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	<title>Journal (I) Média &#187; Gabriel St-Jean</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>Les artistes autochtones sonnent l&#8217;alarme</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 18:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel St-Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Colloque]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 20 au 22 novembre dernier, l&#8217;UQAM accueillait l&#8217;évènement Paroles et pratiques artistiques autochtones au Québec d&#8217;aujourd&#8217;hui. Le temps d&#8217;une fin de semaine, l&#8217;Université s&#8217;est ainsi transformée en un grand lieu d&#8217;échange sur l&#8217;art des Premières nations.
Durant les trois jours de l&#8217;évènement, plus d&#8217;une vingtaine d&#8217;artistes issus des communautés autochtones québécoises sont venus présenter leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2266" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p9040432.jpg"><img class="size-medium wp-image-2266" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p9040432-225x300.jpg" alt="Gabriel St-Jean)" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Paroles et pratiques artistiques autochtones au Québec d&#39;aujourd&#39;hui invitait l&#39;UQAM à découvrir un art méconnu </p></div>
<p>Du 20 au 22 novembre dernier, l&#8217;UQAM accueillait l&#8217;évènement Paroles et pratiques artistiques autochtones au Québec d&#8217;aujourd&#8217;hui. Le temps d&#8217;une fin de semaine, l&#8217;Université s&#8217;est ainsi transformée en un grand lieu d&#8217;échange sur l&#8217;art des Premières nations.<span id="more-2250"></span></p>
<p>Durant les trois jours de l&#8217;évènement, plus d&#8217;une vingtaine d&#8217;artistes issus des communautés autochtones québécoises sont venus présenter leurs œuvres et discuter du passé, du présent, et de l&#8217;avenir de leur art dans la société québécoise. Colloque universitaire, rencontres publiques et spectacle musical ont permis à l&#8217;UQAM de découvrir des œuvres diversifiées, allant du théâtre à la littérature en passant par le cinéma, la danse et les arts visuels.</p>
<p>L&#8217;activité était présentée par le Cercle des Premières nations de l&#8217;UQAM (CPNUQAM), en collaboration avec le Centre interuniversitaire d&#8217;études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT-UQAM) et l&#8217;organisme Terres en vues. Selon Isabelle St-Amand, membre du comité organisateur, cette collaboration a été bénéfique.</p>
<p>«Les artistes autochtones ne sont pas beaucoup étudiés dans les universités du Québec, ce qui rend la diffusion difficile, croit-elle. Le fait que des organismes collaborent afin de faire connaître cet art vivant et pertinent est très intéressant.»</p>
<p>«Ces journées de discussion répondent à un besoin réel, explique Yves Sioui-Durand, metteur en scène originaire de Wendake, dans la région de Québec. L&#8217;évènement souligne les besoins des artistes et artisans autochtones, et permet de faire une synthèse de la situation actuelle.»</p>
<p><strong>La survie des nations</strong></p>
<p>Lors d&#8217;une table ronde sur les arts de la scène, M. Sioui-Durand s&#8217;est d&#8217;ailleurs inquiété du sort des jeunes autochtones. «Les arts permettent à la jeune génération de se rappeler ce qui s&#8217;est passé, explique-t-il. Ils permettent aux jeunes d&#8217;avoir une meilleure perspective qui pourrait beaucoup leur apporter.»</p>
<p>Selon lui, les autochtones du Québec n&#8217;ont pas l&#8217;occasion de se voir collectivement. «Ils se perçoivent à travers le discours de l&#8217;autre et rompent avec la tradition. Si l&#8217;art n&#8217;est pas diffusé, ce sera toujours un retour à zéro.» L&#8217;homme de théâtre et son acolyte, Catherine Joncas, ont fondé en 1985 le théâtre Ondinnok. Récemment, avec un spectacle inspiré de Roméo et Juliette, mais adapté à la réalité autochtone, ils ont parcouru le Québec sans la moindre subvention gouvernementale. «S&#8217;il n&#8217;y a pas de lieu de parole, il est impossible d&#8217;établir un constat collectif», juge-t-il.</p>
<p>Le comité organisateur est fier de son bilan. «Pour un évènement universitaire qui en est à sa première édition, nous avons très bien fait», a exprimé un membre de l&#8217;équipe en clôturant l&#8217;évènement. Dans les prochaines semaines, le comité, qui espère que le rassemblement se tiendra à nouveau l&#8217;an prochain, tentera de rédiger un mémoire relatant les points forts des trois journées de discussion.</p>
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		<title>Les finissants en design de transport exposent</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 18:47:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel St-Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Les moyens de transport de demain seront peut-être uqamiens. Depuis le 15 novembre, l&#8217;exposition Design de transport, dans le hall d&#8217;entrée du pavillon DE, présente les projets des finissants au diplôme d&#8217;études supérieures spécialisées (DESS) en design d&#8217;équipements de transport.
