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	<title>Journal (I) Média &#187; Judith Plamondon</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Un film, deux ans et demi de prison</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 18:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il y a quelques années, ils étaient tous les quatre sur les bancs d&#8217;école de l&#8217;UQAM. C&#8217;est leur diplôme en main et tout juste arrivés sur le marché du travail que la petite annonce a surgi : «Détenus cherchent vidéastes pour mettre sur pied un projet vidéo.»
D&#8217;abord par curiosité, le quatuor composé de Catherine Proulx, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" title="Un trou dans le temps" src="http://profile.ak.facebook.com/object3/1598/102/n40092791694_5644.jpg" alt="" width="200" height="289" /></p>
<p>Il y a quelques années, ils étaient tous les quatre sur les bancs d&#8217;école de l&#8217;UQAM. C&#8217;est leur diplôme en main et tout juste arrivés sur le marché du travail que la petite annonce a surgi : «Détenus cherchent vidéastes pour mettre sur pied un projet vidéo.»<span id="more-2154"></span></p>
<p>D&#8217;abord par curiosité, le quatuor composé de Catherine Proulx, Charles-Robert Giguère, Karine Dubois et Geneviève Raymond a répondu à l&#8217;appel. Ces quatre diplômés en journalisme à l&#8217;UQAM ont plongé tête première dans l&#8217;univers carcéral, qui leur était jusqu&#8217;alors inconnu.</p>
<p>Les instigateurs de ce projet, ce sont d&#8217;abord les détenus du pénitencier fédéral à sécurité moyenne Archambault, situé à Sainte-Anne-des-Plaines. Des hommes qui avaient envie de s&#8217;exprimer, mais surtout, de dissuader les jeunes qui seraient tentés de flirter avec le milieu criminel.</p>
<p>Deux ans et demi plus tard, un documentaire est né de ces rencontres. Film poignant et intimiste, <em>Un trou dans le temps</em> a été diffusé pour la première fois le 13 novembre dernier, dans le cadre de la 11e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).</p>
<p>La prise de conscience, le projet</p>
<p>L&#8217;idée est venue d&#8217;un petit groupe de détenus; de Michel, Gérald (Ti-Cul de son surnom), Léo et quelques autres doyens du pénitencier Archambault. Au cours des dix dernières années, ils ont vu la population carcérale changer, les détenus rentrant de plus en plus jeunes pour des peines de plus en plus longues. «Ce changement-là les a bousculés un peu. Ils voyaient des ti-culs rentrer en prison et ils se disaient merde, j&#8217;ai 55 ans et j&#8217;ai gâché ma vie», note Charles.</p>
<p>Cette douloureuse prise de conscience les a incités à agir. Conscients des échecs de leur vie, ils désiraient alors penser aux autres, à ces jeunes qui ont encore la chance de se prendre en main. Les hommes ont voulu s&#8217;adresser à eux, leur montrer que ce n&#8217;est pas jojo la prison.</p>
<p>Le film &#8211; qui s&#8217;adresse à tous &#8211; n&#8217;est ni pédagogique, ni moralisateur. Et surtout, les cinéastes comme les détenus ont voulu éviter le piège de la victimisation. «L&#8217;accent est mis sur la notion de choix, sur le fait que ces hommes sont responsables de leur situation et que ce sont de mauvais choix qui les ont conduits là où ils sont aujourd&#8217;hui», explique Catherine.</p>
<p>Dans <em>Un trou dans le temps</em>, les détenus qui prennent la parole sont loin d&#8217;être des enfants de chœur. Ils ont tous des sentences de plus de dix ans, voire de vingt ou trente ans. Dans le cas de Ti-Cul, cela fait maintenant 39 ans qu&#8217;il est «en-dedans». Ce dernier pense même qu&#8217;il va mourir en prison, entre ces murs qu&#8217;il connaît tant et qu&#8217;il a appris à accepter.</p>
<p>Les motivations d&#8217;une équipe</p>
<p>La répartition des rôles au sein de l&#8217;équipe s&#8217;est faite tout naturellement. Catherine Proulx à la réalisation, Karine Dubois à la production et Charles-Robert au poste de directeur photo. Geneviève Raymond a collaboré à titre d&#8217;assistance-réalisatrice, mais son implication s&#8217;est limitée à la préproduction du documentaire.</p>
<div id="attachment_2158" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/100_0883.jpg"><img class="size-medium wp-image-2158" title="100_0883" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/100_0883-225x300.jpg" alt="Catherine Proulx et Charles-Robert Giguère" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Proulx et Charles-Robert Giguère</p></div>
