvons nos enfants des micro-ondes» (SEMO) fait parti de cette lutte. Il dénonce l&#8217;installation d&#8217;antennes pour téléphones cellulaires dans le clocher d&#8217;église de son patelin, la ville de Terrebonne. L&#8217;église se situe à proximité d&#8217;écoles, d&#8217;un Centre de la petite enfance et de nombreuses résidences.</p>
<p>Selon lui, les preuves sont faites. Les technologies qui dégagent des micro-ondes sont bel et bien dangereuses. «Ce ne sont pas toutes les études qui concluent que les micro-ondes sont dangereuses, mais il y en a», soutient-il. Il fait référence à des recherches européennes ou internationales, notamment le rapport bio-initiative publié en 1997, qui soutient que les micro-ondes peuvent créer des bris d&#8217;ADN, facteur causal du cancer. Controversée parmi une partie de la communauté scientifique, l&#8217;étude est tout de même reconnue. Pour M. Therrien, le problème est maintenant beaucoup plus de nature politique.</p>
<p>Le Canada est en effet l&#8217;un des pays où les normes d&#8217;émission de micro-ondes sont les moins sévères au monde. Le maximum émis peut s&#8217;élever jusqu&#8217;à 10 000 000 de micro watts par mètre carré alors que plusieurs pays européens ont des normes de 1000 micro watts par mètre carré.</p>
<p>L&#8217;agence française de sécurité sanitaire de l&#8217;environnement a déclaré en octobre 2009 que de nombreuses études laissent croire que les micro-ondes ont des effets avérés sur le corps humain. C&#8217;est une nouvelle preuve pour le porte-parole du SEMO qui considère que le Canada devrait suivre l&#8217;Europe et opter pour le principe de précaution, c&#8217;est-à-dire prendre toutes les dispositions nécessaires pour se protéger des ondes qui pourraient être néfastes pour la santé.</p>
<p>«En Europe, ils sont en train de créer des zones blanches, avec peu ou pas d&#8217;ondes, ce qui pourrait vraiment aider les électrosensibles comme José», soutient François Therrien.</p>
<p>Fatigue, mal de tête, étourdissement, perte d&#8217;équilibre, ce sont quelques-uns des symptômes dont est victime José, qui est affligé par des antennes qui sont installées près de chez lui. Une zone blanche constituerait un véritable eldorado, mais ces zones sont malheureusement de plus en plus rares en territoires québécois.</p>
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		<title>La voix du scepticisme</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:54:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour Lorne Trottier, ingénieur électrique et fondateur de l&#8217;entreprise Matrox, il n&#8217;y a absolument aucun risques liés aux ondes électromagnétiques. Pour ce fervent défenseur des technologies sans-fil, les inquiétudes de la population sont beaucoup plus basées sur l&#8217;émotion que sur des faits bétons.
«Il n&#8217;y a pas de problèmes avec les ondes. En réalité, les effets [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour Lorne Trottier, ingénieur électrique et fondateur de l&#8217;entreprise Matrox, il n&#8217;y a absolument aucun risques liés aux ondes électromagnétiques. Pour ce fervent défenseur des technologies sans-fil, les inquiétudes de la population sont beaucoup plus basées sur l&#8217;émotion que sur des faits bétons.</p>
<div id="attachment_8751" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8751" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_1059-300x225.jpg" alt="Lorne Trottier a écrit un article à ce sujet dans le Skeptical Inquirer" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Lorne Trottier a écrit un article à ce sujet dans le Skeptical Inquirer</p></div>
<p><span id="more-8593"></span>«Il n&#8217;y a pas de problèmes avec les ondes. En réalité, les effets de ces technologies sont surtout positifs», soutient l&#8217;ingénieur.</p>
<p>Lorne Trottier affirme que les normes canadiennes de sécurité en matière d&#8217;ondes sont déjà suffisamment élevées. De plus, il soutient que les normes européennes ont été abaissées beaucoup plus en réaction aux émotions de la population que parce que de réelles preuves attestaient du danger des micro-ondes. «Ça se compare à l&#8217;embargo des européens sur les produits canadiens du phoque. On déplore le fait de tuer de telles créatures, mais il n&#8217;y a pas de preuves scientifiques qui confirment que c&#8217;est dangereux pour l&#8217;espèce», illustre-t-il.</p>
<p>La problématique pourrait aussi être comparée à celle des organismes génétiquement modifiés, sur lesquels l&#8217;Europe a imposé un embargo par principe de précaution.</p>
<p>Jean-Jacques Laurin, professeur à la Polytechnique et chercheur au Centre de recherche avancée en micro-ondes et en électronique spatiale, reste lui aussi prudent face aux dangers potentiels des micro-ondes. «Je crois que les études de Santé Canada sont sérieuses. Étant donné que c&#8217;est un sujet sensible, ils sont sujets à des critiques mais je crois personnellement qu&#8217;ils sont de bonne foi», affirme-t-il.</p>
