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	<title>Journal (I) Média &#187; Camille Laurin-Desjardins</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>L&#8217;audition qui en valait la peine</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 18:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Créateur passionné, artiste engagé, il compte parmi les comédiens les plus en vue au Québec. Il a reçu des Jutra, des Gémeaux, un Génie, un Masque et plusieurs récompenses cinématographiques sur la scène internationale. Pourtant, Luc Picard, diplômé de l&#8217;UQAM en administration, a longtemps réprimé son envie de jouer, laissant sa timidité l&#8217;emporter sur sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Créateur passionné, artiste engagé, il compte parmi les comédiens les plus en vue au Québec. Il a reçu des Jutra, des Gémeaux, un Génie, un Masque et plusieurs récompenses cinématographiques sur la scène internationale. Pourtant, Luc Picard, diplômé de l&#8217;UQAM en administration, a longtemps réprimé son envie de jouer, laissant sa timidité l&#8217;emporter sur sa passion.</p>
<div id="attachment_8547" class="wp-caption alignnone" style="width: 226px"><img class="size-medium wp-image-8547" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/Lucpicard-216x300.jpg" alt="Lucpicard" width="216" height="300" /><p class="wp-caption-text">Luc Picard a d&#39;abord fait des études en administration à l&#39;UQAM avant de tenter sa chance dans le milieu du théâtre. Photo : David Ospina</p></div>
<p><span id="more-8542"></span></p>
<p>Je m&#8217;assois timidement à la belle table en bois rustique, à l&#8217;image de l&#8217;accueillante maison de l&#8217;acteur, à Longueuil. Je suis nerveuse, comme si je venais passer une audition. Luc Picard me comprend sans le savoir. Les auditions, il les a en horreur. Il garde un traumatisme de l&#8217;époque où il a dû préparer les siennes pour le Conservatoire de Montréal, entre autres, où il a finalement été accepté. Il a attendu d&#8217;avoir 23 ans, d&#8217;avoir fini son cégep et son bac en administration avant d&#8217;oser faire le saut vers les écoles de théâtre.</p>
<p>«J&#8217;avais prévu faire mes auditions un peu partout, se rappelle-t-il, mais c&#8217;était tellement horrible comme processus, qu&#8217;aussitôt que j&#8217;ai été pris au Conservatoire, j&#8217;ai tout lâché. Une fois, c&#8217;est assez!» Il garde de cette époque un souvenir tellement amer qu&#8217;aujourd&#8217;hui, il préfère ne pas en imposer aux autres. «Quand je réalise un film, j&#8217;essaie de minimiser les auditions. J&#8217;aime choisir quelqu&#8217;un, l&#8217;appeler et ne pas faire d&#8217;audition. Il me semble que je me souviens comment on se sent dans ce cas-là.»</p>
<p>Son aversion envers les auditions est tellement restée ancrée en lui, qu&#8217;il en est venu à écrire un film sur le sujet en 2003 : <em>L&#8217;audition</em>. Son premier film comme réalisateur et comme scénariste est inspiré d&#8217;une lettre qu&#8217;il a rédigée pour son fils, âgé de deux ans à l&#8217;époque.</p>
<p>«Un jour, j&#8217;ai écrit une lettre à Henri et je la trouvais belle, confie-t-il. Je me suis dit : oh, ça ferait un bon début de film. Au bout de cinq ou six jours, j&#8217;avais une quarantaine de pages d&#8217;écrites pis je savais pas mal toute mon histoire.» L&#8217;histoire lui est venue, tout simplement. «Elle m&#8217;a comme visité. Depuis ce temps-là, j&#8217;essaie d&#8217;en écrire d&#8217;autres. Je travaille sur deux scénarios en ce moment et je trouve ça beaucoup plus difficile.»</p>
<p>Le thème de l&#8217;enfance est omniprésent dans le film, pour faire un hommage au jeu à son état le plus pur. «Je suis devenu acteur parce que ça me fait <em>tripper</em> de faire semblant, de jouer. Et les enfants font ça naturellement. Quand tu veux être un bon acteur, il faut que tu retrouves la part d&#8217;enfance en toi.»</p>
<p><em>L&#8217;audition</em>, une ode à l&#8217;enfance ? «En général, je trouve qu&#8217;on devient un peu con en vieillissant. Quand on est enfant, on est encore proche du début, il y a encore beaucoup de sincérité, moins de faux sourires».</p>
<p>Même s&#8217;il a fait des études en administration, Luc Picard a toujours su qu&#8217;il voulait être comédien. Mais jusqu&#8217;à sa deuxième année de cégep, il n&#8217;avait jamais joué . «Je viens d&#8217;un milieu ouvrier, ordinaire. Il n&#8217;y avait pas de livres chez nous. Je ne voyais vraiment pas comment je pourrais devenir comédien, je ne savais même pas qu&#8217;il y avait des écoles de théâtre. Mais je savais que c&#8217;est ce que j&#8217;avais envie de faire. Le plus au monde.» Son regard déterminé brille de tous ses feux lorsqu&#8217;il prononce ces mots.</p>