<p>L&#8217;univers carcéral les intriguait. «C&#8217;était ma seule chance de visiter un pénitencier pour hommes», blague Catherine. Avant d&#8217;amorcer le projet, «tout ce que je pensais d&#8217;une prison s&#8217;est révélé faux», souligne Charles, qui puisait jusqu&#8217;alors ses connaissances du milieu pénitentiaire dans «cet imaginaire collectif nourri par des films de fiction.»</p>
<p>Catherine parle de la sensibilité qui a guidé son travail de réalisation. «Le milieu du crime et la prison, on en parle toujours en terme de chiffres, de sentences, de combien ça coûte et combien de temps ça dure. La prison, c&#8217;est tellement plus que ça!»</p>
<p>La réalisatrice a voulu montrer une réalité du milieu carcéral à laquelle on s&#8217;attarde très peu : la solitude. «Le monde ne reste pas une fois en prison», les détenus sont seuls, très souvent délaissés par leur famille et répudiés par leurs amis d&#8217;antan.</p>
<p>«Montrer le plate»</p>
<p>Ce qu&#8217;ils voulaient faire ressortir de leur film? «Que la prison, c&#8217;est plate!», s&#8217;exclame Catherine. C&#8217;était même leur leitmotiv au moment du montage, «montrer le plate», la solitude, l&#8217;isolement et l&#8217;ennui.</p>
<p>Bien conscients que leur œuvre ne «sauvera pas le monde», Catherine et Charles estiment que le film réussit à informer et à briser les préjugés, les idées préconçues.</p>
<p>«La prison, tu sais que ça existe, mais tout à coup, elle avait maintenant un visage humain», soutient Catherine, pour qui le film démontre bien «que la vie n&#8217;est pas un film de Walt Disney.» Selon la réalisatrice, tout n&#8217;est pas tout blanc ou tout noir, avec les bons d&#8217;un côté et les méchants de l&#8217;autre. «Des fois, les méchants deviennent des bons et on peut éprouver de l&#8217;empathie pour ces méchants.»</p>
<p>Très humain et intimiste, le film laisse toute la place aux détenus. Quand on parle de la prison, plaide la réalisatrice, ce n&#8217;est jamais les détenus qu&#8217;on entend. «Dans notre cas, c&#8217;était eux le film.»</p>
<p><strong>Un trio et un duo! </strong></p>
<p>Catherine, Charles et Karine avaient déjà travaillé ensemble avant de s&#8217;embarquer dans cette aventure en prison. «La dynamique à trois était bonne, et la petite annonce est arrivée à un bon moment», souligne Charles.</p>
<p>Coéquipier au travail et amoureux dans la vie, Catherine et Charles ont eu en cours de route la petite Adèle, «l&#8217;autre production». Catherine a poursuivi son travail de réalisatrice une bonne partie de sa grossesse, sans jamais se sentir craintive. «J&#8217;ai eu à un certain moment une petite pensée&#8230; Eh, j&#8217;amène mon bébé en prison!»</p>
<p>Les trois coéquipiers ont été complémentaires dans leur apport au film. Catherine et Charles ont assuré le côté plus créatif du film, tandis que Karine s&#8217;est dévouée pour assurer sa viabilité. Elle s&#8217;y dévoue d&#8217;ailleurs toujours, car la vie du film ne fait que commencer.</p>
<p><em>Un trou dans le temps</em> est notamment destiné à une tournée dans les milieux communautaire et scolaire. La productrice, au moment de la rencontre, était en congrès sur la criminalité à Trois-Rivières afin de tailler une place à leur film dans le milieu.</p>
<p><em>Avis aux intéressés : </em><em>Un trou dans le temps sera diffusé en janvier ou février prochain, sur les ondes de RDI. Surveillez bien votre télé-horaire!</em></p>
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		<title>Obama et l&#8217;autre rêve américain</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 15:24:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[
Après le célèbre «I have dream» de Martin Luther King, on pourrait maintenant ajouter un «and my dream came true»&#8230;
Barack Obama, président des États-Unis : «voilà l&#8217;incarnation du rêve de Martin Luther King!» Telle est la vision de John Parisella, membre associé de l&#8217;Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l&#8217;UQAM, qui ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/100_0878.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1899" title="100_0878" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/100_0878-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Après le célèbre «I have dream» de Martin Luther King, on pourrait maintenant ajouter un «and my dream came true»&#8230;</p>
<p>Barack Obama, président des États-Unis : «voilà l&#8217;incarnation du rêve de Martin Luther King!» Telle est la vision de John Parisella, membre associé de l&#8217;Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l&#8217;UQAM, qui ne cache pas son émotion et son enthousiasme face à l&#8217;élection du premier président afro-américain des États-Unis.</p>
<p><span id="more-1729"></span></p>
