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	<title>Journal (I) Média &#187; Maxime Massé</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Bernard Landry: Le Québec avant tout</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 00:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Décidément, rien ne viendra jamais altérer la fibre souverainiste de Bernard Landry. Bien qu&#8217;il doive maintenant faire face aux bancs des universités plutôt qu&#8217;à ceux de l&#8217;opposition, l&#8217;ancien premier ministre du Québec argumente toujours avec une telle fougue qu&#8217;on le croirait tout juste sorti de l&#8217;Assemblée nationale. IMédia a rencontré cet amoureux du Québec, dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Décidément, rien ne viendra jamais altérer la fibre souverainiste de Bernard Landry. Bien qu&#8217;il doive maintenant faire face aux bancs des universités plutôt qu&#8217;à ceux de l&#8217;opposition, l&#8217;ancien premier ministre du Québec argumente toujours avec une telle fougue qu&#8217;on le croirait tout juste sorti de l&#8217;Assemblée nationale. <em>IMédia</em> a rencontré cet amoureux du Québec, dont la passion pour les affaires publiques demeure inébranlable.</p>
<p><span id="more-2598"></span></p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 166px"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Landry.jpg" alt="photo Wikimedias Commons" width="156" height="237" /><p class="wp-caption-text">Photo: Wikimedia Common</p></div>
<p>Le 4 juin 2005, à la surprise générale, Bernard Landry annonce avec émotion la fin de sa carrière politique après avoir reçu l&#8217;appui de 76% des délégués. À l&#8217;évocation de cette date qui semble avoir laissé un petit sentiment d&#8217;amertume chez M. Landry, ce dernier sourit. « Et bien c&#8217;est théorique, mais si j&#8217;avais su ce qui suivait mon départ, je ne serais pas parti. Sauf qu&#8217;on ne peut pas regarder en arrière&#8230; Moi, j&#8217;ai pris cette décision parce que je pensais que mon parti en ressortirait plus fort et grandi et que la cause nationale avancerait plus vite. Je me suis trompé. »</p>
<p>Officiellement, M. Landry s&#8217;est peut-être retiré de la vie politique, mais un deuil complet semble impossible après 60 ans passés dans les cercles politiques. Quelques minutes en tête en tête avec le successeur de Lucien Bouchard suffisent pour réaliser qu&#8217;avec quelques années en moins, un retour dans l&#8217;arène politique aurait constitué une option envisageable. « Il y a des gens qui sont venus me voir et beaucoup pour me dire : On ne voulait pas que tu t&#8217;en ailles, on ne voulait pas que tu sois trop fort. Ben oui, mais pour faire l&#8217;indépendance du Québec, il faut que le chef ait un très fort appui de son parti alors j&#8217;espère qu&#8217;ils vont réfléchir pour la prochaine fois. Ce sont des gens qui ont agi honnêtement et de bonne foi, mais je crois qu&#8217;ils n&#8217;ont pas agi dans l&#8217;intérêt du parti », affirme l&#8217;ancien chef péquiste.</p>
<p>Né le 9 mars 1937 dans la petite municipalité de Saint-Jacques-de-Montcalm, Bernard Landry a connu un long parcours en tant qu&#8217;homme politique. Après l&#8217;envol de sa carrière en tant que membre de l&#8217;exécutif national du Parti québécois en 1974, il a gravi progressivement les échelons en occupant des postes à travers les nombreux ministères. Cependant, lorsqu&#8217;il parvient finalement à son aspiration de devenir chef du Parti québécois, M. Landry ne parvient pas à reporter le PQ au pouvoir en 2003. C&#8217;était le début de la fin de sa carrière politique.</p>
<p><strong>Une nouvelle vocation</strong></p>
<p>« L&#8217;enseignement, c&#8217;est une des belles suites que l&#8217;on peut donner à la vie politique. Je suis un praticien et je peux parler aux étudiants et étudiantes des expériences vécues et de la façon dont ça se passe pour vrai », dit-il en riant. Bernard Landry a en effet fini par tourner la page et est revenu à ses anciens amours en 2005. Spécialiste en économie et orateur dans l&#8217;âme,  il occupe depuis trois ans un poste de professeur à l&#8217;École de gestion de l&#8217;UQAM.</p>
<p>Loin de s&#8217;ennuyer, l&#8217;ancien premier ministre assure qu&#8217;il est bien satisfait de son changement de profession. Outre la possibilité de transmettre ses connaissances et développer une relation avec ses étudiants, ce qu&#8217;il aime plus que tout, c&#8217;est tout simplement d&#8217;apprendre&#8230; « Je vois comment les jeunes générations qui sont dans un univers totalement différent, voient les choses, perçoivent l&#8217;avenir, évaluent le passé. Ils sont sur Internet, ils ont tous voyagé dans d&#8217;autres pays. J&#8217;apprends d&#8217;eux comme ils apprennent de moi. »</p>
<p>Parallèlement à son travail d&#8217;enseignant, M. Landry est également chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. « Essentiellement, j&#8217;agis à titre de témoin. Ça consiste à être disponible pour parler de mon expérience dans des sujets que j&#8217;ai bien connu, soit économique, politique, culturel, ou diplomatique. »</p>