<p>Les deux ingénieurs soutiennent que même s&#8217;il y avait bel et bien des problèmes de santé causés par les ondes électromagnétiques, ce ne serait pas d&#8217;importance majeure. «S&#8217;il y a des effets, ce sera par exemple plus de risque d&#8217;un cancer déjà très rare, mais il n&#8217;y a pas assez de données pour constater des effets très clairs», commente M. Laurin. Le fondateur de Matrox abonde dans le même sens. «On parle de risques liés au cancer du cerveau. Ce cancer est relativement rare si on le compare au cancer du sein, par exemple», commente-t-il.</p>
<p>De plus, selon M. Trottier, le cas des électrosensibles doit être analysé avec précaution. Il rappelle qu&#8217;aucune étude n&#8217;a trouvé de lien de causalité entre les maux des électrosensibles et leur exposition à des ondes électromagnétiques. L&#8217;organisation mondiale de la santé suggère que les maux de ces personnes soient causés par un autre facteur environnemental ou par des problèmes psychologiques, notamment la simple angoisse qui pourrait les amener à développer des symptômes.</p>
<p>«Dans une étude, les chercheurs ont joué un tour aux personnes électrosensibles. On leur disait par exemple en laboratoire qu&#8217;on venait de débuter leur exposition à des micro-ondes. Immédiatement, on remarque au scan une stimulation de la zone de la douleur du cerveau de ces gens», remarque-t-il.</p>
<p>Tout compte fait, malgré l&#8217;angoisse ambiante, plusieurs scientifiques attendent des preuves plus solides avant d&#8217;abandonner leur scepticisme. «Je suis beaucoup plus inquiet face à l&#8217;utilisation des téléphones cellulaire au volant!», affirme M. Laurin à la blague.</p>
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		<title>Début de carrière ardu pour les étudiants étrangers</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/debut-de-carriere-ardu-pour-les-etudiants-etrangers/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;obtention d&#8217;un diplôme au Québec est une réelle planche de salut pour plusieurs immigrants qui peinent à faire reconnaître leurs études complétées à l&#8217;étranger. Cependant, plusieurs d&#8217;entre eux sont très loin de se douter que leurs résultats scolaires, même s&#8217;ils sont des plus exceptionnels, ne garantissent en rien leur succès professionnel.

Beaucoup d&#8217;immigrants qui ont complété [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;obtention d&#8217;un diplôme au Québec est une réelle planche de salut pour plusieurs immigrants qui peinent à faire reconnaître leurs études complétées à l&#8217;étranger. Cependant, plusieurs d&#8217;entre eux sont très loin de se douter que leurs résultats scolaires, même s&#8217;ils sont des plus exceptionnels, ne garantissent en rien leur succès professionnel.</p>
<div id="attachment_7779" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-7779" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_1043-300x225.jpg" alt=" Plusieurs immigrants en détresse se rabattent sur les services de placement de l'UQAM" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text"> Plusieurs immigrants en détresse se rabattent sur les services de placement de l&#39;UQAM</p></div>
<p><span id="more-7698"></span></p>
<p>Beaucoup d&#8217;immigrants qui ont complété un baccalauréat au Québec ne trouvent pas de travail selon Khalil Allagui, du Collectif des étudiants internationaux de l&#8217;UQAM. «Je connais quelqu&#8217;un qui a un bacc en finance et qui est téléphoniste», affirme M. Allagui. C&#8217;est très difficile pour certains de se faire dire non, plusieurs se découragent et retournent dans leur pays d&#8217;origine».</p>
<p>Cet ami de Khalil Allagui s&#8217;appelle Jean-Pierre. Né au Cameroun, il a beaucoup voyagé en Europe pour ensuite atterrir au Québec en 2006, où il a complété un baccalauréat en administration. Il est toujours à la recherche d&#8217;un travail dans son domaine. «J&#8217;ai eu très peu de retours d&#8217;appels d&#8217;employeurs. C&#8217;est frustrant de ne rien trouver. Je voudrais vraiment utiliser mon talent et travailler dans les chiffres!»</p>
<p>Le cas de Jean-Pierre est commun. Selon une étude de Statistique Canada menée en 2007, près de la moitié des 7700 nouveaux arrivants interrogés affirment que leur plus grand défi au Canada était de trouver un travail approprié à leurs compétences. De plus, le tiers des immigrants qui ont l&#8217;intention de quitter le Canada le font parce qu&#8217;ils croient qu&#8217;il y aura de meilleurs possibilités d&#8217;emplois ailleurs. Bref, rien de rassurant pour les finissants immigrants.</p>