<p>À sa sortie du Conservatoire, en 1988, il est tout de suite remarqué par plusieurs artistes influents du milieu du théâtre. Il travaille avec les metteurs en scène Claude Poissant, Téo Spychalski et René-Richard Cyr. En 1992, il joue dans la pièce <em>Traces d&#8217;étoiles</em>, de Cindy Lou Johnson, mise en scène par Pierre Bernard.</p>
<p>«Je l&#8217;ai découvert à ses auditions du Quat&#8217;Sous et j&#8217;ai eu un choc, explique Pierre Bernard, metteur en scène et directeur artistique du Quat&#8217;sous à l&#8217;époque. Je l&#8217;ai engagé. Ensuite, on a fait 11 projets ensemble, en huit ans.» <em>Traces d&#8217;étoiles</em> reste d&#8217;ailleurs un des moments théâtraux favoris de Luc Picard.</p>
<p>Pierre Bernard a adoré travailler avec lui. «Mais ce n&#8217;est pas facile, glisse-t-il. Il faut avoir fait ses devoirs, parce que lui les a faits. Il est très exigeant par rapport à lui-même : c&#8217;est un coureur de fond, pas un sprinteur. »</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Luc Picard ne fait presque plus de scène. «Je m&#8217;ennuie du théâtre. Mais je suis plus difficile qu&#8217;avant. Maintenant, j&#8217;ai mon garçon, et le théâtre ça veut dire beaucoup de soirs où tu n&#8217;es pas à la maison&#8230; »</p>
<p>L&#8217;acteur concède aussi qu&#8217;il n&#8217;aime pas beaucoup les grandes salles de théâtre, contenant beaucoup de spectateurs. «Je me sens moins bien dans des grandes salles, je pense que je suis moins efficace, précise-t-il en toute modestie. La nuance doit être exprimée autrement et je ne maîtrise pas toujours cet art-là.»</p>
<p>Pierre Bernard, quant à lui, considère qu&#8217;il faut voir Luc Picard au théâtre. «Sur scène, il parvient à se déployer. Il ne va pas aimer que je dise ça, mais Luc joue comme une actrice. Il atteint un niveau d&#8217;émotions que très peu d&#8217;hommes acteurs parviennent à atteindre au Québec.»</p>
<p>Au cinéma, Luc Picard fait la rencontre mémorable de Pierre Falardeau lorsque celui-ci le choisit pour jouer dans son film <em>Octobre</em>, en 1994. Lorsqu&#8217;on évoque le cinéaste décédé récemment, l&#8217;acteur vedette d&#8217;<em>Octobre</em> est visiblement ému. Il aspire une bouffée de sa cigarette avant d&#8217;expliquer que la rencontre, professionnelle au départ, s&#8217;est vite transformée en une amitié solide.</p>
<p>«On s&#8217;est aimés tout de suite, précise-t-il. Il m&#8217;a donné l&#8217;occasion de jouer des affaires plus fortes que &laquo;&nbsp;passe-moi le sel&nbsp;&raquo;&#8230; Mais il est surtout devenu mon chum, avec qui je <em>trippais</em>. On parlait de cinéma, d&#8217;amour, des femmes&#8230; Il me manque.»</p>
<p>Le sujet du film <em>Octobre</em>, comme celui de <em>15 février 1839</em>, tourné par le même cinéaste, est resté l&#8217;un des points communs entre les deux amis, qui luttaient tous deux, à leur façon, pour la souveraineté du Québec. «Pierre, c&#8217;était un pamphlétaire, tout son être était engagé dans cette lutte-là, et j&#8217;ai toujours admiré ça. On se rejoignait là-dedans, mais pas de la même façon, parce que moi je ne suis pas du tout un pamphlétaire.»</p>
<p>Sans nécessairement crier sur les toits ses couleurs politiques, Luc Picard considère qu&#8217;il est important que les artistes aient des convictions profondes. «Je pense que, comme artiste, on a la fonction d&#8217;être un fou du roi. On ne peut pas être juste une distraction pure et simple. Il y a une responsabilité qui vient avec le rôle d&#8217;artiste. On doit avoir quelque chose à dire.»</p>
<p>Pierre Bernard admire cet engagement de la part de l&#8217;acteur. «Il sait dans quelle société on vit, ce qu&#8217;on doit faire pour notre pays. Il y va avec sa sincérité, presque naïve des fois. C&#8217;est d&#8217;ailleurs une de ses plus belles qualités, selon moi.»</p>
<p>Luc Picard est catégorique : ça vaut encore la peine, en 2009, selon lui, de se battre pour l&#8217;indépendance du Québec. «C&#8217;est notre culture, ça se peut qu&#8217;elle disparaisse, on ne serait pas les premiers. Mais le fait est que la nôtre, on a encore les moyens de la sauver. Moi, je pense que pour la sauver, ça prend un appareil étatique ou, du moins, un mécanisme qui nous permette de disposer de notre argent comme bon nous semble.» Le temps presse, selon le comédien : «Montréal s&#8217;anglicise à vue d&#8217;oreille. Notre identité est en train de se fragmenter. On est six millions de personnes, on n&#8217;a plus beaucoup de sens communautaire, on ne fait plus beaucoup d&#8217;enfants et on est entourés par 330 millions d&#8217;anglophones. C&#8217;est quasiment impossible de survivre à long terme.»</p>
