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	<title>Journal (I) Média &#187; st-jean.maude</title>
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	<description>webzine des étudiants en journalisme de l'UQAM</description>
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		<title>La passion de la chimie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-jean.maude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[À l&#8217;âge où les autres enfants jouaient au hockey dans la rue, René Roy demandait déjà des jeux de chimie au Père Nöel. En effet, d&#8217;aussi loin qu&#8217;il se souvienne, ce natif de Sherbrooke s&#8217;est toujours intéressé aux transformations chimiques. Aujourd&#8217;hui, ce professeur de l&#8217;UQAM fait fièrement partie des chercheurs qui contribuent au rayonnement international [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À l&#8217;âge où les autres enfants jouaient au hockey dans la rue, René Roy demandait déjà des jeux de chimie au Père Nöel. En effet, d&#8217;aussi loin qu&#8217;il se souvienne, ce natif de Sherbrooke s&#8217;est toujours intéressé aux transformations chimiques. Aujourd&#8217;hui, ce professeur de l&#8217;UQAM fait fièrement partie des chercheurs qui contribuent au rayonnement international de l&#8217;université.</p>
<p><span id="more-9034"></span></p>
<p>René Roy est spécialisé en chimie médicinale, glycobiologie et en immunochimie, trois domaines qui n&#8217;évoquent rien au commun des mortels mais qui représentent pour lui une véritable passion.</p>
<p>Pour le chimiste, l&#8217;union fait la force: «Beaucoup de problèmes pourraient être réglés si les gens travaillaient plus ensemble.» Ce principe qu&#8217;il aime répéter est à l&#8217;origine de son approche de recherche scientifique. Pour lui, la recherche doit se faire sur la base de la multi-disciplinarité, car ce cadre de travail augmente les chances de succès en mettant à profit les compétences de chacun.</p>
<p>Le chercheur, qui est par ailleurs titulaire de la Chaire de recherche du Canada en chimie thérapeutique, peut entre autres se vanter d&#8217;avoir participé à la création de deux vaccins ayant été commercialisés, l&#8217;un contre la méningite et l&#8217;autre, contre la pneumonie. La pneumonie cause annuellement la mort prématurée d&#8217;environ 600 000 enfants à l&#8217;échelle du globe. Grâce aux recherches effectuées par le scientifique uqamien en partenariat avec un chercheur cubain, tous les enfants de Cuba sont maintenant vaccinés contre cette terrible maladie. De plus, le vaccin est en voie d&#8217;être exporté dans la totalité des pays d&#8217;Amérique latine.</p>
<p>Celui dont les travaux ont été à deux reprises cités comme faisant partie des dix découvertes scientifiques de l&#8217;année par le magazine <em>Québec Sciences</em> est assez impressionnant. En effet, uniquement au cours des cinq dernières années, René Roy s&#8217;est notamment vu attribuer la médaille d&#8217;or de la <em>World Intellectual Property Organization (WIPO)</em>, a été nommé personnalité de la semaine de <em>La Presse</em>, a reçu le <em>Research Excellence Award for Child Health</em> du McGill Children&#8217;s Hospital, ainsi que la médaille de l&#8217;UQAM.</p>
<p>Néanmoins, en ce qui a trait à sa carrière, René Roy considère que sa plus grande fierté est «d&#8217;avoir développé une stratégie contre les infections bactériennes en synthétisant une nouvelle famille d&#8217;architectures moléculaires appelées les glycodendrimères».</p>
<p>Le rêve du chercheur serait maintenant de mener à terme les recherches qui l&#8217;ont déjà mené à produire un prototype de vaccin contre le cancer du sein. Ces mêmes travaux permettraient aussi de produire des formules de diagnostic précoce et ainsi de prévenir les métastases qui sont la plupart du temps plus mortelles que le cancer lui-même.</p>
<p>René Roy s&#8217;intéresse aussi aux maladies dites orphelines comme la fibrose kystique. Celles-ci font souvent moins l&#8217;objet de recherches de grandes compagnies pharmaceutiques car elles ne touchent pas assez de gens. Conséquemment, le marché de médicaments qui guériraient ces maladies est moins intéressant. «Il est donc critique et important que les professeurs universitaires s&#8217;y attardent », explique le scientifique.</p>
