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	<title>Journal (I) Média &#187; Simon Lord</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>À bâbord toute!</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:52:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Lord</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Toujours à gauche, l’Université du Québec à Montréal? Oui et non. Si l’UQAM conserve encore et toujours son image militante, de gauche et engagée, elle se déplace toutefois lentement vers la droite, tout comme la société occidentale, estiment les experts.

« Étonnamment, la récente grève des profs a prouvé que l’engagement, dans une bonne mesure, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours à gauche, l’Université du Québec à Montréal? Oui et non. Si l’UQAM conserve encore et toujours son image militante, de gauche et engagée, elle se déplace toutefois lentement vers la droite, tout comme la société occidentale, estiment les experts.</p>
<div id="attachment_8574" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8574" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/uqam_gauche-300x114.jpg" alt="Toujours à gauche, l'UQAM?" width="300" height="114" /><p class="wp-caption-text">Toujours à gauche, l&#39;UQAM?</p></div>
<p><span id="more-8572"></span></p>
<p>« Étonnamment, la récente grève des profs a prouvé que l’engagement, dans une bonne mesure, et les valeurs de solidarité de gauche ont permis de sauver l’université », estime Normand Baillargeon, professeur en sciences de l&#8217;éducation et libre-penseur notoire.</p>
<p>Son image gauchiste, l’UQAM la conserve toujours, juge celui qui se décrit comme anarchiste et libertaire « Oui, l’UQAM a encore cette réputation, on a encore plusieurs profs se revendiquant ouvertement de gauche, et beaucoup de groupes militants. »</p>
<p>M. Baillargeon remet par contre les choses en perspective. « L’UQAM a effectivement déjà été plus à gauche, avec son lot de professeurs communistes, par exemple. Maintenant, on a entre autres l’École de sciences de la gestion, très à droite, et nous sommes de plus en plus pluralistes. »</p>
<p>Jean-Marc Piotte, philosophe et politologue de l’UQAM, abonde dans le même sens. « Relativement aux autres universités de la ville, l’UQAM est toujours la plus à gauche, certes, mais dans l’absolu, elle se dirige de plus en plus vers la droite, tout comme la société québécoise et internationale, d’ailleurs. »</p>
<p>Comme M. Baillargeon, il considère que l’ESG est un bastion non négligeable de gens « plus à droite ». Et tous deux croient fermement que la réputation « gauchiste » de l’UQAM a fini de lui nuire.</p>
<p>« Cette réputation l’a mal servi pour un temps, mais plus aujourd’hui. Nous avons de bons programmes, très concurrentiels, dont certains ne se donnent pas nécessairement ailleurs », rappelle Jean-Marc Piotte.</p>
<p>Pour sa part, le militant libertaire croit que plus que jamais, l’UQAM est ouverte aux débats. « Dans les faits, notre université est surtout favorable à la recherche de vérité, aux échanges, à la liberté des valeurs, à la passion pour l’étude et à la recherche du long-terme. »</p>
<p>Il se souvient d’une anecdote marquante survenue peu après son arrivée à l’UQAM, il y a 20 ans. « Une personne qui travaillait pour une publication de l’université, à l’époque, m’avait raconté avoir fait perdre le poste d’un homme travaillant  à la tête de l’organisme en question parce que celui-ci était de droite », confie-t-il, ajoutant que l’université se veut beaucoup plus pluraliste aujourd’hui.</p>
<p>Lorsqu’on leur demande s’il existe un rapport entre le positionnement « gauchiste » de l’université et ses mauvais classements dans les palmarès mondiaux, les deux penseurs estiment qu’il faut aller au-delà des apparences.</p>
<p>« Au contraire de McGill, nous n’avons pas de faculté de médecine et de chirurgie dentaire. Et nos gestionnaires ont bien moins de marge de manœuvre que dans les autres universités », juge M. Piotte, qui estime par ailleurs que les départements de sciences humaines sont très comparables avec la compétition, autant du côté de la recherche que de l’enseignement.</p>