L&#8217;exposition permet d&#8217;admirer, entre autres, autobus en aluminium, motoneiges ultralégères et civières nouveau genre. « Ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2260" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p9040434.jpg"><img class="size-medium wp-image-2260" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p9040434-300x225.jpg" alt="Gabriel St-Jean)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Les finissants du DESS en design d&#39;équipements de transport exposent leurs projets finaux. (Photo: Gabriel St-Jean)</p></div>
<p>Les moyens de transport de demain seront peut-être uqamiens. Depuis le 15 novembre, l&#8217;exposition Design de transport, dans le hall d&#8217;entrée du pavillon DE, présente les projets des finissants au diplôme d&#8217;études supérieures spécialisées (DESS) en design d&#8217;équipements de transport.<span id="more-2256"></span></p>
<p>L&#8217;exposition permet d&#8217;admirer, entre autres, autobus en aluminium, motoneiges ultralégères et civières nouveau genre. « Ces projets ont été réalisés dans le cadre de notre stage final, explique Sophie Pelletier, finissante au DESS. Le programme propose des projets de partenariats aux entreprises, et si ces dernières acceptent, on collabore avec eux, en tentant de régler de vrais problèmes.»</p>
<p><strong>Un projet pour la métropole</strong></p>
<p>Sophie Pelletier a eu la chance de travailler sur un projet important : la réalisation d&#8217;un prototype de système léger sur rail vers la Rive-Sud. «Depuis les années 80, on discute beaucoup des problèmes de circulation dans l&#8217;axe du pont Champlain, expose-t-elle. Par contre, pour des raisons politiques et financières, le projet est constamment repoussé.»</p>
<p>En collaboration avec la Régie des transports de Longueuil, son collègue Elvin Hélias et elle avaient le mandat de concevoir le système léger sur rail et ses wagons. Un document volumineux, disponible dans la salle d&#8217;exposition, fait état de leurs recherches.</p>
<p><strong>Un programme en pleine expansion</strong></p>
<p>Le DESS en design d&#8217;équipements de transport prend de plus en plus d&#8217;ampleur. L&#8217;an dernier, les finissants ont réalisé leur première exposition, qui, selon Mme Pelletier, fut un «grand succès». De plus, le 19 novembre dernier, une conférence sur les enjeux du transport a attiré bon nombre d&#8217;entreprises à l&#8217;École de design. «Plusieurs compagnies importantes ont maintenant envie de travailler avec nous, dit Sophie Pelletier. Le programme est jeune, mais il commence déjà à faire sa place.»</p>
<p>Malheureusement, rien n&#8217;assure que les projets des finissants se réaliseront. Dans le cas du projet de Sophie Pelletier et Elvin Hélias, les gouvernements, en collaboration avec les sociétés de transport de la région métropolitaine, étudient encore diverses possibilités d&#8217;action (ligne de métro, construction d&#8217;un nouveau pont, etc.).</p>
<p>L&#8217;exposition se termine le 14 décembre prochain</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Un DESS? </strong></p>
<p>Le diplôme d&#8217;études supérieures spécialisées est un type de programme méconnu. «Les DESS sont des programmes de deuxième cycle, au même titre que la maîtrise, explique la finissante. Toutefois, ils sont beaucoup plus pratiques.» À l&#8217;UQAM, il existe actuellement 32 diplômes de ce genre. Les domaines touchés sont extrêmement variés, allant de la finance à la météorologie, en passant par la toxicologie de l&#8217;environnement et la musique de film.</p>
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		<title>Dossier Loi 107 — Ailleurs, on n&#8217;y croit pas plus</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/ailleurs-on-ny-croit-pas-plus/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 17:26:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel St-Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les murs de l&#8217;UQAM ne sont pas les seuls à trembler suite à l&#8217;annonce du projet de loi de la ministre Courchesne. Pendant qu&#8217;ailleurs au Québec, des universitaires voient d&#8217;un mauvais œil ces nouvelles mesures, leurs homologues ontariens sont aussi sceptiques.

