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	<title>Journal (I) Média &#187; David Riendeau</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Quand on n&#8217;a que le sexe</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 00:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Riendeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[À défaut d&#8217;outils d&#8217;information, les jeunes se rabattent sur les médias pour compléter leur éducation sexuelle, selon une chercheuse du Conseil du statut de la femme.
Pour Nathalie Roy, du Conseil du statut de la femme (CSF), l&#8217;abandon du cours de Formation personnelle et sociale au secondaire et la perte d&#8217;influence de la famille au profit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À défaut d&#8217;outils d&#8217;information, les jeunes se rabattent sur les médias pour compléter leur éducation sexuelle, selon une chercheuse du Conseil du statut de la femme.<span id="more-2393"></span></p>
<p>Pour Nathalie Roy, du <a href="http://www.csf.gouv.qc.ca/fr/accueil/" target="_blank">Conseil du statut de la femme</a> (CSF), l&#8217;abandon du cours de Formation personnelle et sociale au secondaire et la perte d&#8217;influence de la famille au profit des pairs rendent souvent les jeunes sans ressource en matière d&#8217;éducation sexuelle. «La pression des pairs est très forte. Le sexe est associé à la liberté, à l&#8217;ouverture d&#8217;esprit. Si un jeune ne parle pas de ses expériences sexuelles dans la <em>gang</em>, il est catalogué comme coincé.»</p>
<p>Que ce soit pour écouter un vidéoclip de la starlette de l&#8217;heure ou pour <em>chatter </em>sur le réseau <em>MSN Messenger</em> avec ses amis, les adolescents sont de grands consommateurs de médias. «L&#8217;adolescence est une période de reconstruction de l&#8217;identité, avance Nathalie Roy. Pour nous, c&#8217;est d&#8217;autant plus important que les jeunes ne soient pas confrontés à des images stéréotypées ou à connotation pornographique qu&#8217;ils considèrent parfois comme une source d&#8217;information.»</p>
<p>L&#8217;avis «Le sexe dans les médias: obstacle aux rapports égalitaires», menée par le CSF, soulève des questions importantes sur l&#8217;impact d&#8217;une sexualisation accrue dans les médias chez les jeunes. «Nous avons observé des réalités préoccupantes», mentionne Nathalie Roy.</p>
<p>Force est de constater que six mois après la publication de l&#8217;avis, le constat du Conseil du statut de la femme divise encore l&#8217;opinion publique. Au cours d&#8217;un dîner-causerie à l&#8217;Université du Québec à Montréal, Nathalie Roy réitère les conclusions menées et les recommandations faites au gouvernement.</p>
<p>«Ces dernières années, nous avons remarqué une augmentation de la sexualisation dans les médias et une marchandisation du corps de l&#8217;homme et surtout de la femme, annonce Nathalie Roy. Pendant ce temps, la moyenne des premiers rapports sexuels a baissé, tandis que la violence conjugale et la propagation d&#8217;infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) ont augmenté chez les jeunes.» Le ministère de la Santé estime que le taux d&#8217;infection à gonocoque, un ITSS, a augmenté de 250% chez les adolescentes de 15 à 19 ans en 2007.</p>
<p>Si la chercheuse convient qu&#8217;il serait malhonnête de jeter l&#8217;unique responsabilité de ces fléaux sur les médias, elle recommande aux professeurs du nouveau cours d&#8217;Éthique et culture religieuse au secondaire d&#8217;aborder ce genre de sujets en classe.</p>
<p>Pour Francine Descarries, professeure au <a href="http://www.socio.uqam.ca/" target="_blank">département de sociologie</a> de l&#8217;UQAM, l&#8217;explication de la présence grandissante du sexe dans les médias est simple. «Soyons clair, le sexe vend! Si un publicitaire utilise une image provocante dans sa pub, elle finira par devenir banale. À ce moment, le publicitaire va en rajouter.»</p>
<p><strong>L&#8217;homme cowboy, la femme princesse</strong></p>