<p>Il croit aussi que le sous-financement de l’UQAM n’a rien à voir avec son positionnement plus à gauche. « Ce qui attire le plus le financement, c’est la médecine et la chirurgie dentaire, mais nous n’avons pas cet atout pour nous démarquer. Et les gens riches donnent en général davantage leur appui à ces universités qui sont établies depuis longtemps.»</p>
<p>« L’UQAM est une école récente, beaucoup plus jeune que les autres universités qui ont eu le temps nécessaire à accumuler un bagage matériel et à se construire une réputation », précise M. Baillargeon.</p>
<p>Charles René, étudiant en droit à l’UQAM, est plutôt d’avis contraire. Si d’une part, il croit que «la gauche au sein de notre institution lui insuffle un certain dynamisme», il estime en contrepartie que cette réputation revendicatrice peut faire fuir les donateurs privés au profit des autres universités.</p>
<p>« Je ne crois que pas les corporations aiment qu’on les critique aussi vertement. C&#8217;est certain qu&#8217;il y a un prix à payer pour afficher cette allégeance », considère-t-il, ajoutant que cela peut permettre une « distanciation » face aux entreprises et éviter certaines « pubs cachées ».</p>
<p>Et si on se doute que M. Baillargeon parle avec son cœur quand il dit souhaiter que l’UQAM reste à gauche, c’est avec toute sa raison qu’il prédit qu’elle restera toujours très « engagée et distincte ».</p>
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		<title>Les émigrants, moteur de développement au Maroc</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:55:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Lord</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[« Au Maroc, comme dans bien d’autres pays du Sud, il y a un drainage des compétences vers les pays du Nord qui empêche le développement du pays et accroît les inégalités Nord-Sud », constate Zouhir Bahammou, post-doctorant à la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l’UQAM, qui donnait une conférence jeudi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Au Maroc, comme dans bien d’autres pays du Sud, il y a un drainage des compétences vers les pays du Nord qui empêche le développement du pays et accroît les inégalités Nord-Sud », constate Zouhir Bahammou, post-doctorant à la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l’UQAM, qui donnait une conférence jeudi dernier, à l’UQAM.</p>
<div id="attachment_7754" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-7754 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/PB120668.jpg" alt="Zouhir Bahammou" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Zouhir Bahammou - Photo : Simon Lord</p></div>
<p><span id="more-7755"></span></p>
<p>Le chercheur note par ailleurs un paradoxe intéressant, puisqu’à ce jour , on compte plus de 1000 associations d’émigrants marocains qui s’impliquent au niveau de leur communauté culturelle dans leur pays d’accueil ainsi que dans leur pays d’origine pour aider au développement.</p>
<p>Notant la hausse de près de 300% de l’émigration marocaine durant les 20 dernières années, il souligne que la situation de migration Maroc-France est très similaire à la situation des États-Unis et du Mexique.</p>
<p>« Ces groupes d’émigrants ont créé des liens avec les ONG internationales pour aider à développer leur pays d’origine, dans le cas du Maroc, pour renforcer la société civile. »</p>
<p>D’une part, explique-t-il, une bonne mobilité de la main d’œuvre est souvent meilleure que les politiques gouvernementales de coopération qu’il qualifie de « contre-productives ».  Par exemple, les « transferts financiers de ressortissants étrangers vers leur pays d’origine totalisaient, au niveau mondial, 245 milliards de dollars en 2006, une réalité qui, au Maroc, équivaut à 9% de la taille de l’économie. »</p>
<p>Mais ces transferts peuvent entraîner une certaine dépendance, souligne M. Bahammou, rappelant qu’ils sont plus de 3,2 millions d’émigrants marocains de première génération qui vivent à l’étranger. « Les pays du Nord mettent sur pied des programmes de coopération au développement qui sont souvent un moyen de contrôler les pays du Sud. »</p>