L&#8217;Université de Montréal : un mauvais présage
Les mesures proposées dans le projet de loi 107 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1842" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/maxuqam-0032.jpg"><img class="size-medium wp-image-1842" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/maxuqam-0032-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">À l&#39;extérieur de l&#39;UQAM, le projet de loi provoque aussi des réactions. (Crédit photo: Maxime Massé)</p></div>
<p>Les murs de l&#8217;UQAM ne sont pas les seuls à trembler suite à l&#8217;annonce du projet de loi de la ministre Courchesne. Pendant qu&#8217;ailleurs au Québec, des universitaires voient d&#8217;un mauvais œil ces nouvelles mesures, leurs homologues ontariens sont aussi sceptiques.<br />
<span id="more-1740"></span><br />
<strong>L&#8217;Université de Montréal : un mauvais présage</strong></p>
<p>Les mesures proposées dans le projet de loi 107 ne sont pas totalement nouvelles dans le paysage universitaire québécois. Un texte d&#8217;opinion paru le 17 septembre dernier dans le quotidien <em>Le Devoir</em> nous apprenait que l&#8217;Université de Montréal avait déjà mis en place des structures quasi-identiques à celles mises de l&#8217;avant par Michelle Courchesne. Les résultats attendus n&#8217;y sont pas.</p>
<p>« Le problème n&#8217;est pas que la gestion des universités soit assurée par les acteurs en place, mais au contraire que ceux-ci ne sont pas assez impliqués dans la gestion de leur propre université, expliquent Guy Rocher et Michel Seymour, professeurs à l&#8217;Université de Montréal et auteurs du texte d&#8217;opinion.  Une concentration accrue des pouvoirs risque fort d&#8217;empirer le mal. » Michel Seymour se dit même « outré » de cette concentration, qui selon lui ramène tous les pouvoirs au conseil d&#8217;administration.</p>
<p>Les deux tiers des membres du conseil d&#8217;administration de l&#8217;Université proviennent déjà de l&#8217;extérieur de l&#8217;établissement. Pourtant, la mesure, qui selon le ministère devrait faciliter une gestion plus saine et rentable des finances universitaires, n&#8217;a pas eu les effets escomptés chez nos collègues du Mont-Royal.</p>
<p>« Les membres du c.a. ont donné l&#8217;aval à la nouvelle politique budgétaire dite &nbsp;&raquo;entrepreneuriale&nbsp;&raquo;, caractérisée par l&#8217;abandon du principe de péréquation interfacultaire et l&#8217;obligation pour les facultés de réaliser l&#8217;équilibre budgétaire et de produire des &nbsp;&raquo;plans&nbsp;&raquo; d&#8217;affaires», expliquent Rocher et Seymour. La conséquence prévisible est une inégalité des moyens et un appauvrissement de la diversité des disciplines. » Ils mentionnent aussi que l&#8217;Université, désireuse de se classer parmi les hauts lieux de la recherche mondiale, a proposé des investissements immobiliers à l&#8217;origine d&#8217;un déficit de plus de 120 millions de dollars.</p>
<p>Le conseil d&#8217;administration n&#8217;est pas le seul à avoir pris de mauvaises décisions. Les comités de vérification, de gouvernance et des ressources humaines (toutes des structures proposées dans le projet de loi 107) ont tous commis des erreurs de gestion et n&#8217;ont pas joué leur rôle de chien de garde de l&#8217;établissement. Mentionnons aussi que l&#8217;Assemblée universitaire, dont le rôle est de définir les grandes orientations de l&#8217;Université, ne fait qu&#8217;approuver, la plupart du temps, les décisions déjà prises par l&#8217;administration.</p>
<p>Rocher et Seymour concluent : « À la source de tous ces problèmes, croyons-nous, loge l&#8217;opacité, la culture du secret, des décisions prises en vase clos, le manque de respect des diverses instances de l&#8217;université, l&#8217;absence de collégialité et un refus de rendre des comptes à la communauté universitaire et plus largement à la collectivité québécoise qui y investit des ressources. » Les deux professeurs réitèrent par ailleurs la nécessité, non pas d&#8217;éloigner l&#8217;administration de la communauté universitaire, mais bien de la rapprocher.</p>
<p><strong>L&#8217;Ontario : modèle différent, opinion semblable</strong></p>
<p>Il n&#8217;y a pas qu&#8217;au Québec que le projet de loi laisse la communauté universitaire perplexe. Chez nos voisins de l&#8217;Ontario, on ne croit pas non plus qu&#8217;un tel projet de loi fera avancer la communauté universitaire dans le bon sens. « Avec de telles mesures, ceux qui tiennent les cordons de la bourse imposeront les orientations des universités en fonction d&#8217;intérêts économiques, croit le professeur François Rocher, directeur de l&#8217;École d&#8217;études politiques de l&#8217;Université d&#8217;Ottawa. C&#8217;est la mission même de l&#8217;université qui est mise en péril. »</p>
