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Le futur du passé de l’UQAM

Par Deborah Grausem • 10 déc, 2009 • Catégorie: Vie à l'UQAM

Facades du siècle dernier, célèbre clocher ancestral et boiseries anciennes, le patrimoine religieux de l’UQAM fait partie intégrante de l’université. Odette Béliveau, directrice du département de l’entretien des composantes architecturales de l’UQAM, a de nombreux projets sur la planche en ce qui concerne les symboles religieux de l’établissement, particulièrement pour le clocher de l’église Saint-Jacques.

Détail de la partie centrale du clocher. Photo: UQAM

Détail de la partie centrale du clocher. Photo: UQAM

Afin de mieux connaître les forces et les faiblesses du clocher du pavillon Judith-Jasmin, elle a mené une étude sur l’approche de l’entretien du clocher au fil du temps. En retraçant la manière dont on s’est occupé de cette structure, elle espère «comprendre comment cet ouvrage réagit dans son ensemble». Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment connaître l’état du clocher sans y monter avec une grue ou avec un harnais. Le clocher reste d’ailleurs inaccessible par temps de grand froid, car les conditions y sont encore plus dangereuses.

La férue d’architecture souhaite mettre en place des plans d’entretien échelonnés sur plusieurs années, afin de préserver le bâtiment historique dans le futur. Un projet qu’elle veut bientôt présenter à l’UQAM, et qui assurerait un meilleur suivi des interventions.

Dans le département de l’entretien aux composantes architecturales, une dizaine de personnes s’occupe du fini intérieur, de tout ce qui n’a pas de moteur ou de fils électriques. La priorité va à la sécurité du public et au bon fonctionnement des installations. La restauration des symboles religieux passe donc bien après. Cependant, grâce à une augmentation de leur budget, la passionnée Mme Béliveau a bon espoir que des inspections pourront être réalisées dans le clocher l’été prochain. La dernière fois, c’était en 1998. «Cela fait plus de 10 ans, il faut y retourner», annonce-t-elle.

Photo: UQAM

Photo: UQAM

Pour cette femme de tête, le clocher du Judith-Jasmin est un symbole très fort de l’UQAM dans le centre-ville, et c’est souvent une façon de reconnaître l’université. «Je peux le voir jusqu’au coin de Saint-Denis et Rosemont, confie-t-elle, les yeux brillants. Le choix de conserver cet ouvrage est significatif, il marque une époque architecturale dans le paysage urbain.»

Deborah Grausem est étudiant(e) en journalisme à l'UQAM
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