<p>Autre constat, les médias sont perçus différemment selon l&#8217;âge. Tout comme le jeune enfant croît vraiment à l&#8217;histoire du petit chaperon rouge, l&#8217;adolescent, confronté à un film porno trouvé sur la Toile, ne discerne pas toujours la frontière entre le réel et le fictif. Or, la sexualisation accrue dans les médias constituerait un obstacle aux rapports égalitaires entre hommes et femmes puisqu&#8217;il en dégage une image stéréotypée, voire violente. «La sexualisation des médias est dévastatrice puisqu&#8217;elle influence l&#8217;ensemble des rapports amoureux chez les jeunes», plaide Nathalie Roy. Cette influence se traduit en général par une perte d&#8217;estime de soi chez les filles et une plus grande résilience face à la violence conjugale et face à des pratiques sexuelles dangereuses, comme la sodomie ou les rapports non protégés.</p>
<p>Si dans l&#8217;imagerie médiatique, l&#8217;homme se réserve un rôle de séducteur et de coureur de jupon, la femme se doit d&#8217;être soumise, dépendante, et offerte à son homme. «Charmer, plaire, séduire, voilà le réel et l&#8217;unique pouvoir des femmes», ironise Francine Descarries. «Pourtant nous assistons à une plus grande acceptation de la violence chez les jeunes filles, insiste Nathalie Roy. Devant de tels modèles, les jeunes ne peuvent pas prendre de recul entre ce qu&#8217;est la fiction et ce que devrait être des rapports amoureux et sexuels harmonieux et égalitaires.»</p>
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		<title>Voix nouvelles</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/voix-nouvelles/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 00:13:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Riendeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Oubliez l&#8217;image pépère-bourgeoise que vous vous faites au sujet des musées. Muséologies &#8211; Les cahiers d&#8217;études supérieures, une revue au contenu à la fois sérieux et audacieux, dépoussière les vieux mythes entourant l&#8217;univers muséal depuis 2006.
L&#8217;éditrice de Muséologies, Alessandra Mariani et le directeur du programme de muséologie à l&#8217;Université du Québec à Montréal et membre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p1010002.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2376" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p1010002-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Oubliez l&#8217;image pépère-bourgeoise que vous vous faites au sujet des musées. <em>Muséologies &#8211; Les cahiers d&#8217;études supérieures,</em> une revue au contenu à la fois sérieux et audacieux, dépoussière les vieux mythes entourant l&#8217;univers muséal depuis 2006.<span id="more-2358"></span></p>
<p>L&#8217;éditrice de <em>Muséologies</em>, Alessandra Mariani et le directeur du programme de muséologie à l&#8217;Université du Québec à Montréal et membre du comité scientifique de la revue, Yves Bergeron, reçoivent <em>(I)Media</em>. Pour ces deux mordus des musées, la revue répondait avant tout à un besoin de diffuser et de partager des connaissances. «Les mémoires qu&#8217;écrivent nos étudiants à la maîtrise finissent dans bien des cas sur les tablettes, note Yves Bergeron. Personne ne bénéficiait vraiment du fruit de leurs recherches. Il arrive souvent qu&#8217;un autre chercheur reprenne sans le savoir un sujet qui a déjà été traité.»</p>
<p>L&#8217;éditrice s&#8217;empresse d&#8217;ajouter que c&#8217;est grâce à l&#8217;initiative d&#8217;Yves Bergeron que la revue a pu voir le jour. «Monsieur Bergeron a lancé un appel aux étudiants qui a suscité l&#8217;enthousiasme. Pour le premier numéro, nous avons abordé les finalistes du concours Roland-Arpin (remis à des étudiants en muséologie) afin qu&#8217;ils présentent dans la revue un résumé de leurs mémoires. Nous avons été surpris de leur réceptivité.» <em>Muséologies </em>se trouve notamment au Musée d&#8217;art contemporain, au Musée du Louvre, au Musée du Quai Branly et au Centre Georges-Pompidou. Sa toilette soignée lui a d&#8217;ailleurs mérité le Grand prix du concours Grafika 2008.</p>