<p>Et comment cet économiste et ancien ministre des finances entrevoit-il les effets de la crise économique pour le Québec ? « D&#8217;abord, le Québec va souffrir, mais beaucoup moins parce qu&#8217;on possède une économie diversifiée et que nous avons adopté le virage technologique. L&#8217;Ontario va souffrir davantage parce que le quart de son économie repose sur l&#8217;automobile et c&#8217;est peut-être la branche la plus frappée par la crise. Autrefois, on disait que quand les Américains éternuent, l&#8217;Ontario tousse et le Québec a une pneumonie. En ce moment, les Américains ont une pneumonie, l&#8217;Ontario tousse aussi et le Québec, pour l&#8217;instant, éternue. »</p>
<p>Il mentionne que l&#8217;éducation constitue la clé pour le Québec et que le fiasco causé par la cupidité des « Chicago Boys », auxquels qui il attribue largement la crise, a démontré l&#8217;efficacité du régime équilibré d&#8217;intervention de l&#8217;État qui prévaut au Québec.</p>
<p><strong>Parlons politique&#8230;</strong></p>
<p>Impossible d&#8217;interviewer Bernard Landry sans obtenir son avis sur les dossiers de l&#8217;heure dans le monde politique. L&#8217;homme politique a notamment donné au journal iMédia son avis sur les élections provinciales en cours. « J&#8217;ai rarement vu des élections ayant suscité aussi peu d&#8217;enthousiasme. Jean Charest a décidé de faire des élections dont personne ne voulait. Les deux partis d&#8217;opposition disaient, on va t&#8217;appuyer, alors qu&#8217;est ce qu&#8217;il voulait de plus ? Il a tout de même décidé d&#8217;aller en élections et j&#8217;espère qu&#8217;il va payer le prix parce que les gens n&#8217;ont pas cru à son argumentation économique. »</p>
<p>Au sujet de la crise politique qui secoue Ottawa, M. Landry s&#8217;est montré incisif à l&#8217;endroit de M. Harper et ouvert à l&#8217;idée d&#8217;une possible coalition. « À Ottawa, ce n&#8217;est pas le gouvernement minoritaire qui a causé la crise, c&#8217;est un gouvernement stupide. Pourquoi aller couper dans les fonds des partis politiques par exemple qui était une belle révolution ? C&#8217;est pas tellement le gouvernement minoritaire que cette attitude invraisemblable des conservateurs, dont ils avaient déjà fait preuve en coupant dans les fonds de la culture du Québec. Il va payer cher parce qu&#8217;il est au bord de ne plus être premier ministre. »</p>
<p>Toutefois, le fait de voir Stéphane Dion à la tête du pays, ne semblait pas l&#8217;enthousiasmer. « Il le serait, mais pour quelques mois seulement, fort heureusement par ailleurs, parce que l&#8217;homme de la loi sur la clarté et qui a flirté avec la partition du Québec ne mérite pas de diriger quoi que ce soit. Même le Canada ne mérite pas d&#8217;être diriger par un homme comme ça. Il va y avoir une petite période difficile, on va devoir endurer ce gars-là, mais il s&#8217;en va au mois de mai&#8230;»</p>
<p>Selon M. Landry, cet épisode démontre encore une fois l&#8217;importance pour le Québec d&#8217;accéder à son indépendance. « Il faut repenser le système parlementaire britannique. Qu&#8217;est ce que c&#8217;est cette affaire là, c&#8217;est folklorique. Les États-Unis, première puissance du monde ont un régime présidentiel, comme la plupart des pays du monde y compris la république française. Le président est plus solide, il est la pour 4-5 ans. Mais dans le régime parlementaire britannique, on le voit bien, c&#8217;est n&#8217;importe quoi ? Au Québec, j&#8217;espère que les gens vont se rendent compte de l&#8217;absurdité de ce système et qu&#8217;on va aller rapidement vers l&#8217;indépendance, vers un régime présidentiel et une proportionnelle qui serait beaucoup plus compatible. »</p>
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		<title>Un camp de réfugiés à quelques pas de l&#8217;UQAM</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 19:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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À l&#8217;image de la commission parlementaire sur l&#8217;itinérance qui est tombée à l&#8217;eau avec le déclenchement des élections, le coup d&#8217;envoi du 10e État d&#8217;urgence de l&#8217;Action terroriste socialement acceptable (ATSA) s&#8217;est donné sous une pluie diluvienne, mercredi soir, à la place Émilie-Gamelin. La température maussade n&#8217;a toutefois pas empêché les sans abris et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1737-3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2291" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/img_1737-3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>À l&#8217;image de la commission parlementaire sur l&#8217;itinérance qui est tombée à l&#8217;eau avec le déclenchement des élections, le coup d&#8217;envoi du 10e État d&#8217;urgence de l&#8217;Action terroriste socialement acceptable (ATSA) s&#8217;est donné sous une pluie diluvienne, mercredi soir, à la place Émilie-Gamelin. La température maussade n&#8217;a toutefois pas empêché les sans abris et les citoyens de se réunir pour assister au lancement d&#8217;une programmation artistique engagée et gratuite.</p>
<p><span id="more-2279"></span></p>
<p>L&#8217;événement qui vise à ébranler le confort et l&#8217;indifférence des Montréalais au sujet de l&#8217;itinérance a été organisé une première fois en 1998 pour célébrer le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l&#8217;Homme. « Cette année, dix ans plus tard, on boucle la boucle comme en fait foi la présentation aménagée le long de la rue Ste-Catherine », a déclarée en ouverture, Annie Roy, l&#8217;une des fondatrices de l&#8217;ATSA. Plus de 30 portes ont été mises en place symboliquement pour dénoncer le portrait peu reluisant des droits de la personne à l&#8217;échelle planétaire.</p>