<p>Il ajoute qu’avec les crises économiques, sociales et politiques contemporaines, l’immigration est maintenant ramenée au premier plan. Il donne en exemple la France, qui, après le choc pétrolier des années 1970,  a « mis sur pied plusieurs plans d’aide au retour au pays d’accueil pour les immigrants, ce qui n’a pas fonctionné parce que le plan était fait dans un but politique plutôt que dans l’optique de coopération avec les pays du Sud. »</p>
<p>Afin de régler les problèmes de migration, au Maroc comme ailleurs, le docteur propose la mise sur pied d’une gouverne mondiale ainsi que la « valorisation des ressources humaines ». Il explique que les « associations d’émigrants marocains ont déjà contribué à mettre sur pied des centres pour les femmes, des écoles rurales ainsi que des logements pour les habitants de leur pays d’origine. »</p>
<p>Selon M. Bahammou, « le Maroc doit aussi essayer de profiter des compétences des Marocains à l’étranger pour développer un réseau de personnes » qui participeraient au développement de nouveaux secteurs dans leur pays d’origine.</p>
<p>Si rien n’est parfait pour l’instant, le chercheur remarque qu’ « auparavant, les investissements au Maroc se faisaient tous dans l’immobilier alors que maintenant, les Marocains commencent à développer de nouveaux secteurs. » Comme le disent bien des économistes, la diversification d&#8217;une économie est un premier pas vers la prospérité.</p>
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		<title>Profession: libre-penseur</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:44:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Lord</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec deux doctorats, un en Sciences de l’éducation, l’autre en Philosophie, un curriculum vitae de 14 pages, de multiples publications au Devoir ainsi qu’au Couac et la mise sur pied de l’Association Humaniste du Québec en 2005, Normand Baillargeon est une vraie figure de proue pour les libre-penseurs de ce monde.

Et ses ouvrages ne se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec deux doctorats, un en Sciences de l’éducation, l’autre en Philosophie, un curriculum vitae de 14 pages, de multiples publications au Devoir ainsi qu’au Couac et la mise sur pied de l’Association Humaniste du Québec en 2005, Normand Baillargeon est une vraie figure de proue pour les libre-penseurs de ce monde.</p>
<div id="attachment_7748" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-7748" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/normand2.jpg" alt="normand2" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Normand Baillargeon - Photo : Simon Lord</p></div>
<p><span id="more-7747"></span></p>
<p>Et ses ouvrages ne se font pas attendre. Au cours des prochains mois seulement, il sortira deux livres : le premier, <em>Raison Oblige</em>, sera disponible sous peu aux Presses de l’Université Laval; le deuxième, <em>Anthologie de l’athéisme et de la libre pensée</em>, est présentement en impression.</p>
<p>Son dernier opus, <em>Heureux sans Dieu</em>, a été lancé le 16 septembre dernier, peu après <em>Contre la réforme : La dérive idéologique du système d’éducation québécois</em>, dans lequel  – eh oui – il s’oppose à la réforme en éducation.</p>
<p><em>Heureux sans Dieu</em>, un collectif de plusieurs auteurs sous sa co-direction, est né d’une rencontre avec Daniel Baril, ex-président du Mouvement laïque québécois. Étant tous deux de fervents militants laïques, ils ont décidé qu’il était temps de diriger un grand « coming out » athée. Ils voulaient, avec ce livre, faire réagir les gens et déconstruire la peur ambiante de l’humanisme.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7751" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/mo_9782896490981.jpg" alt="mo_9782896490981" width="181" height="293" /></p>
