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	<title>Journal (I) Média &#187; Louis-Samuel Perron</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>TSX UQAM 500</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 18:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-Samuel Perron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Mathieu ouvre son iPod et consulte le cours boursier. En quelques secondes, il revend les actions qu’il avait achetées deux heures plus tôt et fait des centaines de dollars de profits. Ce geste serait anodin à Wall Street. Sauf que Mathieu est un étudiant de l’UQAM qui joue à la bourse durant ses cours. Bienvenue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mathieu ouvre son iPod<em> </em>et consulte le cours boursier. En quelques secondes, il revend les actions qu’il avait achetées deux heures plus tôt et fait des centaines de dollars de profits. Ce geste serait anodin à Wall<em> </em>Street. Sauf que Mathieu est un étudiant de l’UQAM qui joue à la bourse durant ses cours. Bienvenue dans un monde où des étudiants misent leurs bourses d’excellence, spéculent sur des produits boursiers à haut risque et investissent même en empruntant à la banque entre deux cours. Portrait d’un phénomène peu connu.<br />
<img class="alignnone size-medium wp-image-8784" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/uqam-bourse-300x98.jpg" alt="uqam bourse" width="300" height="98" /> <span id="more-8611"></span><br />
Étudiant à l’École de gestion de l’UQAM, Mathieu investit à la bourse depuis des années. Il consacre plusieurs heures par semaine à suivre le cours boursier puisqu’il fait de la spéculation boursière, une activité très risquée. « Je fais de la spéculation pure et dure, ce qui veut dire que je vais investir une journée et que deux, trois jours plus tard, je vais revendre. Ça peut aussi arriver que je fasse une transaction qui ne dure que quelques heures et qu&#8217;ensuite, j’arrête », explique-t-il. Par contre, lorsque les travaux s’accumulent, Mathieu ne se consacre pas à la bourse. « En fin de session, je suis occupé. Je ne suis pas sur mon ordinateur en train de regarder les cotes, alors je fais attention », souligne-t-il, un œil penché sur son iPod<em> </em>qui affiche le cours de l’action de Google.</p>
<p>Marek Rymarz est un étudiant en droit à l’Université de Montréal et lui aussi investit des milliers de dollars à la bourse. Son objectif de rendement est assez élevé, soit de 5 à 10 % par semaine. Pour y arriver, il spécule. « J&#8217;investis dans des actions qui sont volatiles dues à des nouvelles récentes et je les analyse afin de décider de vendre ou d&#8217;acheter l&#8217;action. J’étale ensuite sur quelques jours mes placements, mais ça arrive aussi que je revende une action qui a remonté de 25 % quelques heures après que je l’ai acheté. C’est un peu de la spéculation ce que je fais, c’est risqué », raconte Marek.</p>
<p>Pour Nicolas Bellemare, toutefois, hors de question de spéculer à la bourse. Étudiant en gestion à l’Université McGill, le jeune homme détient un portefeuille d’actions à faible risque. « Personnellement, je pense que quelqu’un qui est aux études doit faire attention avec les placements à court terme », avertit celui qui s’intéresse à la bourse depuis qu’il a 13 ans.</p>
<p>D’après Steven Ambler, professeur au département des sciences économiques de l’UQAM, il est préférable d’avoir une stratégie à long terme lorsqu’on investit à la bourse. « Les changements de prix, et pas les prix eux-mêmes, sont au bout du compte imprévisibles ou du moins très difficiles à prédire. Ainsi, plus longtemps on garde une action donnée dans son portefeuille, moins élevée en général sera sa variance ou son écart-type annuel. »</p>