<p>Les experts de l&#8217;Observatoire sur les États-Unis se sont exprimés mercredi dernier lors de la conférence «Les résultats du 4 novembre : constats, leçons et conséquences» sur les tenants et aboutissants de ces élections qualifiées d&#8217;«historiques».</p>
<p>C&#8217;est parce qu&#8217;«il a été jugé par le contenu de son propos et non par la couleur de sa peau» que Barack Obama est le symbole du rêve du célèbre pasteur noir, croit John Parisella. Il n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas le seul à avoir accueilli avec émotion l&#8217;élection d&#8217;Obama à la tête du pays de l&#8217;Oncle Sam. L&#8217;optimisme faisait l&#8217;unanimité hier au sein du panel d&#8217;experts.</p>
<p><strong>Le pourquoi de sa victoire </strong></p>
<p>Frédérick Gagnon, membre de l&#8217;Observatoire et professeur en sciences politiques à l&#8217;UQAM, affirme que si Barack Obama a été élu, «c&#8217;est parce qu&#8217;il a mis le doigt sur le message clé de cette année : le changement.»</p>
<blockquote><p>«Son coup fumant (le choix de Sarah Palin come colistière) s&#8217;est révélé être un effet boomerang.»</p></blockquote>
<p>Cette volonté de changement qu&#8217;a martelée Obama a largement trouvé écho auprès de la jeunesse, croit Louis Balthazar. Le politologue et professeur à l&#8217;Université Laval vante «la force des jeunes dans l&#8217;équipe d&#8217;Obama», une force qui a permis selon lui d&#8217;endiguer le cynisme politique chez les jeunes américains.</p>
<p>«John McCain a aidé la cause d&#8217;Obama», prétend pour sa part Charles-Philippe David, le titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand. «Son coup fumant (le choix de Sarah Palin comme colistière) s&#8217;est révélé être un effet boomerang.»</p>
<p><strong>Le racisme : un démon du passé? </strong></p>
<p>Le 4 novembre dernier, Barack Obama a réussi à mobiliser le vote des jeunes, des Afro-américains, des hispanophones, mais pas celui des blancs. Comme l&#8217;a noté Charles-Philippe David, «46 millions d&#8217;Américains ont voté pour les républicains et c&#8217;est John McCain qui a remporté le vote blanc.»</p>
<p>«Le dernier candidat démocrate à avoir obtenu une majorité de voix chez les blancs est Lyndon B. Johnson, en 1964», rappelle M. David. Le panel a maintes fois souligné «l&#8217;importante percée» qu&#8217;a réalisée Barack Obama dans le sud des États-Unis, dans des États qui votent traditionnellement républicain. Comme quoi, plaide Louis Balthazar, «la thèse d&#8217;une victoire raciale ne tient pas.»</p>
<p>Reste que sur le plan de l&#8217;image, «ce qui s&#8217;est passé le 4 novembre dernier est symbolique», soutient le professeur. «À la télévision, on nous présentait des images d&#8217;Afro-américaines qui dansaient, chantaient et pleuraient de joie» dans le Grant Park de Chicago. Des images qui font contraste avec celles auxquelles était exposé le public américain suite à l&#8217;ouragan Katrina, «alors qu&#8217;on filmait les Afro-américains en train de piller leurs voisins dans les quartiers dévastés de la Nouvelle-Orléans.»</p>
<p>À l&#8217;échelle de la planète, les attentes sont élevées envers Barack Obama, qualifié par la modératrice de la discussion, la journaliste Dominique Poirier, de «sauveur, de rédempteur, de Président providentiel».</p>
<p>Et s&#8217;il n&#8217;est pas «la colombe dont on rêve», plaide Louis Balthazar, il a somme toute les qualités requises pour surmonter les crises auxquelles il devra faire face. Reste à voir s&#8217;il saura étancher la soif d&#8217;espoir et de changement qu&#8217;il a inspirée à une génération de jeunes -et de moins jeunes- qui attendent maintenant d&#8217;être satisfaits.</p>
<p>«On a douté de son élection jusqu&#8217;à la fin», avoue John Parisella. Au bout du compte, «on a vu à travers ces élections une Amérique qui a changé.»</p>
<p><a href="http://www.dandurand.uqam.ca/etatsunis.html" target="_blank">http://www.dandurand.uqam.ca/etatsunis.html</a></p>
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		<title>Quand les humoristes prennent le rire au sérieux!</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/quand-les-humoristes-prennent-le-rire-au-serieux/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 15:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Colloque sur l'humour]]></category>
		<category><![CDATA[UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[«Méprise-t-on les humoristes au Québec?» Les réponses à cette question sont multiples et soulèvent bien des passions. À l’occasion du colloque L’Humour, quossa donne?, qui s’est déroulé entre les murs de l’UQAM les 21 et 22 octobre derniers, les gens du milieu –humoristes et critiques– ont débattu (avec sérieux) de la question.