<p>Face à l&#8217;adversité, plusieurs uqamiens venus d&#8217;ailleurs ont le même réflexe: se rabattre sur les services de placement de l&#8217;UQAM.  «Les étudiants étrangers représentent 10% des cohortes en gestion alors qu&#8217;ils correspondent à plus du tiers de notre clientèle», observe Benoît Desgroseillers, directeur général du centre de gestion de carrière ESG UQAM. Son collègue, Rémi Villeneuve, abonde dans le même sens. «C&#8217;est une clientèle très présente ici. Plusieurs ont vraiment besoin d&#8217;aide. J&#8217;en ai vu arriver en larmes à mon bureau. Il y en a d&#8217;autres avec lesquels j&#8217;avais beaucoup de difficulté à communiquer à cause de la barrière linguistique», commente le conseiller en emploi pour ESG UQAM.</p>
<div id="attachment_7780" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-7780" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_1046-300x225.jpg" alt="Benoît Desgroseillers (ci-haut) affirme que 30 à 40% de sa clientèle est immigrante" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Benoît Desgroseillers (ci-haut) affirme que 30 à 40% de sa clientèle est immigrante</p></div>
<p>Cette misère s&#8217;explique notamment parce le fait que plusieurs immigrants arrivent au Québec en étant mal informés sur les exigences du marché du travail québécois. «J&#8217;ai déjà vu des femmes qui écrivaient dans leur cv le nombre d&#8217;enfants qu&#8217;elles ont ou si elles sont mariées ou non&#8230;, rapporte Véronique Lemieux, responsable des services de placement de la faculté des sciences .D&#8217;autres peuvent arriver en retard à leur entrevue. Alors que c&#8217;est parfois plus ou moins grave dans leur pays d&#8217;origine, ici c&#8217;est quelque chose qu&#8217;il faut à tout prix éviter», observe-t-elle. «Quand on naît ici, on développe des connaissances de notre culture et notre réseautage dès l&#8217;enfance tandis que les immigrants doivent repartir à zéro», explique Benoît Desgroseillers.</p>
<p>Des immigrants désinformés</p>
<p>«Apprendre comment fonctionne le marché du travail, ça peut se faire très rapidement. Il y a des contraintes beaucoup plus lourdes, comme celle de la langue», soutient Rémi Villeneuve. Selon lui, la maîtrise de la langue de Shakespeare est un incontournable, particulièrement à Montréal. Hassan Nafo, vice-président de l&#8217;Association des étudiants africains, fait la même observation. «Plusieurs étudiants africains ne connaissent rien de l&#8217;anglais alors que c&#8217;est une compétence essentielle ici, même pour les emplois les moins spécialisés», commente-t-il.</p>
<p>Khadija Lamrani, une ancienne étudiante de l&#8217;UQAM d&#8217;origine marocaine, s&#8217;insurge de la désinformation qui persiste à l&#8217;étranger. «Ceux qui nous faisait la promotion du Canada nous disait qu&#8217;ici on parle français et qu&#8217;on pouvait donc vivre dans cette langue. Personne ne nous a dit qu&#8217;il fallait savoir parler anglais pour se trouver du travail. En plus, ils vont dire aux étudiants en médecine qu&#8217;il y a des pénuries de médecins au Québec. Ils ont évidemment omis de parler des démarches nécessaires pour faire reconnaître un tel diplôme!», dénonce-t-elle.</p>
<p>Jean-Pierre a un discours fort similaire. «Quand les immigrants arrivent ici, on leur promet le paradis. Mais quand ils se retrouvent sur le marché du travail, la première chose qu&#8217;on leur dit, même s&#8217;ils avaient une bonne carrière dans leur pays, c&#8217;est qu&#8217;ils n&#8217;ont pas assez d&#8217;expérience!», soutient le bachelier en administration.</p>
<p>Expérience de travail canadienne, la solution?</p>
<p>«Au Maroc, quand tu étudies, tu étudies. Pour un premier job, l&#8217;expérience de travail n&#8217;est pas un critère d&#8217;embauche. Ici, c&#8217;est pas pareil» commente Khadija Lamrani.  «Plusieurs candidats étrangers sont surqualifiés du point de vue scolaire mais n&#8217;ont pas d&#8217;expérience de travail canadienne. L&#8217;employeur va souvent choisir la voie de la facilité et engager un diplômé qui a des expériences solides au Canada. Suite aux refus, plusieurs vont ensuite retourner aux études pour devenir encore plus qualifiés, mais ne travailleront toujours pas. Ça intimide encore plus les employeurs», explique le conseiller pour ESG UQAM, Rémi Villeneuve.</p>
<p>L&#8217;expérience de travail n&#8217;explique pas tout, selon Jean-Pierre. « J&#8217;ai travaillé pendant mes études! À l&#8217;UQAM dans l&#8217;entretien, ensuite dans les restos, dans la vente. J&#8217;ai plein d&#8217;expérience», se défend-il. Il a cherché du travail pendant neuf mois avant de se décourager et de trouver un gagne-pain pour lequel son bacc n&#8217;était pas nécessaire. Selon lui, le Canada n&#8217;est pas un mauvais pays pour les immigrants, mais il y a place à des améliorations.</p>
