<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Journal (I) Média &#187; Nadjib Salah</title>
	<atom:link href="http://www.journalimedia.uqam.ca/author/salahnadjib/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.journalimedia.uqam.ca</link>
	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
	<lastBuildDate>Tue, 04 May 2010 15:36:17 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.5</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>L&#8217;identité québécoise, le nouveau défi du PQ</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/lidentite-quebecoise-le-nouveau-defi-du-pq/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/lidentite-quebecoise-le-nouveau-defi-du-pq/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 18:03:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=8573</guid>
		<description><![CDATA[La langue française, l&#8217;immigration et la laïcité étaient au menu du récent colloque du Parti québécois, présidé par une Pauline Marois décidée à géner le gouvernement Charest.

Pauline Marois a prévenu ses militants, présents au Palais des congrès le 21 novembre dernier, que le parti comptait préparer une série d&#8217;initiatives afin d&#8217;assurer la primauté du français [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La langue française, l&#8217;immigration et la laïcité étaient au menu du récent colloque du Parti québécois, présidé par une Pauline Marois décidée à géner le gouvernement Charest.</p>
<div id="attachment_8591" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8591" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/marois_article1-300x215.png" alt="Pauline Marois s'adresse aux militants du Parti québécois" width="300" height="215" /><p class="wp-caption-text">Pauline Marois s&#39;adresse aux militants du Parti québécois</p></div>
<p><span id="more-8573"></span><br />
Pauline Marois a prévenu ses militants, présents au Palais des congrès le 21 novembre dernier, que le parti comptait préparer une série d&#8217;initiatives afin d&#8217;assurer la primauté du français et l&#8217;intégration des immigrants. Elle s&#8217;est dit favorable à l&#8217;application de la Loi 101 aux Centres de la petite enfance (CPE) et compte déposer à l&#8217;Assemblée nationale un projet de loi sur les valeurs québécoises.</p>
<p>« Cette loi assurera que cet état de fait soit connu et respecté de tous. il faut défendre nos valeurs, car personne ne va le faire à notre place. D&#8217;où l&#8217;importance de multiplier les gestes forts, dont l&#8217;imposition du français aux enfants d&#8217;immigrants dès le berceau, et pas seulement au primaire et au secondaire comme c&#8217;est le cas depuis une trentaine d&#8217;années », a soutenu la chef péquiste.<br />
« Si le gouvernement rejette notre proposition, on aura compris le message. Pour les libéraux, la loi 101 est une épine au pied. Pour nous, c&#8217;est notre grande fierté. Le français est une langue commune, nous comptons bien maintenir sa prédominance », a-t-elle poursuivi.<br />
Mme Marois a réservé toutefois son opinion au sujet de l&#8217;imposition de la loi au niveau collégial même si elle dit « vouloir en faire une bonne évaluation ».</p>
<p>À ce sujet, le militant Gérald Larose, professeur invité à l&#8217;École de travail social de l&#8217;UQAM et ancien président de la Commission des États généraux sur la situation et l&#8217;avenir de la langue française au Québec, estime en entrevue qu&#8217;il est acceptable de prendre des mesures pour renforcer le français.<br />
« Il y a plusieurs enfants, avec une langue d&#8217;origine autre que le français et l&#8217;anglais, qui se font placer dans des garderies anglophones et qui se retrouvent après dans des prématernelles francophones. Ces enfants sont confrontés à des difficultés en français en pré-maternelle sachant que les garderies doivent jouer un rôle afin de préparer les enfants à la scolarisation », assure-t-il.</p>
<p>Pour sa part, Stéphane Gendron, maire de la municipalité de Huntingdon et chroniqueur au Journal de Montréal, se montre très critique à l&#8217;égard du PQ et de ses idées.</p>
<p>« Le Parti québécois n&#8217;a pas d&#8217;avenir, dit-il joint après le colloque. Il fait partie de ce genre d&#8217;organisation sclérosée devenue incapable de se renouveler et pour qui la peur identitaire et celle de disparaître constituent les dernières cartes à jouer. »<br />
« Étendre la loi 101 aux cégeps afin de forcer les immigrants à poursuivre leurs études en français ? Rien de plus faux. Ce sont les étudiants québécois &laquo;&nbsp;de souche&nbsp;&raquo; qui gonflent davantage les clientèles des cégeps anglophones. Étendre la loi aux CPE constitue un acte de censure ridicule comme si l&#8217;on devait allumer le feu de la guerre linguistique en prenant pour otages des petits enfants qui ne demandent qu&#8217;à jouer », mentionne-t-il.</p>
<p><strong>Laïcité et égalité des sexes</strong></p>
<p>Mme Marois signale la fierté d&#8217;afficher des valeurs fondamentales comme la laïcité de l&#8217;état et l&#8217;égalité entre les hommes et les femmes, et elle estime être prête à faire ce qu&#8217;il faut pour les faire respecter.</p>
<p>Concernant l&#8217;immigration, Pauline Marois précise que l&#8217;affirmation de l&#8217;identité québécoise n&#8217;est pas nuisible à l&#8217;intégration  des nouveaux arrivants. Il est hors de question d&#8217;opter pour le multiculturalisme canadien qui mène à une collection de groupes distincts, vivant en ghettos à l&#8217;intérieur de la majorité francophone.<br />
« Le cadre canadien reconnaît le multiculturalisme, souligne M. Larose, également ancien président du Conseil de la souveraineté du Québec.<br />