<p>La directrice de la section canadienne francophone d&#8217;Amnistie internationale, Béatrice Vaugrante, était notamment sur place pour appuyer l&#8217;initiative de l&#8217;ATSA. « L&#8217;État d&#8217;urgence est un événement inclusif important. Il permet d&#8217;éviter de construire des murs de couloir qui nous empêchent de se parler. La pauvreté, la misère, ce n&#8217;est pas une fatalité, c&#8217;est une position des gens aux pouvoirs qui refusent de changer les choses », a affirmé la militante, rappelant qu&#8217;il y a toujours 30 millions de réfugiés à l&#8217;échelle planétaire.<br />
François Avard, le porte-parole de l&#8217;événement, en a aussi profité pour émettre une revendication politique sous forme de capsule vidéo. À travers un clip qui dénonçait le profilage social, il a demandé au maire Gérald Tremblay, présent sur place, l&#8217;amnistie de la dette des sans-abri et « la fin de la judiciarisation (sic) de l&#8217;itinérance ». M. Avard soutient que sa requête est appuyée par le Barreau du Québec qui déplore que les contraventions émises aux itinérants engorgent le système judiciaire inutilement.</p>
<p>Le maire Tremblay, qui a dû essuyer des injures à chacune de ses interventions, a semblé surpris par la demande. Il a donné une réponse timide et a refusé de s&#8217;engager concrètement dans cette voie, ce qui lui a encore valu une pluie d&#8217;insultes de la part du public. « On va continuer à discuter fortement avec les groupes de travail et le Réseau d&#8217;aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM). La cause des itinérants me tient à cœur et on va essayer de trouver des solutions ».</p>
<p>Cette réponse était de loin de satisfaire Daniel, un sans-abri qui est venu de l&#8217;ouest de la ville pour profiter des festivités. « On est tanné d&#8217;avoir la police après nous autres. À chaque fois que je me replace et que j&#8217;ai un peu d&#8217;argent, je reçois un ticket de cent dollars. Ça n&#8217;a pas de bon sens, faut que ça change». Malgré la réticence du maire Tremblay, l&#8217;ATSA souhaite néanmoins que cette demande publique donnera un nouvel élan dans la résolution de ce dossier.</p>
<p>Pour les gens intéressés à visionner la capsule vidéo de François Avard ou la programmation de l&#8217;événement qui se tiendra aux coins des rues Berri et Ste-Catherine jusqu&#8217;au 30 novembre, vous pouvez consulter le site de l&#8217;État d&#8217;urgence au <a href="http://www.atsa.qc.ca" target="_blank">www.atsa.qc.ca</a>.</p>
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		<title>DOSSIER — PROJET DE LOI 107</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 23:15:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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Les pertes de 300 millions $ de l’UQAM dans les aventures du Complexe des sciences et de l’îlot Voyageur ont stigmatisé l’ensemble du milieu universitaire québécois. Cette  dérive dans la gestion des universités a abouti au projet de loi 107 qui vise à améliorer la reddition de comptes et la tranparence des universités. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/cimg0959.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1844" title="cimg0959" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/cimg0959-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Les pertes de 300 millions $ de l’UQAM dans les aventures du Complexe des sciences et de l’îlot Voyageur ont stigmatisé l’ensemble du milieu universitaire québécois. Cette  dérive dans la gestion des universités a abouti au projet de loi 107 qui vise à améliorer la reddition de comptes et la tranparence des universités. Par l’entremise de cette loi, la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, entend adopter la ligne dure. Le Journal Imedia s’est attardé à cette législation et aux réactions suscitées par cette dernière.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>DOSSIER LOI 107</strong></span></p>
<ul>
<li><a title="Lien Permanent vers Projet de loi sur la gouvernance des universités : l’UQAM réfractaire des universités." rel="bookmark" href="../projet-de-loi-sur-la-gouvernance-des-universites-l%e2%80%99uqam-refractaire-des-universites/">Gouvernance des universités : l’UQAM réfractaire</a></li>
<li><a title="Lien Permanent vers Ailleurs, on n’y croit pas plus" rel="bookmark" href="http://www.journalimedia.uqam.ca/les-universites-quebecoises-sous-haute-surveillance-du-gouvernement/">Les universités québécoises sous haute surveillance</a></li>
<li><a title="Lien Permanent vers Ailleurs, on n’y croit pas plus" rel="bookmark" href="http://www.journalimedia.uqam.ca/ailleurs-on-ny-croit-pas-plus/">Ailleurs, on n’y croit pas plus</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Dossier Loi 107 — Les universités québécoises sous haute surveillance</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/les-universites-quebecoises-sous-haute-surveillance-du-gouvernement/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 17:27:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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C&#8217;est finalement le déclenchement des élections et non les vives résistances du milieu universitaire qui aura mis en veilleuse le projet de loi 107 sur la gouvernance des universités. Annoncée en réaction au fiasco de l&#8217;UQAM, cette nouvelle législation promet de modifier considérablement le visage et le fonctionnement des universités québécoises.