<p>C&#8217;est une constatation qui est aussi reprise par les responsable des services de placement en sciences et en gestion, Véronique Lemieux et Benoît Desgroseillers. Tout deux suggèrent un plus grand encadrement pour les nouveaux arrivants, afin de les sensibiliser aux subtilités de la culture québécoise qui risquent de leur échapper.</p>
<p>Malgré les embûches, plusieurs immigrants réussissent tout de même à décrocher le boulot rêvé. Dès son premier jour au Canada, Khadija Lamrani s&#8217;est retroussée les manches. Elle s&#8217;est impliquée dans plusieurs causes bénévoles pour ensuite travailler dans une banque pendant ses études. «Je suis une femme immigrante, en chaise roulante, et j&#8217;étais déjà dans la trentaine quand je suis arrivée. Je savais que je n&#8217;avais pas de temps à perdre!» Elle travaille aujourd&#8217;hui dans la fonction publique québécoise, ce qu&#8217;elle convoitait depuis très longtemps. Après plusieurs années de persévérance et d&#8217;acharnement, elle a finalement obtenu ce qu&#8217;elle voulait, même si la réalité n&#8217;est pas aussi simple pour tous.</p>
<p><a href="http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2007000/pdf/9627-fra.pdf" target="_blank">Rapport de Statistique Canada: perspectives des immigrants sur leurs quatre premières années au Canada</a></p>
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		<title>Diversité culturelle en affaire: une panoplie de défis à relever!</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:53:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[Les entreprises québécoises qui souhaitent investir à l&#8217;international devront composer avec le machisme, omniprésent au sein de plusieurs cultures. Tout en expliquant cette difficulté, Jean-Paul David, fondateur et président de Mercadex international, a donné quelques trucs à son auditoire pour les aider à gérer ce problème, au cours d&#8217;une conférence à l&#8217;UQAM, le 17 novembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les entreprises québécoises qui souhaitent investir à l&#8217;international devront composer avec le machisme, omniprésent au sein de plusieurs cultures. Tout en expliquant cette difficulté, Jean-Paul David, fondateur et président de Mercadex international, a donné quelques trucs à son auditoire pour les aider à gérer ce problème, au cours d&#8217;une conférence à l&#8217;UQAM, le 17 novembre dernier, dans le cadre de la Semaine sur la diversité culturelle en affaires.</p>
<div id="attachment_7850" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-7850" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/IMG_1040-2-300x239.jpg" alt="Jean-Paul David a fait une présentation devant une salle presque comble" width="300" height="239" /><p class="wp-caption-text">Jean-Paul David a fait une présentation devant une salle presque comble.</p></div>
<p><span id="more-7761"></span></p>
<p>L&#8217;expert en commerce international a réitéré à plusieurs reprises l&#8217;importance de faire preuve d&#8217;ouverture d&#8217;esprit pour pouvoir percer dans ce domaine. «Il faut réussir à mettre de côté nos préjugés et faire un effort pour mieux connaître et comprendre notre interlocuteur», conseille-t-il.</p>
<p>Que ce soit en Amérique latine, au Moyen-Orient ou même dans certaines régions d&#8217;Europe, l&#8217;égalité des sexes en affaires est loin d&#8217;être reconnue. Une dame de l&#8217;audience a affirmé avoir été victime d&#8217;intimidation et de manque de respect de la part d&#8217;un entrepreneur provenant du Maghreb. Le conférencier confirme qu&#8217;il peut parfois être difficile pour une femme de réussir des négociations dans quelques pays moins égalitaires sur le plan des sexes. Il a toutefois mentionné un tour de passe-passe assez simple qui est utilisé par plusieurs entreprises.</p>
<p>«Si l&#8217;expert du dossier est une femme, eh bien, il peut par exemple arriver que son adjoint soit un homme. Dans une telle situation, rien ne les empêche, à l&#8217;étranger, de faire semblant que c&#8217;est plutôt l&#8217;inverse: lui le chargé de projet et elle l&#8217;adjointe», mentionne-t-il. Évidemment, malgré les apparences, l&#8217;experte en question continue de tirer les ficelles au cours des négociations.</p>
<p>Outre le machisme, plusieurs différences culturelles peuvent créer des vagues en cours de négociation. «Les asiatiques ont, par exemple, une culture très implicite. Ils n&#8217;osent souvent pas dire non aux offres proposées. Une fois, nous avons donc essayé de les recontacter à plusieurs reprises suite à notre rencontre. Sans succès. Avec un peu de recul, nous avons réalisé que leur réponse évasive était plutôt une façon polie de refuser ce qu&#8217;on leur proposait», illustre-t-il.</p>
<p>«Il est essentiel d&#8217;être accompagné d&#8217;un expert de la culture locale lors de rencontres avec de potentiels partenaires étrangers», remarque le fondateur de Mercadex International. Plusieurs valeurs subtiles peuvent échapper à l&#8217;entrepreneur qui s&#8217;ouvre sur le monde, même si ce dernier maîtrise très bien la langue de la région ciblée.</p>