Au Québec, nous avons une approche qu&#8217;on définit plutôt par l&#8217;interculturalisme. Il y a un noyau qui reste ouvert et l&#8217;enrichissement qui se fait de l&#8217;extérieur vient renforcer ce noyau ».</p>
<p>Contre l&#8217;idée obsessive d&#8217;une indépendance du Québec, le maire Gendron reproche au parti de Mme Marois de vivre dans le passé.<br />
« À voir les péquistes aller en fin de semaine et rêvasser de langue, de culture et d&#8217;histoire, on se serait crus dans les belles années 70, où le Québec revendiquait politiquement  comme un adolescent en soif de pouvoir et d&#8217;épanouissement », constate M. Gendron.</p>
<p>« Le problème pour Marois et ses troupes déconnectées, c&#8217;est que le Québec a franchi le XXIe siècle. Nos priorités en tant que collectivité ne sont pas celles liées à l&#8217;indépendance ou la formation d&#8217;un pays. La structure politique et j&#8217;oserais même dire la langue ont bien peu d&#8217;impact lorsqu&#8217;on ne sait même pas de quoi sera fait le lendemain », ajoute-t-il.</p>
<p><strong>L&#8217;avenir du français</strong></p>
<p>Gérald Larose se montre très inquiet sur la question du français au pays.<br />
« Le Québec se dit francophone, mais il est le seul territoire au pays à fonctionner dans les deux langues. Le Canada se déclare bilingue, mais toutes les autres provinces n&#8217;utilisent que l&#8217;anglais », remarque-t-il, avant de dresser un constat accablant quant à l&#8217;avenir de la langue de Molière au Québec.<br />
« La langue française est en régression, c&#8217;est sûr. Prenons la Louisiane par exemple. L&#8217;abandon du français s&#8217;est fait en une seule génération. Si le Québec ne devient pas un pays, on risque de connaître le même dénouement. On ne peut pas toujours vivre dans la résistance », conclut-il.</p>
<p>Toujours plus critique, mais dans un autre angle, le maire d&#8217;Huntingdon trace les actuelles préoccupations des Québécois. « La nouvelle génération de Québécois est beaucoup plus préoccupée par l&#8217;environnement et l&#8217;avenir de notre planète, la pérennité de nos soins de santé, se trouver un travail et être heureux en famille. Tant et aussi longtemps que les péquistes vivront en marge de la société québécoise, ils seront condamnés à l&#8217;opposition ».</p>
<p><strong>Liens utiles :</strong></p>
<p><a title="Discours de Pauline Marois en ouverture du colloque du Parti québécois." href="http://www.pq.org/videos/discours-pauline-marois-conseil-national-montreal/" target="_blank">Discours de Pauline Marois en ouverture du colloque du Parti québécois.</a></p>
<p><a title="Le Site web du Parti québécois" href="http://www.pq.org/" target="_blank">Le site web du Parti québécois</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/lidentite-quebecoise-le-nouveau-defi-du-pq/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le soccer, plus qu&#8217;une passion ?</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/le-soccer-plus-quune-passion/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/le-soccer-plus-quune-passion/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:46:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=8625</guid>
		<description><![CDATA[Des étudiants algériens vivent un véritable calvaire dans les universités d&#8217;Égypte suite à un match de soccer enflammé qui a opposé l&#8217;Algérie à l&#8217;Égypte le 14 novembre dernier au Caire.

Les tensions entre l&#8217;Égypte et l&#8217;Algérie ont atteint un très haut niveau ces dernières semaines, après la double confrontation des deux pays dans un match de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8670" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-8670" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/halliche_article-300x211.jpg" alt="Joueur algérien à la fin du match au Caire" width="300" height="211" /><p class="wp-caption-text">Joueur algérien à la fin du match au Caire</p></div>
<p>Des étudiants algériens vivent un véritable calvaire dans les universités d&#8217;Égypte suite à un match de soccer enflammé qui a opposé l&#8217;Algérie à l&#8217;Égypte le 14 novembre dernier au Caire.</p>
<p><span id="more-8625"></span></p>
<p>Les tensions entre l&#8217;Égypte et l&#8217;Algérie ont atteint un très haut niveau ces dernières semaines, après la double confrontation des deux pays dans un match de soccer décisif pour la qualification à la prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud.<br />
Des étudiants algériens qui ont choisi de poursuivre leurs études aux bords du Nil se retrouvent aujourd&#8217;hui menacés, harcelés et certains d&#8217;entres eux demandent même un rapatriement.</p>
<p>« Nous sommes des étudiants d&#8217;une coopération interuniversitaire Algérie-Égypte et nous sommes bloqués dans la ville d&#8217;Alexandrie depuis plusieurs jours », témoigne un groupe de 35 étudiants de l&#8217;Université d&#8217;Alexandrie.</p>
<p>«La peur nous ronge de jour comme de nuit. Nos dossiers universitaires sont bloqués dans toutes les universités égyptiennes avec une décision de nous suspendre jusqu&#8217;à nouvel ordre. Nous n&#8217;avons pas le droit d&#8217;accéder à nos facultés ni d&#8217;assister aux cours. D&#8217;ailleurs, nous ne pouvons même plus sortir faire nos courses, car les commerçants refusent de nous vendre quoi que ce soit. Insultes, humiliations et agressions physiques au quotidien. Nous ne savons même pas à qui demander de l&#8217;aide pour nous sécuriser et nous rapatrier », témoigne un groupe de 35 étudiants de l&#8217;Université d&#8217;Alexandrie dans sa lettre au gouvernement algérien.<br />