<p>Le professeur croit aussi que de telles mesures instrumentaliseraient la recherche universitaire. « La recherche fondamentale serait désavantagée au profit de la recherche appliquée, explique-t-il. On se retrouverait donc avec une université seulement capable de produire des solutions à court terme. » Les universités de l&#8217;Ontario sont aussi aux prises avec des problèmes de financement. Le ministère ontarien de l&#8217;Éducation va jusqu&#8217;à pénaliser les facultés accueillant trop d&#8217;étudiants. « Toutefois, les établissements jouissent d&#8217;une grande indépendance, » précise M. Rocher.</p>
<p>Contrairement aux universités québécoises francophones contrôlées par un conseil d&#8217;administration, la plupart des universités ontariennes sont administrées par un système bicaméral de deux chambres, soit le bureau des gouverneurs et le Sénat. Alors que la première chambre s&#8217;occupe du fonctionnement général de l&#8217;université, la seconde agit plus spécifiquement sur le domaine académique. Fait méconnu, les universités McGill et Concordia sont aussi gouvernées par un système bicaméral.</p>
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		<title>L&#8217;enseignement des religions attise les passions</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 16:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel St-Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique et culture religieuse]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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Une petite révolution secoue le milieu scolaire québécois depuis la rentrée: l’entrée en vigueur du nouveau cours d’Éthique et culture religieuse (ECR), tant au primaire qu’au secondaire. La famille québécoise dit donc adieu à des centaines d’années d’enseignement confessionnel. Quelques semaines à peine après l’entrée en vigueur du programme, les réactions fusent déjà de toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
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<p><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p71604271.jpg"><img class="size-medium wp-image-616 alignnone" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p71604271-300x225.jpg" alt="Un philosophe uqamien a participé à l'élaboration du programme d'ECR" width="300" height="225" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Une petite révolution secoue le milieu scolaire québécois depuis la rentrée: l’entrée en vigueur du nouveau cours d’Éthique et culture religieuse (ECR), tant au primaire qu’au secondaire. La famille québécoise dit donc adieu à des centaines d’années d’enseignement confessionnel. Quelques semaines à peine après l’entrée en vigueur du programme, les réactions fusent déjà de toutes parts.</span><span id="more-614"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le programme d’ECR, en élaboration depuis déjà quelques années, vise la mise en place d’un enseignement laïc, basé sur l’éthique personnelle et la diversité religieuse. Durant les onze années du primaire et du secondaire, les élèves découvriront les principes importants de toutes les grandes religions du monde, tout en développant leur jugement critique. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Notre société fait un pas important vers une laïcité ouverte, respectueuse du pluralisme et désireuse d’éduquer la jeunesse dans la connaissance des traditions religieuses et la recherche de la réflexion critique sur les principes éthiques », déclare Georges Leroux, professeur au Département de philosophie de l’UQAM depuis 1969, et membre du comité d’experts ayant créé le programme d’ECR. Selon lui, seul un tel enseignement peut protéger le Québec de « l’intolérance qui afflige tant d’autres sociétés. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le nouveau programme ne fait toutefois pas l’unanimité. Le cardinal Marc Ouellet dénonce la réforme de l’enseignement religieux, mise de l’avant par des « intégristes laïcs ». Plusieurs citoyens sont aussi extrêmement mécontents de voir l’enseignement religieux catholique éradiqué du milieu scolaire québécois. Sylvain Lamontagne, porte-parole de la Coalition pour la liberté en éducation, a retiré ses enfants du cours d’ECR. D’après lui, le gouvernement n’a pas bien fait son travail.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« La population n’a pas été informée de la mise en place du programme, dit M. Lamontagne. Quand, l’an dernier, nous avons tenté d’en savoir plus, on se faisait claquer la porte au nez. Notre but est d’alerter les parents contre la disparition probable d’un pan important de notre histoire. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La Coalition pour la liberté en éducation, en collaboration avec l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ), demande au gouvernement d’amender la loi pour donner la possibilité aux parents de choisir entre le cours d’ECR et le cours d’enseignement religieux traditionnel. Selon ces groupes, le cours d’Éthique et culture religieuse empêche les enfants de bien développer leur foi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Si l’on apprenait aux enfants l’anglais, l’espagnol et l’allemand dès la première année du primaire, il est évident que la qualité de leur français en prendrait un coup, expose Sylvain Lamontagne. C’est la même chose pour la religion. Le cours va disperser leur foi, il va mettre en doute leurs repères. » La Coalition encourage le boycott du cours d’ECR et prépare une grande manifestation, prévue pour le 18 octobre.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Francis Prévost, étudiant à l’Université de Montréal en enseignement du cours d’ECR au secondaire, est bien loin de cet avis. « Le but du cours est d’abord et avant tout de favoriser le dialogue interculturel, d’ouvrir les yeux de l’enfant et de l’adolescent sur d’autres réalités, affirme-t-il. De toute façon, ramener l’enseignement religieux traditionnel ne ramènerait pas les jeunes dans les églises. » </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le professeur Leroux va dans le même sens: « Plus que jamais les religions manifestent une présence significative, mais à la différence du passé, elles ne peuvent plus être identifiées à l’État. La déconfessionnalisation marque la fin d’une époque, celle des privilèges confessionnels maintenus en s’appuyant sur des clauses dérogatoires. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Toutefois, qu’on soit pour ou contre l’implantation du cours d’ECR, l’application dans les écoles ne sera pas chose facile. Selon Dominique Roy, finissante à l’UQAM en adaptation scolaire, les enseignants déjà en poste sont mal à l’aise face au programme. « Au primaire, maîtriser le cours représente une charge supplémentaire pour les professeurs, explique la jeune enseignante. Alors que j’ai touché au cours d’ECR à l’université, eux n’ont eu qu’une brève formation, à laquelle ils ont souvent assisté à reculons. » Elle croit que les enseignants n’auront pas envie de consacrer de temps à cette matière, surtout quand plusieurs enfants ont des difficultés majeures en français et en mathématiques.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le facteur régional pourrait aussi être un facteur entravant le succès du programme. Les régions en dehors des grands centres, traditionnellement plus homogènes et pratiquantes, auront du mal à rendre le programme concret et accessible. « À Brossard ou Montréal, par exemple, le cours est collé sur la réalité multiethnique, ajoute Mme Roy. Par contre, en région, il est plus difficile d’adapter le cours aux situations concrètes. » </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Sylvain Lamontagne, qui réside à Valcourt en Estrie, ajoute : « Un cours sur le multiculturalisme aurait été intéressant, mais onze ans de scolarité pour enseigner les religions, ça n’a pas de sens. On sort la malbouffe des écoles, mais on fait entrer le <em>fast-food</em></span><span lang="FR"> religieux par la grande porte.»</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On comprend donc que l’implantation du cours d’Éthique et culture religieuse fera encore couler beaucoup d’encre. Le philosophe Leroux reste cependant optimiste face à son programme : « </span><span>Certes, le patrimoine a une grande importance, et la mémoire est un enjeu crucial, mais l’avenir nous arrive d’un ailleurs indécidable, et si nous transmettons ceci, c’est d’abord pour nous donner les conditions d’un accueil de cet inconnu, si différent, qui nous arrive de partout. »<span style="17px;">.</span></span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Les services de garde auraient un impact majeur sur les enfants des raccrocheuses</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 16:46:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel St-Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Décrochage]]></category>
		<category><![CDATA[Développement de l'enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Raccrochage]]></category>
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L’utilisation d’un service de garde par les mères qui retournent aux études aurait un impact très positif sur leurs enfants. C’est l’une des hypothèses qu’a émises Christa Japel, professeure du Département d’éducation de l’UQAM, lors d’une conférence donnée le 18 septembre dernier.