<p>« Pour trouver une quinzaine de personnalités disposées à collaborer au projet, nous avons dû contacter plus de 50 personnes », lance M. Baillargeon, insistant sur la délicatesse du sujet. Si plusieurs se sentaient mal à l’aise avec l’idée d’athéisme, d’autres ont dû refuser de participer faute de temps alors que certains n’ont carrément pas répondu aux appels.</p>
<p>Il s’explique mal ce malaise entourant l’incroyance. « On n’est pourtant pas en Iran, ici, on peut se dire athée sans aller en prison. » Selon lui, les gens ont encore une perception déformée de l’athéisme. « L’incroyance est perçue comme une absence de moralité et entraîne automatiquement une critique des religions incompatible avec notre manière complaisante de traiter les croyances. »</p>
<p>Interrogé sur la légitimité intellectuelle des départements de théologie dans les universités, il répond, après un longue pause, ne pas avoir « immense respect » pour ces institutions. « J’aime beaucoup mieux la psychologie des religions, ou les neurosciences traitant des religions. Ce sont des entreprises intellectuelles beaucoup plus respectables. »</p>
<p>Toutes ses prises de position ne sont pas sans lui attirer les foudres de certains de ses collègues. Avec d’autres, il entretient de simples désaccords, notamment avec George Leroux et Daniel Weinstock – l’un ayant participé à l’élaboration du cours d’Éthique et culture religieuse, l’autre en étant partisan – pour qui il exprime un respect certain.</p>
<p>Une chose est sûre, toutefois, ses positions lui ont coûté beaucoup sur les plans personnel et professionnel à la Faculté des Sciences de l’éducation, même s’il ne tient pas à entrer dans les détails.</p>
<p>Rénald Legendre, professeur émérite et directeur du Centre de recherche au département des sciences de l’éducation, abonde dans le même sens. « C’est un grand intellectuel, et il subit le symptôme du corps étranger. Plutôt que de profiter aux autres, ses talents suscitent parfois de la jalousie et de l’envie. »</p>
<p>M. Legendre, qui nage lui aussi à contre-courant en critiquant la réforme, admet au final avoir une grande admiration pour la compétence exceptionnelle en éducation de son confrère , pour sa personnalité, ses convictions à donner l’heure juste et sa capacité à être apprécié de tous ses étudiants.</p>
<p>Malgré cela, M. Baillargeon ne lâche pas le morceau et continue de se battre pour un système scolaire pleinement exempt de religion.  Il souligne notamment l’importance de la laïcisation du système scolaire pour donner une formation citoyenne adéquate aux plus jeunes.</p>
<p>« Personnellement, je n’ai rien contre la religion vécue dans la sphère privée, tant qu’elle n’est pas imposée à mes enfants », explique-t-il.  Tout comme Freud, il montre du doigt le formatage des enfants en bas âge, même s’il maintient, comme la plupart des intellectuels, que la psychanalyse n’est qu’une « vaste fumisterie ».</p>
<p>Faisant par ailleurs allusion au récent projet de loi 16 – tombé aux oubliettes – et au cas de la SAAQ, il ajoute qu’il « ne faut pas laisser une croyance basée sur l’astrologie faire la sélection des employés de la fonction publique, et qu’il en va de même pour la religion. »</p>
<p>Enfin, Normand Baillargeon continuera de publier ses livres et ses recherches, qu’importe l’accueil, bon ou mauvais : « Je suis particulièrement fier d’avoir tout fait par moi-même. Pas de fonds versés, ni de subventions. Travailler seul, pour moi, a toujours été le prix de la liberté. »</p>
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		<title>Plus d&#8217;enquête, plus de démocratie</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/plus-denquete-plus-de-democratie/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:11:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Lord</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus de quatre Québécois sur cinq sont préoccupés par la collusion et la corruption au niveau municipal, selon un sondage Angus Reid Strategies réalisé la semaine dernière pour La Presse. C’est dans la même proportion qu’ils se prononcent en faveur d’une enquête publique à la grandeur du Québec.