<p>En bon chercheur en milieu universitaire, René Roy assure aussi évidemment la fonction de professeur de la faculté des sciences de l&#8217;UQAM. «J&#8217;ai toujours aimé l&#8217;enseignement car ça permet de communiquer le feu sacré», révèle celui qui a fondé PharmaQAM, un centre de recherche réunissant une quarantaine de chercheurs provenant de sept institutions d&#8217;enseignement différentes.</p>
<p>Dans les laboratoires de PharmaQAM, les étudiants sous sa tutelle sont unanimes.  Jacques Rodrigue, étudiant à la maîtrise en chimie, résume bien la pensée de ses collègues: «C&#8217;est vraiment très stimulant de travailler dans le laboratoire de René Roy. Nous savons que nous pouvons aller discuter avec lui en tout temps et en plus, chaque fois qu&#8217;on le fait, il nous donne des nouvelles idées et des voies auxquelles on n&#8217;avait pas pensé.»</p>
<p>À l&#8217;entendre parler, on pourrait croire à tort qu&#8217;il n&#8217;y a que la chimie qui intéresse le chercheur. Pourtant, bien que ce ne soit pas tout le monde qui soit au courant, celui-ci se passionne aussi pour la plongée sous-marine. «La plongée sous-marine inspire la petitesse de l&#8217;être humain et le respect de la nature», explique le chimiste.</p>
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		<title>Impératif décroissance</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 00:06:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-jean.maude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[«La situation de la planète, elle est claire: c&#8217;est tragique.» Serge Mongeau, père de la simplicité volontaire au Québec, y est allé de cette affirmation plutôt pessimiste pour débuter sa conférence Décroissance et écologie sociale en milieu universitaire &#8211; de la théorie à la pratique donnée au café Aquin le 4 décembre dernier.
«À partir de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«La situation de la planète, elle est claire: c&#8217;est tragique.» Serge Mongeau, père de la simplicité volontaire au Québec, y est allé de cette affirmation plutôt pessimiste pour débuter sa conférence <em>Décroissance et écologie sociale en milieu universitaire &#8211; de la théorie à la pratique </em>donnée au café Aquin le 4 décembre dernier.<span id="more-9051"></span></p>
<p>«À partir de maintenant, c&#8217;est l&#8217;impératif décroissance. Il faut bâtir une société fondée sur l&#8217;équité, une vie communautaire plus intense et une lutte acharnée contre le gaspillage», explique ce grand porte-parole de la gauche québécoise. Cependant, pour ce faire, il faut déboulonner le mythe que la science et la technologie peuvent régler tous les problèmes environnementaux, tel que le rappelle ce dernier.</p>
<p>Il faut aussi être prêts collectivement à envisager des solutions radicales. Selon Serge Mongeau, on ne peut pas se fier aux instances politiques pour régler les problèmes occasionnés par la crise environnementale et sociale des dernières années. «Rien n&#8217;est fait du côté de nos gouvernements. D&#8217;ailleurs, on va se réunir à Copenhague, mais ce sera complètement insuffisant», dit-il pour exprimer son aigreur face au système actuellement en place.</p>
<p>Mongeau rejette une grande part du blâme sur les systèmes d&#8217;éducation qui priment en Occident. «L&#8217;école développe chez nos jeunes des valeurs de compétition, de hiérarchisation et d&#8217;obéissance», explique le conférencier. Selon lui, la fonction première remplie par l&#8217;école élémentaire de nos jours est d&#8217;apprendre à rester assis afin de se fondre au moule.</p>
<p>Serge Mongeau n&#8217;est vraiment pas seul à avoir dit de l&#8217;école qu&#8217;elle ne préparait pas les gens à avoir des vies citoyennes riches. Déjà en 1976, l&#8217;économiste et auteur du célèbre ouvrage <em>Small is Beautiful &#8211; Economics as if People Mattered</em>, s&#8217;interrogeait sérieusement sur le rôle de l&#8217;éducation dans nos sociétés modernes.</p>
<p>Au cours de la conférence, on a néanmoins évoqué que le milieu universitaire peut remplir une double fonction dans la construction d&#8217;une nouvelle société. Les universités hébergent ceux qui, dans la population, possèdent les plus grandes connaissances. «Les professeurs doivent sortir de leurs tours d&#8217;ivoires pour mobiliser les gens en les mettant au courant de leurs observation», propose le penseur.</p>