Décidée une fois pour toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/cimg0959.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1844" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/cimg0959-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>C&#8217;est finalement le déclenchement des élections et non les vives résistances du milieu universitaire qui aura mis en veilleuse le projet de loi 107 sur la gouvernance des universités. Annoncée en réaction au fiasco de l&#8217;UQAM, cette nouvelle législation promet de modifier considérablement le visage et le fonctionnement des universités québécoises.</p>
<p><span id="more-1828"></span><br />
Décidée une fois pour toutes à moderniser la gestion des établissements d&#8217;enseignement supérieur, la ministre de l&#8217;éducation, Michelle Courchesne, souhaite instaurer de nouvelles règles en matière de reddition de comptes. « L&#8217;objectif sera d&#8217;établir des principes de saine gouvernance au regard de la gestion des universités dans une perspective visant à la fois l&#8217;efficacité, l&#8217;efficience, la transparence et l&#8217;imputabilité », avait-t-elle déclarée lors du dépôt du projet de loi 107 quelques jours avant le début de la campagne électorale.</p>
<p>Ces principes fixent notamment des balises à la composition des conseils d&#8217;administration des universités. Ainsi, deux tiers des membres devront être des membres indépendants, tandis qu&#8217;au moins le quart des administrateurs proviendra de la communauté universitaire. Le texte de loi prévoit également une surveillance accrue du gouvernement et la création de trois comités: de gouvernance et d&#8217;éthique, de vérification et un autre sur les ressources humaines.</p>
<p>La transparence occupe aussi une grande place dans ce projet de loi. En plus de la tenue d&#8217;une séance annuelle d&#8217;information, les universités seront forcées de divulguer la rémunération de la haute direction, ainsi que ses résultats administratifs sur leur site Internet. « Un tel réalignement de la gouvernance vise à renforcer la confiance de la population dans ses institutions », avait indiqué la ministre Courchesne.</p>
<p>La communauté universitaire jouit cependant d&#8217;un moment de répit. Mort au feuilleton avec la décision de Jean Charest de se lancer en campagne électorale, le projet de loi 107 risque de devoir attendre encore avant de voir le jour.</p>
<p><strong>Un projet de loi jugé insatisfaisant par l&#8217;opposition</strong></p>
<p>« Au lieu de s&#8217;occuper des véritables dossiers tels que le sous-financement des universités et le fiasco de l&#8217;UQAM, la ministre Courchesne a décidé de détourner toute l&#8217;attention sur la gouvernance des universités », déplore d&#8217;entrée de jeu Éric Laporte, porte-parole de l&#8217;Opposition officielle en matière d&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p>« Tout ce qui a trait à la transparence et à l&#8217;imputabilité, on est d&#8217;accord avec ça. Cependant, avec son projet de loi, la ministre Courchesne veut tout centraliser. Ça va obliger les recteurs à venir cogner à la porte du gouvernement pour chacun de leurs projets. Nous, on favorise plutôt une plus grande autonomie des universités », explique le député adéquiste qui a qualifié le bilan de Mme Courchesne de « pathétique ».</p>
<p>Il précise qu&#8217;un gouvernement adéquiste veillerait à ce que les universités fonctionnent en réseau afin qu&#8217;elles puissent s&#8217;entraider au lieu de rendre constamment des comptes à une instance supérieure. « Nous n&#8217;avons pas besoin de davantage de bureaucratie qui ralentira la progression de nos institutions d&#8217;enseignement ».</p>
<p>Pour ce qui est des changements apportés aux conseils d&#8217;administration, M. Laporte admet que la position de l&#8217;ADQ est semblable à celle des libéraux. « La majorité des membres externes, on y tient. Toutefois, la meilleure formule serait celle du 50 + 1 %».</p>
<p>Le Parti québécois ne s&#8217;est toujours pas prononcé quant à la participation accrue de membres externes au sein des conseils d&#8217;administration des universités. En fait, il s&#8217;agit de la seule formation politique qui n&#8217;ait pas encore dévoilé ses intentions en ce qui concerne la gouvernance des universités.</p>
<p>La chef péquiste a tout de même commenté le projet de loi 107 le 11 novembre lors d&#8217;un point de presse en face de l&#8217;îlot Voyageur. «Je ne crois pas que ce soit la bonne direction à prendre parce qu&#8217;il ne faut pas politiser nos universités. Ça fait des siècles qu&#8217;on respecte la capacité intellectuelle des universités de réfléchir, de critiquer. Ce projet de loi enlèverait beaucoup d&#8217;autonomie aux universités », a-t-elle affirmé.</p>