Le ministre responsable de la Réforme des institutions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de quatre Québécois sur cinq sont préoccupés par la collusion et la corruption au niveau municipal, selon un sondage Angus Reid Strategies réalisé la semaine dernière pour La Presse. C’est dans la même proportion qu’ils se prononcent en faveur d’une enquête publique à la grandeur du Québec.</p>
<p><span id="more-7084"></span></p>
<p>Le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Claude Béchard, n’entendait pourtant toujours pas, la semaine dernière, mettre sur pied une commission d’enquête publique qui pourrait pallier le problème, malgré les demandes des partis de l’opposition. Selon lui, une telle mesure retarderait de près d’un an certains correctifs qui pourraient être apportés tout de suite.</p>
<p>Jean-Marc Piotte, professeur émérite de l’UQAM spécialisé en éthique et politique municipale, croit que la raison de ce refus en est toute autre. « S’il y a une commission d’enquête, les libéraux vont être affectés », dit-il, ajoutant qu’il n’y aurait pas de mise en tutelle pour Montréal, Gérard Tremblay étant trop « proche des libéraux ».</p>
<p>Pour s’attaquer à la corruption et à la malversion, le gouvernement a plutôt  opté pour une enquête policière, au coût de 26,8M de dollars. L’Opération Marteau, lancée la semaine dernière, comptera donc 60 personnes de la Sûreté du Québec, dont 43 policiers, et s’attardera, comme son nom l’indique, aux allégations d&#8217;actes criminels dans le secteur de la construction.</p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logo1.jpg"></a></p>
<p>Un numéro sans frais – 1 888 444-1701 – a même été mis sur pied, permettant aux citoyens  témoins d’abus ou de fraudes de porter plainte en parlant directement à un enquêteur.</p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logo2.jpg"></a><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logo3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-7096" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logo3.jpg" alt="" width="160" height="187" /></a><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logo2.jpg"></a></p>
<p>« On a une opportunité de revoir une loi fondamentale qui n&#8217;a pas été revue de façon aussi large depuis qu&#8217;elle a été adoptée par René Lévesque en 76-77, a affirmé M. Béchard, la semaine dernière, à l’Assemblée nationale. La loi électorale à ce moment-là faisait un certain nombre de constats. Nous, on en fait un certain nombre aussi. »</p>
<p>Ainsi, le gouvernement Charest entend serrer la vis en révisant les règles de financement des partis politiques municipaux et des courses à la direction. Le projet de loi, qui devrait être déposé au cours de l&#8217;actuelle session parlementaire, fera donc le point « sur un ensemble d&#8217;éléments du financement des partis politiques, même de l&#8217;organisation des partis politiques municipaux, et de regarder l&#8217;ensemble des questions du financement ».</p>
<p>Entre autres, pour ce qui est des campagnes à la direction, la loi limiterait les contributeurs potentiels en n’autorisant que les citoyens de la municipalité à verser un don. Et ceux-ci devraient être fait par chèque si le montant dépasse 100$ ou 200$.</p>
<p>Pourtant, déjà en 2007, un groupe de réflexion réunissant le Directeur général des élections Marcel Blanchet et des représentants du PLQ, du PQ et de l&#8217;ADQ recommandait, dans son rapport, «d&#8217;interdire carrément aux partis politiques de recueillir et d&#8217;utiliser les dons anonymes. »</p>
<p>Par ailleurs, rien de trop clair n’a encore été proposé pour mettre fin aux pratiques plus opaques de financement des partis. Et ça risque d’être difficile. Une de ces pratiques, le prête-nom, a été dénoncée par le groupe de réflexion du DGE, mais sans résultat. Il s’agit pour une entreprise de faire des dons à un parti politique en faisant passer l&#8217;argent par ses employés, contournant ainsi plusieurs dispositions de la loi.</p>