Le débat opposait les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«<em>Méprise-t-on les humoristes au Québec?</em>» Les réponses à cette question sont multiples et soulèvent bien des passions. À l’occasion du colloque <em>L’Humour, quossa donne?</em>, qui s’est déroulé entre les murs de l’UQAM les 21 et 22 octobre derniers, les gens du milieu –humoristes et critiques– ont débattu (avec sérieux) de la question.</p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;"><span id="more-1050"></span>Le débat opposait les gens du milieu de l’humour aux gens issus de la critique. Dans le coin gauche : les humoristes Mike Ward et Christian Vanasse –des Zapartistes- ainsi que Jacques K. Primeau, agent des ex-Rock et Belles Oreilles. Dans le coin droit : la critique, représentée par Marc Cassivi, journaliste à <em>La Presse</em>, et par l’animateur Benoît Dutrizac.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;">Christian Vanasse a été le premier à se lancer dans l’arène. «Oui, les humoristes sont méprisés au Québec!» Pour appuyer ses dires, le flegmatique humoriste a pointé du doigt «la conscience judéo-chrétienne québécoise» qui tend vers «l’abnégation du plaisir». Vanasse a maintes fois dénoncé le mépris de certaines élites intellectuelles qui ne cessent selon lui de critiquer les humoristes sur la qualité de leur langue et sur «les propos vides» qu’ils tiennent. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;">À cette accusation, l’ex-Franc-tireur Benoît Dutrizac a répliqué du tac-au-tac qu’«on peut critiquer sans mépriser». L’animateur de radio, reconnu pour ses attaques virulentes envers le milieu de l’humour, se plaint d’être devenu malgré lui «l’antéchrist» du milieu de l’humour. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><strong><span style="small;"><span style="Calibri;">Non au mépris, oui à la reconnaissance ! </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;">À la fin de la discussion, Louise Richer, la Directrice de l’École nationale de l’humour et l’organisatrice de ce colloque, a pris le micro pour parler de la reconnaissance que souhaitent avoir les gens du milieu de l’humour. La reconnaissance du public, bien entendu, mais aussi celle des médias et des institutions. Elle a donné en exemple un programme de subventions gouvernementales qui vient en aide aux jeunes créateurs, mais qui exclut à son avis injustement les humoristes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;">Christian Vanasse a lui aussi critiqué le manque de soutien financier consacré au milieu humoristique. «J’aimerais qu’il y ait une diversité dans l’humour et qu’elle soit soutenue.» On encourage à son avis que «le conventionnel», le «formaté par une industrie de l’humour». </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><strong><span style="small;"><span style="Calibri;">Méprisés ou critiqués les humoristes? </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;">Le débat s’est en cours de route déplacé vers le rapport des humoristes à la critique médiatique. Marc Cassivi a soutenu à maintes reprises que les humoristes, contrairement aux chanteurs ou aux acteurs, ne sont «pas capables de prendre la critique.» Il a même parlé de «l’immaturité d’un art qui veut être reconnu comme un art à part entière». Selon le journaliste, si le milieu de l’humour souhaite obtenir la reconnaissance que revendique Mme Richer, il lui faut d’abord accepter «cette forme d’avancement de l’art qu’est la critique.»</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Face aux accusations lancées, l’humoriste Mike Ward a plaidé coupable et a avoué sans mal que «les humoristes prennent mal la critique.» </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Somme toute, le débat n’aura pas apporté de véritables réponses à cette question. Si le milieu de l’humour se sent méprisé par les élites intellectuelles, les humoristes présents n’ont pu<span style="yes;"> </span>associer que deux noms à cette élite dite méprisante: Denise Bombardier et Benoît Dutrizac. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Calibri;">Pour Marc Cassivi, toutes les professions ont chaque jour leur lot de critiques et de mépris. À son avis, si les humoristes étaient réellement méprisés du public québécois, «ils ne vendraient pas autant de DVD et de billets qu’ils le font actuellement.» Ce à quoi le panel n’a pu qu’acquiescer. </span></p>
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		<title>DOSSIER ITINÉRANCE — Fenêtre sur le monde de la rue</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Oct 2008 16:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[

Pour la première fois au Québec, l’itinérance fait l’objet d’audiences publiques. La Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a lancé le 29 septembre dernier une vaste consultation publique sur la problématique de l’itinérance au Québec. À deux pas du Parc Émilie-Gamelin, lieu de prédilection des itinérants, l’UQAM est au cœur du secteur le plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoBodyText"><span><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jeunesdelarue1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-727" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jeunesdelarue1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></span></p>
<p><span>Pour la première fois au Québec, l’itinérance fait l’objet d’audiences publiques. La Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a lancé le 29 septembre dernier une vaste consultation publique sur la problématique de l’itinérance au Québec. À deux pas du Parc Émilie-Gamelin, lieu de prédilection des itinérants, l’UQAM est au cœur du secteur le plus touché par ce phénomène.</span></p>
<p>Un dossier de Marie-Christine Beaudry et Judith Plamondon.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">DOSSIER</span></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/la-rue-est-elle-un-sens-unique/">La rue est-elle un sens unique?</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/591/">Voir la vie en mauve</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/quand-l%e2%80%99itinerance-devient-un-crime%e2%80%a6/">Quand l&#8217;itinérance devient un crime</a></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Dossier itinérance — La rue est-elle un sens unique?</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/la-rue-est-elle-un-sens-unique/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 13:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[

Depuis les dernières années, le phénomène de l’itinérance prend de l’ampleur et présente un visage de plus en plus jeune. Que font ces jeunes dans la rue? Ont-ils les outils nécessaires pour s’en sortir? La rue est-elle un sens unique, un cul-de-sac ?