<p>Quoi qu&#8217;il advienne, Luc Picard ne baissera pas les bras. En plus de travailler sur un projet de scénarisation pour un autre film avec Fred Pellerin, l&#8217;acteur tournera ce printemps <em>Vice Caché : le film</em> (la série avait été coupée de l&#8217;antenne de TVA en 2005) et prépare un documentaire sur Harmonium, avec son ami Serge Fiori.</p>
<p>L&#8217;acteur me regarde en souriant, avec son regard rieur et franc. La tension est passée, l&#8217;audition est terminée. La nervosité a fait place à la satisfaction. Cette satisfaction d&#8217;avoir bravé la peur et la timidité, pour partager sa passion. Pour notre plus grand plaisir à tous.</p>
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		<title>La voix du design</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Le design industriel est certainement une branche du transport qui aidera son développement ainsi que la recherche d&#8217;innovation. Tous les conférenciers invités le 18 novembre au Centre de design de l&#8217;UQAM étaient du même avis. Une soirée remplie d&#8217;«exemples concrets d&#8217;innovation dans le domaine du transport», comme la résument les organisateurs de la soirée.



Le design [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp">Le design industriel est certainement une branche du transport qui aidera son développement ainsi que la recherche d&#8217;innovation. Tous les conférenciers invités le 18 novembre au Centre de design de l&#8217;UQAM étaient du même avis. Une soirée remplie d&#8217;«exemples concrets d&#8217;innovation dans le domaine du transport», comme la résument les organisateurs de la soirée.</div>
<div class="mceTemp">
<div id="attachment_8039" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-8039" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/nemo-design.jpg" alt="Le petit véhicule utilitaire Nemo." width="300" height="222" /><p class="wp-caption-text">Le petit véhicule utilitaire Nemo.</p></div>
</div>
<p><span id="more-7938"></span></p>
<p>Le design est ce que l&#8217;acheteur remarque en premier, croit Martin Lévesque, ingénieur mécanique chez Marquez (ente autres fournisseur de Bombardier, Boeing et Volvo). C&#8217;est pourquoi l&#8217;ingénieur «prône le développement en synergie» avec le designer lors de l&#8217;élaboration d&#8217;un produit, pour «passer le test du consommateur».</p>
<p>Bruno Miron, designer industriel chez Bombardier, compte également le confort, la performance et la demande de clients difficilement impressionnables parmi les facteurs motivant l&#8217;innovation. «Les clients qui ont les moyens de se payer un avion à 55 millions de dollars s&#8217;attendent à avoir quelque chose d&#8217;encore plus surprenant que ce qu&#8217;ils côtoient chaque jour», explique-t-il. Il considère néanmoins que beaucoup de travail reste à faire, puisque l&#8217;aéronautique est un domaine encore assez méconnu au Québec. «Je crois sincèrement que le design peut faire avancer l&#8217;aéronautique.»</p>
<p>«Le Québec peut faire beaucoup mieux en matière de design automobile», croit Paul Deutschman, de Deutschman Design.  Il abonde dans le même sens que Bruno Miron :«On doit explorer toutes les possibilités pour permettre au Québec de devenir un leader en matière de design automobile. L&#8217;avenir du design est dans le transport.»</p>
<p>Alain Constans, architecte du petit véhicule utilitaire de basse vitesse Nemo, travaille depuis cinq ans sur le projet. Le petit camion de transport de marchandises et de personnes peut aller jusqu&#8217;à 40 km/h et a une batterie d&#8217;une autonomie de 100 km. «La cabine possède deux places spacieuses, ce qui est assez rare pour ce type de véhicule, et il est sécuritaire.» Le design esthétique de la petite voiture-outil a été un aspect important de l&#8217;élaboration du projet.</p>
<p>«Comme le design en aéronautique est un phénomène très récent, analyse M. Miron, on travaille beaucoup en collaboration avec l&#8217;automobile.» Le designer industriel utilise des outils de construction 3D similaires à ceux mis en marché pour l&#8217;automobile. «On s&#8217;inspire de l&#8217;auto pour évoluer», ajoute-t-il. M. Miron a entre autres travaillé sur le C Series, un avion commercial de 100 à 149 places qui permet une économie de carburant : «Le C Series consomme 20% moins de carburant que les avions actuels».</p>