<p>Par contre, Pauline Marois mentionne au passage que les grandes institutions profitant d&#8217;une plus grande autonomie devront être davantage imputables et rendre des comptes de façon systématique. Nonobstant le résultat du scrutin le 8 décembre prochain, les universités doivent donc se préparer à être sous la loupe du gouvernement et ce, peu importe qui se retrouve aux commandes.</p>
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		<title>Pour un monde sans armement nucléaire</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/pour-un-monde-sans-armement-nucleaire/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 15:56:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[« Si nous utilisons la bombe nucléaire à nouveau, ça pourrait bien signifier la fin du monde ». Telle est la mise en garde qu’a lancé le maire d’Hiroshima, Tadatoshi Akiba, lors de son passage à l’UQAM vendredi dernier. À la tête d’une ville marquée à jamais par les horreurs de l’arme atomique, celui-ci est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Si nous utilisons la bombe nucléaire à nouveau, ça pourrait bien signifier la fin du monde ». Telle est la mise en garde qu’a lancé le maire d’Hiroshima, Tadatoshi Akiba, lors de son passage à l’UQAM vendredi dernier. À la tête d’une ville marquée à jamais par les horreurs de l’arme atomique, celui-ci est venu témoigner de l’importance de poursuivre la lutte contre les armes nucléaires.<span id="more-1204"></span><br />
« Jusqu’à maintenant, les efforts des nations dans ce sens n’ont pas produit suffisamment de résultats concrets. De plus, je m’inquiète présentement de voir des candidats à la présidence américaine jouer la carte de l’arme nucléaire afin de se faire respecter à travers le monde », a affirmé M. Akiba lors de sa conférence intitulée En route vers un monde pacifique exempt d’armement nucléaire.</p>
<p>Ce dernier a donc choisi de donner un second souffle à un mouvement créé en 1982, les Maires pour la Paix. Ce groupe qui réunit dorénavant plus de 2400 villes, dont Montréal, à travers 130 pays vise à éliminer toutes les armes nucléaires de la surface du globe d’ici 2020.<br />
« Les villes ne sont pas en sécurité dans un monde où existent des armes de destruction massive. Nous travaillerons ainsi avec toutes les villes soucieuses de protéger la vie de ses citoyens », a indiqué le maire d’Hiroshima qui occupe le poste de président de l’organisme.</p>
<p>Il reconnaît que pour l’instant, l’initiative s’est limitée à des discussions. Cependant, il juge que cette approche plus ciblée se traduira sous peu par des progrès tangibles. M. Akiba est conscient de l’ampleur du défi, mais il se promet une petite récompense en bout de ligne. « Si jamais on atteint notre objectif, on aimerait que Hiroshima et Nagasaki accueillent les Jeux olympiques de 2020 », dit-il.<br />
<strong>Afin de ne jamais oublier</strong></p>
<p>Selon M. Akiba, la transmission du patrimoine constitue le véritable antidote à la menace que représentent les armes nucléaires. D’après lui, retenir les leçons du passé demeure le meilleur moyen d’éviter que le scénario du 6 août 1945 se répète. « On doit faire mieux que nos prédécesseurs. Aujourd’hui, bien qu’Hiroshima soit redevenue une ville magnifique, des gens continuent de mourir à cause des effets de la radiation ».</p>
<p>C’est ainsi qu’il souhaite étendre un programme de formation sur les drames d’Hiroshima et de Nagasaki qui est actuellement disponible dans 22 universités à travers le monde.  Le but principal est de transmettre la réalité de la bombe atomique et des hibakusha, les survivants des bombardements de 1945, aux générations futures.</p>
<p>Bien qu’il ne se soit pas avancé sur la possibilité d’offrir un tel cours à l’UQAM, le recteur Claude Corbo qui assistait à la conférence en compagnie du maire de Montréal, Gérald Tremblay, semble partager ce point de vue. « Les universités ont un rôle primordial à jouer afin d’éviter la répétitions des erreurs du passé et doivent inculquer des valeurs telles que la diplomatie, la paix et la justice à leurs étudiants », a-t-il mentionné.</p>
<p>Les propos de M. Akiba ont également trouvé écho auprès de l’auditoire formé d’environ une centaine de personnes. « J’ai été très touchée par son allocution. Ça nous rappelle que cette tragédie s’est produite, il y a seulement une cinquantaine d’années et que nous ne sommes toujours pas à l’abri d’une guerre nucléaire », a confié Julie, une jeune spectatrice.</p>
<p>La maire d’Hiroshima a également profité de son séjour à Montréal pour célébrer sa 10eme année de jumelage avec la métropole et échanger avec son homologue québécois. « C’est une joie de recevoir M. Akabi pour parler de paix. Nous partageons les mêmes valeurs et c’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi nos villes sont si proches. On a aussi beaucoup parlé d’environnement », a expliqué M. Tremblay au journal <em>IMedia</em>.</p>