<p>L’objectif pour Mathieu n’est pas de garder ses actions à long terme pour faire quelques pour cent de rendement. Il va employer cette stratégie quand il aura une famille, évoque-t-il. « Je me dis que maintenant que je suis jeune, je peux en profiter pour prendre des risques et apprendre comment ça marche. Je peux aussi me permettre de perdre de l’argent alors que plus tard je ne pourrai pas parce que j’aurais de plus gros enjeux. »</p>
<p>Mathieu cherche donc à apprendre les rouages de la bourse, quitte à perdre des sommes importantes dans l’exercice. « J’ai peut-être 3 000 $ qui bougent comme ça et je ne pense pas que je peux les perdre totalement. Donc, j’apprends à investir avec la pratique. Oui, il y a des coûts, mais ce sont des coûts quand même légers par rapport à ce que je pourrais vraiment risquer plus tard », explique-t-il, la voix pleine de confiance.</p>
<p>Même son de cloche pour Marek, qui considère l’investissement boursier comme « une expérience, une façon d’apprendre ». Toutefois, il prend soin de préciser que se lancer dans la bourse sans conseils est risqué et qu’il faut « avoir un minimum de connaissances si on veut investir par soi-même ».</p>
<p>L’étudiant en droit souligne toutefois ne plus emprunter à la banque pour investir à la bourse comme il le faisait plus jeune. « Quand j’ai commencé à investir, je l’ai fait avec de l’argent emprunté », avoue-t-il. Quant à Mathieu, il admet avoir investi des prêts étudiants dans des placements qu’il dit être conservateur. « Les intérêts des placements m&#8217;ont permis de payer mes frais de scolarité, sans avoir à utiliser l&#8217;argent du prêt », affirme-t-il, en précisant qu&#8217;il a réalisé des centaines de dollars de profits en investissant dans les fonds énergétiques. Il confesse toutefois avoir placé les bourses d’excellence qu’il a remportées dans des investissements à haut risque.</p>
<p>Pour Nicolas, 19 ans, l’idée de prendre de l’argent nécessaire au paiement de ses études et l’investir à la bourse est grotesque. « L’argent que j’investis, je n&#8217;en ai pas besoin », prend-il soin de souligner.</p>
<p>D’après Steven Ambler, tout le monde est en mesure de placer de l&#8217;argent à la bourse, même les étudiants. « Pour financer ses études, la plupart des étudiants empruntent. Mais c’est sûr que c’est possible d’investir si quelqu’un a la chance d’avoir un très bon emploi d’été qui lui fournit un revenu qui dépasse ses dépenses. Par contre, pour réduire la variance et le risque, c’est peut-être souhaitable d’investir à la bourse à plus long terme. »</p>
<p>D’après Mathieu, l’investissement boursier est à la portée de tous. « C’est comme commencer à jouer au poker, ça va prendre un ou deux ans d’entraînement pour bien comprendre tous les calculs et, éventuellement, tu vas faire de l’argent .» Il admet toutefois que le risque est bien réel. « Tu peux perdre énormément, mais tu peux aussi gagner », souligne-t-il. Un risque dont se dit conscient Nicolas, même s’il évoque que « la bourse au fond, c’est un peu comme un jeu ».</p>
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		<title>Copenhague: un accord qui s&#8217;annonce difficile</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:44:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-Samuel Perron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[« Je ne m’attends pas à ce que les chefs d’État réussissent à s’entendre lors du Sommet de Copenhague. » C’est l’implacable analyse que fait Maya Jegen, professeure en science politique à l’UQAM, à quelques jours de l’ouverture de ce sommet décisif pour la lutte aux changements climatiques.