<p>Certaines lacunes ont été évoquées par M. Deutschman au sujet de la performance des designers de transport au Québec. Il considère que le Québec produit des designers de haut calibre, mais qu&#8217;il faudrait équiper les écoles davantage, afin d&#8217;égaliser, voire de surpasser les universités performantes à Londres ou aux États-Unis. «On devrait créer plus d&#8217;emplois dans ce domaine. C&#8217;est inacceptable que les designers aient à déménager ailleurs pour travailler convenablement.» Il ajoute que le Québec devrait établir une «culture de design durable».</p>
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		<title>Bourse : non commun féminin</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 17:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Bouchra Ouatik étudie en génie physique à l&#8217;École Polytechnique de Montréal. Elle a toujours aimé les sciences et, au cours de la dernière année, elle a reçu plusieurs preuves qui lui confirment que cet amour est réciproque. La jeune fille de 23 ans a obtenu un prix du concours Chapeau les filles, dans le volet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bouchra Ouatik étudie en génie physique à l&#8217;École Polytechnique de Montréal. Elle a toujours aimé les sciences et, au cours de la dernière année, elle a reçu plusieurs preuves qui lui confirment que cet amour est réciproque. La jeune fille de 23 ans a obtenu un prix du concours Chapeau les filles, dans le volet Excelle Science, ainsi que la bourse de la Fondation commémorative du génie canadien. Qu&#8217;ont en commun ces deux bourses? Elles exigent un critère de base controversé : être une fille.<span id="more-7048"></span></p>
<p>Le Ministère de l&#8217;Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) et le Ministère du Développement économique, de l&#8217;Innovation et de l&#8217;Exportation (MDEIE) récompensent depuis treize ans les jeunes filles et les femmes du Québec qui étudient dans un domaine traditionnellement masculin (comme l&#8217;agriculture ou la métallurgie). L&#8217;École Polytechnique détient également beaucoup de bourses destinées exclusivement à des femmes.</p>
<p>Toute cette «discrimination positive», comme on l&#8217;appelle dans le milieu, entraîne de la grogne chez les étudiants masculins. Bouchra a entendu plusieurs réactions négatives par rapport aux bourses qu&#8217;elle a obtenues : «Certains gars que je connais m&#8217;ont ouvertement exprimé qu&#8217;ils trouvaient ridicule qu&#8217;il y ait ce genre de bourses, car selon eux, ce n&#8217;est pas plus difficile pour une fille que pour un gars d&#8217;étudier en génie.»</p>
<p>Israël Boudreau, étudiant en génie microélectrique à l&#8217;UQAM, voit une incohérence dans de telles récompenses pour les femmes. Même s&#8217;il ne considère pas que ces bourses enlèvent aux hommes l&#8217;opportunité d&#8217;en obtenir une, il est d&#8217;avis qu&#8217;elles devraient aussi être possibles dans la situation inverse. «Il devrait aussi y avoir des bourses pour les hommes qui étudient dans un milieu de femmes, comme en sciences infirmières, par exemple.»</p>
<p>«Je trouve cela très paradoxal, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de bourses pour les hommes dans des milieux non traditionnels, appuie son collègue Carlo Santamaria-Bouvier, étudiant en actuariat. Les hommes et les femmes devraient partir du même pied si on veut l&#8217;égalité des sexes.»</p>
<p>Francine Descarries, coordonnatrice de la recherche à l&#8217;Institut de recherche et d&#8217;études féministes de l&#8217;UQAM (IREF), trouve cette comparaison aberrante, puisque, selon elle, les milieux traditionnellement masculins n&#8217;ont jamais été fermés aux hommes et que c&#8217;est donc leur choix de ne pas s&#8217;y intégrer.</p>
<p>Mme Descarries voit également une incohérence dans cette idée de «symétrie entre les problèmes des hommes et ceux des femmes». «Les hommes aussi ont des problèmes, mais pas d&#8217;inégalité entre les sexes!» clame-t-elle.</p>
<p>Ces formes de discrimination positive envers les femmes sont-elles encore nécessaires en 2009? Carlo Santamaria-Bouvier n&#8217;en est pas si sûr : «À une époque, ça avait son sens, mais aujourd&#8217;hui&#8230;» Francine Descarries en est pour sa part persuadée : si l&#8217;égalité formelle des droits entre les hommes et les femmes est aujourd&#8217;hui atteinte, celle dans les milieux de travail demeure une illusion, selon elle. Il est cependant crucial pour Mme Descarries de bien définir le concept de discrimination positive. «Il faut l&#8217;appliquer à compétences égales, dans un milieu de travail où il n&#8217;y a pas de parité dans la distribution des emplois».</p>
<p>Mme Descarries reconnaît d&#8217;ailleurs que les bourses comme Excelle Science sont des initiatives nécessaires à prendre par le gouvernement : «Le nombre d&#8217;inscriptions à Polytechnique est inquiétant. On avait vu une légère augmentation suite aux procédures entreprises par l&#8217;institution pour encourager les filles à s&#8217;inscrire, après la tuerie du 6 décembre 1989, mais depuis, on observe une décroissance des inscriptions.»</p>