<p>La visite de M. Akabi venait clore la semaine du Japon à l’UQAM qui a eu lieu du 16 au 26 octobre dans le cadre du 80e anniversaire des relations diplomatiques entre la terre du soleil levant et le Canada.</p>
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		<title>Une grande fête de la connaissance à l’UQAM</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 15:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Une importante délégation de penseurs, d’universitaires et de décideurs a mis pied à terre à l’UQAM lundi et mardi dernier dans le cadre des 21e Entretiens Jacques-Cartier. Trois colloques ont donné la parole à des conférenciers réputés du Québec et de la France, tels que Louise Arbour, ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une importante délégation de penseurs, d’universitaires et de décideurs a mis pied à terre à l’UQAM lundi et mardi dernier dans le cadre des 21e Entretiens Jacques-Cartier. Trois colloques ont donné la parole à des conférenciers réputés du Québec et de la France, tels que Louise Arbour, ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations Unies.<span id="more-623"></span></p>
<p>Des dizaines de spécialistes de divers domaines sont venus discuter du sens de la liberté, des nouvelles écritures biographiques, mais aussi de tourisme et gastronomie. Des sujets aussi vagues que les limites de la recherche et le fondement de la liberté ont été abordés. Et bien que les débats d’idée n’aient pas fait courir les foules, encore moins les étudiants, l’événement a été une réussite, selon les organisateurs. « Ça fait un an qu’on travaille à la réalisation de ce projet et franchement, ça a très bien été, indique Lyne Tessier, la responsable du colloque Le sens de la liberté. On n’a eu que des remerciements et des félicitations. Certains conférenciers nous ont même fait savoir qu’il s’agissait de la meilleure édition quant à l’aspect organisationnel. En tout, on a touché plus de 110 personnes. C’est un bilan satisfaisant. »<br />
Son avis semble aussi être partagé par les participants aux débats.  « Je suis content. Les Entretiens Jacques Cartier ont commencé tout petit, il y a vingt cinq ans et on a maintenant de nombreux colloques lors d’une même journée, mentionne Claude-Yves Charron, vice-recteur aux Services académiques et au développement technologique de l’UQAM. Mon seul regret est qu’on n’a pas suffisamment offert la possibilité aux étudiants de venir participer à l’événement dans le cadre de leurs cours », .<br />
Un bilan mitigé de la part du public<br />
L’opinion était assez partagée chez l&#8217;auditoire. D’un côté, la qualité et l’accessibilité des conférenciers ont été appréciées. Cependant, l’absence de certains orateurs tels que Bob Rae, porte-parole du Parti Libéral du Canada pour la politique étrangère ainsi que l’allocution de Louise Arbour, jugée trop courte ont été déplorées.<br />
De plus, la lourdeur de certains discours qualifiés de « trop conceptuels» a été critiqué par quelques spectateurs. « Ils n’arrivent pas tous à vulgariser avec des exemples concrets, a fait valoir, Yann Vouma qui a assisté aux deux journées du colloque. On a assisté à beaucoup de lecture de thèses. C’est moins intéressant pour les jeunes et moi-même, je trouvais ça lourd. Par contre, j’ai bien aimé les praticiens lors de la deuxième journée qui sont venus parler de choses d’actualité dont la question de l’embryon humain ». Le criminologue français Alain Bauer fait notamment partie du nombre des intervenants qui ont suscité une belle réaction de la part du public.</p>
<p>Échanger pour progresser<br />
Claude-Yves Charron semblait également fier de la qualité des intervenants réunis à l’UQAM. Mais que pense-t-il de la critique selon laquelle ce type de colloques regroupant des intellectuels ne se traduit jamais par du concret ? « Pour la formation et la recherche, le brassage d’idée est toujours bénéfique. À moyen terme, la fermentation donne toujours un grand vin, surtout suite à un échange entre différentes traditions », soutient M. Charron, qui participait à l’événement pour une septième fois.</p>
<p>Créés en 1987, les Entretiens Jacques Cartier rassemblent annuellement plus de 300 conférenciers à un rendez-vous du savoir entre la région Rhône-Alpes et le Québec. Selon M. Charron,  la rencontre entre les deux continents, Europe et Amérique, amène une autre perspective et permet de tisser des liens avec les collègues français.  « Voilà ce que devrait être la coopération internationale », dit-il. La réunion se déroule trois fois sur quatre dans la ville de Lyon et à Montréal, tous les quatre ans. L’ouverture sur le monde de l’événement se poursuivra l’an prochain avec une participation de l’Asie, dont une délégation de la Chine.</p>