«Les jeunes fuient parfois une réalité plus dure que celle de la rue». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jeunesdelarue.jpg"><img class="size-medium wp-image-603 alignnone" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jeunesdelarue-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span lang="FR">Depuis les dernières années, le phénomène de l’itinérance prend de l’ampleur et présente un visage de plus en plus jeune. Que font ces jeunes dans la rue? Ont-ils les outils nécessaires pour s’en sortir? La rue est-elle un sens unique, un cul-de-sac ?<span id="more-602"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">«<em>Les jeunes fuient parfois une réalité plus dure que celle de la rue</em></span><span lang="FR">». C’est ce que soutient Michel Parazelli, professeur-chercheur à l’École de travail social de l’UQAM. Il affirme d’ailleurs que bon nombre d’entre eux «<em>ont été victimes de négligence, de violence ou d’agressions dans leur famille.</em></span><span lang="FR">» Pour ces jeunes, la rue constitue alors une stratégie de survie, la meilleure – ou la seule – qu’ils aient pu trouver.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Entre 50% et 75% des jeunes sans-abri ont été un jour ou l’autre sous la tutelle de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), selon une étude publiée dans le <em>Journal of Adolescent Health</em></span><span lang="FR">. Les jeunes en situation d’itinérance passent donc très souvent par les foyers de groupe ou les centres d’accueil avant de se retrouver dans les dédales du centre-ville. Et pour ces jeunes qui vivent des situations familiales et institutionnelles problématiques, la tentation de venir<em> squatter</em></span><span lang="FR"> à Montréal est grande.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR"><strong>Le magnétisme de la rue</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR">La rue est magnétique, «comme un aimant». C’est dans ces mots que Marc-André décrit la rue, sa maison depuis six ans. Pour ce jeune toxicomane de vingt-quatre ans, l’itinérance est un engrenage duquel il est très difficile de se sortir : «Moi j’ai essayé de sortir de la rue trois ou quatre fois. Tout allait bien au début, mais dès qu’il y avait une petite affaire qui n’allait plus, je me ramassais toujours ici. On dirait que c’est un aimant le centre-ville.»</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR">Des cas comme celui de Marc-André, Francis Martin, intervenant à l’Anonyme, un organisme qui vient en aide aux jeunes de la rue, en a connus plusieurs. Ce travailleur social, qui intervient auprès de jeunes de 14 à 30 ans, soutient d’ailleurs que la grande majorité des jeunes qui vivent sans toit ont la volonté de s’en sortir, mais «ils deviennent tellement rêveurs, tellement utopiques que dès qu’ils vivent un échec, ils perdent aussitôt leur motivation.»</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR">Francis Martin déplore le manque de ressources en réinsertion sociale pour aider les jeunes qui souhaitent se sortir de la rue. «Il n’y a pas assez de suivi», explique l’intervenant. «Les ressources d’aide aux jeunes sont pour le court terme, mais il y en a très peu à moyen et à long terme qui sont offertes aux jeunes.»</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Même son de cloche du côté de Gabriel Bissonnette, porte-parole des camelots de <em>l’Itinéraire</em></span><span lang="FR">, un journal à but non-lucratif créé dans un esprit de réinsertion sociale. M. Bissonnette critique lui aussi vivement le manque de fonds consacrés aux organismes qui tentent d’aider les gens à se sortir de la rue, à réintégrer la société et le marché du travail.</span></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><strong>La rue est un mauvais détour, mais pas un cul-de-sac !</strong></p>
<p class="MsoNormal">Six jours sur sept, le motorisé de <em>L’Anonyme</em><span> parcourt les rues de Montréal pour offrir aux personnes sans domicile fixe des seringues et des «pipes à crack» propres, des condoms, des jus et un lieu où elles peuvent venir passer du temps et parler avec les intervenants. C’est le travail de Francis Martin, également étudiant à l’UQAM en adaptation scolaire, qui consacre deux nuits par semaine à son boulot d’intervenant dans l’unité mobile de </span><em>L’Anonyme</em><span>. Un travail qu’il dit surtout psychologique. «Il s’agit de leur dire qu’on croit en eux. Ils ont besoin de ça. On est là pour les pousser à avoir confiance en eux.» </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR">Au journal <em>l’Itinéraire</em></span><span lang="FR">, Gabriel Bissonnette croit aussi au bien-fondé des organismes qui viennent en aide aux itinérants qui souhaitent s’en sortir. «Tu vois le gars que t’as engagé six mois après et c’est plus la même personne du tout.» <em>L’Itinéraire</em></span><span lang="FR"> a aidé, selon M. Bissonnette, au moins 500 personnes à briser le cycle de l’itinérance en 14 ans d’existence.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">À Montréal, la ville soutient de huit à dix projets de réinsertion sociale grâce à une enveloppe budgétaire de 900 000$. Ces projets mobilisateurs visent à aider les jeunes de la rue à mieux s’insérer dans la collectivité montréalaise et à les accompagner dans cette démarche d’intégration. Cet argent part toutefois rapidement en fumée et n’est pas suffisant pour les organismes, qui doivent souvent leur survie à de généreux donateurs.</span></p>