<p>Bouchra Ouatik est du même avis. D&#8217;après elle, étudier en génie ne figure pas en tête de liste dans les choix de carrière des jeunes filles. Les bourses remises à des filles étudiant dans des domaines traditionnellement masculins sont selon elle «encore quelque chose qui aide : ça sert à démystifier le domaine et à encourager les filles.» C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à une correspondance avec des étudiantes de l&#8217;École Polytechnique de Montréal, à laquelle elle avait accès au cégep, qu&#8217;elle a choisi son domaine d&#8217;études.</p>
<p>Malgré tout, Bouchra continue de croire que sur le marché du travail, à compétences égales, on préfère embaucher un homme plutôt qu&#8217;une femme dans le domaine du génie civil ou physique, par exemple. «Ce n&#8217;est pas aussi dur que ce l&#8217;était il y a 10 ans, mais ce n&#8217;est pas si facile que ça non plus.»</p>
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		<title>Yes we can!</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 20:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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Les missions de paix menées par l&#8217;ONU au cours des dernières années mènent à un bilan plutôt négatif, mais elles sont encore réalisables. Tel est l&#8217;avis de Charles-Philippe David, qui était de passage à l&#8217;UQAM le mardi 13 octobre, pour faire le lancement de son livre Afghanistan, Haïti, Darfour. Les missions de paix sont-elles encore [...]]]></description>
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<dl id="attachment_6214" class="wp-caption alignnone" style="width: 251px;"></dl>
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<p>Les missions de paix menées par l&#8217;ONU au cours des dernières années mènent à un bilan plutôt négatif, mais elles sont encore réalisables. Tel est l&#8217;avis de Charles-Philippe David, qui était de passage à l&#8217;UQAM le mardi 13 octobre, pour faire le lancement de son livre <em><a title="missions-de-paix" href="http://www.dandurand.uqam.ca/publications/monographies/489-afghanistan-haiti-darfour-les-missions-de-paix-sont-elles-encore-possibles-.html">Afghanistan, Haïti, Darfour. Les missions de paix sont-elles encore possibles?</a></em></p>
<div id="attachment_6214" class="wp-caption alignnone" style="width: 251px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p1010010.jpg"><img class="size-medium wp-image-6214 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p1010010-300x225.jpg" alt="" width="241" height="181" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Philippe Adam, Daniel Holly, Terry Liston et Charles-Philippe David ont évoqué les lacunes des missions de paix actuelles.</p></div>
<p><em><span id="more-6195"></span></em></p>
<p>Les trois co-auteurs sont critiques sur les moyens utilisés par l&#8217;ONU et l&#8217;armée pour mener à terme ces trois missions de paix qui battent de l&#8217;aile. Lors de la conférence qui précédait le lancement du livre, Terry Liston, ancien colonel du 22e Régiment de l&#8217;armée canadienne, Daniel Holly, professeur titulaire au département de sciences politiques de l&#8217;UQAM et Jean-Philippe Adam, chercheur à l&#8217;observatoire sur les missions de paix de la Chaire Raoul-Dandurand, ont tour à tour commenté les lacunes des missions de paix de l&#8217;Afghanistan, d&#8217;Haïti et du Darfour.</p>
<p>En Afghanistan, selon Terry Liston, «les missions clefs ont échoué sur toute la ligne». L&#8217;ancien colonel croit que cet échec s&#8217;explique par de nombreuses lacunes politiques, sociales et militaires. L&#8217;enjeu de son étude sur l&#8217;Afghanistan était de trouver ce qui avait remplacé les missions de paix, soit l&#8217;état policier. Après huit ans d&#8217;intervention sans résultat convaincant, M. Liston considère que le troc du casque bleu pour le «béret vert» n&#8217;était peut-être pas la bonne solution.</p>
<p>Dans le cas d&#8217;Haïti, Daniel Holly est plutôt pessimiste. «Rares sont les missions de paix qui ont réellement apporté la paix. Ce qu&#8217;il manque en Haïti, c&#8217;est la volonté des dirigeants du pays de s&#8217;approprier ce que l&#8217;ONU propose ainsi que l&#8217;esprit du coureur de fond». M. Holly voit tout de même une lueur au bout du tunnel. Après avoir échappé un «Haïti, c&#8217;est foutu!», il s&#8217;est repris en expliquant que selon lui, les solutions pour faire régner la paix en Haïti s&#8217;échelonneraient sur deux générations.</p>
