Le référendum de l’AFELC annulé
Par Marie-Eve Rochon • 26 nov, 2009 • Catégorie: Vie à l'UQAM
Le comité de scrutin a décidé de ne pas dévoiler les résultats du référendum d’affiliation nationale de l’AFELC.
Les étudiants de l’association facultaire des langues et communications étaient appelés à se présenter à une assemblée, mercredi midi, afin d’entériner les résultats du référendum s’étant tenu du 9 au 13 novembre. Le hic : il y avait moins que les 27 étudiants requis pour tenir une assemblée (représentant 0,08% des membres de l’AFELC). Devant l’impossibilité d’aller de l’avant, le comité de scrutin a décidé de ne pas dépouiller les voix.
Taux d’absentéisme record
Matthieu Max-Gessler, responsable aux affaires externes du comité exécutif de l’AFELC, explique que les membres peuvent cependant exiger qu’une assemblée générale soit tenue afin de dévoiler l’issue du scrutin. Toutefois, même s’ils étaient divulgués, les résultats ne seraient pas valides.
En effet, le quorum référendaire – nombre minimal de membres nécessaire pour reconnaître la validité d’une décision – fixé à 10 %, n’a pas été atteint lors du scrutin. Seulement 110 personnes ont voté à ce référendum d’affiliation nationale.
À qui la faute ?
Chez les étudiants, on montre du doigt le comité exécutif de l’AFELC pour avoir mal fait son travail. Il n’aurait pas publicisé suffisamment le référendum pour inviter les étudiants à voter. De plus, l’exécutif s’est avéré incapable de maintenir les trois bureaux de vote prévus.
Matthieu Max-Gessler admet qu’il y a eu, encore une fois, un problème de communication de la part du comité exécutif. C’est un problème auquel le comité tentera de remédier, notamment avec la relance d’un groupe Facebook. « On fait tourner nos cervelles pour tenter de rejoindre les étudiants, dit-il. C’est un défi, et on est prêts à le relever! »
Les trois clans en présence
Le référendum proposait aux étudiants membres de l’AFELC de s’affilier à l’une ou l’autre des associations nationales suivantes – ASSÉ, FEUQ, TaCEQ – ou encore de rester indépendants. Avant le référendum, les étudiants étaient invités à joindre des « comités de parti » afin de faire la promotion d’une option de vote. Ces étudiants étaient membres de l’AFELC, mais n’étaient aucunement liés aux associations nationales.
L’ASSÉ
Catherine Rochefort est étudiante au certificat en communications. Elle faisait partie du comité visant à promouvoir l’affiliation à l’ASSÉ. Celle-ci est basée sur le principe du syndicalisme de combat. Selon son site web officiel, « on ne peut dissocier l’analyse de la pratique ».
Catherine Rochefort croit aussi que les moyens de pression sont nécessaires pour se faire entendre. « Une journée de manifestation nationale ou une grève générale illimitée, ça me fait pas peur! Avec la FEUQ, c’est trop de négos et pas assez de moyens de pression », dit-elle.
« Je me suis impliquée dans la campagne référendaire parce que je crois que c’est important d’avoir une voix au niveau provincial, raconte Catherine. Comme c’est le gouvernement provincial qui gère l’éducation, c’est face à lui que nous devons travailler. » Au niveau local aussi, Catherine voit des avantages à s’affilier à une association nationale. « Ça pourrait vraiment faire changer le rapport de force à l’UQAM si une deuxième association facultaire était affiliée à l’ASSÉ, croit-elle. Ça nous donnerait plus de poids face à l’administration de l’Université. »
La FEUQ
Édouard Reinach est étudiant en marketing à l’UQAM. Il a fait ses armes de militantisme étudiant en tant qu’exécutant de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). Pour Édouard, la FEUQ est la seule organisation étudiante pertinente au niveau national. L’ASSÉ, trop attachée à son syndicalisme de combat, perdrait sa crédibilité. Quant à la TaCEQ, Édouard Reinach lui prédit une durée de vie brève.
La FEUQ est basée sur le principe du lobbyisme. « Pour être efficace, il faut réussir à faire passer son message, estime Édouard. Le lobbying, ça fonctionne. C’est pas pour rien que des grandes compagnies engagent des lobbyistes. »
La TaCEQ
La plus jeune association étudiante nationale n’a pas réussi à rallier des étudiants de l’AFELC dans un comité de parti.
Marie-Eve Rochon est étudiant(e) en journalisme à l'UQAM
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