<p>Sylvain Auger, directeur des services internationaux du mouvement Desjardins, a invité son auditoire à se renseigner méticuleusement sur la culture chinoise avant de se rendre dans ce pays qui est, selon lui, un acteur clé dans l&#8217;avenir du commerce international.</p>
<p>Il est inacceptable dans la culture chinoise de faire perdre la face à son hôte, ce qui explique la rareté du «non» chez les entrepreneurs chinois, selon M. Auger. Il vante l&#8217;incroyable organisation qu&#8217;on retrouve chez les Chinois, qui contraste drastiquement avec plusieurs pays moins développés comme la Malaisie.</p>
<p>Il est parfois très exigeant de travailler dans ce domaine. «Si vous vous déplacez dans des pays très loin et moins développés qu&#8217;ici, vous devez être en excellente forme physique, personne n&#8217;est à l&#8217;abri des mésaventures et des maladies», remarque-t-il.</p>
<p>Les deux conférenciers ont un conseil commun: peu importe où vous allez, préparez-vous! Être prêt à toute éventualité est la clé du succès.</p>
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		<title>Terrain de jeux: le monde</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:22:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour François Audet, une journée de travail peut être très variée. «Ça peut être des tâches de gestion, de diplomatie&#8230; Mais ça peut être aussi pénible que d&#8217;avoir à gérer les corps suite à une catastrophe naturelle.» Il travaille à Rose Hill sur l&#8217;île Maurice. Maintenant chef de la délégation de l&#8217;Océan Indien pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn3063.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-7023" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn3063.jpg" alt="" /></a>Pour François Audet, une journée de travail peut être très variée. «Ça peut être des tâches de gestion, de diplomatie&#8230; Mais ça peut être aussi pénible que d&#8217;avoir à gérer les corps suite à une catastrophe naturelle.» Il travaille à Rose Hill sur l&#8217;île Maurice. Maintenant chef de la délégation de l&#8217;Océan Indien pour la Croix Rouge canadienne, François Audet est un vétéran de l&#8217;aide internationale. «Je voulais que ma vie ait un sens. Et je crois que mon travail est plus significatif auprès des communautés vulnérables que si j&#8217;étais à Montréal à faire du 9 à 5» commente-t-il.</p>
<div id="attachment_7088" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/audet.jpg"><img class="size-medium wp-image-7088" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/audet-300x224.jpg" alt="François Audet au boulot" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">François Audet au boulot (Crédit: François Audet)</p></div>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn30632.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-7087" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn30632.jpg" alt="" /></a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn30631.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-7026" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn30631.jpg" alt="" /></a><span id="more-7003"></span></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn3063.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-7023" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dscn3063.jpg" alt="" /></a></p>
<p>«François est quelqu&#8217;un de très passionné de son travail, de tous les enjeux de développement et d&#8217;aide internationale. Il a monté les échelons très vite bien que ça soit un milieu assez compétitif,» commente Marie-Ève Desrosiers, professeure à l&#8217;Université d&#8217;Ottawa. Elle a notamment collaboré au livre «L&#8217;aide canadienne au développement», auquel a aussi participé François Audet et Stéphane Roussel.</p>
<p>François Audet est accablé par le constat actuel. La planète a de nouveau atteint un milliard d&#8217;individus qui peinent à se nourrir correctement. «C&#8217;est un sommet qu&#8217;on avait atteint dans les années 60, qui s&#8217;est résorbé pour ensuite augmenter de nouveau. [...] C&#8217;est un constat d&#8217;échec global», constate-t-il sombrement.</p>
<p>Sa passion pour les enjeux internationaux vient de loin. «Ce qui m&#8217;a donné la piqûre pour l&#8217;international, c&#8217;est lorsque j&#8217;ai voyagé au Venezuela à la fin de mon bacc pour étudier la forêt amazonienne,» observe-t-il. Biologiste de profession, il a complété son baccalauréat à l&#8217;Université du Québec à Rimouski pour ensuite faire une maîtrise en environnement.</p>