<p>Jean-Philippe Adam mise quant à lui sur une destruction des mythes et clichés occidentaux pour arriver à régler la guerre civile qui ravage la région du Darfour, au Soudan. Selon lui, il est très facile de considérer le cas du Darfour comme un perpétuel état de guerre civile à laquelle on ne peut rien. «La perception occidentale veut que le conflit dure depuis toujours, donc que ça ne sert à rien de s&#8217;en mêler.» D&#8217;après le chercheur, avant de se demander si les missions de paix sont encore possibles, il faudrait se demander si elles sont utiles.</p>
<p>Malgré ces constats durs et pessimistes, Charles-Philippe David reste pour sa part optimiste. «Continuez d&#8217;y croire!» lance-t-il. Il ajoute que le nombre de guerres intraétatiques a considérablement diminué depuis la fin de la guerre froide et que les missions de paix y sont pour quelque chose. Il faut seulement, selon lui, garder en tête que ces missions prennent du temps. Le spécialiste en conflits armés et missions de paix voit d&#8217;ailleurs l&#8217;arrivée à la Maison blanche d&#8217;un récipiendaire du Nobel de la Paix comme un pas dans la bonne direction.</p>
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		<title>Grippe A(H1N1): paranoïa ou indifférence?</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 20:42:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Les autorités sanitaires s&#8217;attendent à voir déferler une deuxième vague particulièrement violente de la grippe A(H1N1) cet automne. Selon un sondage publié sur le site web de l&#8217;UQÀM, 70% de la population uqamienne ne craindrait pas le virus, ce qui incite à la réflexion sur la question de la peur. Une certaine confusion imprègne les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5690" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/101_06841.jpg"><img class="size-medium wp-image-5690" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/101_06841-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Les étudiants de l&#39;UQAM craignent-ils la grippe?</p></div>
<p>Les autorités sanitaires s&#8217;attendent à voir déferler une deuxième vague particulièrement violente de la grippe A(H1N1) cet automne. Selon un sondage publié sur le site web de l&#8217;UQÀM, 70% de la population uqamienne ne craindrait pas le virus, ce qui incite à la réflexion sur la question de la peur. Une certaine confusion imprègne les murs de l&#8217;université quant à l&#8217;attitude à adopter face à la menace de pandémie. En plus d&#8217;obliger la mise en place de mesures spéciales à l&#8217;UQAM, la grippe soulève la question fragile du traitement de l&#8217;information dans la presse vis-à-vis de la panique.</p>
<p><a title="http://www.journalimedia.uqam.ca/ah1n1-peur-ou-manipulation/" href="http://www.journalimedia.uqam.ca/ah1n1-peur-ou-manipulation/" target="_self"><strong>Les uqamiens ont-ils peur?</strong></a></p>
<p><strong><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/quand-la-panique-cede-la-place-a-la-confusion/" target="_self">Quand la confusion cède à la panique</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/les-journalistes-nechappent-pas-au-tourbillon-de-la-crise/" target="_self">Mauvaise grippe pour les journalistes</a></strong></p>
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		<title>Quand la confusion cède la place à la panique</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 20:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[La rentrée 2009 a été particulièrement préoccupante pour le personnel enseignant et le Service de la prévention et de la sécurité (SPS) de l&#8217;UQAM. La menace d&#8217;une deuxième vague violente de la grippe A(H1N1) a obligé le SPS à mettre de l&#8217;avant plusieurs mesures pour prévenir la propagation du virus. Pour le personnel enseignant, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5417" class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><img class="size-medium wp-image-5417" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/copie-de-2-sur-0041-300x225.jpg" alt="" width="240" height="180" /><p class="wp-caption-text">Alice Van Der Klei donnant un cours à ses étudiants.</p></div>
<p>La rentrée 2009 a été particulièrement préoccupante pour le personnel enseignant et le Service de la prévention et de la sécurité (SPS) de l&#8217;UQAM. La menace d&#8217;une deuxième vague violente de la grippe A(H1N1) a obligé le SPS à mettre de l&#8217;avant plusieurs mesures pour prévenir la propagation du virus. Pour le personnel enseignant, c&#8217;est plutôt deux poids, deux mesures.<span id="more-5415"></span></p>