<p>La revue se propose de chercher de nouvelles avenues à la muséologie et d&#8217;en refléter les tendances. Et pour cause, plusieurs textes des <em>cahiers d&#8217;études supérieures </em>s&#8217;intéressent aux différentes fonctions du musée. «Il change parce que la société change, fait observer Yves Bergeron. Parfois, le grand public entretient le mythe comme quoi le musée est un lieu de permanence. Bien que quelques institutions présentent encore cette image, le musée en général a beaucoup évolué depuis 40 ans. Sa fonction s&#8217;est modifiée. Il est devenu un acteur culturel et éducatif, un lieu social qui regroupe des associations. Il ne ferme plus ses portes à 17 heures!» Alors que la vente d&#8217;églises est chose courante et que notre patrimoine religieux bat de l&#8217;aile, «il serait impensable de fermer un musée au Québec&nbsp;&raquo;, ajoute Alessandra Mariani.</p>
<p><strong>Sonder de nouveaux espaces</strong></p>
<p><em>Muséologies</em> couvre un territoire inexploré en laissant la plume aux étudiants. Amateurs s&#8217;abstenir, car les textes sont soigneusement inspectés par un comité scientifique qui s&#8217;assure du sérieux et de la pertinence de la recherche. «Si un étudiant a su présenter une si bonne recherche, c&#8217;est qu&#8217;un professeur était derrière lui pour le motiver, lui insuffler l&#8217;inspiration tout au long du processus sans ce que ce mentorat ne soit décelable au cours de la lecture,» précise Alessandra Mariani.</p>
<p>Le spectre des sujets abordés dans <em>Muséologies</em> ouvre la porte à un large lectorat composé de professionnels et d&#8217;étudiants en arts, en design, en architecture ou en communication. Fait intéressant, le lecteur peut communiquer directement avec le chercheur afin d&#8217;en apprendre plus, ce qui fait de la revue un outil de réseautage efficace entre les gens du milieu. «La recette est bonne si on se fie à la réception des professeurs dans différentes disciplines», commente Yves Bergeron.</p>
<p>Les deux complices prédisent que l&#8217;univers du musée est appelé à changer une fois de plus d&#8217;ici les prochaines années. «La nature des expositions changent et les institutions cherchent des solutions pour assurer leur pérennité, soutient Alessandra Mariani. Il suffit de penser au problème de gestion des artéfacts et des oeuvres. La production artistique est énorme. Comment tout conserver?»</p>
<p>Le public des musées, constitué de 80% de diplomés universitaires, devrait croître malgré la dénatalité puisque le taux de diplomation augmente au Québec. D&#8217;un autre côté, les perspectives économiques et l&#8217;appauvrissement de la classe moyenne inquiètent Yves Bergeron. «Le nombre de musées a éclaté avec l&#8217;apparition de la classe moyenne dans les années 1950 et 1960. La vitalité du réseau des musées dépend de la richesse collective.»</p>
<p>Pour eux, la privation des musées ne serait pas envisageable. «À plusieurs égards, ils sont souvent gérés comme des entreprises, avec un conseil d&#8217;administration qui se pose des questions à savoir ce qui ferait courir les gens», avance Alessandra Mariani.</p>
<p>À l&#8217;avis d&#8217;Yves Bergeron, le secteur privé au Québec se donne une visibilité médiatique démesurée par rapport à son apport réel à l&#8217;univers muséal. «Le privé cherche à leurrer le public lorsqu&#8217;il prétend que s&#8217;il n&#8217;était pas là, les musées tomberaient. Je vois mal comment les musées, même les plus grands, pourraient exister sans l&#8217;apport des gouvernements. En fait, les entreprises seraient incapables de soutenir les musées sans le rôle de l&#8217;État. Pourtant dans les expositions, les partenaires privés occupent souvent le haut du pavé.»</p>
<p><em>Muséologies-Les cahiers d&#8217;études supérieures </em>se veut à l&#8217;image de l&#8217;univers qu&#8217;il sonde, profond, multiple et actuel. S&#8217;il faut en croire les deux collaborateurs, les étudiants en muséologie auront de la matière jusqu&#8217;aux callendes.</p>
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		<title>Étudiez maintenant, payez après.</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 14:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Riendeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[banque]]></category>
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		<description><![CDATA[À défaut d’être admissibles au programme gouvernemental de prêts et bourses, de nombreux étudiants se procurent sans difficulté une marge de crédit auprès des banques.