<p>Deuxièmement, d&#8217;après Mongeau, les universités, en particulier l&#8217;UQAM, peuvent servir de laboratoire d&#8217;alternatives au mode de vie embrassé par la masse. Déjà, différents groupes s&#8217;organisent à l&#8217;UQAM dans cette perspective. Le Collectif de recherche sur l&#8217;aménagement paysager et l&#8217;agriculture urbaine durable (CRAPAUD) a déjà aménagé deux cent mètres carrés de jardins collectifs sur le campus. Par ailleurs, le Collectif étudiant à la transformation alimentaire communautaire et écologique (CÉTACÉ), monte présentement un projet de cuisines collectives, tandis que Commun&#8217;Ordure organise du compostage à l&#8217;université.</p>
<p>La conférence a été suivie par une table ronde sur les différentes idées qui avaient été soulevées par Serge Mongeau dans le cadre de sa conférence.</p>
<p>Lors de cette table ronde, on s&#8217;est interrogé sur la manière de faire comprendre l&#8217;importance des enjeux contemporains aux gens dont la conscience écologique est plus faible. Comme le soulignait un des participants: «Il faut être à l&#8217;écoute de la population pour pouvoir réutiliser ses mots et lui faire comprendre avec son propre langage.»</p>
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		<title>Trois regroupements, trois visions</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 17:50:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-jean.maude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[ASSÉ, FEUQ, TACEQ, avec tous ces acronymes, il y a de quoi perdre son latin. Portrait de trois associations nationales étudiantes du Québec qui, à leur manière, tentent toutes de faire avancer les grands dossiers qui préoccupent les étudiants.

De loin la plus vieille association, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a été fondée le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ASSÉ, FEUQ, TACEQ, avec tous ces acronymes, il y a de quoi perdre son latin. Portrait de trois associations nationales étudiantes du Québec qui, à leur manière, tentent toutes de faire avancer les grands dossiers qui préoccupent les étudiants.</p>
<p><span id="more-8312"></span></p>
<p>De loin la plus vieille association, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a été fondée le 17 février 1989. Elle a donc fêté cette année ses vingt ans d&#8217;existence. Elle compte aujourd&#8217;hui 65 000 membres provenant de 16 associations facultaires dispersées un peu partout au Québec.</p>
<p>L&#8217;Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) est née d&#8217;un regroupement d&#8217;étudiants soucieux de se mobiliser pour le Sommet des Amériques de 2001. Cependant, d&#8217;après Alex Desrochers, secrétaire aux relations internes, «c&#8217;est réellement avec son appel à  la grève générale en 2005 que l&#8217;ASSÉ a été mise sur la map». Aujourd&#8217;hui, l&#8217;association compte 40 000 membres dont les trois quarts sont de niveau collégial et le quart restant, de niveau universitaire.</p>
<p>Pour ce qui est de la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ), elle est la dernière-née des associations nationales et a été fondée en avril dernier. La TACEQ a, en moins d&#8217;un an, déjà réussi à rallier les associations de deuxième et troisième cycles des universités de Sherbrooke et Laval ainsi que les associations de premier cycle des universités McGill et Laval.</p>
<p>Néanmoins, ces trois groupes organisent leur défense des droits des étudiants de manières qui les distinguent considérablement les unes des autres.</p>
<p>Pour Alex Desrochers de l&#8217;Association pour une solidarité syndicale étudiante, «il faut impliquer la base étudiante dans la mobilisation». L&#8217;association publie donc l&#8217;<em>Ultimatum </em>, afin de faire valoir ses idées et d&#8217;offrir un discours politique alternatif aux grands médias. L&#8217;ASSÉ organise aussi des manifestations en plus d&#8217;un bon nombre d&#8217;autres actions symboliques reflétant leurs prises de position. L&#8217;ASSÉ, contrairement à  la FEUQ ou encore à la TACEQ, est présente autant au niveau collégial qu&#8217;universitaire: «On a développé. à l&#8217;Association pour une solidarité syndicale étudiante, une considération du fait que l&#8217;éducation est une problématique globale», explique monsieur Desrochers.</p>