<p>Alain Gingras, directeur du SPS, préconise une approche préventive pour freiner la propagation du virus de la grippe A(H1N1). «Tant qu&#8217;il n&#8217;y a pas de deuxième vague, nous n&#8217;appliquerons pas de mesures drastiques. En ce moment, on cherche à prévenir, on ne cherche pas à perturber les activités.»</p>
<p>Des affiches ont été installées dans les toilettes et un peu partout dans les différents départements et des publicités ont été placées dans <em>Montréal Campus</em> et le journal<em> L&#8217;UQAM</em> pour informer les étudiants et le personnel sur les moyens de se protéger contre le virus. Près de 200 bornes de savon antiseptique seront installées dans les prochaines semaines dans les corridors de l&#8217;UQAM.</p>
<p>Il est important pour M. Gingras d&#8217;informer les gens pour aider à prévenir la pandémie : «Si les gens sont informés, l&#8217;effet panique ne peut pas arriver. Cela donne un sens aux gestes que l&#8217;on pose.»</p>
<p>C&#8217;est un tout autre discours qui sort de la bouche d&#8217;Alice Van Der Klei, chargée de cours au département d&#8217;études littéraires. Une semaine avant le début des cours, l&#8217;enseignante a reçu par courriel un document de la doyenne de la Faculté des arts qui suggère des moyens beaucoup plus draconiens pour prévenir la propagation du virus.</p>
<p>Au premier cours de la session, elle a lu avec ses élèves ce document, non sans une certaine ironie face à quelques points. En effet, la suggestion faite dans le document d&#8217;enregistrer ses cours à l&#8217;aide d&#8217;une enregistreuse numérique et de les mettre en ligne pour ses étudiants en a fait rire plus d&#8217;un dans la classe : «On a bien rigolé en m&#8217;imaginant, un dimanche matin, en train d&#8217;enregistrer mes cours en pyjama!» rapporte Mme Van Der Klei.</p>
<p>Le document recommande aussi de minimiser les travaux d&#8217;équipe et, s&#8217;il y a lieu, de les remplacer par des travaux individuels si un des membres de l&#8217;équipe était absent. «En études littéraires, ça ne change pas trop les choses, puisque les travaux sont souvent individuels, mais j&#8217;ai quand même remplacé l&#8217;exposé oral qui devait être fait en équipe par un autre travail individuel», précise Mme Van Der Klei.</p>
<p>Ses étudiants et elle remarquent également quelques problèmes dans les mesures suggérées par sa faculté. Cette dernière recommande notamment de jeter à la poubelle les mouchoirs immédiatement après utilisation, mais la classe où enseigne Mme Van Der Klei, située dans le pavillon V, n&#8217;est pourvue d&#8217;aucune poubelle.</p>
<p>Comment peut-il y avoir un tel dérapage entre ce que préconise le SPS et les mesures qu&#8217;ont reçues certains enseignants par courriel? «Chacun des doyens a émis un document personnel à sa faculté en ce qui concerne la partie académique», explique Alain Gingras. Celui-ci se dit d&#8217;ailleurs contre les <a title="OMS" href="http://www.who.int/csr/disease/swineflu/notes/h1n1_school_measures_20090911/fr/index.html">méthodes draconiennes</a> comme celles proposées par l&#8217;Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon lui, il est inutile d&#8217;empêcher que les élèves se rencontrent en dehors de l&#8217;école, puisqu&#8217;ils seront de toute façon en contact avec d&#8217;autres gens, que ce soit leur famille à la maison ou des inconnus dans le métro ou à l&#8217;épicerie.</p>
<p>Jean-Claude Bürger, professeur à l&#8217;École des médias, qui pense avoir été infecté du virus de la grippe A(H1N1) cet été, est du même avis : «On ne réussira pas à enrayer la grippe de toute façon. Ne pas venir en cours par crainte d&#8217;être infecté, c&#8217;est surréagir et ça n&#8217;a pas d&#8217;utilité. Il y aurait des mesures à prendre à l&#8217;université si beaucoup de personnes étaient absentes, infectées.»</p>
<p>Toutefois, il faut prévoir des mesures d&#8217;urgence, si la deuxième vague du virus est effectivement virulente. Par exemple, à quel moment décide-t-on de fermer l&#8217;UQAM? «C&#8217;est le gouvernement qui décide, s&#8217;empresse de préciser M. Gingras, c&#8217;est global pour toutes les écoles. Il doit y avoir le double d&#8217;infections répertoriées par rapport à la semaine précédente et ce, pendant deux semaines consécutives.»</p>
<p>Si le taux d&#8217;absentéisme s&#8217;élève à 35%, le plan de continuité élaboré par le SPS permettra de maintenir les services essentiels à l&#8217;UQAM. Côté absences, les étudiants auront à travailler avec leurs enseignants pour rouvrir les ententes d&#8217;évaluation, s&#8217;il le faut. «Il est important de ne pas pénaliser les étudiants qui sont absents pour cause d&#8217;infection du virus A(H1N1)», souligne M. Gingras.</p>