Aller à l’université coûte cher. Pour joindre les deux bouts, les étudiants n’hésitent pas à cumuler les boulots et à demander l’aide financière du gouvernement. Durant l’année scolaire 2001-2002, Statistiques Canada [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À défaut d’être admissibles au programme gouvernemental de prêts et bourses, de nombreux étudiants se procurent sans difficulté une marge de crédit auprès des banques.<span id="more-1480"></span></p>
<p>Aller à l’université coûte cher. Pour joindre les deux bouts, les étudiants n’hésitent pas à cumuler les boulots et à demander l’aide financière du gouvernement. Durant l’année scolaire 2001-2002, Statistiques Canada estimait que 44% des étudiants canadiens qui demandaient une aide recevaient une réponse positive. Les autres doivent trouver leur financement ailleurs. Plusieurs n’hésiteront pas à cogner à la porte de leur caisse populaire ou de leur banque pour demander une marge de crédit.</p>
<p>Manuel Bergeron possède une marge de crédit depuis un an. Il étudie le design dans un collège privé de Brossard. Bien que ses parents paient de gros frais de scolarité, il doit travailler comme gérant dans une boutique pour payer ses dépenses courantes et son matériel de cours. « Je n’ai jamais pu recevoir de prêts et bourses parce que le gouvernement considérait que mes parents gagnaient trop », explique le jeune homme de 19 ans. Lorsque l’envie lui prend d’acheter un ordinateur portable, il craque : « Je suis allé voir les conseillers de ma caisse pop pour qu’ils me donnent une marge et je les ai <em>achalé</em> jusqu’à ce que je la reçoive, quitte à fournir immédiatement tous les papiers nécessaires pour que la démarche se fasse plus vite. Ça a pris 24 heures. » Michel Gagné, conseiller budgétaire à l’Association Coopérative d’Économie Familiale (ACEF) de la Rive Sud de Montréal, considère que l’accès pour un étudiant à une marge de crédit est trop facile : « Les institutions sont prêtes à fournir un éventail de privilèges aux étudiants pour qu’ils prennent une marge de crédit, que ce soit un système de points semblables aux Air Miles ou des bas taux d’intérêts qui frisent le ridicule. C’est moins liant. Un étudiant peut prendre dix ans pour rembourser un simple prêt et tous les intérêts qui viennent avec! »</p>
<p>Puisqu’il est étudiant, Manuel obtient de sa caisse populaire une marge de crédit de 3000 $, remboursable à un taux d’intérêt préférentiel. Pour Michel Gagné, ce genre de situation est pernicieuse : « Une institution privée va prêter de grosses sommes aux étudiants parce qu’elle pense qu’il sera capable de payer à la sortie de l’université. Le problème c’est que s&#8217;il retarde ses paiements, il jette davantage d’argent dans les coffres des banques en intérêts. »</p>
<p>Une fois l’ordinateur en sa possession, Manuel se sert de sa marge pour payer son matériel d’école et pour rembourser quelques dettes de crédit. « En quelques jours, ma marge était pleine. Elle l’est depuis ce temps-là. » Depuis, Manuel se sert de sa marge pour payer ses dépenses courantes. Toutefois, il doit consacrer mensuellement le quart de son salaire pour rembourser ses dettes. « Une telle situation réduit la capacité de payer de l’étudiant. Il peut même être tenté d’utiliser encore du crédit auprès d’une autre institution, ce qui est souvent un signe de surendettement », explique Michel Gagné. Quant à Manuel, il espère payer la totalité de ses dettes d’ici deux ans. « Je ne regrette pas de l’avoir fait, cependant, je réalise qu’avoir sa marge de crédit, c’est avoir une liberté à deux tranchants. »</p>
<p>Une manne de crédit</p>