<p>«À la FEUQ, on considère que la manière de fonctionner se doit d&#8217;être plus pragmatique», explique Mathieu Le Blanc, attaché de presse à la fédération. Plus axés sur la participation aux consultations gouvernementales que sur le combat comme l&#8217;ASSÉ par exemple, la Fédération étudiante universitaire du Québec a développé une approche  qui vise l&#8217;utilisation de divers moyens de pression pour les étudiants. Cependant, pour la FEUQ, la grève représente un moyen de dernier recours contrairement à l&#8217;ASSÉ qui ne craint pas d&#8217;y avoir recours. À l&#8217;ASSÉ, au contraire, on ne craint pas de l&#8217;utiliser. «La FEUQ se base surtout sur le poids de son membership pour faire pression et pour assurer sa légitimité,» explique d&#8217;ailleurs Renaud Poirier St-Pierre, coordonnateur général de l&#8217;AFESPED-UQAM, une association qui est à ce jour demeurée indépendante de tout rassemblement national.</p>
<p>Plusieurs membres de la TACEQ proviennent d&#8217;ailleurs de cette dernière association. Ces derniers auraient claqué la porte devant un certain nombre d&#8217;insatisfactions grandissantes à l&#8217;égard de la FEUQ. Dans son fonctionnement et son approche, la Table de la concertation étudiante du Québec se défend, selon son secrétaire général, Olivier Jégou, «d&#8217;être un pallier national plus porte-parole que constructeur». En fait ce nouveau regroupement d&#8217;associations, plutôt que de construire un discours, encourage le dialogue entre les différentes associations qui le composent. Cette manière d&#8217;organiser la TACEQ vise à éviter ce que les ex-membres de la FEUQ lui reprochaient, soit d&#8217;accorder trop de pouvoir à  l&#8217;exécutif. «Le travail vient d&#8217;en bas pour finalement monter vers nous», ajoute Jégou.</p>
<p>Dans les mois à venir, le cheval de bataille pour les grands rassemblements nationaux d&#8217;étudiants sera sans doute la fin du programme de la Fondation canadienne des bourses d&#8217;études du millénaire (FCBÉM) le 5 janvier prochain. Depuis 1999, ce programme avait contribué à diminuer l&#8217;endettement étudiant. Entre autres à l&#8217;ASSÉ, on craint que le Programme canadien de bourses aux étudiants (PCBE) constitue un recul par rapport à l&#8217;avancée considérable qu&#8217;avait constituée l&#8217;instauration du programme de la FCBÉM au moment de sa création.</p>
<p>Les prises de position et les actions des différentes association sur ce dossier joueront inévitablement un rôle dans les affiliations à venir prochainement.</p>
<p>Néanmoins, tous abondent dans le sens d&#8217;Olivier Jégou et croient que quelle soit la tangente que prend la politique étudiante, elle «est une force de changement social forte et rafraîchissante puisqu&#8217;elle offre souvent un contre-poids à des tendances politiques vieillissantes».</p>
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		<title>Effervescence culturelle chez les peuples du Nord</title>
		<link>http://www.journalimedia.uqam.ca/effervescence-culturelle-chez-les-peuples-du-nord/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 18:02:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-jean.maude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[On assiste depuis quelques années à la réelle, mais timide émergence d&#8217;une littérature inuit. Nelly Duvicq, étudiante au doctorat en études littéraires de l&#8217;UQAM, a d&#8217;ailleurs fait de cette réalité l&#8217;objet de sa midi-conférence «Existe-t-il une littérature inuit au Québec?» présentée lundi dernier par FIGURA.   Les quelques 11500 Inuit du Québec vivent répartis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On assiste depuis quelques années à la réelle, mais timide émergence d&#8217;une littérature inuit. Nelly Duvicq, étudiante au doctorat en études littéraires de l&#8217;UQAM, a d&#8217;ailleurs fait de cette réalité l&#8217;objet de sa midi-conférence «Existe-t-il une littérature inuit au Québec?» présentée lundi dernier par FIGURA.  <span id="more-7497"></span> Les quelques 11500 Inuit du Québec vivent répartis en quatorze villages sur un territoire correspondant à 31% de la surface de la province. Pourtant, on connaît très peu de choses sur eux et ce qu&#8217;on sait a été non pas écrit par des Inuit, mais bien par des Occidentaux, selon l&#8217;étudiante.</p>