<p>Mme Van Der Klei, de son côté, trouve cette directive ambigüe : «Comment fait-on pour savoir si l&#8217;étudiant est absent à son examen parce qu&#8217;il a bel et bien contracté le virus ou parce qu&#8217;il n&#8217;a pas étudié?»</p>
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		<title>Petite hausse des échecs en éducation</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 19:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Les étudiants et enseignants de la Faculté des sciences de l&#8217;éducation de l&#8217;UQAM contestent le traitement des médias face au taux d&#8217;échecs des futurs enseignants au Test de certification en français écrit pour l&#8217;enseignement (TECFÉE). Contrairement à «l&#8217;hécatombe» annoncée par La Presse, Marie Nadeau, professeure au département de linguistique et de didactique des langues, remarque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5446" class="wp-caption alignnone" style="width: 291px"><img class="size-medium wp-image-5446" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/011-300x225.jpg" alt="" width="281" height="220" /><p class="wp-caption-text">Le pavillon des sciences de l&#39;Éducation de L&#39;UQÀM.</p></div>
<p>Les étudiants et enseignants de la Faculté des sciences de l&#8217;éducation de l&#8217;UQAM contestent le traitement des médias face au taux d&#8217;échecs des futurs enseignants au Test de certification en français écrit pour l&#8217;enseignement (TECFÉE). Contrairement à <a title="cyberpresse" href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200909/21/01-903826-tests-de-francais-hecatombe-en-vue-chez-les-futurs-profs.php" target="_blank">«l&#8217;hécatombe»</a> annoncée par <em>La Presse</em>, Marie Nadeau, professeure au département de linguistique et de didactique des langues, remarque «une augmentation de 7% des taux d&#8217;échecs par rapport aux test précédents».</p>
<p><span id="more-5447"></span>Les étudiants en éducation, toutes disciplines confondues, doivent réussir avec 70% chacune des deux parties du TECFÉE avant d&#8217;entreprendre leur troisième année de baccalauréat. L&#8217;étudiant qui échoue a deux autres chances de passer le test, avant d&#8217;être suspendu de l&#8217;université pendant un an. Il a ensuite une ultime chance de se reprendre, sinon son exclusion du programme est définitive.</p>
<p>Selon Jocelyn Désaulniers, étudiant de troisième année en éducation et vice-président de l&#8217;association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l&#8217;éducation (ADEESE), l&#8217;examen n&#8217;est pas vraiment plus difficile que l&#8217;ancien, mais il comprend beaucoup plus de vocabulaire linguistique. «L&#8217;examen n&#8217;est pas si difficile que ça, mais il faut être bien préparé», ajoute-t-il.</p>
<p>Pour lui, la question n&#8217;est pas de déterminer si on doit ou non abaisser le niveau de difficulté de l&#8217;examen, mais bien d&#8217;imposer un cours de linguistique de base à tous ceux qui veulent devenir enseignants, ce qui n&#8217;est pas le cas actuellement. «C&#8217;est important de bien connaître la langue dans laquelle tu enseignes, peu importe la discipline. La langue est la matière première pour apprendre.» souligne-t-il. Jocelyn Désaulniers est d&#8217;ailleurs moniteur au Centre d&#8217;aide à la réussite du TECFÉE.</p>
<p>Pour Marie Nadeau, qui est également responsable de la qualité de la langue à l&#8217;UQAM, un seul cours ne pourra jamais régler le problème d&#8217;un étudiant avec de graves lacunes en français. C&#8217;est plutôt l&#8217;étudiant qui doit se prendre en main selon elle. «Il est important de maîtriser la syntaxe de la langue française, afin de bien exprimer ses idées.» Elle suggère, en plus d&#8217;un cours de linguistique par exemple, d&#8217;offrir aux étudiants en éducation un cours d&#8217;écriture, car c&#8217;est la partie du TECFÉE qui démontre le plus d&#8217;échecs.</p>
<p>Néanmoins, elle considère qu&#8217;il y a eu beaucoup d&#8217;exagération autour de l&#8217;augmentation d&#8217;échecs. Pour expliquer cette hausse, Mme Nadeau rappelle que comme cet examen était nouveau, les professeurs n&#8217;ont pas pu préparer adéquatement les étudiants. Maintenant qu&#8217;ils le connaissent mieux, elle est confiante face à la diminution du taux d&#8217;échecs.</p>
<p>Avant l&#8217;implantation du TECFÉE, les étudiants qui échouaient les tests de langue devaient simplement suivre un cours d&#8217;appoint. Maintenant, le TECFÉE, qui est uniforme pour toutes les universités à l&#8217;échelle provinciale, doit être réussi par les étudiants en éducation avant d&#8217;entreprendre leur troisième année.</p>
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