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		<title>Un outil de prévention perdu</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 17:14:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime Massé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré le fait que sa jeune fille de 17 ans soit tombée enceinte, la colistière de John McCain, Sarah Palin, a récemment annoncé sa volonté d’éliminer l’éducation à la sexualité dans les écoles américaines. Cette prise de position controversée lui a valu les critiques de nombreux commentateurs politiques, notamment au Québec. Pourtant, ici-même, il s’agit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré le fait que sa jeune fille de 17 ans soit tombée enceinte, la colistière de John McCain, Sarah Palin, a récemment annoncé sa volonté d’éliminer l’éducation à la sexualité dans les écoles américaines. Cette prise de position controversée lui a valu les critiques de nombreux commentateurs politiques, notamment au Québec. Pourtant, ici-même, il s’agit déjà d’un fait accompli ou presque. Le cours de formation personnelle et sociale (FPS) sera en effet aboli à la grandeur de la province au terme de la présente année scolaire.<span id="more-143"></span><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p>« Dorénavant, la sexualité, c’est évacué complètement. C’est un drame, surtout qu’on observe une recrudescence des maladies transmises sexuellement et des avortements chez les 12-17 ans, lance d’emblée Robert Dubois, un professeur de FPS à l’école Armand-Corbeil de Terrebonne. C’est triste, mais l’école a clairement pris un tournant scientifique au détriment du côté humain. »<br />
Déjà disparu en troisième et quatrième secondaire, le cours de FPS sera enseigné une dernière fois à la cohorte 2008 du cinquième secondaire. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) justifie sa décision par sa volonté de recentrer les programmes sur les apprentissages essentiels comme la langue, les mathématiques et l&#8217;histoire.</p>
<p>Ainsi, depuis l’introduction de la réforme scolaire au secondaire en 2005, l&#8217;éducation sexuelle est prise en charge par l&#8217;ensemble des intervenants scolaires. Chacun des professeurs devra faire sa part, soit parler de sexualité, à travers la biologie, les mathématiques, le français…</p>
<p>« Ça fait 25 ans que j’enseigne l’éducation à la sexualité et je peux dire que ça nécessite un climat de confiance. Ce ne sont pas des choses qu’on aborde en mathématiques. De plus, beaucoup d’enseignants sont mal à l’aise face à ce sujet encore tabou. Il n’y a aucun professeur de français ou d’éducation physique qui va se lancer là-dedans », indique M. Dubois.</p>
<p><strong>Un manque de repères évident sur le terrain</strong></p>
<p>Par ailleurs, une brève visite sur le parvis de l’école secondaire J-H Leclerc, à Granby, suffit pour constater que les jeunes manquent de repère en ce qui a trait à la sexualité. Un petit groupe d’étudiants rencontré sur place affirme être très porté sur « la chose », mais reconnaît qu’ils aimeraient bien en discuter davantage en classe.</p>
<p>« On ne parle pas vraiment de ça dans les cours. On en entend juste parler à travers les campagnes de sensibilisation », affirme une jeune fille qui arbore gilet bedaine et pantalon taille basse. Pour sa part, le garçon qui l’accompagne admet candidement qu’il va parfois chercher son information sur Internet.</p>
<p>M. Dubois confirme que la nouvelle méthode du MELS a suscité de la demande auprès des étudiants. « C’était un cours très apprécié des élèves. Ceux de secondaire 4 trouvent vraiment que c’est une perte inestimable. Moi, je faisais au moins sept ou huit cours sur le sujet et les étudiants en redemandaient. Souvent, les jeunes éprouvent un grand manque au niveau des connaissances. Leurs informations proviennent surtout du bouche-à-oreille et de la pornographie », précise-t-il.</p>
<p><strong>Une intervenante en croisade à travers le Québec</strong></p>
<p>Pour pallier ce vide, le MELS affirme compter sur les services éducatifs complémentaires afin d’accompagner le cheminement du personnel enseignant et des élèves. C’est notamment le travail de Matilde Seghezzo-Francoeur, chargée de cours au département de sciences des religions de l’UQAM.</p>
<p>Cette dernière, accompagnée de la sexologue Francine Duquet, effectue la cinquième année d’une tournée provinciale de formation dans les écoles primaires et secondaires. « On cherche à habiliter et organiser les écoles afin qu’elles se prennent en charge. La plupart viennent de se réveiller. Elles réalisent que toute la problématique risque d’éclater avec l’hypersexualisation. La vraie source du problème, c’est l’inaction. »</p>