<p>Il n&#8217;existe à ce jour que  21 monographies écrites par des Inuit en inuktitut, en anglais ou en français. La première a été rédigée en 1950, par Emily Novalinga, mais son roman n&#8217;a été publié que tout récemment, en 2002.</p>
<p>Emily Novalinga est par ailleurs l&#8217;une des rares auteures inuit à l&#8217;étude dans les écoles du Nunavik, un territoire où on ne retrouve aucune bibliothèque publique, selon Duvicq.</p>
<p>On dénote néanmoins, dans la culture inuit contemporaine, l&#8217;expression de la formation d&#8217;une littérature.</p>
<p>«Pour qu&#8217;on puisse parler de l&#8217;émergence d&#8217;une littérature, il faut qu&#8217;il y ait une critique littéraire mais aussi tout un système; des auteurs, des lecteurs, des maisons d&#8217;édition», explique Lise Bizzoni, coordonnatrice du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ).</p>
<p>Tous ces éléments sont d&#8217;ailleurs lentement en train de se mettre en place, selon la conférencière.</p>
<p>Le cheminement est long à s&#8217;effectuer puisque la culture inuit a toujours été basée sur une forte tradition orale. Lucie Robert, professeure au département d&#8217;études littéraires de l&#8217;UQAM, rappelle qu&#8217;«une tradition peut perdurer mais une littérature moderne passe nécessairement par l&#8217;écrit».</p>
<p>La littérature inuit représente un cas typique de la dynamique d&#8217;une littérature se créant dans une langue qui n&#8217;est pas dominante. Cela implique que pour être diffusée et pour pouvoir servir d&#8217;outil de lutte pour l&#8217;affirmation d&#8217;une culture à part entière, la littérature inuit se doit d&#8217;être traduite.</p>
<p>À ce sujet, Taamusi Qumaq, ancien chef inuit et auteur du seul dictionnaire de langue inuktitut, élargissait déjà dans les années 70 son combat à l&#8217;échelle de tous les peuples du monde en affirmant: «nous ne croyons pas que cette lutte nous appartienne en propre à nous, les Inuit du Nouveau-Québec».</p>
<p>Or, bien que les contextes socio-historiques soient complètement différents, l&#8217;affirmation de la spécificité de la culture inuit n&#8217;est pas sans rappeler celle des Québécois. La reconnaissance de la valeur la valeur de leur littérature s&#8217;est longtemps développée dans l&#8217;ombre de sa grande soeur française.</p>
<p>«Du côté des Inuit, il y a toujours la volonté de faire connaître sauf que les initiatives sont limitées», explique Nelly Duvicq.</p>
<p>Les Inuit commencent en fait à voir ce qu&#8217;ils peuvent utiliser dans la culture québécoise du sud pour se bâtir leur propre culture contemporraine, selon Duvicq. La preuve, il existe même du slam inuit.</p>
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		<title>À quelle porte cogner quand ça ne va plus?</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 17:33:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-jean.maude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie à l'UQAM]]></category>

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		<description><![CDATA[Il arrive que des étudiants se présentent à la division du soutien psychologique des Services à la vie étudiante de l&#8217;UQAM parce qu&#8217;ils ne vont vraiment pas bien. À moins qu&#8217;ils ne soient carrément en crise psychotique, s&#8217;ils n&#8217;ont pas de rendez-vous, on ne peut rien faire pour eux à part les référer au Centre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_6820" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p10100021.jpg"><img class="size-medium wp-image-6820" src="http://www.journalimedia.uqam.ca/wp-content/uploads/p10100021-300x225.jpg" alt="Maude St-Jean" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">photo: Maude St-Jean</p></div>