<p>Une simple recherche sur Internet suffit à constater l&#8217;abondance des offres qui interpellent directement les étudiants. Par exemple, le site du Mouvement Desjardins propose une marge de crédit de 3000$ par année pour un élève de niveau collégial et le double pour un universitaire. D&#8217;autres institutions vont plus loin dans cette voie. La banque CIBC dispose d&#8217;un plan de financement pour les classes professionnelles. Les étudiants d&#8217;une dizaine de disciplines, dont la médecine, le droit et la podiatrie peuvent emprunter jusqu&#8217;à 150 000$ pour l&#8217;ensemble de leur formation. «L&#8217;accès au crédit est un des principaux facteurs de surrendettement, clame Michel Gagné, les débiteurs créent de faux besoins. Ça va prendre combien d&#8217;années à un étudiant pour rembourser 150 000$, plus les intérêts? Dix, vingt, trente ans?»</p>
<p>Karine Robillard, conseillère budgétaire à Option Consommateur croit aussi qu&#8217;il y a un réel problème d&#8217;accès et surtout d&#8217;éducation au crédit: « Les jeunes manquent d&#8217;information face au crédit et à ses conséquences. Beaucoup d&#8217;entre eux ignorent le simple fait qu&#8217;ils doivent payer des intérêts même s&#8217;ils remboursent le paiement minimal mensuel.» Selon elle, les jeunes seraient généralement vulnérables face au crédit: «Quand leur première source d&#8217;informations sur le sujet provient de leur famille et de leur entourage et que ceux-ci sont déjà endettés jusqu&#8217;au cou, ils commencent avec un mauvais exemple.»</p>
<p>Pourtant, il semble que les jeunes auraient intérêt à mieux être informés sur les conséquences de l&#8217;endettement. Des difficultés futures attendent les mauvais payeurs. «Les propriétaires d&#8217;appartement, les assureurs et les employeurs scrutent de plus en plus le dossier de crédit de leur clientèle.»</p>
<p>Tout indique que la meilleure solution pour éviter les pièges du crédit soit de bien s&#8217;informer avant de se procurer une marge et de s&#8217;en tenir à son budget.</p>
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		<title>Une crise &#171;&#160;made in USA&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 16:34:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Riendeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;explosion du budget militaire américain et la déréglementation des marchés seraient à l&#8217;origine de la crise financière actuelle, selon des spécialistes des questions internationales. À leur avis, le bourbier financier amorcerait la fin de l&#8217;hégémonie américaine dans le monde.

Réunis au cours d’une conférence donnée à l’UQAM sur les impacts de la crise financière au niveau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1907" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pb140030.jpg"><img class="size-medium wp-image-1907" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/pb140030-300x225.jpg" alt="La crise à l'heure internationale" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">La crise à l&#39;heure internationale</p></div>
<p class="MsoNormal" style="auto;">L&#8217;explosion du budget militaire américain et la déréglementation des marchés seraient à l&#8217;origine de la crise financière actuelle, selon des spécialistes des questions internationales. À leur avis, le bourbier financier amorcerait la fin de l&#8217;hégémonie américaine dans le monde.<span id="more-1904"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="auto;">
<p class="MsoNormal" style="2;"><span style="bold;">Réunis au cours d’une conférence donnée à l’UQAM sur les impacts de la crise financière au niveau international, trois chercheurs uqamiens du Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité (CEPES) et du Centre d’études sur l’intégration de la mondialisation (CEIM) se prononcent sur l’avenir du système international. «La crise révèle les limites de l’hégémonie américaine, mais aussi la fragilité des économies européennes et asiatiques», déclare Alex MacLeod, directeur du CEPES. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="2;"><span style="bold;">«Que les détracteurs des États-Unis, qui président leur chute depuis 50 ans, ne se réjouissent pas trop vite, intervient Christian Deblock, directeur du CEIM. Ce serait catastrophique.» Selon les trois chercheurs, aucun pays n’a intérêt à voir les États-Unis tomber. «Pas même la Chine, qui investit et qui exporte là-bas, renchérit Alex MacLeod. Imaginez qu’une personne vous doive beaucoup d’argent. Ce n’est pas sa mort qui va vous rembourser ses dettes.» </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="bold;">Quand Washington s’en va-t-en guerre</span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Verdana;">Les trois chercheurs pointent aussi du doigt le militarisme de la société américaine. «Mener une guerre sur deux fronts montre les limites de l’implication étrangère des Américains», fait valoir Alex MacLeod. De 2001 à 2006, le budget américain alloué à la défense a gonflé de 48% pour un total de 439 milliards de dollars en 2007. «Leur système économique mise sur l’expansion militaire pour favoriser la croissance, or le déficit et la dette augmentent,  fait valoir Dan O’Meara. Personne n’ose remettre en question la place du militarisme aux États-Unis.» Selon eux, si les Américains veulent réduire leur déficit, ils n’auront pas le choix de se retirer de certaines positions que leurs militaires occupent depuis environ quinze ans. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Verdana;">Alors que le monde entier semble se réjouir des résultats des dernières élections présidentielles américaines, Dan O’Meara ne partage pas cet enthousiasme. «Obama n’a pas proposé de diminuer le budget de la défense, ce qui me laisse douter de sa capacité à gérer la crise.»</span></p>
<p class="MsoNormal" style="2;"><span style="bold;">La fin de la déréglementation </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Verdana;">À en croire les trois chercheurs, la crise actuelle donne une cuisante leçon d’humilité aux partisans féroces du libre marché.<strong> «</strong>La question du marché a été renvoyée aux États, qui ont déréglementé, lance Christian Deblock. Des règles existent entre les États, mais pas pour le marché!» </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Verdana;">Pourtant, en 1998, la crise économique asiatique avait sonné l’alerte chez les acteurs économiques mondiaux sur les effets de la déréglementation du marché. «Aussitôt que la situation s’est stabilisée, les gens du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale se sont empressés pour dire qu’il n’y avait pas péril en la demeure et qu&#8217;il ne fallait rien changer au système», s’insurge Christian Deblock. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Verdana;">À l’idée d’un nouveau système de réglementation des lois du marché, Dan O’Meara, du CEPES, se montre sceptique. «Les grandes puissances n&#8217;en viennent à aucun consensus, or cela est nécessaire. La libéralisation totale du marché a affecté l’équilibre social et politique international.» Si difficile soit-elle à réaliser, une nouvelle refonte du système financier passerait «par l’inclusion de tous les acteurs économiques, politiques et sociaux dans le processus», estime Christian Deblock. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;">
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="Verdana;"> </span></p>
<div><span style="bold;"><span style="Times New Roman;"> </span></span></div>
<div><span style="bold;"><span style="Times New Roman;"> </span></span></div>
<p><span style="bold;"><span style="Times New Roman;"> </span></span></p>
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		<title>Le pari des mots</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 14:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Riendeau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[alphabétisation]]></category>
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Exclusion et pauvreté, des étiquettes qui collent à la peau des Habitations Jeanne-Mance, ces habitations à loyer modique en plein cœur du centre-ville.  Cependant, des bénévoles de l’UQAM et des membres de la communauté œuvrent pour revaloriser la vie du quartier. Ils misent sur l’alphabétisation des enfants et des jeunes adultes.