L’importante réunion de Copenhague, qui se tiendra dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Je ne m’attends pas à ce que les chefs d’État réussissent à s’entendre lors du Sommet de Copenhague. » C’est l’implacable analyse que fait Maya Jegen, professeure en science politique à l’UQAM, à quelques jours de l’ouverture de ce sommet décisif pour la lutte aux changements climatiques.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-8693" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/COP15_LOGO_A_S-225x300.png" alt="COP15_LOGO_A_S" width="225" height="300" /></p>
<p><span id="more-8692"></span></p>
<p>L’importante réunion de Copenhague, qui se tiendra dans la capitale du Danemark du 7 au 18 décembre, vise à préparer le prochain protocole mondial de réduction des gaz à effet de serre (GES) qui remplacera le Protocole de Kyoto dont l&#8217;échéance arrive en 2012.</p>
<p>Les principaux chefs d’État, dont le président américain Barack Obama et le premier ministre chinois Hu Jintao, ont annoncé leur présence au sommet. Pour Maya Jegen, cette annonce est importante : « Si les représentants des États sont là, ça donne plus de poids et plus de visibilité à la conférence. Sur le plan symbolique, c’est très important que Barack Obama soit à Copenhague. »</p>
<p>Les négociations s’annoncent toutefois ardues, surtout en ce qui a trait à la question des pays émergents comme la Chine ou l’Inde. « Ces pays refusent d’avoir des objectifs chiffrés de réduction de GES. Ils ne veulent pas avoir à rendre de compte aux pays industrialisés, qu’ils accusent d’avoir une responsabilité historique. Ils revendiquent le droit de polluer pour rattraper leur développement. C’est une des notions-clés de ces négociations, la responsabilité commune, mais différenciée. »</p>
<p>La Chine vient d’annoncer pour la première fois son objectif de réduction de GES, soit de 40 à 45 % d’ici 2020 par rapport à 2005. Malgré l’ambition de cette annonce, Maya Jegen la juge réaliste. « Les Chinois ont fait beaucoup de progrès au niveau de l’énergie solaire et éolienne. Ils ont un réel potentiel de faire quelque chose. » Toutefois, l’Occident risque de devoir négocier avec la Chine, analyse-t-elle. « La Chine et l’Inde aiment se retrouver dans le camp des pays en développement, alors qu’ils ont des caractéristiques très différentes. Ils s’attendent donc à ce que les pays industrialisés les aident au niveau financier et technologique. »</p>
<p>Même si les États-Unis viennent d’annoncer qu’ils diminueront leurs émissions de GES de 17 % d’ici 2020 par rapport à leur niveau de 2005, il n’y a aucune garantie qu’ils ratifient un protocole contraignant. « Le problème aux États-Unis, c’est que même si Obama annonce quelque chose, il faut que ce soit approuvé par le Congrès. C’est pourquoi les États-Unis ont adhéré au protocole de Kyoto, mais qu’ils ne l’ont pas ratifié », explique la professeure spécialisée en environnement.</p>
<p>Alors que Stephen Harper vient d’annoncer, après des semaines de tergiversations, qu’il sera finalement à Copenhague, le rôle du Canada lors de la conférence s’annonce mineur, d’après Maya Jegen. « Je ne m’attends pas à ce que le niveau fédéral soit très actif. Soit ils vont plutôt se taire, soit ils vont plutôt freiner », analyse la professeure qui note que « la pression de l’Ouest est très grande pour que Harper ne ratifie pas le traité ». Toutefois, si jamais les États-Unis signent un futur protocole, « le Canada devra bouger », conclut Maya Jegen.</p>
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		<title>L’ADQ, une « tragi-comédie »</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:39:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-Samuel Perron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[« J’ai bien l’impression que l’ADQ va disparaître dans un avenir relativement court. » C’est le dur constat que fait Yves Bélanger, professeur en science politique à l’UQAM. Selon lui, les évènements des dernières semaines sonnent le glas d’un parti déjà moribond.