À ce titre, Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, a précisé « qu&#8217;une attention particulière s&#8217;oriente aujourd&#8217;hui vers nos frères en Égypte, étudiants, résidents et familles mixtes algéro-égyptiennes auxquels nous devons prêter toute l&#8217;aide et l&#8217;assistance dont ils ont besoin ». Il a souhaité également que « cette situation douloureuse puisse être évaluée à juste titre afin que nous puissions construire un avenir meilleur ».</p>
<p><strong>Retour sur les origines des tensions</strong></p>
<p>Dernières journées de qualification pour le Mondial dans la zone Afrique. L&#8217;Égypte reçoit l&#8217;équipe d&#8217;Algérie au stade du Caire alors que les Algériens dépassent les « pharaons » d&#8217;une victoire au classement. Ces derniers étaient donc condamnés à remporter ce match pour être à égalité de points avec leurs rivaux, ce qui donnerait lieu à un ultime face-à-face, dans un terrain neutre cette fois, au Soudan.<br />
Les tensions entre les deux pays, amorcées par médias interposés plusieurs semaines avant le match, se sont accentuées après l&#8217;attaque du bus de la sélection algérienne au Caire le 12 novembre, deux jours avant le match Égypte-Algérie, faisant quatre blessés parmi les joueurs.</p>
<p>Ces graves incidents qui ont touché le sport le plus populaire au monde ont fait les manchettes de la presse internationale, notamment grâce à un extrait vidéo filmé par un des joueurs algériens à bord de l&#8217;autobus <em>(voir liens)</em>. En signe de représailles, quelques édifices égyptiens en Algérie ont été attaqués par des citoyens en colère.</p>
<p>« Le soccer est une religion pour certains partisans », assure Éric Donahue, étudiant au doctorat en psychologie à l&#8217;UQAM et spécialiste de la passion et de l&#8217;agressivité dans le sport.<br />
« Leur identité n&#8217;est pas seulement associée à l&#8217;équipe, mais aussi à leur pays. Ainsi, la défaite de leur équipe est perçue comme une atteinte à leur identité patriotique. Ils sont prêts à tout pour ne pas perdre, et parfois l&#8217;une des solutions les plus faciles est l&#8217;agressivité dans le but d&#8217;intimider l&#8217;équipe adverse », commente-t-il.</p>
<p>Malgré ces tensions et l&#8217;indignation du monde du football, le match a été maintenu par la Fédération internationale de football (FIFA). L&#8217;Égypte le remporte, ce qui remet les deux équipes à égalité au classement. Seul un match d&#8217;appui les départagerait pour désigner le pays qui va jouer au Mondial en juin prochain.</p>
<p>À Khartoum, les Algériens l&#8217;emportent finalement par 1 but à 0 et décrochent ainsi le précieux billet pour la prochaine Coupe du monde. La presse égyptienne soutient que des nouvelles violences ont éclaté dans la capitale soudanaise, accusant ainsi les partisans algériens, mais les autorités locales ont démenti, signalant seulement quelques incidents mineurs.<br />
Les crispations se sont en revanche poursuivies au Caire, frisant l&#8217;hystérie la semaine  dernière. Le conflit a pris une tournure diplomatique avec le rappel de l&#8217;ambassadeur algérien du Caire et de son homologue égyptien à Alger, et surtout suite aux déclarations d&#8217;Alaa Moubarak, le fils du chef d&#8217;État égyptien, assimilant les supporters algériens à des « terroristes ».</p>
<p><strong>Réactions d&#8217;officiels Égyptiens de passage à l&#8217;UQAM</strong></p>
<p>« C&#8217;est très dommage d&#8217;en arriver là pour un match de soccer », confie la consule générale de l&#8217;Égypte à Montréal, Suzanne Gamil, interrogée par le journal iMédia dans le cadre de la semaine égyptienne à l&#8217;UQAM.<br />
« Il devait y avoir un vainqueur et un vaincu après tout. Surtout en sachant que nous avons eu des relations historiques avec l&#8217;Algérie, un pays frère avec qui on partage la même langue et la même religion. Quelques Égyptiens ne représentent pas tout un peuple de 80 millions. Il faut condamner les actes et non pas le peuple. C&#8217;est également valable pour l&#8217;Algérie », conclut-elle.</p>
<p>Signalons enfin que l&#8217;ambassadeur égyptien au Canada, Shamel Nasser, interpellé par le journal iMédia dans le cadre d&#8217;une conférence à l&#8217;UQAM sur les relations culturelles entre l&#8217;Égypte et le Canada, n&#8217;a pas souhaité faire de commentaires sur les tensions entre l&#8217;Algérie et l&#8217;Égypte.</p>
<p><strong>Liens utiles :</strong></p>
<p><a title="À voir absolument : Le reportage qui résume l'aventure de l'équipe algérienne de soccer" href="http://www.canalplus.fr/pid2708.htm" target="_blank">À voir absolument : Le reportage qui résume l&#8217;aventure de l&#8217;équipe algérienne de soccer</a></p>
<p><a title="Un joueur algérien filme l'attaque de son équipe" href="http://www.youtube.com/watch?v=1Jjg8lfJGPc" target="_blank">Un joueur algérien filme l&#8217;attaque de son équipe</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/le-soccer-plus-quune-passion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ikebana, un coup de pouce lavallois au 7e art</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/ikebana-un-coup-de-pouce-lavallois-au-7e-art/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/ikebana-un-coup-de-pouce-lavallois-au-7e-art/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:47:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=7914</guid>
		<description><![CDATA[À seulement 26 ans, Jean-Sébastien Di Fruscia peut se vanter d&#8217;être président directeur général de l&#8217;organisme culturel Ikebana Productions et d&#8217;avoir créer le Festival du film de Laval.