<p>Tout en étant un homme de terrain, il accorde aujourd&#8217;hui beaucoup d&#8217;importance à la réalisation de sa thèse de doctorat en science politique à l&#8217;UQAM. «Je me pose beaucoup de questions sur l&#8217;aide internationale et mes études m&#8217;obligent à y réfléchir. Je ne prétends pas pouvoir répondre à tout, mais au moins j&#8217;ai fait de mon mieux pour comprendre la situation et essayer d&#8217;améliorer les choses».</p>
<p>Peu importe ses intentions, il semble très apprécié de ses collègues de l&#8217;UQAM. «Je suis très content de l&#8217;avoir dans mon équipe. Étant plus mature et expérimenté que les autres, il peut motiver et rassurer les plus jeunes du même domaine que lui», commente Stéphane Roussel, son directeur de thèse.</p>
<p>Sa carrière dans le domaine de l&#8217;aide internationale débute lorsqu&#8217;il est recruté par le Centre d&#8217;étude et de coopération internationale (CECI). Il travaille ensuite pour l&#8217;organisme CARE où il est directeur régional et responsable de plusieurs initiatives en Amérique du Sud et en Afrique. Il participe notamment au projet «Au sommet pour CARE 2006», une collecte de fond pour des producteurs de fruits du Sénégal au cours duquel plusieurs participants ont fait l&#8217;ascension du Kilimandjaro. François Audet a fait parti des fameux alpinistes, tout comme Dany Turcotte.</p>
<p>Le passionné d&#8217;aide internationale a aussi participé à des missions beaucoup plus périlleuses. Lors de ces années pour le CECI, il a participé à la reconstruction du Honduras suite au passage de l&#8217;Ouragan Mitch. «Le Centre cherchait quelqu&#8217;un d&#8217;assez fou pour y aller,» se rappelle-t-il d&#8217;un air amusé.</p>
<p>Ses missions au Honduras font justement partie de ses plus grandes fiertés. «Quand on est arrivé, tout était détruit. J&#8217;étais en charge de la reconstruction. En six mois, on a réussi à reconstruire 2000 maisons.» Les villageois étaient tellement contents qu&#8217;ils voulaient renommer leur village en son nom, ce qu&#8217;il a évidemment refusé. «C&#8217;est des clichés comme ça qui me permettent de continuer,» avoue-t-il. «Ça m&#8217;a donné beaucoup de fierté et de courage face à la mission qui a suivi peu de temps après!» Il devait ensuite participer à une autre mission de reconstruction, cette fois-ci au Vietnam, suite au passage de trois typhons.</p>
<p>Toutefois, malgré ses exploits sur le terrain, François Audet affirme tout sourire et plein d&#8217;assurance que sa plus grande fierté, c&#8217;est son petit garçon de 3 ans.</p>
<p>Le coopérant international n&#8217;hésite pas à mentionner que son plus grand défi est de concilier son travail accaparant avec sa vie personnelle. «On doit vraiment avoir un entourage qui nous comprend car ça peut devenir difficile de réussir à toujours être là pour nos proches», remarque-t-il.</p>
<p>Malgré sa noble carrière, François Audet reste très terre à terre. «Si on est trop idéaliste, on va être déçu. Ce n&#8217;est pas l&#8217;aide internationale qui va éradiquer la pauvreté. [...] Je crois que ce qu&#8217;il est le plus important de remarquer, ce ne sont ni les succès ni les échecs, ce sont plutôt les améliorations globales,» commente-t-il. Il constate toutefois qu&#8217;au cours des dernières années, la situation s&#8217;est plus ou moins améliorée. «En étant paternaliste, on empêche les pays pauvres de devenir autonome. Il faut &#8216;dépaytiser&#8217; l&#8217;aide internationale et remettre l&#8217;humain au centre de la coopération».</p>
<p><a href="http://photos.globetrotter.net/albums/album.asp?param=3475" target="_blank">L&#8217;ascension du Kilimandjaro en photos</a></p>
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		<title>Haïti dans l&#8217;éternelle impasse</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 15:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[«Haïti, c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un rendez-vous manqué». C&#8217;est la conclusion à laquelle sont arrivés Daniel Holly, professeur de science politique à l&#8217;UQAM, Chalmers Larose, auteur de l&#8217;Odyssée transnationale et Joëlle Deschambault, coordonnatrice de la Chaire Nycole Turmel sur les espaces publics, lors d&#8217;une table ronde intitulée «Haïti, l&#8217;impossible développement», qui s&#8217;est déroulée le 9 octobre dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Haïti, c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un rendez-vous manqué». C&#8217;est la conclusion à laquelle sont arrivés Daniel Holly, professeur de science politique à l&#8217;UQAM, Chalmers Larose, auteur de l&#8217;Odyssée transnationale et Joëlle Deschambault, coordonnatrice de la Chaire Nycole Turmel sur les espaces publics, lors d&#8217;une table ronde intitulée «Haïti, l&#8217;impossible développement», qui s&#8217;est déroulée le 9 octobre dernier à l&#8217;UQAM.</p>