<p>« L’application concrète de la règle qui édicte que les contributions soient versées par des électeurs à même leurs propres biens est relativement difficile à vérifier. Les principaux problèmes surviennent lorsque des contributions sont faites par des prête-noms[...]. En pareille circonstance, la vérification directe est impossible », peut-on lire dans le rapport.</p>
<p>Une autre de ces pratiques consiste, pour une entreprise, à aller voir un candidat avec un sondage payé de sa poche qui l’aidera à gagner. Ou de lui offrir des vacances payées. Dans tous les cas, le candidat est &laquo;&nbsp;endetté&nbsp;&raquo; d&#8217;une faveur.</p>
<p>Pour donner la chance aux citoyens de se faire entendre, le ministre Béchard compte aussi mettre sur pied une consultation publique. Elle aurait lieu, dit-il, au cours des mois de janvier, février et mars 2010. Durant la même période, un jury citoyen sera mis sur pied par le DGE. Des 3400 invitations envoyées, un jury sera constitué et amené à se prononcer sur les solutions proposées par le conseil d&#8217;experts.</p>
<p>L’Union des municipalités du Québec, pour sa part, voit la solution dans une participation démocratique accrue. Le président Robert Coulombe déclarait récemment que « les citoyens doivent maintenant démontrer leur attachement envers les institutions démocratiques. Le cynisme et la désaffection ne [sont] pas des réponses adéquates à la présente crise de confiance. »</p>
<p>Même son de cloche du côté de Marie-Andrée Caron, professeure et collaboratrice à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’UQÀM. Si elle croit qu’une participation démocratique accrue peut contribuer à enrayer les problèmes d’éthique et de transparence, elle souligne le travail « exceptionnel » réalisé par les journalistes.</p>
<p>« Ce sont de véritables enquêteurs, des acteurs de premier ordre au mandat social fort, qui mettent au jour des situations qui resteraient secrètes autrement », indique-t-elle. Et si elle voit les enquêtes journalistiques comme essentielles à la démocratie, elle reste sceptique quant à une potentielle enquête publique qui coûterait cher aux contribuables et canaliserait des fonds pouvant servir à d’autres causes sociales.</p>
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		<title>Internet, une panacée?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 16:16:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Lord</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le Web participatif ne va aller qu’en grandissant, causant de grands risques d’intrusion dans la vie privée par les publicitaires », a soutenu Fabien Deglise, journaliste au journal Le Devoir, lors d’une conférence sur la transformation des médias tenue le 8 octobre à l’UQAM.

Il citait par exemple la divulgation d’informations personnelles sur les sites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Le Web participatif ne va aller qu’en grandissant, causant de grands risques d’intrusion dans la vie privée par les publicitaires », a soutenu Fabien Deglise, journaliste au journal Le Devoir, lors d’une conférence sur la transformation des médias tenue le 8 octobre à l’UQAM.</p>
<div id="attachment_6148" class="wp-caption alignnone" style="width: 231px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dupont.jpg"><img class="size-medium wp-image-6148" title="dupont" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/dupont.jpg" alt="Luc Dupont, professeur en communication à l’Université d’Ottawa - Photo: Simon Lord" width="221" height="282" /></a><p class="wp-caption-text">Luc Dupont, professeur en communication à l’Université d’Ottawa - Photo: Simon Lord</p></div>