Photo : Catherine Lemay


Tout remonte à l&#8217;année 2007, lorsque le Lavallois Jean-Sébastien Di Fruscia revient de Vancouver où il a effectué des études en cinéma dans le programme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À seulement 26 ans, Jean-Sébastien Di Fruscia peut se vanter d&#8217;être président directeur général de l&#8217;organisme culturel Ikebana Productions et d&#8217;avoir créer le Festival du film de Laval.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl>
<dt><img class="size-full wp-image-7921" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/jeanseb_article.jpg" alt="Photo : Catherine Lemay" width="320" height="213" /></dt>
<dd>Photo : Catherine Lemay</dd>
</dl>
<p><span id="more-7914"></span></div>
<p>Tout remonte à l&#8217;année 2007, lorsque le Lavallois Jean-Sébastien Di Fruscia revient de Vancouver où il a effectué des études en cinéma dans le programme <em>Film Production</em>.<br />
« Je suis revenu du <em>Vancouver Film School </em>avec plein d&#8217;idées et de projets en tête, mais j&#8217;ai constaté que faire des films au Québec n&#8217;était pas évident pour un jeune cinéaste qui désire pratiquer son art. Alors, j&#8217;ai décidé de m&#8217;aider moi-même en aidant les autres et nous avons créé Ikebana Productions », relate-t-il.</p>
<p>Ikebana Productions est un organisme à but non lucratif qui vise à promouvoir l&#8217;éclosion de la relève lavalloise dans l&#8217;industrie du cinéma et de la vidéo, en lui offrant l&#8217;opportunité de se mettre en valeur et de se sortir du chômage, que ce soit à l&#8217;occasion de sa formation ou à la sortie des grandes écoles d&#8217;art.<br />
Plus spécifiquement, Ikebana souhaite supporter la conception, la production et la diffusion d&#8217;oeuvres de créations cinématographiques proposées par des jeunes professionnels de moins de 30 ans.<br />
<strong><br />
Le flou avant le cinéma</strong></p>
<p>« Avant tout cela, je ne savais pas où m&#8217;en aller. J&#8217;étais intéressé par divers domaines et c&#8217;est en me dirigeant vers le cinéma, au Cégep, que j&#8217;ai réalisé la richesse de cet art. On y trouve beaucoup de sujets et, en les traitant, on est appelé à creuser un peu plus la matière pour construire notre film. C&#8217;est, entre autres, cela qui m&#8217;attire dans ce métier », confie le Lavallois.<br />
Il estime cependant que même si la gestion ne « l&#8217;allumait pas » au départ, ses intérêts étant davantage l&#8217;écriture et la réalisation, il n&#8217;a pas eu le choix de tout apprendre sur le terrain et il s&#8217;en réjouit à présent.</p>
<p><strong>Festival du film de Laval</strong></p>
<p>Après avoir suivi des études en cinéma au Cégep Montmorency, Jean-Sébastien s&#8217;est dirigé vers l&#8217;UQAM en scénarisation cinématographique puis a fréquenté le Vancouver Film School. C&#8217;est suite à cette dernière expérience qu&#8217;il a eu l&#8217;idée d&#8217;Ikebana Productions, mais aussi de lancer le <em>Festival du film de Laval</em>. Cette idée s&#8217;est concrétisée quelques années plus tard puisque la première édition du festival a eu lieu du 14 au 16 août 2009 dans divers lieux de l&#8217;île Jésus. « C&#8217;est une invitation lancée non pas aux gens qui connaissent le cinéma, mais au monde qui aime le cinéma », déclarait à ce moment-là le P.D.G d&#8217;Ikebana Productions et directeur du festival.</p>
<p>Il faut dire qu&#8217;à ses débuts, Jean-Sébastien a eu beaucoup de difficultés à percer dans le métier. « Je me suis fait claquer la porte au nez environ 5-6 fois par divers organismes qui me faisaent comprendre que je n&#8217;étais personne et que je devrais revenir les voir quand je serais quelqu&#8217;un. J&#8217;ai décidé de frapper à la porte de la ville de Laval pour pouvoir créer un des projets qui me tenaient vraiment à coeur depuis des années. »</p>
<p><strong>La vie à l&#8217;intérieur et en dehors d&#8217;Ikebana</strong></p>
<p>Il est évident qu&#8217;en deux années de travail, les membres d&#8217;Ikebana Productions ont appris à se connaître. « Jean-Sébastien organisait souvent des 5 à 7, des soirées barbecue, qui nous ont permis de tisser des liens forts dans une ambiance décontractée », se remémore Malika Idrissi, l&#8217;ancienne directrice d&#8217;événements et des ressources humaines de l&#8217;organisme. « Mais quand il s&#8217;agissait de travail, l&#8217;artiste et le leader qu&#8217;il était répondait toujours présent. Dans le milieu culturel, être capable d&#8217;endosser ces deux rôles est à mon avis très important », ajoute-t-elle.</p>
<p>Jean-Sébastien estime que gérer l&#8217;organisme ne lui permet pas d&#8217;avoir du temps pour les loisirs. « Ces deux dernières années ont été très chargées pour nous, on n&#8217;a presque pas eu de vacances. Le peu de temps qui me reste, je le passe avec mes amis et avec ma famille, dans un tout autre décor, pour décompresser. »</p>
<p>Quand il est question d&#8217;avenir, le jeune P.D.G se montre prudent. « Si Ikebana survit d&#8217;ici cinq ans et qu&#8217;on réussit à être stable financièrement, cela voudrait dire qu&#8217;on a réussi à créer quelque chose de concret. Cela nous permettrait d&#8217;ouvrir d&#8217;autres portes&#8230;»</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Liens utiles :</strong></p>
<p><a href="http://www.ikebanaproductions.com/profil-id78.php" target="_blank">Profil d&#8217;Ikebana Productions</a></p>
<p><a href="http://www.ikebanaproductions.com/services--id80.php" target="_blank">Services offerts par Ikebana Productions</a></p>
<p><a href="http://www.festivaldufilmdelaval.com/" target="_blank">Site web du Festival du film de Laval</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/ikebana-un-coup-de-pouce-lavallois-au-7e-art/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Élections municipales 2009 : une sale campagne</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/elections-municipales-2009-une-sale-campagne/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/elections-municipales-2009-une-sale-campagne/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:14:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=7081</guid>