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<p>Exclusion et pauvreté, des étiquettes qui collent à la peau des Habitations Jeanne-Mance, ces habitations à loyer modique en plein cœur du centre-ville.  Cependant, des bénévoles de l’UQAM et des membres de la communauté œuvrent pour revaloriser la vie du quartier. Ils misent sur l’alphabétisation des enfants et des jeunes adultes.<span id="more-842"></span></p>
<p>Un petit local abrite du lundi au jeudi soir les ateliers d’aide aux devoirs.  Lorsque <em>I Media</em> se rend sur les lieux, une trentaine de bénévoles, de parents et d’enfants participent à l’atelier.  Louis Jean, étudiant en sociologie à l’UQAM, est bénévole chez l&#8217;organisme Collège Frontière, Campus UQAM et supervise les étudiants bénévoles au cours de l’atelier. «J’avais besoin de garder un contact avec l’enseignement, explique Louis Jean, un ancien professeur au primaire qui a fait son retour aux études. Les jeunes sont vraiment attachants.»</p>
<p><em>I Media</em> passe la soirée avec le petit Abdul, 7 ans, pour l’aider dans ses devoirs et ses leçons de français et de mathématiques.  «J’aime venir ici, répond le timide jeune homme entre deux gorgés d’orangeade. Ça m’aide pour l’école. C’est important.»  La soirée se déroule sous l’œil bienveillant de Perpétue Mukarugwiza, affectueusement appelée «Pépé» par les jeunes et les bénévoles. En 2005, elle met sur pied la Fondation pour l&#8217;éducation des enfants et jeunes adultes défavorisés (FEEJAD) au service des habitants des Habitations Jeanne Mance. «On travaille pour que les parents puissent faire partie du processus d’apprentissage de leurs enfants, dit Mme Mukarugwiza. C’est primordial.»  Alors que les jeunes font leurs devoirs en compagnie des bénévoles, certains parents suivent des cours de francisation.  «Parfois, les parents ne parlent pas français, précise-t-elle, ils ne peuvent donc pas aider leurs enfants.» Le quartier ne compte pas moins de 70 communautés culturelles.</p>
<p>Les gens rencontrés lors de l’atelier d’aide aux devoirs ont à cœur l’instruction de leur enfant. «L’éducation de nos enfants est importante pour nous, plaide Carl, père de deux enfants qui participent à l’atelier.  Aujourd’hui, tu ne peux rien faire si tu ne sais pas lire et écrire.  L’éducation, c’est le passeport pour vivre dans le monde!»</p>
<p>Pour cela, la FEEJAD peut compter sur les étudiants bénévoles de Collège Frontière, campus UQAM, qui œuvre dans le quartier depuis bientôt dix ans.  Le Collège Frontière, un organisme pancanadien, recrute essentiellement ses bénévoles dans les campus.  «Les universités sont une grosse mine de ressources, les étudiants ont le temps de s’impliquer», pense Fabien Torres, le coordonnateur de Collège Frontière, Campus UQAM.  Pour cet étudiant à la maîtrise en sociologie à l’UQAM, l’implication de leur organisation aux Habitations Jeanne Mance s’imposait d’elle-même. «C’est facile d’accès, répond Fabien Torres. Il s’agit d’un endroit où il y a beaucoup de travail à faire. C’est très motivant.»</p>
<p>Si certains étudiants deviennent bénévoles pour acquérir une première expérience en éducation, d’autres voient la chose d’une manière plus ludique. «On le fait pour eux, c’est vrai, mais aussi pour nous, affirme avec enthousiasme Marie-Joelle Essex, vice-présidente de Collège Frontière, campus UQAM. Grâce à ces enfants, je garde ma jeunesse.  On retrouve l’enfant en soi en faisant les voix des personnages des histoires qu’on lit ou en se déguisant!»  L’organisation, mis à part l’aide aux devoirs, collabore avec différents acteurs communautaires du quartier pour offrir des cercles de lecture aux enfants et des ateliers de tutorat.  Des immigrants en processus de francisation bénéficient du programme de tutorat, mais aussi des décrocheurs et des gens atteints de déficiences.</p>
<p>Vaste programme alors que ces bénévoles doivent jongler avec leurs études et souvent avec un petit boulot.  Kim Duyen Nguyen, présidente de Collège Frontière, campus UQAM pense plutôt le contraire.  «Dans un endroit comme l’UQAM, les gens s’engagent beaucoup, dit l’étudiante en Littérature. Les horaires des cours facilitent la chose.»  Les étudiants bénévoles au Collège Frontière consacrent en moyenne deux heures par semaine et choisissent le lieu et le type d’atelier auxquelles ils participeront.</p>
<p>À ceux qui seraient tentés par l’expérience, il faudra attendre jusqu’en début janvier pour s’inscrire au programme d’aide à l’alphabétisation.  Il y aura d’abord une première sélection des candidats puis une entrevue individuelle. Les candidats retenus pourront parfaire leurs connaissances au cours d’une formation. «Il ne faut pas forcément avoir de l’expérience dans le bénévolat, fait valoir Kim Duyen Nguyen, tout ceux qui se tournent vers l’enseignement et la communication peuvent le faire.»</p>
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