La chercheuse, dont la conférence portait sur le retour des mères à l’école et [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal"><span lang="FR"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p6260404.jpg"></a></span></p>
<dl id="attachment_232" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p6260404.jpg"><img class="size-medium wp-image-232" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p6260404-300x225.jpg" alt="Christa Japel, professeure du Département des sciences de l'éducation" width="300" height="225" /></a></dt>
</dl>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">L’utilisation d’un service de garde par les mères qui retournent aux études aurait un impact très positif sur leurs enfants. C’est l’une des hypothèses qu’a émises Christa Japel, professeure du Département d’éducation de l’UQAM, lors d’une conférence donnée le 18 septembre dernier.</span><br />
<span id="more-98"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La chercheuse, dont la conférence portait sur le retour des mères à l’école et ses bénéfices pour leurs enfants, a expliqué que l’implantation d’un service de garde public à faible coût rendait la tâche des mères définitivement plus facile. « La disponibilité de places à contribution réduite peut avoir un impact sur la décision des mères de continuer leur éducation, explique Mme Japel. Le service de garde facilite la conciliation travail-école-famille, et par le fait même, le retour à l’école.</span><span lang="FR">»</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Elle croit aussi que les mères qui retournent aux études partagent plus avec leurs enfants. « Comme elles étudient elles-mêmes, elles sont plus portées, par exemple, à aider les enfants à faire leurs devoirs », explique-t-elle. L’éducation de la mère amènerait donc un meilleur encadrement à l’enfant, qui voit son « environnement immédiat » changer de manière subtile.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Christa Japel, qui enseigne à l’UQAM depuis 2003, a donc réitéré le rôle central que joue l’éducation de la mère dans le développement cognitif de l’enfant. « Chez les enfants des mères qui ont terminé le secondaire pendant la durée de notre l’étude, les résultats aux tests d’aptitudes cognitives sont plus élevés », nous dit Japel. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le retour des mères à l’école aurait aussi beaucoup d’autres effets. « Comme le revenu familial augmente, la mère décide souvent de déménager dans un meilleur quartier, expose Christa Japel. Aussi, l’éducation amène une amélioration des habitudes de vie et des relations parent-enfant. » Tous des effets, qui, de manière indirecte, influent positivement sur les capacités d’adaptation de l’enfant.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Christa Japel a tiré ses résultats des données recueillies depuis 1997 par l’Étude longitudinale sur le développement des enfants du Québec (ÉLDEQ). La professeure, d’ailleurs membre de l’équipe qui a mené à bien ce projet, a comparé les données de 1175 mères qui ont continué ou non leur éducation entre 1998 et 2003.<span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Sur les 282 mères qui n’avaient pas obtenu leur diplôme d’études secondaires en 1998, 23% l’avaient obtenu en 2003. Selon Mme Japel, il faut redoubler d’ardeur dans la lutte au décrochage : « Plus les mères décrochent jeunes, moins elles retournent à l’école. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Lors de la conférence, Christa Japel, aussi collaboratrice au Groupe de recherche sur les environnements scolaires (GRES), était accompagnée de sa collègue Linda Pagani, professeure titulaire à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal. Celle-ci a consacré une partie de la conférence aux cas inattendus de décrochage scolaire.</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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