		<description><![CDATA[Entre le financement illégal de partis, les pots-de-vin proposés aux politiciens et la présence de la mafia dans le domaine de la construction, la dernière campagne municipale a suscité beaucoup de critiques à Montréal et un peu partout au Québec. Alors que le gouvernement essaie de faire la lumière sur ces scandales, les Montréalais ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7195" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/mtl2.jpg"><img class="size-medium wp-image-7195" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/mtl2-300x224.jpg" alt="Simond Lord et Louis-Samuel Perron" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Simond Lord et Louis-Samuel Perron</p></div>
<p>Entre le financement illégal de partis, les pots-de-vin proposés aux politiciens et la présence de la mafia dans le domaine de la construction, la dernière campagne municipale a suscité beaucoup de critiques à Montréal et un peu partout au Québec. Alors que le gouvernement essaie de faire la lumière sur ces scandales, les Montréalais ont renouvelé leur confiance au maire sortant, Gérald Tremblay.</p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/la-population-degoutee-par-les-scandales/">La population dégoûtée par les scandales</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/montreal-lile-de-la-corruption/">Montréal, l&#8217;île de la&#8230; corruption?</a></p>
<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/plus-denquete-plus-de-democratie/">Plus d&#8217;enquête, plus de démocratie</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/elections-municipales-2009-une-sale-campagne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Montréal, l&#8217;île de la &#8230;corruption ?</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/montreal-lile-de-la-corruption/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/montreal-lile-de-la-corruption/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=7061</guid>
		<description><![CDATA[Après de longues semaines de campagne électorale, où scandale et corruption occupaient les manchettes, les Montréalais ont finalement refait confiance au maire sortant, Gérald Tremblay, pour un troisième mandat.

Gérald Tremblay, chef d&#8217;Union Montréal, a remporté le duel face à sa principale opposante, Louise Harel, en récoltant 38% des voix, contre 32% pour la candidate de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après de longues semaines de campagne électorale, où scandale et corruption occupaient les manchettes, les Montréalais ont finalement refait confiance au maire sortant, Gérald Tremblay, pour un troisième mandat.</strong></p>
<div id="attachment_7062" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logoelections.png"><img class="size-medium wp-image-7062" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/logoelections-300x188.png" alt="Nadjib Salah" width="300" height="188" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Nadjib Salah</p></div>
<p><span id="more-7061"></span></p>
<p>Gérald Tremblay, chef d&#8217;Union Montréal, a remporté le duel face à sa principale opposante, Louise Harel, en récoltant 38% des voix, contre 32% pour la candidate de Vision Montréal. Richard Bergeron, le leader de Projet Montréal, a quant à lui récolté 25% des votes.<br />
Le faible taux de participation n&#8217;a même pas atteint la barre des 40%, soit 684 000 participants sur un total de 1,1 million d&#8217;électeurs inscrits.</p>
<p>Peu après l&#8217;annonce de sa courte victoire, le maire Tremblay a déclaré : « Les Montréalais ont été fortement secoués par les événements des derniers mois et particulièrement des dernières semaines. Leur confiance a été mise à rude épreuve. Les citoyens veulent des changements et nous incarnons ce changement. »</p>
<p>Faisant allusion aux différentes allégations de manque d&#8217;éthique, le leader d&#8217;Union Montréal a dit vouloir « réduire les investissements de la Ville, c&#8217;est-à-dire de les limiter aux engagements pris et surtout à l&#8217;essentiel, jusqu&#8217;à temps que nous ayons fait la lumière sur les rumeurs de collusion et de corruption qui existent dans le milieu de la construction. »</p>
<p><strong>Retour sur cette « sale campagne »</strong></p>
<p>C&#8217;est <em>RueFrontenac.com </em>qui a d&#8217;abord révélé des contacts entre Benoît Labonté, à l&#8217;époque chef de l&#8217;opposition officielle, et le controversé entrepreneur Tony Accurso.<br />
Ce dernier dirige, préside, et contrôle -directement ou par ses sociétés- des dizaines d&#8217;entreprises. La plus importante, Simard-Beaudry, a obtenu le plus important contrat jamais consenti par la Ville de Montréal, soit 355 millions de dollars pour l&#8217;installation et l&#8217;entretien de 30 000 compteurs d&#8217;eau dans les immeubles industriels, commerciaux et institutionnels de l&#8217;île.</p>
<p>M. Labonté aurait ainsi reçu plus d&#8217;une centaine de milliers de dollars de la part de Tony Accurso pour financer sa course à la chefferie de Vision Montréal en 2008.<br />
Suite à ces accusations et niant au départ toute relation avec ce fameux entrepreneur, il a été forcé de démissionner de son poste de chef de l&#8217;opposition officielle et de lieutenant de Louise Harel.</p>
<p>Quelques jours plus tard, Benoît Labonté a révélé à Marie-Maude Denis, journaliste de Radio-Canada, qu&#8217;il a bien eu des « rencontres » avec Tony Accurso, y compris un fameux souper au restaurant Da Emma, dans le Vieux-Montréal, en mars 2008.</p>
<p>L&#8217;ex numéro deux de Louise Harel a affirmé n&#8217;avoir jamais reçu d&#8217;argent de sa part, mais que M. Accurso en avait versé à des personnes proches de lui pour la course à la direction de Vision Montréal.<br />