L&#8217;ADQ était sans chef depuis le départ de Mario Dumont, son leader incontestable des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« J’ai bien l’impression que l’ADQ va disparaître dans un avenir relativement court. » C’est le dur constat que fait Yves Bélanger, professeur en science politique à l’UQAM. Selon lui, les évènements des dernières semaines sonnent le glas d’un parti déjà moribond.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7863" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/260px-1-adq_logo.jpg" alt="260px-1-adq_logo" width="260" height="162" /><span id="more-7858"></span></p>
<p>L&#8217;ADQ était sans chef depuis le départ de Mario Dumont, son leader incontestable des dernières années. À la suite d’une course au leadership marquée par des chicanes puériles et un taux de participation anémique de 29%, Gilles Taillon a été élu par deux voix d’avance sur son principal rival, Éric Caire. Cette avance se réduit à une seule voix si on enlève le vote soumis par l’animateur <em>Infoman </em>sous le pseudonyme du défunt dictateur du Gabon, Omar Bongo.</p>
<p>« Le taux de participation est presque humiliant. C’est une vraie comédie. Je pense que l’ADQ a montré, dans le cadre de cet exercice de démocratie qui était l’élection du chef, à quel point elle était en train de se diluer et peut-être même de s’évaporer complètement », souligne Yves Bélanger.</p>
<p>Après son élection controversée, Gilles Taillon a exclu son rival Éric Caire du convoité poste de chef de l&#8217;aile parlementaire. Éric Caire et un autre député de l’ADQ, Marc Picard ont donc claqué la porte du parti, furieux de la décision de l’ancien président du Conseil du patronat. Son parti scindé en deux et son leadership contesté, Gilles Taillon a senti la pression montée et a donné sa démission 24 jours seulement après son élection comme chef de l’ADQ.</p>
<p>« Je ne sais pas si l’épisode Gilles Taillon aura au bout du compte été une tragédie ou une comédie. Peut-être un peu des deux. Quoi qu’il en soit, il est clair que la situation était pour le moins ambigüe à la suite de son élection », analyse Yves Bélanger.</p>
<p>Gilles Taillon refuse toutefois de quitter les rênes du parti avant l’élection de son remplaçant dans une autre course au leadership. Une situation qui va vite se régler d’après Yves Bélanger. « M. Taillon va très rapidement passer à la trappe. Il va être oublié par les électeurs de l’ADQ et par la classe politique québécoise. Je vous ferai le pari que dans un an ou deux, son nom n’évoquera plus grand-chose au plan politique ».</p>
<p>Le caucus adéquiste, maintenant réduit à quatre membres, souhaite le départ immédiat de M. Taillon. Les survivants de l’ADQ à l’Assemblée nationale font actuellement pression pour un couronnement du député Gérald Deltell, un ancien journaliste de TQS. Une nomination qui rend perplexe Yves Bélanger. « Je ne vois personne capable de diriger le parti parmi les figures qui se présentent actuellement pour occuper la place de leader », estime-t-il.</p>
<p>L’avenir de la formation de centre-droite qui avait formé l’opposition officielle en 2006 apparaît maintenant bien sombre. « Je n’entrevois pas d’avenir très brillant pour une formation politique de cette nature-là, surtout si son ambition est de prendre le pouvoir », conclut Yves Bélanger.</p>
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		<title>La population dégoûtée par les scandales</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-Samuel Perron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré une campagne électorale marquée par des scandales, les Montréalais ont largement ignoré le scrutin de dimanche, comme le démontre le taux de participation de moins de 40%. Un résultat que juge décevant un expert de l&#8217;UQAM.

« Les gens ont été dégoûtés et ne sont pas allés voter », estime Jean-Marc Piotte, professeur émérite en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré une campagne électorale marquée par des scandales, les Montréalais ont largement ignoré le scrutin de dimanche, comme le démontre le taux de participation de moins de 40%. Un résultat que juge décevant un expert de l&#8217;UQAM.</p>
<p><span id="more-7104"></span></p>
<p>« Les gens ont été dégoûtés et ne sont pas allés voter », estime Jean-Marc Piotte, professeur émérite en science politique à l’UQAM. Toutefois, pour Joseph-Yves Thériault, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie à l’UQAM, le taux de participation de 39.44% a été « cohérent avec la crise de la démocratie et avec la baisse d’intérêt pour les institutions représentatives ». M. Thériault ajoute que « c’est moins le dégoût que le fait qu’il n’y avait pas d’alternative valable au maire Tremblay qui explique ce faible taux de participation ».</p>