<div id="attachment_6258" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1037.jpg"><img class="size-medium wp-image-6258" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1037-300x241.jpg" alt="Joëlle Deschambault à gauche, Chalmers Larose au milieu et Daniel Holly à droite" width="300" height="241" /></a><p class="wp-caption-text">Joëlle Deschambault à gauche, Chalmers Larose au milieu et Daniel Holly à droite</p></div>
<p><span id="more-6194"></span></p>
<p><strong>Le gouvernement haïtien pointé du doigt</strong></p>
<p>Daniel Holly n&#8217;a pas cessé de fustiger les autorités haïtennes. «Le contrôle de l&#8217;espace est catastrophique, même dans la capitale! On construit sur le Morne de l&#8217;Hôpital [NDLR: une montagne haïtienne], ce qui provoque l&#8217;érosion des terres et des glissements de terrain. L&#8217;État ne fait rien pour régler le problème. Et il y a des constructions dans les rares plaines même si on peine à nourrir la population!» fulmine-t-il.</p>
<p>L&#8217;état de l&#8217;éducation et de la santé est selon lui tout aussi lamentable. «C&#8217;est un gâchis. J&#8217;entends des histoires de jeunes immigrants haïtiens qui s&#8217;avèrent incapables de suivre le rythme de l&#8217;école québécoise». L&#8217;éducation est un réel problème dans un pays où seulement le cinquième des jeunes fréquentent l&#8217;école secondaire selon l&#8217;UNICEF.</p>
<p>«Quand quelqu&#8217;un se présente dans un bureau du ministère de la Santé, on lui dit de se rendre au bureau américain d&#8217;aide pour la santé, le véritable ministère», note le professeur.</p>
<p>Chalmers Larose et Daniel Holly considèrent tous deux que le manque de leadership du gouvernement explique en partie les maux d&#8217;Haïti. Selon le professeur Holly, «c&#8217;est le refus d&#8217;Haïti de s&#8217;approprier sa souveraineté» qui explique la situation.</p>
<p><strong>Plus vert dans la cour du voisin</strong></p>
<p>La République Dominicaine fait belle figure à côté d&#8217;Haïti. Les deux pays ont plusieurs points en commun, mais le «leadership historique» de la République explique sa supériorité dans les domaines économiques et sociaux selon les conférenciers. «On observe en Haïti une érosion totale des structures éducationnelles. Les Haïtiens vont étudier dans les universités dominicaines», observe Chalmers Larose.</p>
<p>Le fossé se creuse lorsqu&#8217;on compare leurs administrations publiques. «En Haïti, aucun fonctionnaire ne s&#8217;occupe exclusivement des relations avec la République Dominicaine, alors que leur voisin a un millier de fonctionnaires qui s&#8217;occupent de la question haïtienne», renchérit M. Larose.</p>
<p><strong>Et le Canada dans tout ça?</strong></p>
<p>«Haïti est le deuxième plus grand prestataire de l&#8217;Agence canadienne de développement international (ACDI). Entre 1994 et 2002, 265 millions de dollars canadiens ont été donnés à Haïti, mais on constate très peu de résultats sur le terrain», observe Joëlle Deschambault. M. Larose note que les expérimentations de l&#8217;aide internationale en Haïti s&#8217;avèrent «non concluantes». Les experts croient que le manque de communication entre les donateurs nuit au succès des missions de coopération internationale.</p>
<p>Alors que Mme Deschambault note que l&#8217;aide canadienne glisse de plus en plus vers des préoccupations sécuritaires et stratégiques, M. Holly considère que les ONG sont carrément des «suppôts de Satan de l&#8217;idéologie capitaliste», faisant référence à leur façon idéologique de gérer leurs fonds. Chalmers Larose met un peu de lumière dans ce portrait sombre. «Le patient est toujours sous soins intensifs, le mal est identifié, mais le remède tarde à venir».</p>
<p><a title="Publication de la Banque Mondiale sur Haïti" href="http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/LACINFRENCHEXT/HAITIINFRENCHEXTN/0,,menuPK:461344~pagePK:64026187~piPK:141126~theSitePK:461315,00.html" target="_blank">Publication de la Banque Mondiale sur Haïti</a></p>
<p><a title="Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti" href="http://www.un.org/french/peace/peace/cu_mission/minustah/">Mission des Nations Unies pour la stabilisation        en Haïti</a></p>
<p><a title="Statistiques de l'UNICEF pour Haïti" href="http://www.unicef.org/infobycountry/haiti_statistics.html" target="_blank">Statistiques de l&#8217;UNICEF pour Haïti</a></p>
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		<title>Made in China: percer les mystères du vide</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 20:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophy Lambert-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Incroyable, surprenante, pleine de sens&#8230;voire même de non-sens, l&#8217;exposition «Made in China» de Jacko Restikian ne laisse personne indifférent. L&#8217;événement qui invite les spectateurs à une réflexion ultra-poussée sur la production et les déplacements des objets bat son plein depuis le 4 septembre dernier, aux Galeries de l&#8217;UQAM.