<p>Mme Francoeur assure que, plus qu’un simple phénomène vestimentaire, l’hypersexualisation touche les mœurs des jeunes et affecte les milieux scolaires. « Il s’agit de faire prendre conscience que le problème est le même partout. Il n’y a pas une seule école qui ne pose pas problème. Il y a toujours 5% à 6% des élèves qui ont des pratiques déviantes et ça a des répercussions sur toute l’école. »</p>
<p>Celle-ci a également remarqué lors de sa tournée à travers le Québec un retour en force des maladies transmises sexuellement et l’inconfort de la plupart des enseignants face au sujet délicat que représente la sexualité. Elle affirme aussi qu’elle pourrait raconter des centaines d’histoires d’horreur comme celui d’un élève de cinquième année du primaire qui a été victime d’un viol en pleine cour d’école.</p>
<p>Alors, avec du recul, s’agissait-il d’une mauvaise idée que de retirer le cours de FPS ? « Tout à fait, répond Mme Francoeur avec énergie. Faire le deuil du cours de FPS a été très difficile. C’était un cours bien fait avec un bon programme. Si on avait eu le choix, on l’aurait gardé sans aucun doute. »</p>
<p>Cependant, selon elle, l’éducation à la sexualité doit être la compétence de toute l’école et aucun professeur, peu importe la matière, ne devrait s’enfouir la tête dans le sable lorsque confronté à une problématique de cette nature. « Si ils ne sont pas capable de gérer la situation, ils doivent aller chercher la personne ressource», fait valoir la dame qui ignore toujours si la tournée de formation se poursuivra l’an prochain.</p>
<p>Par contre, pour plusieurs élèves du secondaire, la personne ressource s’avérait justement être le professeur de FPS. Et pour de nombreuses écoles, l’accès aux infirmières et aux spécialistes est assez limité.</p>
<p>« L’infirmière, chez nous, je pense qu’elle est là seulement deux jours semaine et le psychologue est attitré à plusieurs écoles. Comment voulez-vous qu’ils entretiennent un contact avec les jeunes ? C’est totalement inefficace. De plus, les jeunes n’iront pas au CLSC par leur propre initiative », soutient M. Dubois.</p>
<p><strong>De futurs enseignants mal préparés</strong></p>
<p>Par ailleurs, une autre faille évidente de la nouvelle approche du MELS est le manque de préparation de la relève. Bien que le gouvernement était au courant du changement de garde au niveau de l’éducation à la sexualité depuis 2003, aucune démarche n’a été entreprise pour préparer les futurs enseignants en ce sens.</p>
<p>« Il faudrait avoir au moins un cours de 45 heures au sujet de l’éducation à la sexualité dans le programme universitaire. Présentement, ils ont zéro formation. C’est une énorme lacune. Il faut commencer par former les professeurs devant moi », mentionne Mme Francoeur qui donne la formation aux futurs enseignants du cours éthique et culture religieuse à l’UQAM.</p>
<p>Maxime Tassé, un étudiant de quatrième année au baccalauréat en enseignement secondaire, concentration français, à l’UQAM, admet que la méthode du MELS amène une nouvelle problématique pour la formation. « On n’est pas du tout formé pour ça et notre baccalauréat est déjà assez chargé. C’est toujours nous qui devons aller chercher l’information complémentaire. Je trouve aussi que c’est un terrain glissant. Ça dépend de ta relation avec tes élèves et ce ne sont pas tous les enseignants qui vont être à l’aise avec<br />
ça », dit-il.</p>
<p>« À quelque part, cette méthode peut amener plusieurs points de vue à un sujet et c’est un plus de pouvoir se fier à plusieurs personnes. Par contre, ce ne sont pas tous les jeunes qui risquent d’être à l’aise à l’idée d’aborder leurs enseignants à ce propos. Moi, je serais à l’aise, mais je ne suis pas là pour régler tous les problèmes, alors je les référerais à des personnes ressources », révèle Anne Dupuis, une étudiante de deuxième année du baccalauréat en enseignement secondaire, concentration éthique et culture religieuse, à l’UQAM.</p>
<p>Loin de la vision des Pays-Bas, où le programme d&#8217;éducation sexuelle débute dès le primaire et où le taux d’avortement est parmi les plus bas au monde, Québec semble voguer à contresens avec sa nouvelle méthode. Selon M. Dubois, les disparités engendrées par la disparition du cours de FPS pourraient amener le MELS à changer encore d’approche. « Je suis convaincu que d’ici quatre à cinq ans, le gouvernement va constater qu’il fait fausse route et se retourner de bord. Pour moi, c’est un recul au niveau de la vie personnelle. Les jeunes, ce n’est pas juste des cerveaux à remplir. »</p>
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