<p>Les révélations de corruption, de collusion et d’appels d’offres bidons ont pullulé lors de la dernière campagne électorale municipale au point où c’est l’éthique qui fut au centre de tous les débats électoraux. Peut-être même trop, soutient Joseph-Yves Thériault. « Nous sommes dans une époque où on est d’une sensibilité extrême à l’éthique. On se concentre sur l’éthique et on évacue tous les autres enjeux. Cette campagne, à ce niveau-là, a été très décevante », souligne-t-il.</p>
<p>Malgré la divulgation de scandales à caractère éthique, le maire Tremblay a reçu la confiance des montréalais pour un troisième mandat. « Cependant, dans la mesure où la population n’est presque pas allée voter, c’est une victoire faible », juge Jean-Marc Piotte, surpris « qu’une partie de la population ait voté pour lui malgré tout ».</p>
<p>Autre son de cloche chez Joseph-Yves Thériault qui se dit « peu surpris par la victoire de M. Tremblay malgré une campagne très marquée par les cas d’éthique et de corruption ». Le chercheur affirme toutefois que « ces scandales auraient dû être suffisants pour battre le maire Tremblay. Par contre, la population a cru qu’il n’était pas plus impliqué que Mme Harel ».</p>
<p>M. Thériault considère que Mme Harel n’était pas la bonne candidate pour battre le maire Tremblay. « Son grand handicap, c’est qu’elle a été la ministre qui a fait les fusions municipales. Alors, même si Gérald Tremblay manquait de leadership et était responsable du dégât, il restait une alternative crédible. »</p>
<p><strong>De la déception à l’indifférence chez les uqamiens</strong></p>
<p>Au lendemain des élections, le Journal (I) Media a décidé d’aller tâter le pouls de la population uqamienne. Premier constat : l’indifférence des uqamiens est palpable, de nombreux étudiants s’estimant peu concernés. Plusieurs ont par contre dit être surpris par la victoire de Gérald Tremblay. « C’est étonnant qu’on l’ait réélu malgré les scandales. J’aurais cru qu’il aurait perdu plus de votes », affirme Ludovic Aubut, étudiant en science politique.</p>
<p>Odile Lanctôt, étudiante en histoire de l’art, fait remarquer « qu’il y a plus de gens qui ont voté contre le maire Tremblay que de gens qui ont voté pour ». En effet, puisque Gérald Tremblay n’a été élu qu’avec 37.9 % des voix, cela signifie que 62.1% de la population montréalaise a voté pour un des partis de l’opposition.</p>
<p>Pour Olivier Lamarre, étudiant en stratégie de production, il aurait mieux valu retarder l’élection à cause des nombreux scandales qui ont frappé la ville. Une idée qui avait été soulevée par une candidate à la mairie, Louise O&#8217;Sullivan, mais qui avait vite été discréditée.</p>
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		<title>Une vie de dévouement</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 16:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-Samuel Perron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Après 25 ans d’implication à l’UQAM dans des postes de direction et 8 ans à la tête de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), Florence Junca-Adenot fait un retour aux sources en 2004 en retournant à l’UQAM comme enseignante au Département d&#8217;études urbaines et touristiques.

Celle qui a été une des mères fondatrices de l’UQAM dès 1971 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après 25 ans d’implication à l’UQAM dans des postes de direction et 8 ans à la tête de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), Florence Junca-Adenot fait un retour aux sources en 2004 en retournant à l’UQAM comme enseignante au Département d&#8217;études urbaines et touristiques.</p>
<div id="attachment_6249" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/photos-002.jpg"><img class="size-medium wp-image-6249" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/photos-002-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Florence Junca-Adenot - Photo Louis-Samuel Perron</p></div>
<p><span id="more-6260"></span></p>
<p>Celle qui a été une des mères fondatrices de l’UQAM dès 1971 s&#8217;efforce aujourd&#8217;hui de poursuivre son implication dans la vie urbaine et culturelle de Montréal avec une plate-forme de réflexion urbanistique aux grandes ambitions : le Forum URBA 2015.</p>