<p><span lang="FR">Malgré le manque de ressources pour la réinsertion sociale des itinérants, les gens du milieu demeurent persuadés que la rue n’est pas un sens unique, mais bien qu’un mauvais détour. «C’est faisable de s’en sortir, si je n’y croyais pas, je ne ferais pas ce travail-là<em>!</em></span><span lang="FR">», assure Francis Martin, la voix pleine de conviction et d’espoir.</span><!--EndFragment--></p>
<p><!--more--></p>
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		<title>Dossier itinérance — Quand l’itinérance devient un crime</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 20:12:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lors des audiences publiques sur l&#8217;itinérance, les groupes d’aide aux sans-abri ont notamment insisté sur le danger de voir l’itinérance se judiciariser. Ces dernières années, les mesures d&#8217;infraction envers les sans-abri se sont multipliées. 

«L’itinérance est devenue au cours de ces dix dernières années, non pas un mode de vie, une condition de vie mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span style="Calibri;"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/police2.jpg"><img class="size-medium wp-image-599 alignnone" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/police2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="Calibri;">Lors des audiences publiques sur l&#8217;itinérance, les groupes d’aide aux sans-abri ont notamment insisté sur le danger de voir l’itinérance se judiciariser. Ces dernières années, les mesures d&#8217;infraction envers les sans-abri se sont multipliées. <span id="more-598"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;">
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="small;"><span style="Calibri;"><span style="TimesNewRoman;">«L’itinérance est devenue au cours de ces dix dernières années, non pas un mode de vie, une condition de vie mais bien davantage un crime.» </span>Ce dur constat est tiré d’un des travaux du Collectif de recherche sur l’itinérance, la pauvreté et l’exclusion sociale (CRI) de l’UQAM. Les résultats de cette recherche<span style="128;">, </span><span style="text1;">qui traite spécifiquement de la </span><span style="text1;">judiciarisation et de la<span style="yes;"> </span>criminalisation des populations itinérantes à Montréal, témoignent de l’orientation prise par les forces</span><span style="Arial;"> policières «vers une gestion pénale de l’itinérance». </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;">
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Depuis les dix dernières années, les études démontrent que les policiers donnent beaucoup plus généreusement des constats d’infraction aux itinérants. Et après trois constats d’infraction donnés à une même personne, le policier a le pouvoir de l’amener faire un tour derrière les barreaux. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Une situation que dénonce Mauve, une jeune itinérante montréalaise, qui s’insurge de la répression policière dont elle et ses congénères sont victimes. </span></span></span><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Les contraventions, la jeune femme s’y connaît. «Un ticket pour mauvais usage du mobilier urbain, c’est 85$. Pour flânage, c’est 148$. Ce n’est pas long atteindre le mille piastres.» Elle affirme avoir «des milliers de dollars de dettes de tickets», 25 000$ plus précisément. «On est pas mal tous dans les quatre chiffres au moins.»</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><strong></strong><strong><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Le plaidoyer des organismes communautaires </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><strong></strong><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Un problème qui interpelle Dan Bigras, porte-parole du Refuge des jeunes de Montréal, qui en a même fait son cheval de bataille depuis les dernières années. Venu témoigner dès le premier jour de la commission parlementaire, il a donné des exemples concrets du harcèlement policier dont sont selon lui victimes les jeunes de la rue, comme des tickets pour avoir sacré, pour avoir jeté un mégot de cigarette ou pour avoir marché à pied sur le gazon d’un parc. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Selon un règlement de la ville que cite Bigras : «il est interdit d’utiliser le mobilier urbain à une autre fin que celle à laquelle il est destiné.» On parle ici «d’un p’tit gars» qui s’est mérité une contravention de 500$ plus les frais, soit 628$, pour s’être assis sur un bloc de béton. </span></span></span><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Selon l’impétueux chanteur, il s’agit de contraventions qui n’existent pas pour Monsieur et Madame-tout-le-monde, car elles ciblent uniquement et injustement les sans-abri, les jeunes comme les moins jeunes. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="none;"><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="none;"><strong><span style="TimesNewRoman;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Quand la loi et l’ordre doivent régner…</span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="none;"><strong></strong><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Au nom de la protection de l’ordre public, les forces policières montréalaises ont le mandat de «nettoyer les parcs», pour reprendre l’expression percutante employée par un policier du secteur souhaitant garder l’anonymat.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="none;"><span style="small;"><span style="Calibri;"><span>Les travaux du CRI de l’UQAM démontrent que «la situation d’itinérance est perçue, dénoncée, contrôlée comme une situation de menace pour l’ordre public</span><span style="TimesNewRoman;">», ce à quoi<span style="yes;"> </span>on répond au moyen de l’intervention pénale. On donne de plus en plus de contraventions, ce qui entraîne un «recours massif à l’incarcération.»</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="none;"><span style="small;"><span style="Calibri;"><span style="text1;">Jean-Guy, un sans-abri rencontré près du parc Émilie-Gamelin, vit d’ailleurs depuis quelques années dans un va-et-vient continu entre la prison et la rue. «Disons que je n’ai pas besoin de dire mon nom aux policiers; ils me connaissent.»</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="none;"><span style="TimesNewRoman;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Les travaux du CRI insistent sur «l’injustice flagrante» que vivent les personnes en situation d’itinérance. Alors que les politiques pénales du Canada et du Québec tentent de restreindre au minimum les cas d’emprisonnement pour en faire une mesure de dernier recours, les cas d’incarcération chez les itinérants grimpent paradoxalement en flèche depuis les dernières années.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><strong><span style="small;"><span style="Calibri;">Droit de réplique à la police</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Des policiers patrouillant le secteur de Ville-Marie ont défendu leur point face aux critiques des organismes communautaires: <span style="Arial;">«Souvent, ils (les sans-abri) sont reliés à beaucoup de criminalité. Ils embarquent dans la vente de drogues parce que c’est de l’argent facile. (…) C’est pour ça qu’il y a de la répression envers eux; parce qu’ils causent beaucoup de problèmes.»</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Les deux policiers interrogés insistent sur la nécessité d’avoir recours à des mesures punitives pour contrôler certains itinérants. «C’est parce ce qu’en donnant un ticket, puis deux, puis trois pour la même infraction, tu as le pouvoir de l’arrêter après puis de l’amener en-dedans. Si tu laisses ça aller, ça devient la jungle après.»</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="411.1pt;"><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Marc-André, un jeune sans-abri qui bravera bientôt son sixième hiver dans la rue, affirme quant à lui plutôt bien s’entendre avec les policiers et nie complètement l’existence d’une «répression policière». «S’il y en a (du harcèlement policier), c’est parce que tu l’as cherché. <em>Sorry</em> là !» Le jeune homme est convaincu que «si la police te fait chier, c’est parce que tu les as fait chier. Parce qu’ils ne se laisseront pas faire, comme n’importe quel être humain. C’est juste normal.»</span></span></span><span style="Arial;"><span style="Calibri;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="Arial;"><span style="small;"><span style="Calibri;">Les itinérants souhaitent simplement être traités sur le même pied d’égalité que tout le monde. Quant à Mauve, elle réclame «le droit d’être traitée comme une citoyenne à part entière.» </span></span></span></p>
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		<title>Enfourchons nos bicyclettes !</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 03:05:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judith Plamondon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[En ville sans ma voiture]]></category>
		<category><![CDATA[UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vélo était à l&#8217;honneur à l&#8217;occasion de la journée «En ville sans ma voiture» du 22 septembre dernier. Au lendemain du dévoilement officiel du BIXI, le nouveau vélo municipal en libre-service, le gouvernement Charest et l&#8217;administration Tremblay s&#8217;unissent pour promouvoir ce mode de transport responsable. Que pourrait faire l&#8217;UQAM pour faciliter la vie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_369" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p9220014.jpg"><img class="size-medium wp-image-369" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p9220014-225x300.jpg" alt="La rue Ste-Catherine, métamorphosée pour la journée «En ville sans ma voiture», le 22 septembre dernier." width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La rue Ste-Catherine, métamorphosée pour la journée «En ville sans ma voiture», le 22 septembre dernier.</p></div>