M. Labonté a dit en avoir parlé au maire Gérald Tremblay en août 2007. « Gérald Tremblay a blanchi. Il est devenu pâle. Je n&#8217;ai pas eu l&#8217;impression qu&#8217;il devenait pâle parce que je lui apprenais quelque chose. Il m&#8217;a regardé de façon candide et il m&#8217;a dit : &laquo;&nbsp;Tu sais Benoît, en politique municipale, c&#8217;est juste de ça&nbsp;&raquo;. »</p>
<p>Le nom de Bernard Trépanier a également été avancé pour avoir agi à titre d&#8217;intermédiaire entre Union Montréal et des sociétés d&#8217;ingénierie, et pour être en charge d&#8217;un système de ristournes où les entrepreneurs devaient reverser 3% de la somme obtenue au parti du maire.</p>
<p><strong>À l&#8217;échelle provinciale</strong></p>
<p>« Ce que nous regardons défiler à Montréal n&#8217;étonne aucunement », a souligné Stéphane Gendron, maire de la municipalité de Huntingdon, réélu pour un troisième mandat.<br />
« La corruption existe sous diverses formes et elle est omniprésente dans chaque municipalité Je l&#8217;ai vécue souvent et pourtant je ne suis maire que d&#8217;une ville de 2 500 habitants. Lors de mon élection en 2003, une importante firme d&#8217;ingénieur présente partout au Québec a voulu financer ma campagne électorale. J&#8217;ai refusé », a-t-il ajouté.</p>
<p>Ces différents scandales ont provoqué plusieurs réactions parmi les médias et la population. En effet, plus de quatre québécois sur cinq réclament une commission d&#8217;enquête publique, mais le gouvernement Charest a résisté, privilégiant plutôt une enquête policière.<br />
Le ministre de la Sécurité publique, M. Jacques P. Dupuis, a annoncé la mise sur pied de l&#8217;Opération Marteau par la Sûreté du Québec. Ainsi, 24 policiers et 14 employés civils spécialisés ont été assignés pour lutter contre la corruption dans le secteur du bâtiment.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/montreal-lile-de-la-corruption/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Diplômés étrangers : un long combat</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/diplomes-etrangers-un-long-combat/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/diplomes-etrangers-un-long-combat/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 20:32:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=6279</guid>
		<description><![CDATA[À leur arrivée au Canada, les immigrants dotés d&#8217;un diplôme étranger se confrontent à une dure réalité : la difficulté à   trouver un emploi. Durant l&#8217;année 2007, un immigrant sur cinq est retourné  aux études, une démarche de plus en plus adoptée pour faire face au problème de chômage.
Les nouveaux arrivants sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="justify;">À leur arrivée au Canada, les immigrants dotés d&#8217;un diplôme étranger se confrontent à une dure réalité : la difficulté à   trouver un emploi. Durant l&#8217;année 2007, un immigrant sur cinq est retourné  aux études, une démarche de plus en plus adoptée pour faire face au problème de chômage.<span id="more-6279"></span></p>
<p style="justify;">Les nouveaux arrivants sont issus de divers domaines professionnels tels que la santé, les sciences naturelles et appliquées ou l&#8217;administration, et plusieurs d&#8217;entre eux occupaient même des postes de cadres dans leur pays d&#8217;origine. Leur retour aux études après des mois, voire des années sans emploi, témoigne d&#8217;une certaine difficulté d&#8217;accès au marché du travail.</p>
<blockquote><p>Le taux de chômage au Québec est d&#8217;environ <strong>7%</strong> alors que chez les immigrants, il est estimé à <strong>10%</strong>, un chiffre pouvant être supérieur chez certaines communautés. Dans la communauté du Maghreb, majoritairement francophone, 28% n&#8217;ont pas d&#8217;emploi. <strong>- Statistiques Canada</strong></p></blockquote>
<p style="justify;">Pourtant, afin d&#8217;immigrer au Québec, tout citoyen étranger doit satisfaire aux exigences et aux critères de sélection du gouvernement. Les plus scolarisés se retrouvent soigneusement choisis.</p>
<p style="justify;">«Durant les entrevues de sélection, les agents du ministère de l&#8217;Immigration nous disent souvent qu&#8217;avec un C.V comme le nôtre, on trouvera du travail dans notre domaine dès les six mois qui suivent notre arrivée au Québec. Le hic c&#8217;est que nos diplômes ne sont pas reconnus. C&#8217;est de la publicité mensongère!» s&#8217;est indigné Fouad, diplômé en administration dans son pays d&#8217;origine, et présentement étudiant à l&#8217;UQAM en Sciences de l&#8217;éducation.</p>
<p style="justify;">Pour exercer une profession au Québec, le candidat immigrant doit d&#8217;abord faire reconnaître son diplôme acquis à l&#8217;étranger auprès de l&#8217;ordre professionnel responsable de cette profession. Cette première démarche, payante, est primordiale pour l&#8217;obtention du permis. Elle requiert parfois des formations, des stages ou des examens supplémentaires et évidemment, un test de connaissance du français. Une fois l&#8217;obtention du permis, le candidat devra s&#8217;inscrire, moyennant certains frais qui peuvent atteindre quelques milliers de dollars, pour devenir membre en règle de cet ordre.</p>
<p><strong>Encore plus complexe pour les médecins étrangers</strong></p>
<p style="justify;">L&#8217;exemple le plus médiatisé dans la province et même au Canada est celui de la situation des médecins diplômés hors du Canada et des États-Unis (DHCEU). Ces derniers, avec ou sans expérience, doivent d&#8217;abord faire la demande d&#8217;équivalence de leur diplôme – qui coûte 400 dollars – pour être admissibles aux quatre examens déterminés par le Collège des Médecins du Québec.</p>
<blockquote><p>1- Examen d&#8217;évaluation du Conseil médical du Canada (coût 1000 dollars)<br />
2- Examen d&#8217;aptitude I (680 dollars).<br />
3- Examen d&#8217;aptitude II (1430 dollars), ou l&#8217;examen clinique objectif structuré des sciences cliniques médicales du Collège (850 dollars).<br />
4- Examen de connaissance de la langue française de l&#8217;Office québécois de la langue française.<br />
<strong>Source : Collège des Médecins du Québec.</strong></p></blockquote>