<p>Ce forum réunit depuis 2004 des penseurs de toutes disciplines dans une série de colloques, de conférences et de séminaires. Pour Florence Junca-Adenot, le but du forum est simple : « c’est d’aller chercher toutes les expériences qui contribuent à créer une ville meilleure ».</p>
<p>Toutefois, celle qui a occupé des postes de direction toute sa vie est consciente des limites d’un forum dans un cadre universitaire. « C’est dans une université, ça ne risque pas d’être très concret [...] Toutefois, on contribue à jouer ce qu’on appelle un rôle de formateur. »</p>
<p>Florence Junca-Adenot a toutefois la certitude que le forum est en mesure d’avoir un impact tangible dans la société en allant « drainer les gens qui décident : ministres, conseillers et fonctionnaires ». Bref, pour l’ancienne présidente-directrice générale de l’AMT, le forum réunit « des gens qui viennent de différents milieux, de différentes disciplines et qui cherchent des solutions aux problèmes ».</p>
<p>Dans le confort de son bureau où traînent un peu partout des piles de documents épars, Florence Junca-Adenot cite des exemples de pistes de solution sur lesquels le forum se penche pour améliorer le milieu urbain de la métropole. « On travaille sur le covoiturage et sur  comment utiliser le réseau ferroviaire. Puis, en parallèle à ça, on travaille sur les services un peu plus lourds comme la restructuration des grandes artères. »</p>
<p>La détentrice d’un doctorat en sciences économiques à l’Université de Bordeaux en France est consciente que « s’attaquer à la source de la pollution, le transport » n’est pas simple. Toutefois, elle se réjouit qu’il y ait « une meilleure compréhension des changements climatiques par les citoyens depuis quelques années ». Florence Junca-Adenot estime que malgré les embûches, elle conserve « le même but : comment mettre une petite pierre de plus, en se donnant des buts, en se donnant une vision pour qu’on puisse faire des actions et modeler la ville de demain ».</p>
<p>Le regard perçant, la voix assurée, Florence Junca-Adenot est une femme très convaincante. Quand elle affirme avec conviction, le feu dans les yeux, « qu’on n&#8217;est plus rendu aux études, qu’on est rendu à agir », on comprend comment elle a fait pour monter à partir de rien une organisation comme l’AMT. « Ils m’ont donné qu’une pile de feuilles lorsque je suis arrivée », se souvient-elle avec amusement. Elle tire une grande fierté d’avoir relancé le transport en commun dans la région métropolitaine au cours de ses 8 ans à la tête de l’AMT. À cet effet, sa feuille de route est sans équivoque, puisque sous sa présidence, de juin 1996 à janvier 2004, le nombre d’usagers des transports en commun a augmenté de 10 % alors qu’il avait auparavant régressé pendant 15 ans dans la grande région de Montréal.</p>
<p>Florence Junca-Adenot a aussi la fibre culturelle puisqu’elle a fondé, il y a près de 20 ans, l’Agora de la danse, maintenant un des plus importants pôles de création et de diffusion de la danse contemporaine au Québec, voire au Canada. Elle siège encore comme présidente du conseil d&#8217;administration de l&#8217;organisation.</p>
<p>Christiane Dinelle, adjointe à la direction générale de l’Agora de la danse, n’hésite pas à vanter les mérites de Florence Junca-Adenot. « Elle est à la barre de l’Agora depuis les débuts, elle est très impliquée, c’est un pilier ici, à l’Agora. » Son implication exceptionnelle avec l’Agora de la danse a même été reconnue en 2007 lorsqu&#8217;elle a reçu le prix personnalité Arts-Affaires distribué chaque année par le Conseil des arts de Montréal. Florence Junca-Adenot s’était aussi impliquée quelques années auparavant en créant le Centre Pierre-Péladeau, un lieu de création pour la danse et la musique.</p>
<p>Mais, malgré toutes ses réalisations, quand on lui demande ce dont elle est le plus fière, Florence Junca-Adenot a les yeux pétillants d’une femme humble et épanouie. « Oui, il y a plein de choses dont je suis fière, mais en premier lieu, c&#8217;est ma famille dont je suis le plus fière. »</p>
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		<title>Des uqamiens réclament plus de financement en culture</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 20:08:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-Samuel Perron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois anciennes diplômées de l’UQAM, trois milieux culturels très différents, mais un dénominateur commun : le problème de financement en culture. « C’est vraiment un gros problème dans le milieu », affirme Marie-Pier Tremblay, assistante à l’Agence Artistique M.