<p class="MsoNormal"><span style="11.0pt;">Le vélo était à l&#8217;honneur à l&#8217;occasion de la journée «En ville sans ma voiture» du 22 septembre dernier. Au lendemain du dévoilement officiel du BIXI, le nouveau vélo municipal en libre-service, le gouvernement Charest et l&#8217;administration Tremblay s&#8217;unissent pour promouvoir ce mode de transport responsable. Que pourrait faire l&#8217;UQAM pour faciliter la vie de ses étudiants qui enfourchent leur bicyclette? </span><span id="more-368"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Faire de Montréal «</span><em><span style="11.0pt;">la ville cyclable par excellence en Amérique du Nord</span></em><span style="FR-CA;">». Tel est le désir du maire Gérald Tremblay, qui a dévoilé le 22 septembre dernier, pour la 6<sup>ème</sup> édition montréalaise de la journée «En ville sans ma voiture»,  ses ambitions quant au réseau cyclable montréalais. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Pour atteindre ses objectifs, il entend doubler le kilométrage de pistes cyclables disponibles dans la métropole. Le réseau cyclable passerait ainsi de 400 à quelque 800 kilomètres d’ici quelques années. «<em>Cette année seulement, c’est 100 kilomètres additionnels qui seront construits</em>», a annoncé avec enthousiasme le maire Tremblay, devant une horde de Montréalais venus profiter de la tranquillité d&#8217;une section de la rue Ste-Catherine, devenue piétonne le temps d’une journée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><strong><span style="FR-CA;">Montréal voit grand, Québec défraie </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">La ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, présente pour l’occasion, a dévoilé les grandes lignes de la nouvelle politique provinciale sur le vélo, qui vise essentiellement à «<em>trouver des solutions de rechange à la voiture en solo</em>», notamment en favorisant l&#8217;utilisation de la bicyclette comme mode de transport.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">D’ici 2020, le gouvernement du Québec espère augmenter de 50% l&#8217;utilisation du vélo dans la province. Un objectif pour lequel le gouvernement Charest, par la voix de la ministre Boulet, s’est engagé à investir plus de 13 millions de dollars, principalement  pour la prolongation de la Route verte, un réseau cyclable de plus de 4000 kilomètres qui sillonne le Québec.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Selon le programme du ministère des Transports du Québec, le réseau cyclable québécois augmentera de 30% d’ici quelques années, le kilométrage total passant de 6800 à 8800 kilomètres, une distance à vol d’oiseau équivalente «<em>à la distance séparant Montréal de Santiago au Chili</em>», comme le soulignait avec une pointe d&#8217;humour Julie Boulet.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><strong><span style="FR-CA;">«En ville sans ma voiture», un événement à deux coups de pédale du campus de l’UQAM </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Simon et Catherine, deux étudiants de l’UQAM, se sont tous les deux rendus à bicyclette à leurs cours, en cette journée de septembre où l’auto n&#8217;était pas la bienvenue. Ces deux étudiants ont l’habitude de se déplacer à vélo et n’ont donc pas été influencés par la journée «En ville sans ma voiture». </span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">«<em>C’est une très bonne chose</em>», s’est exclamé Simon lorsqu’il a appris les investissements annoncés par Québec. «<em>Il était temps que les ministères se réveillent.</em>» </span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Tout comme Simon, Catherine croit que la ville a encore beaucoup à faire avant de se mériter le titre de «<em>ville cyclable par excellence</em>». La jeune étudiante à la maîtrise en gestion de projets souhaite ardemment que des stationnements pour vélos soient aménagés un peu partout en ville. Elle espère également voir l’UQAM mettre la main à la pâte pour faciliter la vie des cyclistes, notamment en implantant des mesures pour restreindre les vols de vélos, si fréquents sur le campus. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Le Groupe de Recherche d’Intérêt Public de l’UQAM, incite également l’Université à agir en faveur de ce moyen de transport responsable. Le groupe se plaît d’ailleurs, dans son <em>Guide de consommation responsable 2006, </em>à imaginer «<em>une UQAM où le déploiement des stationnements pour vélos serait sans précédent.» </em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;"><span style="FR-CA;">Quant à Simon, il lance un cri d’alarme à la ministre Boulet et au maire Tremblay: s’ils souhaitent véritablement accroître l’utilisation du vélo en ville, ils ne devraient selon lui au grand jamais implanter des stationnements payants pour vélos. «<em>Il faut absolument que cela reste un moyen de transport gratuit et accessible à tous.</em>»</span></p>
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