<p><span id="more-6145"></span></p>
<p>Il citait par exemple la divulgation d’informations personnelles sur les sites de réseautage social, Facebook, MySpace et compagnie, qui permettent aux publicitaires de cibler de manière chirurgicale leur public cible.</p>
<p>Mentionnant entre autres les concours et les blogues bidons de placement de produits, le conférencier croit qu’à l’avenir « ce ne sera plus la pub qui va venir au consommateur, mais bien l’inverse ».</p>
<p>« Avec l’avènement de la zappette, la création de l’enregistrement numérique et le raccourcissement des messages publicitaires de 60 à 15 secondes, la publicité télé perd son efficacité », a ajouté Luc Dupont, professeur en communication à l’Université d’Ottawa.</p>
<p>Les médias traditionnels, eux qui perdent de plus en plus de revenus publicitaires face à Internet, devront donc « trouver de nouveaux moyens de financer la machine », a enchaîné Margot Richard, professeure à l’École de médias de l’UQAM.</p>
<p>Jean-Paul Lafrance, fondateur du département des communications de l’UQAM, propose quant à lui que les utilisateurs paient les chaînes spécialisées à l’unité pour éviter de faire tomber les chaînes généralistes, dont les revenus dépendent des publicités.</p>
<p>« Il faut garder en tête que l’auditoire des grands réseaux américains diminue de 2% par année, et que <a title="Canwest - Valeur boursière" href="http://cxa.marketwatch.com/TSX/fr/Market/intchart.aspx?symb=CGS">Canwest</a>, grand empire médiatique canadien, est endetté de 30 milliards », a-t&#8217;il rappelé.</p>
<div id="attachment_6151" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/canwest.png"><img class="size-medium wp-image-6151 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/canwest-300x153.png" alt="" width="300" height="153" /></a><p class="wp-caption-text">Valeur boursière de Canwest (TSX)</p></div>
<p>Et il ajoute que la solution ne se trouve pas dans les redevances des câblodistributeurs. Selon lui, ce modèle est déjà voué à l’échec contre l’innovation sur Internet.</p>
<p>Pierre-Mathieu Fortin, chef de création sur l’équipe Internet de Radio-Canada, lui accorde ce point: « même malgré la crise, on n’a jamais été aussi innovateur dans les nouvelles technologies ».</p>
<p>M. Dupont abonde dans le même sens. S’étant donné comme défi de suivre la dernière campagne électorale sur Internet seulement, comme un nombre croissant de jeunes, il fut étonné de retrouver des informations sur le net qui n’étaient nulle part dans les médias traditionnels.</p>
<p>Pour M. Fortin, la solution passe obligatoirement par l’interaction. « La télévision doit raccourcir ses contenus et fournir un navigateur pour permettre le snacking, la consommation immédiate au choix. »</p>
<p>Mais si plusieurs proposent des pistes de solutions, Fabien Deglise admet que personne n’a encore trouvé de modèle « précis et fonctionnel ». Il donne en exemple les journaux, qui fonctionnent à perte depuis un certain moment et tentent d’expérimenter avec Internet, sans trouver le point de rentabilité.</p>
<p>De son côté, même s’il admet que l’avenir, c’est de visionner « ce qu’on veut, quand on veut », M. Dupont se garde une réserve quant au Web participatif. « Il ne faudrait pas perdre de vue qu’à chaque jour où le soleil se lève, Youtube perd quand même un million de dollars. »</p>
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		<title>Pavillon Paul Gérin-Lajoie</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 19:56:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Lord</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bâtiment des sciences de l’éducation de l’UQAM a été baptisé au nom de Paul Gérin-Lajoie, le jeudi 24 septembre dernier, au cours d’une cérémonie solennelle visant à souligner son « ambition de démocratisation du savoir et de l’éducation ».