Devant une centaine d’étudiants au pavillon SH de l’UQAM, d’anciennes diplômées du baccalauréat en animation et recherche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5444" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/automne-09-029.jpg"><img class="size-medium wp-image-5444 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/automne-09-029-300x225.jpg" alt="Stéphanie Lessard-Bérubé, Valérie Laforest et Marie-Pier Tremblay" width="300" height="225" /> </a> <p class="wp-caption-text">De gauche à droite: Stéphanie Lessard-Bérubé, Valérie Laforest et Marie-Pier Tremblay</p></div>
<p>Trois anciennes diplômées de l’UQAM, trois milieux culturels très différents, mais un dénominateur commun : le problème de financement en culture. « C’est vraiment un gros problème dans le milieu », affirme Marie-Pier Tremblay, assistante à l’Agence Artistique M.<span id="more-5445"></span></p>
<p>Devant une centaine d’étudiants au pavillon SH de l’UQAM, d’anciennes diplômées du baccalauréat en animation et recherche culturelles (ARC) sont venues exprimer vendredi dernier leur vision de la créativité en animation dans le cadre de la programmation de la Journée de la culture 2009. Ce forum se veut un pré-colloque au 4e Colloque international sur l’animation qui aura lieu le 28 octobre prochain.</p>
<p>Même si plusieurs aspects ont été abordés, un thème était récurrent: la difficulté chronique des milieux culturels à obtenir du financement pour leurs activités. « C’est réellement un problème auquel on n’a pas trouvé de solutions, reconnaît Mme Tremblay, diplômée de l’UQAM en 2007. Le manque de financement nous oblige souvent à choisir les grosses productions au détriment des petites. »</p>
<p>Comme l’évoque Valérie Laforest du Centre culturel de Joliette, tout le risque monétaire est pris par le diffuseur. « C’est sûr qu’on est subventionné par les gouvernements, mais pas suffisamment. En fait, 92 % de nos revenus proviennent de nos revenus de la billetterie. Ainsi, ajoute-t-elle, pour toucher à ces subventions, on est tenu d’avoir un mandat dans des disciplines déficitaires comme la danse ».</p>
<p>Ce nouveau cri du cœur du milieu culturel a lieu alors que le premier rapport public du Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis (RIDEAU) soulignait lundi dernier qu’en 2008, 40% des salles de spectacles affichaient un déficit. « Comment faire pour avoir du financement concret et permanent, alors qu’avec les fonds publics, on ne va chercher que 10 % de notre budget », se questionne Stéphanie Lessard-Bérubé, organisatrice aux Jeunes musiciens du Monde à Montréal et finissante du baccalauréat en ARC en 2008.</p>
<p>Dans le milieu culturel, la concurrence est énorme. D’après Valérie Laforest, « on doit accepter les différences et ne pas avoir de préjugés face à l’abondance de genres culturels. On doit rendre accessible toutes les formes d’art ». Au final, assure-t-elle, « la culture, c’est viable, mais elle doit être soutenue par la communauté et par l’État ».</p>
<p>Évoquant leur passion pour leur métier, les conférencières ont aussi insisté sur la responsabilité sociale qu’apportait un travail dans le milieu culturel. « Chaque personne a un devoir de responsabilité sociale face à soi-même. […] On a le devoir de se responsabiliser » soutient Mme Tremblay. Dans une autre optique, Mme Lessard-Bérubé ajoute que l’animation culturelle, « c’est un projet de vie qui vit à l’intérieur de nous et qui devient une force pour le réseau ».</p>
<p>Les anciennes uqamiennes ont aussi vanté les mérites de leur étude universitaire affirmant que leur baccalauréat en ARC leur a  été très utile sur le marché du travail. « En ARC, il y a un côté pratique et c’est la force de ce programme », a renchéri  Stéphanie Lessard-Bérubé, vraisemblablement fière de ses racines uqamiennes.</p>
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