<p style="justify;">«C&#8217;est la première étape pour les diplômés étrangers qui veulent obtenir des équivalences [...] Concernant la durée, ils peuvent passer ces examens à l&#8217;intérieur d&#8217;une année», a indiqué Leslie Labranche, coordonnatrice aux relations publiques au Collège des Médecins du Québec.</p>
<p style="justify;">Ce n&#8217;est pas l&#8217;avis d&#8217;Ahcène, de retour aux études et diplômé étranger en médecine, en plein processus d&#8217;examens. «Pour s&#8217;inscrire au premier examen, il y a environ cinq séances par an. Et une fois l&#8217;examen passé, on doit attendre deux mois pour avoir les résultats. Après, il y a seulement deux séances par an pour le deuxième et le troisième, ce qui donne un délai d&#8217;attente plus grand, faute de synchronisme. C&#8217;est impossible de faire les quatre examens en moins de deux ans», a-t-il déclaré.</p>
<p style="justify;">Lorsqu&#8217;ils réussissent les examens en question, les DHCEU doivent soumettre une demande de formation postdoctorale complète – appelée aussi demande de résidence – en médecine de famille ou en spécialité à une des quatre facultés de médecine du Québec. L&#8217;admission à ces résidences se fait à partir de critères propres à chaque programme et n&#8217;est toutefois pas acquise.</p>
<p style="justify;">«On s&#8217;investit corps et âme, et financièrement, pour les examens qui nous coûtent plus de 3000 dollars, pour qu&#8217;à la fin, l&#8217;entrée aux résidences n&#8217;est même pas assurée. Sans même parler de l&#8217;examen final et la demande de permis d&#8217;exercice qui coûte 625 dollars», a confié Ahcène, découragé par la difficulté d&#8217;exercer son métier au Québec.</p>
<p style="justify;">De son côté, Michel Giguère, chargé de recherche principal à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, estime que les diplômés doivent satisfaire aux exigences. «L&#8217;évaluation est habituellement faite sur la base du dossier académique, d&#8217;une entrevue, de lettres de recommandation et de motivation. Personne n&#8217;est donc assuré d&#8217;obtenir une place de résidence», a-t-il précisé.</p>
<p style="justify;">Pourtant, selon le docteur Comlan Amouzou, président de la coalition des associations de médecins diplômés à l&#8217;étranger, il y a des postes de résidence qui sont laissés libres, alors que le manque de médecins au Québec est encore d&#8217;actualité. Ces postes libres sont de plus en plus nombreux dû au départ de plusieurs diplômés québécois, qui ont préféré poursuivre leur formation à l&#8217;extérieur de la province, principalement en médecine familiale. «Pourquoi en Ontario, il y a des postes de résidence réservés aux médecins diplômés à l&#8217;étranger, alors qu&#8217;on ne voit pas cela au Québec ?» s&#8217;est interrogé le Dr. Amouzou.</p>
<p style="justify;">Le sujet des DHCEU en général, et particulièrement en médecine, est à la fois complexe et sensible. Il reste néanmoins d&#8217;actualité et ainsi sujet à polémique.</p>
<p style="justify;"><strong>Faciliter l&#8217;intégration</strong></p>
<p style="justify;">«La situation des diplômés étrangers est navrante. Le plus important n&#8217;est-il pas que nos immigrants soient bien intégrés au Québec ?» a souligné Anick Lalonde, directrice du recrutement à l&#8217;UQAM.</p>
<p style="justify;">À ce sujet, le 28 septembre dernier, la ministre de l&#8217;Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Yolande James, a lancé une campagne de promotion qui vise à sensibiliser la population du Québec à l&#8217;apport de l&#8217;immigration. «Cette campagne, nous l&#8217;avons élaborée avec la conviction que bien accueillir et bien intégrer les personnes immigrantes, c&#8217;est leur permettre de s&#8217;impliquer à fond au sein de la société, et qu&#8217;au bout du compte, tout le monde y gagne!» a-t-elle dit dans un récent communiqué.</p>
<p style="justify;">Malgré les promesses et discours, le nombre de ces immigrants qui détiennent un diplôme étranger continue d&#8217;augmenter et le problème d&#8217;équivalence n&#8217;est toujours pas réglé. Le parcours du combattant se poursuit donc pour eux&#8230;</p>
<p style="justify;">
<p style="justify;">
<p style="justify;"><strong>Liens utiles :</strong></p>
<p style="justify;"><a href="http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/emploi/professions-metiers/ordre-professionnel.html" target="_blank">Les conditions d&#8217;exercice des professions régies par un ordre professionnel</a>.</p>
<p style="justify;"><a href="http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/BulletinStatistique-2008trimestre4-ImmigrationQuebec.pdf" target="_blank">Bulletin de statistiques sur l&#8217;immigration permanente au Québec (année 2008)</a></p>
<p style="justify;"><a href="http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Septembre2009/28/c9416.html" target="_blank">Communiqué de presse du gouvernement du Québec, la ministre de l&#8217;Immigration, Yolande James</a></p>
<p style="justify;"><a href="http://www.cmq.org/ObtenirPermis/Tarification.aspx" target="_blank">Grille de tarification du Collège des Médecins du Québec</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/diplomes-etrangers-un-long-combat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Apparition de la Madone à l&#8217;UQAM</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/apparition-de-la-madone-a-luqam/</link>
		<comments>http://www.journalimedia.uqam.ca/apparition-de-la-madone-a-luqam/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 16:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadjib Salah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.journalimedia.uqam.ca/?p=5374</guid>
		<description><![CDATA[Non, ce n&#8217;est pas une illusion. La madone est bel et bien apparue le 4 septembre à la Galerie de l&#8217;UQAM et y sera exposée jusqu&#8217;au 10 octobre. Elle est en effet l&#8217;axe central de l&#8217;oeuvre de Pascal Convert intitulée mystérieusement &#171;&#160;la Madone de Bentalha&#160;&#187;.