<p>Il arrive que des étudiants se présentent à la division du soutien psychologique des Services à la vie étudiante de l&#8217;UQAM parce qu&#8217;ils ne vont vraiment pas bien. À moins qu&#8217;ils ne soient carrément en crise psychotique, s&#8217;ils n&#8217;ont pas de rendez-vous, on ne peut rien faire pour eux à part les référer au Centre d&#8217;écoute et de référence de l&#8217;université. <span id="more-6777"></span>Étant donné que le système de santé public est déjà extrêmement engorgé, les étudiants universitaires se retrouvent souvent sans ressource lorsque le moral n&#8217;y est plus. Selon Sylvie Muloin, psychologue et directrice du Centre de services psychologiques de l&#8217;UQAM (CSP), «le tarif des psychologues dans le privé oscille de nos jours entre 100 et 120 dollars de l&#8217;heure».</p>
<p>Les étudiants universitaires devraient pouvoir se tourner vers les services offerts par leur institution d&#8217;enseignement quand ça ne va pas bien du tout dans l&#8217;immédiat. Cependant, non seulement les Services à la vie étudiante de l&#8217;UQAM (SVE) ne sont pas dotés de services psychologiques d&#8217;urgence, mais leur mandat ne s&#8217;étend pas au-delà de l&#8217;ordre du diagnostic. En d&#8217;autres mots, le nombre de séances de psychothérapie dont peuvent disposer les Uqamiens au sein de leur institution scolaire est restreint à trois ou quatre consultations seulement.</p>
<p>Certes, de grandes améliorations ont été réalisées au sein du service psychologique du SVE de l&#8217;UQAM dans les dernières années. Par exemple, des mesures ont été prises pour organiser l&#8217;espace de manière à ce que le respect de la confidentialité soit assuré, notamment en construisant des paravents entre les bureaux des réceptionnistes. Dans un même ordre d&#8217;idée, les lieux ont été modifiés pour qu&#8217;ils deviennent plus accessibles aux étudiants handicapés. De plus, «la liste d&#8217;attente est passée de quatre à six semaines en moyenne il y a quelques années à deux semaines voire trois semaines au plus maintenant, et ce, avec seulement trois psychologues à temps partiel», souligne la directrice du service, Nicole Bonenfant.</p>
<p>Il existe à l&#8217;UQAM une autre ressource en services de soutien psychologique, le Centre de services psychologiques (CSP). Ce centre situé au quatrième étage du pavillon J-A De Sève a cependant davantage une mission auprès des étudiants au doctorat en psychologie que réellement de consultation bien que ce soit ultimement exactement ce qu&#8217;il fait. Ce centre permet d&#8217;offrir de l&#8217;aide aux Uqamiens ou même  à des gens de l&#8217;extérieur désireux de consulter un psychologue. Cependant, il ne constitue nécessairement pas une alernative réelle aux SVE à cause de son temps d&#8217;attente et du fait que le nombre de rencontres possibles d&#8217;obtenir demeure limité à quinze.</p>
<p>Pourtant, des services tels ceux qu&#8217;il serait nécessaire d&#8217;implanter au sein de l&#8217;UQAM sont offerts dans d&#8217;autres universités québécoises. Par exemple, à l&#8217;Université de Montréal, «le département des services psychologiques des Services aux étudiants (SAE) compte une trentaine d&#8217;intervenants à temps partiel ce qui lui permet d&#8217;assurer la rencontre de 40 à 50 nouveaux cas par semaine pour un total de 1200 par année», affirme Dr Daniel Moisan, coordonnateur clinique du secteur psychologique du SAE de l&#8217;Université de Montréal. De plus, cette institution a la chance de pouvoir compter sur un service d&#8217;urgence, et ce, cinq jours par semaine.</p>
<p>Cependant, il ne faut pas croire que la situation y est parfaite. Tandis qu&#8217;il n&#8217;y a pas de frais pour les services offerts par les SVE de l&#8217;UQAM, les étudiants de l&#8217;UdeM doivent débourser 20$ pour les dix premières séances et 30$ pour les dix subséquentes après quoi on les aidera à se trouver un thérapeute à l&#8217;extérieur du système proposé par l&#8217;université. De plus, afin de demeurer juste envers l&#8217;UQAM, il faut savoir que la comparaison son approche du soutien psychologique et celle de l&#8217;UdeM est beaucoup plus complexe. Évidemment, les deux universités ne disposent pas des mêmes budgets et surtout, l&#8217;expertise de l&#8217;UdeM en matière de soutien psychologique aux étudiants est beaucoup plus ancienne.</p>
<p>Mme Bonenfant et Mme Muloin, s&#8217;entendent sur le fait que l&#8217;UQAM devrait viser une pratique de la psychologie pouvant assurer un suivi clinique. Pour ce qui est d&#8217;un service d&#8217;urgence, tandis que Mme Muloin considère qu&#8217;il serait très important, la directrice du SVE ne considère pas que cela fait partie des priorités.</p>