Plusieurs personnalités ont rendu hommage au premier ministre de l’Éducation du Québec – poste créé en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5387" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lajoie_2.jpg"><img class="size-medium wp-image-5387" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lajoie_2-300x193.jpg" alt="Simon Lord" width="300" height="193" /></a><p class="wp-caption-text">Monique Brodeur, à gauche, Claude Corbo, au centre, Paul Gérin-Lajoie, à droite - Photo : Simon Lord</p></div>
<p>Le bâtiment des sciences de l’éducation de l’UQAM a été baptisé au nom de Paul Gérin-Lajoie, le jeudi 24 septembre dernier, au cours d’une cérémonie solennelle visant à souligner son « ambition de démocratisation du savoir et de l’éducation ».<span id="more-5383"></span></p>
<p>Plusieurs personnalités ont <a title="Vidéo hommage" href="http://tv.uqam.ca/?v=52572" target="_blank">rendu hommage</a> au premier ministre de l’Éducation du Québec – poste créé en 1964 au sein du gouvernement Lesage –, dont Monique Brodeur, doyenne de l’université, Claude Corbo et plusieurs membres de sa famille.</p>
<p>Gérald Tremblay, quant à lui, a dit souhaiter au pavillon nouvellement désigné « de continuer de faire rayonner le savoir » sur l’île de Montréal.</p>
<p>Jean Charest, pour sa part, a souligné au moyen d’une lettre que « le legs [de M. Gérin-Lajoie] a changé de façon déterminante le cours des choses pour les Québécois et Québécoises ».</p>
<p>« Encore aujourd’hui, à 89 ans, mon mari se fait accoster dans la rue par des gens qui tiennent à le remercier de leur avoir donné un accès à l’éducation », a rappelé sa femme, non sans une larme à l&#8217;oeil.</p>
<p>Claude Corbo, recteur de l’UQAM, a tenu par ce geste à « rappeler à la communauté universitaire les valeurs fondamentales telles que la primauté de l’éducation et la solidarité internationale » qui ont été défendues par un des artisans de la Révolution tranquille.</p>
<div id="attachment_5389" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lajoie_3.jpg"><img class="size-medium wp-image-5389 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lajoie_3-300x185.jpg" alt="" width="300" height="185" /></a><p class="wp-caption-text">Dévoilement de la plaque commémorative - Photo : Simon Lord</p></div>
<p>Il a aussi rappelé que la désignation  du pavillon, organisée dans le cadre du 40e anniversaire de l’UQAM, marquait la deuxième occasion à laquelle l’université affirmait « sa très haute estime » pour l’ex-ministre. Celui-ci avait été le récipiendaire du tout premier doctorat honoris causa remis par l’UQAM, en 1992.</p>
<p>C’est sous un tonnerre d’applaudissements que la plaque commémorative à été dévoilée à la salle comble, avant de laisser M. Gérin-Lajoie signer le livre d’honneur de l’UQAM.</p>
<p>La cérémonie, qui soulignait aussi les engagements philanthropiques de M. Gérin-Lajoie au niveau international, s’est soldée par un <a title="Discours" href="www.uqam.ca/nouvelles/2009/09-237-Discours.pdf" target="_blank">discours</a> de près d’une heure de l’homme qui a mis sur pied la commission Parent.</p>
<p>« L’éducation doit être reconnue comme une priorité absolue, puisque c’est sur ce droit que se fondent tous les autres droits reconnus par les nations », a argué l&#8217;intellectuel.</p>
<p>Malgré son état physique et son âge avancé, M. Gérin-Lajoie a fait preuve d’une « grande persévérance et de beaucoup de détermination », a souligné le professeur Paul Bélanger, du Département d&#8217;éducation et formation spécialisées, après le discours.</p>
<div id="attachment_5386" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lajoie_1.jpg"><img class="size-medium wp-image-5386 " title="lajoie_1" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/lajoie_1-300x187.jpg" alt="Claude Corbo, Paul Gérin-Lajoie et Monique Brodeur - Photo : Simon Lord" width="300" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Claude Corbo, Paul Gérin-Lajoie et Monique Brodeur - Photo : Simon Lord</p></div>
<p>Ayant discouru debout pendant près d’une heure, il est arrivé et reparti en fauteuil roulant, aidé de son fils, François Gérin-Lajoie, PDG de la Fondation Paul Gérin-Lajoie.</p>
<p>Le philanthrope s’est dit réjoui de recevoir un honneur pareil. Il a conclu en confirmant que le succès était une affaire familiale : « Je remercie la communauté de l’UQÀM de désigner en mon nom, non pas cette salle, puisqu’elle est déjà la propriété de ma grand-mère, mais bien le pavillon des sciences de l’éducation. »</p>
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