 La &#171;&#160;Madone de Bentalha&#160;&#187; est une photographie devenue figure emblématique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5450" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/expo005_recad.jpg"><img class="size-full wp-image-5450 " src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/expo005_recad.jpg" alt="La Madone de Bentalha - Photo Nadjib Salah" width="300" height="229" /></a><p class="wp-caption-text">La Madone de Bentalha - Photo Nadjib Salah</p></div>
<p>Non, ce n&#8217;est pas une illusion. La madone est bel et bien apparue le 4 septembre à la Galerie de l&#8217;UQAM et y sera exposée jusqu&#8217;au 10 octobre. Elle est en effet l&#8217;axe central de l&#8217;oeuvre de Pascal Convert intitulée mystérieusement &laquo;&nbsp;la Madone de Bentalha&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-5374"></span> La &laquo;&nbsp;Madone de Bentalha&nbsp;&raquo; est une photographie devenue figure emblématique en occident de la guerre civile algérienne des années 90. Elle a été prise par Hocine Zaourar, reporter algérien de l&#8217;Agence France Presse (AFP), au lendemain d&#8217;un massacre sanglant de deux cents innocents égorgés par un groupe terroriste dans une banlieue d&#8217;Alger. Ce cliché a fait la Une de 750 quotidiens internationaux et a même remporté le World Press Photo en 1997. Aujourd&#8217;hui, il est reproduit en sculpture par Pascal Convert et est exposé à la Galerie de l&#8217;UQAM.</p>
<p>Cette photo a toutefois fait l&#8217;objet d&#8217;une grande polémique en Algérie et en France, notamment. La Madone, de son vrai nom Oum Saâd, aurait perdu huit enfants dans ce massacre selon la version officielle de l&#8217;AFP. Quelques mois plus tard, elle revient étrangement devant les caméras en déclarant n&#8217;avoir pas perdu ses huit enfants, mais plutôt trois de ses proches.</p>
<p>Faisant face à des pressions de la part du gouvernement algérien qui ne veut pas exporter une mauvaise image de son pays à l&#8217;étranger, Oum Saâd décide même de poursuivre l&#8217;AFP pour &laquo;&nbsp;diffamation et exploitation mercantile de la souffrance humaine&nbsp;&raquo; et pour avoir &laquo;&nbsp;semé la confusion entre la culture chrétienne et musulmane avec l&#8217;appellation madone&nbsp;&raquo;, selon des textes de l&#8217;AFP.</p>
<p>La justice algérienne inculpe donc le photographe, le bureau de l&#8217;AFP à Alger, ainsi que sa direction à Paris, mais le procès aboutit à un non-lieu, prononcé six ans plus tard par le juge d&#8217;instruction chargé de l&#8217;affaire.</p>
<p>En dépit de cette polémique, Pascal Convert, plasticien français, décide de produire une sculpture en cire de la &laquo;&nbsp;Madone de Bentalha&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cette polémique n&#8217;a pas vraiment affecté la valeur de la photo [...] C&#8217;est une icône qui a eu un impact mondial, et ce n&#8217;est pas pour rien&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré. &laquo;&nbsp;Contrairement aux médias, je ne cherche pas le sensationnalisme, mais des photos qui touchent et qui nous marquent parce qu&#8217;elles nous ressemblent.&nbsp;&raquo; ajoute-t-il.</p>
<p>L&#8217;artiste n&#8217;en est pas à sa première reproduction puisqu&#8217;il a réalisé d&#8217;autres sculptures à partir de photos marquantes comme celle de la guerre du Kosovo, de l&#8217;assassinat d&#8217;un jeune palestinien de 12 ans (devant une caméra de télévision) et, plus récemment, de la tombe de la journaliste russe assassinée en 2006, Anna Politkovskaïa. M. Convert privilégie ainsi la contemplation et la durée dans ses oeuvres afin de mieux lire l&#8217;ampleur dramatique qu&#8217;elles contiennent et dans l&#8217;unique but de les immortaliser.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La Madone de Bentalha&nbsp;&raquo;</strong>, oeuvre de Pascal Convert.<br />
<strong>Lieu :</strong> Galerie de L&#8217;UQAM (J-R120) &#8211; 1400, rue Berri, Montréal<br />
<strong>Dates :</strong> Du 4 septembre au 10 octobre 209<br />
Du mardi au samedi, de 12h à 18h &#8211; Entrée libre.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.journalimedia.uqam.ca/apparition-de-la-madone-a-luqam/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