Anne Bertrand, artisane de chez Skol, un centre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1029-2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-5599" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1029-2-291x300.jpg" alt="" width="291" height="300" /></a></p>
<p>Incroyable, surprenante, pleine de sens&#8230;voire même de non-sens, l&#8217;exposition «Made in China» de Jacko Restikian ne laisse personne indifférent. L&#8217;événement qui invite les spectateurs à une réflexion ultra-poussée sur la production et les déplacements des objets bat son plein depuis le 4 septembre dernier, aux Galeries de l&#8217;UQAM.<span id="more-5429"></span></p>
<p>Anne Bertrand, artisane de chez Skol, un centre qui présente des réalisations d&#8217;artistes en début de carrière, était de passage à l&#8217;événement le 30 septembre dernier pour faire une présentation ô combien inusitée de l&#8217;oeuvre de Restikian.</p>
<p>Elle a découpé, broché et même encadré divers extraits du mémoire de maîtrise du finissant uqamien, qui traitent des mêmes sujets que son oeuvre, pour ensuite les tapisser sur les murs épurés de la salle d&#8217;exposition. Les spectateurs ont ensuite pu observer de plus près les différents cadres et bricolages conçus sous leurs yeux. On pouvait notamment y remarquer des flocons de neige fait de papier.</p>
<div id="attachment_5600" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1025-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-5600 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1025-2-300x225.jpg" alt="Mémoire de maîtrise transformée en flocons de neige par Anne Bertrand" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Mémoire de maîtrise transformée en flocons de neige par Anne Bertrand</p></div>
<p>L&#8217;exposition de Restikian, très minimaliste, consiste en des piles de petites toiles vierges «made in China» déposées à l&#8217;entrée de la pièce. Elles sont à vendre pour le modique coût d&#8217;un dollar. À l&#8217;intérieur, le néant total. Le spectateur fait face à quatre murs blancs immaculés.</p>
<p>«Comme vous pouvez le remarquer, il y a des instructions derrière les toiles. On vous invite à écrire vos coordonnées sur l&#8217;une d&#8217;entre elles et à vous la poster à vous même. Jacko Restikian démontre qu&#8217;il ne considère pas sa réalisation plus artistique que ce que tout le monde peut faire, il vous invite à participer à son oeuvre», explique la présentatrice des midis art contemporain, Julie Belisle.</p>
<p>Anne Bertrand a d&#8217;ailleurs déplacé et crayonné quelques-unes de ces toiles vierges pour sa présentation. «J&#8217;ai essayé d&#8217;avoir un contenu cohérent avec ce que Jacko communique dans son oeuvre», affirme-t-elle. Les thèmes liés au déplacement, à la construction et la dé-construction, qui pourraient rappeler l&#8217;usage que cette dernière fait du fameux mémoire de maîtrise et des toiles, sont omniprésents dans l&#8217;oeuvre de Restikian.</p>
<div id="attachment_5605" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1024-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-5605 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1024-2-300x225.jpg" alt="Toiles vierges récupérées par Anne Bertrand pour sa présentation" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Toiles vierges récupérées par Anne Bertrand pour sa présentation</p></div>
<p>Pour l&#8217;artiste, les toiles sont symboles à la fois de déplacement et de délocalisation. «Vous savez, ces toiles ont été faites en Chine, tout comme la plupart des vêtements qu&#8217;on porte. Elles sont un symbole du capitalisme, qui  encourage justement les déplacements. Non seulement les déplacements matériels,  mais aussi les déplacements humains», explique Jacko Restikian. «Moi-même j&#8217;ai beaucoup migré au cours de ma vie», ajoute-t-il. D&#8217;origine libanaise, il est à Montréal depuis 6 ans.</p>
<p>Finalement, l&#8217;oeuvre, c&#8217;est ce que le spectateur en fait. «Les toiles sont un espace de représentation, tout comme la pièce qui est restée vide, observe Restikian. Lorsque quelqu&#8217;un suit les instructions de la toile ou s&#8217;arrête pour lire [un passage de ma maîtrise], la personne fait aussi parti de l&#8217;oeuvre.»</p>
<p>Pour les gens qui désirent participer à l&#8217;exposition ou percer ses mystères, l&#8217;exposition et des présentations aléatoires se poursuivront jusqu&#8217;au 10 octobre 2009.</p>
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