<p>Contrairement à ce qu&#8217;on pourrait croire, d&#8217;après la directrice du service de conseils psychologiques des SVE de l&#8217;UQAM, l&#8217;amélioration des services offerts par l&#8217;université, «n&#8217;est pas seulement une question de ressources financières, mais aussi une question de ressources matérielles et de couverture des services psychologiques par les régimes d&#8217;assurance des étudiants».</p>
<p>«Pour que les choses changent réellement, il faut aussi que les étudiants demandent ces services», soutient néanmoins la directrice du CSP.</p>
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		<title>Vieux mais pas con</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 16:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-jean.maude</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est autour de son affirmation que «l&#8217;humanité ne peut progresser sans la coopération» que le philosophe et généticien Albert Jacquard a développé son constat de la condition humaine actuelle lors d&#8217;une conférence donnée à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l&#8217;UQAM mercredi dernier. Dans le cadre de cette conférence qu&#8217;il a intitulé <em>le compte à rebours a-t-il commencé?</em>, le penseur bien de son temps malgré l&#8217;âge a tenu à insister sur le fait qu&#8217;il était temps de réfléchir mais surtout de repenser notre mode de vie.</p>
<p><span id="more-6506"></span></p>
<p>Ouvertement anthropocentriste, Albert Jacquard a commencé sa conférence en mettant l&#8217;accent sur l&#8217;unicité de la créature humaine qu&#8217;il décrit comme un «un primate capable de prouesses intellectuelles fabuleuses».</p>
<p>Il a ensuite expliqué à son public, qui était pendu aux lèvres de ce petit homme barbu, sa perception toute singulière du nouveau-né sans grandes capacités ayant la potentialité de devenir un Homme à part entière pourvu de possibilités de réalisation inconcevables aux autres types d&#8217;êtres vivants. Afin de se réaliser, les humains, d&#8217;après le célèbre maître de la génétique français, sont dotés d&#8217;outils intellectuels incomparables qui leur ont permis d&#8217;inventer le langage.</p>
<p>Le langage est d&#8217;ailleurs, selon Jacquard, ce qui fait que «l&#8217;humanité est un morceau de l&#8217;Univers capable de se devenir». Conséquemment, il convient que l&#8217;Homme, dans toute sa grandeur, est «le seul vivant à être capable d&#8217;aller au-delà de ce qui lui a été offert par la nature et ce, grâce au contact avec les autres».</p>
<p>L&#8217;homme de sciences, dans un certain esprit de défiance, pousse sa réflexion sur les possibilités infinies de la race humaine en affirmant que Darwin avait tort lorsqu&#8217;il conceptualisait le moteur de l&#8217;évolution comme étant le résultat d&#8217;une lutte pour la vie. Pour Jacquard, l&#8217;humanité doit, afin de réellement évoluer, s&#8217;allier devant des objectifs communs pour éviter sa propre destruction. D&#8217;ailleurs, «Le progrès passe par l&#8217;abolition des frontières entre les hommes», affirme Jacquard.</p>
<p>Concrètement, Albert Jacquard conçoit l&#8217;école et l&#8217;éducation en général comme un fabuleux moyen de parvenir à l&#8217;établissement de l&#8217;esprit de solidarité et tout spécialement de coopération qu&#8217;il perçoit comme étant la clé de l&#8217;instauration d&#8217;une société nouvelle mais surtout viable. Après tout, le vrai objectif de l&#8217;école devrait être «d&#8217;apprendre à rencontrer», affirme-t-il.</p>
<p>Aux dires de Jacquard, cette rencontre de l&#8217;Autre, qui sous-tend nécessairement une principe de collaboration ou du moins de mise en commun, va au-delà de la socialisation entre les individus. Nécessairement, le simple fait de «lire permet de rencontrer ceux qui ont écrit», d&#8217;après Albert Jacquard.</p>
<p>Le discours de ce dernier s&#8217;inscrit dans une perspective de mise en valeur des axes de recherche des organisateurs de sa conférence. La Chaire de coopération Guy-Bernier se donne pour mission d&#8217;étudier les différentes problématiques associées au mouvement coopératif dans le contexte d&#8217;une société marquée par les changements rapides.</p>
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