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Le patrimoine religieux de l’UQAM en photos

Par Deborah Grausem • 10 déc, 2009 • Catégorie: Vie à l'UQAM

Architecture néo-gothique et technologie de pointe: ce duo hétéroclite est une caractéristique unique de l’UQAM. Odette Béliveau, directrice du département de l’entretien des composantes architecturales de l’université, nous parle de ces vestiges religieux du XIXe siècle, intégrés au campus de l’UQAM.

Le clocher du pavillon Judith-Jasmin, sous la neige. Photo: Déborah Grausem

Le clocher du pavillon Judith-Jasmin, sous la neige. Photo: Déborah Grausem

Le clocher de l’église Saint-Jacques, construite entre 1823 et 1825, est tout ce qui reste, avec son transept sud et sa statue, de l’église Saint-Jacques qui se dressait à cet endroit. Pour la petite histoire, elle avait été une des conditions du legs de la place Pasteur par Louis-Joseph Papineau. «Papineau ne voulait céder la place Pasteur que si une église s’érigerait en face de celle-ci, ce qui a été fait », raconte Mme Béliveau avec enthousiasme.«Quand on commence à découvrir l’histoire sociale et architecturale du quartier, on se prend au jeu», dit-elle en riant.

L’église a été surmontée d’une flèche de 85 mètres en 1876, portant sa hauteur à 284 mètres; à l’époque, il régnait une certaine concurrence pour bâtir la plus haute église de la ville. Lorsque la partie centrale de la façade et le clocher ont été reconstruits à la suite à de nombreux incendies, ils ont été érigés en bois, de façon à alléger la structure de l’édifice et à lui permettre de mieux passer à travers le temps.

Les derniers travaux du clocher remontent à 1998, mais Mme Béliveau prévoit de nouvelles inspections dès l’été 2010.

À l'intérieur du clocher de l'ancienne église Saint-Jacques. Photo: UQAM

À l'intérieur du clocher de l'ancienne église Saint-Jacques. Photo: UQAM

Les cloches de l’ancienne église Saint-Jacques ne sont malheureusement plus fonctionnelles depuis quelques années. Le programme électronique qui les activait est maintenant désuet. De plus, il est nécessaire de valider la structure du clocher, «afin d’être sûr que le balancement des cloches ne cause pas de problème à la structure de l’édifice», indique Mme Béliveau. Quand on lui demande si cette situation l’inquiète, elle rétorque que «c’est surtout les tremblements de terre qui peuvent se révéler catastrophiques pour le clocher».

Photo: UQAM

Une des cloches du pavillon Judith-Jasmin. Photo: UQAM

Le transept sud de la rue Sainte-Catherine a été ajouté à l’église Saint-Jacques en 1889, peu après sa deuxième reconstruction. Il a été érigé par les architectes Perreault, Mesnard et Venne. Restauré et stabilisé au début des années 2000 avec la collaboration du Centre de conservation du Québec, il a été classé, avec le clocher, monument historique en 1973.

Trancept sud, sous la neige. Photo: Déborah Grausem Le transept sous la neige. Photo: Déborah Grausem

Le transept est surmonté de la statue Saint-Jacques-le-Majeur, qui était à l’origine faite de bois et recouverte de cuivre. Elle a été sculptée par l’atelier Gratton et Laperle et rénovée en 2001 par Fabien Pagé et Claude Payer. La structure d’origine a été remplacée par une installation en acier inoxydable, et les ailes de bois, au pied de la sculpture, se sont retrouvées dans le bureau de Mme Béliveau.

essai Statue Saint-Jacques-le-Majeur, au sommet du trancept sud de l’université. Photo: UQAM

Le foyer de la salle Marie Gérin-Lajoie regorge aussi de trésors insoupçonnés. On peut y admirer trois moulages de symboles religieux. Ces oeuvres ont été moulées avant la Deuxième Guerre mondiale selon Mme Béliveau, et données par la France à la suite de l’exposition de 1967. Ils sont tirés de détails des cathédrales Notre-Dame d’Amiens et de Chartres, qui datent toutes deux du XIIIe siècle. «L’avantage de ces moulages, c’est qu’on peut y examiner des détails qui ont disparu avec le temps sur les vraies cathédrales», souligne Mme Béliveau.

Les trois moulages sont conservés dans le foyer de la salle Marie Gérin-Lajoie, au coeur du pavillon Judith-Jasmin. Photo: Déborah Grausem

Les trois moulages sont conservés dans le foyer de la salle Marie Gérin-Lajoie, au coeur du pavillon Judith-Jasmin. Photo: Déborah Grausem

Moulage d'un tympon de porche de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, France. Photo: Déborah Grausem

Moulage d'un tympon de porche de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, France. Photo: Déborah Grausem

Moulage d'un fut de la colonne, dit «Beau Dieu», de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, France. Photo: Déborah Grausem

Moulage d'un fut de la colonne, dit «Beau Dieu», de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, France. Photo: Déborah Grausem

La salle des boiseries garde des trésors du XIXe siècle: les boiseries, le mobilier et les verrières de l’ancienne sacristie de l’église Saint-Jacques s’y retrouvent. Ces éléments ont été classés biens culturels en 1973. Claude Roussy, technicien des services immobiliers de l’UQAM, s’occupe de la réservation de la salle des boiseries. Très populaire pour les conférences et les cocktails, elle n’a jamais été rénovée dans son ensemble. M. Roussy, en collaboration avec l’équipe d’Odette Béliveau, tente d’obtenir des subventions pour retaper les meubles de l’ancienne sacristie, et ainsi redorer l’image de la salle.

La salle des boiseries, au deuxième étage du Judith-Jasmin. Photo: Déborah Grausem

La salle des boiseries, au deuxième étage du Judith-Jasmin. Photo: Déborah Grausem

Deborah Grausem est étudiant(e) en journalisme à l'UQAM
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